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LES NOUVEAUX GROUPES DES SERVITEURS DU MONDE

Le 2ème groupe-semence : Les Dissipateurs de Mirages ou Observateurs entraînés

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Le 2ème groupe-semence :

Les Dissipateurs de Mirages ou Observateurs entraînés


Pour présenter ce travail du 2ème groupe-semence, il peut être intéressant de commencer par expliquer ce que sont les mirages.
Le mirage peut être défini comme une croyance, un idéal dont on est convaincu de la véracité. Cela nous semble aller de soi, être une évidence et on a du mal à accepter qu’autrui ne partage pas la même croyance.
 
Les mirages sont fonction de nos Rayons par exemple :
R1 : ce qui est important, c’est l’autorité, aller de l’avant, affirmer une idée.
R2 : ce qui est important, c’est l’amour, pouvoir s’entraider, la sagesse.
R3 : ce qui est important, c’est d’être créatif, avoir toujours une idée, être vivant.
R4 : ce qui est important, c’est l’harmonie, le conflit ne sert à rien.
R5 : ce qui est important, c’est d’être organisé, pour concrétiser, d’utiliser son mental pour analyser et comprendre le monde.
R6 : ce qui est important, c’est se mobiliser pour faire quelque chose, bouger les choses, être animé par un idéal.
R7  : ce qui est important, c’est que cela avance concrètement, ça se joue là où on est, sur le terrain, amener la vie dans la matière.
 
Il existe des genres de mirage nombreux et variés ; les disciples sont souvent surpris lorsqu'on leur enseigne ce qui est considéré comme des mirages par les Maîtres. Je vais énumérer à votre intention quelques-uns des mirages les plus courants, vous laissant le soin d'effectuer les applications qui s'imposent et développant cette application à partir de l'individu jusqu'à l'humanité prise comme un tout. Voici le nom de certains de ces mirages :
1. Le mirage de la destinée. C'est un mirage qui indique à celui se trouvant sous sa domination qu'il a une œuvre importante à accomplir et qu'il doit s'exprimer et travailler comme il est destiné à le faire. Ce mirage alimente un orgueil qui, en fait, ne repose sur aucune base.
2. Le mirage de l'aspiration. Ceux qui s'y trouvent soumis éprouvent un sentiment de totale satisfaction, entièrement absorbés qu'ils sont par leur aspiration vers la lumière ; ils s'appuient sur le fait qu'ils sont aspirants. Ce qu'il faut faire dans ce cas, c'est s'avancer sur le Chemin du Discipulat et mettre fin à ce sentiment de satisfaction et de préoccupation relatif aux ambitions et aux desseins spirituels.
3. Le mirage de la confiance en soi, ou ce qu'on pourrait appeler les principes astraux du disciple. Ce mirage est, pour parler nettement, la certitude du disciple que son point de vue est absolument juste. Ce mirage, lui aussi, alimente l'orgueil et tend à faire croire au disciple qu'il fait autorité et qu'il est infaillible. C'est l'attitude de base du théologien.
4. Le mirage du devoir. Il conduit à une exagération du sens des responsabilités, suscitant une vaine activité, une insistance se portant sur ce qui n'est pas essentiel.
5. Le mirage des conditions environnantes qui cause fréquemment un sentiment de frustration, ou d'inutilité, ou encore d'importance.
6. Le mirage du mental, de son efficacité et de sa capacité à traiter n'importe quel problème. Il mène inévitablement à l'isolement et à la solitude.
7. Le mirage de la dévotion, conduisant à une stimulation exagérée du corps astral. L'homme sous l'influence de ce mirage ne voit qu'une seule idée, une seule personne, une seule autorité et un seul aspect de la vérité. Il alimente le fanatisme et l'orgueil spirituel.
8. Le mirage du désir, avec son action qui se réfléchit sur le corps physique. Il conduit à un état permanent de lutte et d'agitation. Il rend vains tout travail fécond et toute paix ; il faut qu'un jour on y mette fin.
9. Le mirage de l'ambition personnelle.
Il existe bien d'autres mirages, de caractère individuel ou mondial ; cette liste suffira cependant à indiquer la tendance qui leur est commune à tous.
Ceux qui se préparent pour l'initiation doivent apprendre à travailler consciemment avec le mirage. Le travail qu'ils font en utilisant les vérités qui leur sont offertes doit être efficace et il leur faut négliger toutes les peines, toutes les souffrances, tous les doutes soulevés par leur mental, et qui relèvent d'une révolte de la personnalité et de la limitation de celle-ci. Ils doivent cultiver la "divine indifférence" à l'égard des considérations personnelles qui est la marque essentielle de l'initié entraîné.
L’Etat de Disciple dans le Nouvel Age Vol. I p 49-50.
 
