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Troisième Rayon

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Troisième Rayon

"Tirant les fils de la Vie, je demeure prisonnier du mirage que j'ai créé moi-même. Entouré je suis par le tissu que j'ai tissé. Je ne vois rien d'autre.

L'amour de la vérité doit dominer, non pas l'amour de mes propres pensées, ou l'amour de mes idées ou de mes formes ; l'amour du processus ordonné doit dominer, et non l'amour de ma propre et impétueuse activité.

Le mot procède de l'âme vers la forme : Reste immobile. Apprends à demeurer silencieux, calme et sans crainte. Je, au centre, Suis. Regarde le long de la ligne et non le long des nombreuses lignes qu'au cours d'âges sans nombre tu as tissées. Ce sont elles qui te retiennent prisonnier. Sois immobile. Ne te précipite pas d'un point à un autre, et ne sois pas trompé par les formes extérieures et par ce qui disparaît. Derrière les formes, le Tisserand demeure et silencieusement il tisse."

C'est cette tranquillité forcée qui amène le véritable alignement. C'est le calme de la vie et non pas de la méditation. L'aspirant sur le troisième rayon a tendance à gaspiller beaucoup d'énergie en perpétuant les formes de mirage dont il s'entoure d'une façon persistante. Comment peut-il atteindre son but alors qu'il n'arrête pas de courir de ci de là, tissant, manipulant, planifiant et arrangeant ? Il ne parvient pas à arriver à quoi que ce soit. Il s'occupe sans cesse d'un objectif lointain, de quelque chose qui peut se matérialiser dans quelque vague et lointain avenir, et jamais il ne parvient même à atteindre un objectif immédiat. Il est souvent l'expression et l'exemple de l'énergie dépensée en pure perte. Il tisse pour le futur, oubliant que son petit morceau de tissu est une partie intrinsèque d'un grand Tout, et que le facteur temps peut, par le changement de circonstances, déjouer des plans soigneusement établis et les rêves des anciennes années. Tout se résout donc en vanité.

Pour compenser cela, il doit rester calme au centre et (au moins pour un temps) cesser de tisser ; il ne doit plus se créer à lui-même des opportunités mais, saisissant les opportunités qui se présentent à lui (ce qui est une chose très différente), se concentrer sur le besoin qui se manifeste. C'est là une matière très différente qui met en jeu une tout autre psychologie. Quand il peut accomplir cela et désirer atteindre une oisiveté divine (sous l'angle d'une attitude éblouie du troisième rayon) il découvrira qu'il a soudainement atteint l'alignement. Cet alignement produira naturellement une crise qui est caractérisée par deux qualités :

a. La qualité de profonde détresse. C'est une période de difficultés et de véritable inquiétude car il se fait jour dans sa conscience combien sont relativement inutiles son tissage et ses manipulations, et quel problème il représente pour les autres Tisserands.

b. La qualité qui pourrait être définie comme la détermination de demeurer dans un état spirituel et de comprendre la signification de l'ancien aphorisme, cité souvent aux aspirants du troisième rayon :

"Cesse ce que tu fais. Ne marche pas sur le Sentier tant que tu n'auras pas appris l'art de demeurer immobile.

Observe l'araignée, mon frère, qui n'est pas prisonnière de sa propre toile, contrairement à toi qui es pris dans la tienne."

Cette crise appelle la compréhension, qui est, comme beaucoup s'en apercevront, un aspect de la lumière. L'aspirant commence lentement à travailler au Plan tel qu'il est, et non pas comme l'aspirant pense que le Plan est.

Tandis qu'il travaille, la révélation arrive et il voit clairement ce qu'il doit faire. Ceci comporte tout d'abord un désengagement et une libération de ses propres idées. Ce processus prend longtemps, car il est proportionnel au temps perdu en construisant le mirage à travers les siècles. L'aspirant du troisième rayon est toujours plus lent à apprendre que celui du second rayon, tout comme l'aspirant du premier rayon apprend plus vite que celui du second. Cependant, lorsqu'il a appris à demeurer tranquille et calme, il peut atteindre son but avec une grande rapidité. L'aspirant du second rayon doit parvenir au calme qui se trouve toujours au coeur d'un orage ou au centre d'un tourbillon. L'aspirant du troisième rayon doit parvenir au calme qui ressemble à celui d'un étang tranquille, ce qu'il n'aime pas du tout faire. Lorsqu'il a pourtant appris à le faire, alors l'intégration se produit. L'homme se trouve prêt à jouer son rôle.