L’impersonnalité et le développement du mental éclairé est ce qui permet de sortir des mirages.
La fonction de ce 2ème groupe-semence est d’instaurer une ère de lumière et de libre maîtrise du plan astral. Leur objectif est de libérer l’humanité des mirages du plan astral, ainsi que de l’illusion. Pour se faire, ils cultivent et utilisent leur intuition qui est la capacité à voir correctement, à connaître la vérité, développant ainsi la sensibilité spirituelle. L’intuition donne à la lumière du mental une direction correcte amenant la dissipation des mirages. Ce groupe démontrera ainsi que le plan astral est une illusion en lui-même.
 
Pour les membres initiés de la Grande Loge Blanche le plan astral n'existe pas. Ils ne travaillent pas sur ce niveau de conscience, car le plan astral est un état de conscience bien précis, même si (du point de vue spirituel) il n'a pas de véritable existence. Il incarne le grand travail de création fait par l'humanité au cours des âges ; il est le produit de la "fausse" imagination et le résultat de la nature psychique inférieure. Ses instruments de travail créatif sont le centre sacré et le plexus solaire. Quand les énergies qui s'expriment par ces deux centres auront été transmuées et portées à la gorge et au cœur par l'humanité en progrès, alors les personnes les plus avancées sauront que le plan astral n'a pas d'existence vraie ; elles travailleront libérées de son impression ; la tâche qui consistera à libérer l'humanité de l'esclavage de sa propre création avancera rapidement.
Extériorisation de la Hiérarchie p 33 35.
 
 
L'ère du Verseau sera principalement l'ère de la synthèse et de la lumière.
 
Les Observateurs Entraînés sont priés de se souvenir que leur tâche principale est de dissiper le monde d'illusion en y déversant la lumière. Lorsqu'il existera un nombre suffisant de groupes travaillant dans ces directions, on découvrira alors sur le plan physique certains canaux de transmission qui agiront comme médiateurs entre le monde de la lumière et le monde de l'illusion. Ces canaux seront les transmetteurs de cette forme d'énergie qui brisera les mirages et les illusions alors existants ; de cette façon, ils détruiront les formes-pensées anciennes et mensongères. Ils libéreront la lumière et la paix qui illumineront le plan astral et débarrasseront ses activités de leur aspect illusoire.
L’Etat de Disciple dans le Nouvel Age Vol. I p 60-61.
 
L’entraînement des membres de ce 2ème groupe-semence est justement de faire pénétrer "la lumière dans les endroits obscurs" et l'illumination dans leur vie. En étant focalisés sur le plan mental, ils commenceront par dissiper les mirages dans leur propre vie. Ils doivent donc être capables de faire la distinction entre mirage et réalité, reconnaissant qu’une condition astrale ou émotionnelle constitue un voile sur la vérité et déforme la présentation ou apparence de l’expression divine de l’individu ou du groupe. Ceci est même vrai que ce qu’on pourrait appeler un "beau mirage" comme par exemple le mirage de l’amour.
Les serviteurs de ce 2ème groupe-semence doivent être capables de vision (en rapport avec l’énergie Taureau qui les gouverne et l’œil du Taureau), d’une pensée claire, pouvant discerner ce qui empêche la matérialisation de cette vision et la réception exacte de la vérité. Ils doivent également être capables de distinguer entre un mirage important et un mirage mineur.
Puis ils feront descendre la lumière supérieure sur le plan des mirages. Ils doivent donc apprendre la signification de l’illumination reçue dans la méditation et la nécessité de travailler, en groupe, avec la lumière, pour la dissipation du mirage.
Ceux qui travaillent en formation de groupe devront avoir atteint une certaine mesure de focalisation mentale, mais, pour le but du service qu'ils doivent accomplir, il leur faut se focaliser consciemment et délibérément sur le plan astral par la maîtrise d'eux-mêmes. Il faut donc qu'ils soient entraînés à méditer, qu'ils aient longuement réfléchi à la nature de la pensée et à son utilisation ; ils doivent aussi être conscients de la lumière intérieure.
(…)
Il n'est pas nécessaire d'avoir atteint la perfection dans ce processus avant de commencer à travailler et à servir. Les disciples et les aspirants doivent cultiver la conscience de la coopération et se rendre compte que, dans un service tel que celui-ci, ils participent à une activité de la Hiérarchie et qu'ils sont à même d'apporter leur aide, même si, seuls et sans aide, ils ne peuvent obtenir les résultats désirés.
Le Mirage, problème mondial p 147 et 148.
 
Ils compteront parmi leurs membres ceux qui ont (dans le sens occulte) les pouvoirs suivants en train de se développer rapidement :
a. Le pouvoir non seulement de reconnaître le mirage pour ce qu'il est, mais aussi de discerner entre les nombreux et différents genres de mirage.
b. Le pouvoir de s'approprier la lumière, l'absorbant en eux mêmes pour la projeter ensuite, consciemment et scientifiquement, dans le monde du mirage. Les Maîtres, les initiés de haut degré et les disciples du monde le font seuls, si nécessaire, sans avoir besoin de la protection du groupe ni de l'aide de la lumière des membres du groupe.
c. Le pouvoir d'utiliser la lumière non seulement par absorption et projection, mais aussi par l'usage conscient de la volonté, dirigeant l'énergie sur le rayon de lumière projeté. Ils y ajoutent une focalisation persistante et soutenue. Ce rayon, ainsi projeté, a deux effets : il agit d'une manière expulsive et dynamique, semblable à un fort vent qui souffle au loin ou dissipe un brouillard épais, ou semblable aux rayons du soleil qui sèchent et absorbent la brume. Il agit également tel un rayon le long duquel peut entrer ce qui est nouveau et fait partie de l'intention divine. Les idées nouvelles et les idéaux désirés peuvent pénétrer "sur le rayon", de même qu'un rayon dirige et conduit les avions à l'endroit d'atterrissage voulu.
Le Mirage, problème mondial p 140-141.
 
Ce seront donc des disciples qui, de par leur équipement, sont naturellement plus facilement sujets aux mirages, tels que les disciples pourvus de R6, R2 et R4.
Dans le temps et l'espace, cette tâche sera tout d'abord entreprise et dirigée en formation de groupe par les aspirants dont le rayon de l'âme ou de la personnalité est le R6, ou par ceux dont le corps astral est conditionné par ce même rayon. Lorsqu'ils auront saisi la nature d'un tel travail et "adopté fanatiquement la technique de la lumière pour servir la race", leur travail sera complété par les disciples de R2 qui agiront des Ashrams des Maîtres qui prennent des disciples. Le travail accompli par ces deux groupes sera finalement révélé (à une date beaucoup plus lointaine) par les aspirants et les disciples qui seront actifs sur le plan astral lorsque le R4 commencera à se manifester de nouveau. Par conséquent, le travail consistant à dissiper le mirage est accompli par ceux qui viennent en manifestation en suivant les lignes d'énergie du R2, du R4 et du R6. J'insiste sur ce point, car les disciples entreprennent fréquemment des tâches pour lesquelles ils ne sont pas particulièrement qualifiés, se trouvant sur des rayons qui ne les aident pas ou parfois même les entravent.
Le Mirage, problème mondial p 139.
 
Une citation en fin de page apporte des précisions sur la réaction aux mirages en fonction des Rayons d’âme.
 
Le simple fait que le plan physique soit de plus en plus illuminé avec les éclairages partout présents dans les villes attestent que ce travail est en train de se produire. L’obscurité recule, même si elle est encore très présente.
 
La note-clé de cet effort pour éliminer le mirage mondial fut donnée par le Christ lorsqu'il dit (suivant l'exemple d'Hermès qui a instauré le processus d'illumination de notre race aryenne) "Je suis la Lumière du Monde".
Extériorisation de la Hiérarchie p 33
 
Ce groupe porte en lui le germe (ou semence) de la nouvelle civilisation et de la nouvelle culture de l’ère du Verseau. Il le nourrit et le cache, le protégeant de tout mal.
Un autre aspect de leur travail consiste à servir de pont à des forces qui cherchent l'expression éthérique et qui émanent des niveaux de l'âme via le mental.
Leur 3ème fonction, qui prendra place dans un avenir plus lointain, sera d’extérioriser certaines activités de la Hiérarchie planétaire. Il n’est pas possible d’en dire plus actuellement.
Ils travailleront à établir la communication entre le plan d'illumination et de pure raison (le plan bouddhique) et le plan d'illusion qu'est le plan astral. Il faut se souvenir que notre grande tâche est de dissiper l'illusion du monde en y déversant l'illumination ou la lumière. Lorsque suffisamment de groupes auront commencé, ayant cela comme objectif, on trouvera alors sur le plan physique des canaux de communication qui agiront, en tant que médiateurs, entre le monde de lumière et le monde d'illusion. Ils seront les transmetteurs du genre d'énergie qui brisera la maya ou illusion, et dissipera les anciennes formes-pensées. Ils libéreront la lumière et la paix qui illumineront le plan astral et dissiperont ainsi la nature illusoire de sa vie. Traité sur les 7 Rayons Vol. II p 182.
Le groupe des dissipateurs de mirages est gouverné par l’énergie Taureau R4. On peut expliquer cela par le fait qu’il y a une étroite relation entre l’énergie Taureau et la transmutation des désirs. Le bouddhisme, qui est lui-même gouverné par l’énergie Taureau traite d’ailleurs de la domination des désirs. Bouddha fut le premier être à lancer une étincelle de lumière (le principe d’illumination) qui rendrait finalement possible la dissipation des mirages du plan astral.
A l’heure actuelle, le mirage est plus puissant que l’illusion car une part importante de l’humanité est focalisée sur le plan émotionnel. Il n’y a qu’à voir comment nous réagissons émotionnellement dès qu’une catastrophe se produit dans le monde où l’hors d’un événement de grande portée comme par exemple les Jeux Olympiques, la coupe du monde de foot.
Parce qu'il a atteint l'intégration et qu'il est capable de fonctionner mentalement, parce que son orientation est bonne et correcte ; parce qu'il est sur le Sentier de Probation, et parce qu'il sait qu'il est lui-même un aspirant et même un disciple, ce que la lumière révèle sur le plan astral par exemple, est naturellement d'un ordre très élevé. Les effets en sont, en conséquence, des plus trompeurs. Les vastes plans cosmiques qui ont surgi du mental des penseurs dans le passé et qui ont atteint le plan astral. Les formes anciennes qui personnifiaient la "vie de désir" et les conceptions imaginaires de la race et qui possèdent une telle puissance qu'elles se sont maintenues dans la vie du désir de nombreuses personnes. Les formes symboliques utilisées tout au cours des âges dans une tentative de matérialiser certaines réalités, les essais et les formes expérimentales des grands efforts qui ont été faits ou qui sont faits à notre époque, et en outre l'activité de la vie sur le plan astral lui-même, le monde du rêve de la planète, tendent à le préoccuper et à le conduire vers le danger et l'erreur. Cela retarde son progrès sur le chemin, et distrait ses énergies et son attention.
Il faut se souvenir que c'est la ligne de moindre résistance pour l'homme en raison de la puissance du corps astral dans la période actuelle du monde. Le résultat est que les pouvoirs et les facultés du mental deviennent exagérément développés et que ce qu'on appelle les "siddhis inférieurs" (pouvoirs psychiques inférieurs) commencent à dominer. L'homme, en réalité, retourne aux états de conscience et aux conditions de fonctionnement qui étaient normaux et corrects aux temps de l'Atlantide, mais qui sont indésirables et inutiles de nos jours. Il reprend, par la stimulation, d'antiques habitudes de conscience psychique qui devraient rester normalement au-dessous du seuil de la conscience.
Traité sur les 7 Rayons Vol. II p 437.
 
 
 2ème groupe-semence     
Energie gouvernante     
Rayons d’âmes    
Type de travail réalisé    
Centres utilisés
 
Les Dissipateurs de Mirages    Taureau : R4
Vulcain R1
Vulcain R1
Vénus R5      
R6, R4 et R2    Ce groupe instaurera une ère de lumière et de libre maîtrise du plan astral, il libérera de l'illusion et du mirage. L'objectif de ce groupe de disciples (du point de vue personnel) est de faire pénétrer "la lumière dans les endroits obscurs" et l'illumination dans leur vie.     
1.    Centre de la tête
2.    Centre du cœur
3.    Centre du plexus solaire
 
 
Citations complémentaires sur les Mirages :
Le mirage n'a pas de prise sur ceux qui ne sont pas développés mentalement et émotionnellement ; ce sont de complets réalistes ; ils voient la vie dans ses grandes lignes, telle qu'elle est, sans voile. Les personnes hautement développées ne sont pas sujettes au mirage ; elles pensent aussi de façon réaliste, mais cette fois avec une vraie perception mentale et non instinctivement. L'homme pensant, en cours de formation, mais encore gouverné surtout par ses émotions, est extrêmement enclin au mirage, très souvent au mirage d'une attitude sentimentale, prétendue aimante. Ces personnes ne se rendent pas compte que l'amour est un processus de détermination de l'action basé sur l'intérêt ultime de l'individu ou du groupe, et que les réactions immédiates de la personnalité sont secondaires.
Extériorisation de la Hiérarchie p 387.
 
J'attire votre attention sur le fait que l'apparition de conditions émotionnelles ou de mirages dans l'expression de votre vie n'indique pas nécessairement un échec. Il n'y a d'échec que si vous vous identifiez à des conditions astrales et si vous succombez aux rythmes anciens. L'apparition de ces conditions indésirables peut être la preuve du succès qu'atteint le travail de méditation qui vous a été assigné et que vous avez suivi régulièrement ; ces conditions doivent alors être reconnues pour ce qu'elles sont et évoquer en vous la "divine indifférence" ; celle-ci laisse l'émotion ou le mirage mourir d'inanition parce que privés du "pouvoir nourrissant" de l'attention. Vous trouverez dans cette dernière phase l'histoire tout entière de la véritable maîtrise émotionnelle. Le processus suivant lequel cette maîtrise est atteinte constitue une des périodes les plus difficiles de la vie du disciple et certainement l'une des plus longues sous l'angle du temps. Soyez-y préparés.

L’Etat de Disciple dans le Nouvel Age Vol. I p 117.
 
 
Le mirage est le puissant ennemi de tous ceux qui foulent le Sentier du Discipulat. Le monde entier est sujet au mirage, comme vous le savez bien, mais lorsqu'un homme devient un disciple, il prend contact avec une telle force (particulièrement dans les premiers stades, alors qu'il ne sait pas encore comment traiter cette force) qu'il attire, consolide et précipite sur lui beaucoup plus d'illusions du monde qu'il ne le ferait dans d'autres circonstances (…). Les disciples vivant sur les niveaux mentaux sont davantage exempts de mirage que ne le sont ceux dont la polarisation est plus purement émotionnelle. Par conséquent, une des premières choses que nous cherchons à vous enseigner à tous est de travailler, de vivre et de penser en vous libérant du plan astral. L’Etat de Disciple dans le Nouvel Age Vol. I p 589.
 
Les types émotionnels répondent facilement au mirage du monde ainsi qu'à leur propre mirage, qu'ils l'aient hérité ou qu'ils l'aient créé eux-mêmes. La masse est purement émotionnelle, avec, parfois, des éclairs de compréhension mentale véritable. Le mirage a été comparé à un brouillard dans lequel erre l'aspirant, qui déforme tout ce qu'il voit et contacte, l'empêchant toujours de voir la vie dans sa vérité et ce qui l'entoure dans sa réalité. L'aspirant plus avancé est conscient du mirage ; de temps en temps, il voit dans un éclair la direction dans laquelle il trouvera la vérité. Mais, de nouveau, le mirage l'enveloppe ; il le rend impuissant à se libérer ou à accomplir quoi que ce soit de constructif. Le problème pour lui se complique du fait de l'angoisse qu'il ressent, du profond dégoût qu'il éprouve pour lui-même. Il marche toujours dans un brouillard et ne voit rien qui ressemble à sa vraie nature. Il est trompé par l'apparence et il oublie ce que cache l'apparence. Les réactions émotives qui émanent de chaque être humain l'entourent sans cesse et, à travers ce brouillard, il voit un monde déformé. Ces réactions et l'aura qu'elles forment et qui entourent l'aspirant se mêlent au mirage du monde et forment ainsi une partie des miasmes et des émanations malsaines dont les masses humaines, depuis des millions d'années, sont responsables.

Le Mirage, problème mondial p 22-23.
 
Le mirage est, bien entendu, une chose si subtile qu'il se masque toujours sous l'aspect de la vérité. Il est puissant parce qu'il trouve son point d'entrée dans la conscience du disciple par les états mentaux et les habitudes de pensée si familiers que leur apparition est automatique et qu'ils constituent une manifestation presque inconsciente. Il existe, pour le disciple moyen, trois principales attitudes de pensée et de sensation qui le prédisposent à subir le mirage :
1. Apitoiement sur soi. Tous les disciples y sont enclins. Leur vie est nécessairement difficile et ils sont plus sensibles que l'homme moyen. Ils sont, à cet égard, constamment soumis à l'épreuve. L'apitoiement sur soi est une force puissante et trompeuse ; elle exagère tous les états et isole une personne au centre de sa propre vie et des situations dramatiques évoquées dans ses propres pensées. Elle permet à deux sortes de mirage d'entrer : tout d'abord, le mirage de l'entraînement spécial où le disciple surestime son importance par rapport au test appliqué et à sa réaction (…). Ensuite, il y a le mirage produit par un tel intérêt de soi que le disciple se trouve isolé dans le nuage de ses propres pensées au point que la lumière de son âme en est diminuée ; il voit les choses sous une fausse perspective et, dans sa misère, il voit le mirage de son isolement. Parfois l'idée fixe de la persécution prend possession de lui (…).
2. Esprit critique. Il provoque plus d'états de mirage qu'aucun autre facteur ; et qui peut dire en être exempt ? Lorsque l'innocuité et la bienveillance en pensées et en paroles sont pratiquées et qu'elles deviennent automatiquement une partie de la vie quotidienne du disciple, le mirage prend fin. Mon frère, ce seul facteur laisse pénétrer plus de mirage dans la vie d'un disciple et dans votre propre vie que vous ne vous en rendez compte. Par conséquent, il vous arrive fréquemment de ne pas voir les gens tels qu'ils sont car vous les voyez à travers l'illusion provoquée par la critique dont ils sont l'objet. Ce qui est exprimé en paroles devient une forme-pensée attachée à l'agent qui l'invoque et ensuite la personne critiquée n'est plus vue qu'au travers du voile de ce mirage. Et de nouveau, en conséquence, la faiblesse que l'on recherche est découverte et le soi réel échappe à vos yeux. Vous pouvez contrôler l'exactitude de cet énoncé en deux jours, en notant soigneusement le thème de toutes vos conversations dans la vie quotidienne. Discutez-vous la réalité ou un manquement temporaire dans une expression divine ? Réagissez-vous à l'égard des autres avec bienveillance ou critique ? Etes-vous enclin à voir le bien et à ignorer les faiblesses et les erreurs ? Ressentez-vous un intérêt immédiat lorsqu'on relate une action erronée ou une erreur, ou enfermez-vous dans le secret de votre cœur la connaissance que vous avez des fautes des autres, aimant davantage votre frère en raison de sa fragilité, et vous refusant à commenter ou à critiquer ce qu'il fait, même à vous-même ? je vous recommande ces questions, à vous et à tous les disciples de mon groupe. C'est exactement là que pour vous et pour beaucoup se trouve le point habituel par où le mirage entre ; tant que ce point n'est pas scellé, vous ne serez pas libéré du mirage personnel.
3. Suspicion. De toutes les faiblesses, ce mirage est le plus empoisonné. C'est en général le plus faux ; même lorsqu'elle est fondée, la suspicion est encore capable d'empoisonner les racines mêmes de l'être, de déformer toutes les attitudes à l'égard de la vie et de se servir activement de l'imagination créatrice comme d'un serviteur puissant. La suspicion ment toujours, mais elle ment avec une telle apparence de vérité qu'elle n'apparaît que juste et raisonnable (…). Ne vous laissez pas aller à la suspicion ; mais prenez garde de ne pas la rejeter au plus profond de vous-même d'où, inévitablement, elle dressera la tête. Mettez fin au pouvoir qu'elle a dans votre vie en faisant trois choses :
a. En assumant plus nettement l'attitude du Spectateur qui voit tous les gens et les événements à travers la lumière de l'amour et de l'angle des valeurs éternelles.
b. En laissant chacun libre de vivre sa propre vie et d'endosser ses propres responsabilités, sachant que tous les êtres sont des âmes et qu'ils sont conduits vers la lumière. Donnez-leur simplement amour et compréhension.
c. En faisant de votre propre vie une vie toute de service qui ne vous laisse aucun loisir pour des moments ou des heures de suspicion qui flétrissent tant d'existences.
Si vous persistez dans leur pratique, ces trois choses feront plus pour vous libérer de votre mirage que n'importe quoi d'autre.
L’Etat de Disciple dans le Nouvel Age Vol. I p 590-592.
 
1. Chaque être humain se trouve dans un monde de mirage qui est le résultat :
a. De son propre passé, avec sa façon erronée de penser, ses désirs égoïstes, sa fausse interprétation des desseins de la vie. Il ne comprend pas ou il n'a pas compris le dessein de la vie tel que l'âme le voit, et il ne le comprendra pas tant que ne sera pas opérée une organisation plus nette du corps mental.
b. De la "vie de désir" de sa famille, à la fois présente et passée qui croît en puissance à mesure que l'évolution se poursuit. La vie de désir de l'entité familiale devient plus marquée, plus insistante. Elle constitue alors les tendances et les caractéristiques psychologiques dont on a hérité.
c. Du mirage national, formé par l'ensemble de la vie de désir, augmenté des illusions de chaque nation. Ce sont les caractéristiques nationales ; elles sont si fortes et si persistantes qu'elles sont généralement considérées comme incarnant les traits psychologiques nationaux. Ces traits sont naturellement basés sur des tendances de rayon, sur l'histoire passée, sur les relations réciproques à travers le monde. Mais en eux-mêmes ils constituent un état de mirage dont chaque nation doit sortir lorsqu'elle avance vers la réalisation de la réalité et son identification à cette réalité.
d. Du prolongement de l'idée ci-dessus en ce que nous appelons le mirage racial. Le mot race étant utilisé dans le sens de race humaine. Il s'agit là d'un mirage très ancien, ou d'une série de mirages, de désirs solidement enracinés, d'intenses aspirations et de formes créées par l'homme, formes fluides, enveloppantes et animées de vie dynamique, qui cherchent à maintenir la conscience de l'humanité sur le plan astral. L'argent et sa valeur matérielle est un concept, un mirage de cette sorte. Ce désir illusoire est semblable à un brouillard diffus qui empêche de voir la vérité et qui déforme un grand nombre de valeurs humaines.
2. Ce mirage qui enveloppe actuellement l'humanité doit être reconnu comme une chose substantielle et qu'il faut traiter comme telle. Le disciple ou l'aspirant qui cherche à dissiper le mirage, soit dans sa propre vie, soit comme service qu'il veut rendre au monde, doit se rendre compte qu'il travaille avec de la substance, qu'il cherche à détruire les formes que celle-ci a empruntées, qu'il veut dissiper une substance matérielle qui enveloppe tout, matérielle dans le même sens que le sont les formes-pensées mais (et cela est important) moins matérielle que ne le sont les formes du mirage rencontrées sur le plan astral.
Souvenons-nous que les "pensées sont des choses", qu'elles ont une forme de vie et un dessein propres. Mais elles ont une existence d'un caractère plus spécifique et plus séparatif ; elles sont plus clairement définies, elles ont des contours plus nets. Les formes du mirage sur le plan astral sont encore plus matérielles, mais moins nettement définies. Les formes-pensées sont dynamiques, pénétrantes nettement dessinées. Les mirages sont suffocants, flous enveloppants. Un individu y est immergé comme dans l'océan ou dans une mer de brouillard. Mais il est confronté aux formes-pensées, non immergé en elles. On pourrait presque dire que le corps astral d'un individu en vient à faire partie du mirage général ; il est difficile à cet individu de distinguer entre les mirages qui l'affectent et le submergent, et son propre corps astral. Le problème qui se pose à lui sur le plan mental est plus net même s'il est tout aussi ardu.
3. Le mirage astral est une forme d'énergie ; énergie d'une grande puissance en raison de trois facteurs :
a. Son rythme inhérent à la substance astrale elle-même, est si ancien qu'il est très difficile, pour un être humain, d'en être conscient ou de le comprendre ; c'est le résultat des activités immémoriales du désir humain.
b. C'est une partie intrinsèque de la propre nature de l'énergie de l'homme qui constitue donc, pour lui, la ligne de moindre résistance. C'est une partie d'un vaste processus mondial et, par conséquent, une partie du processus de vie individuel qui, en soi, n'est pas erroné mais n'est qu'un aspect de la réalité ; ce qui, nécessairement, complique l'idée que l'homme peut s'en faire.
c. Il est également de nature nettement plus atlantéenne, ayant atteint dans cette race-là un très haut point de développement. Il ne pourra donc être finalement dissipé que par la race aryenne qui utilisera pour cela une méthode appropriée. L'individu qui apprend à dissiper le mirage doit faire deux choses :
1. Demeurer dans un état spirituel.
2. Maintenir fermement le mental dans la lumière.
 
Il vous apparaîtra évident que l'énergie du plan astral s'exprimant dans la vie de désir de la race, produit les grands mirages de l'humanité, et qu'elle ne peut être dissipée, dispersée et éliminée qu'en faisant appel à l'énergie supérieure du mental, animé par l'âme.
4. Les mirages qui maintiennent l'humanité en esclavage sont :
a. Le mirage du matérialisme.
b. Le mirage du sentiment.
c. Le mirage de la dévotion.
d. Le mirage des paires d'opposés.
e. Les mirages du Sentier.
Le Mirage, problème mondial p 49 à 51.
 
Pour celui qui se trouve au milieu des brouillards et des mirages, il est beaucoup plus facile de s'asseoir et de parvenir à croire, par autosuggestion, qu'il fait "appel à l'âme" plutôt que de soumettre sa nature astrale et émotionnelle aux effets directs et pénibles de la réflexion, utilisant le mental comme l'instrument permettant de dissiper le mirage. La chose peut paraître étrange, mais en faisant appel à l'âme pour agir directement sur le mirage, on peut provoquer – et souvent on provoque – une aggravation de la difficulté. Le mental est le moyen par lequel la lumière peut être faite sur tous les états de mirage. Les étudiants devraient bien garder cela constamment présent à l'esprit. Le processus consiste à relier le mental à l'âme, se focalisant ensuite consciemment dans le mental ou dans le corps mental, et non pas dans l'âme ou dans la forme égoïque. Ensuite, par l'analyse, le discernement et les pensées judicieuses, on commence à traiter du problème du mirage. La difficulté réside en ce que, souvent, les disciples ne se rendent pas compte qu'il s'agit d'un état de mirage et qu'il est difficile d'indiquer une règle précise et infaillible pour le faire.
On peut dire, cependant, qu'on rencontre toujours le mirage quand il y a :
1. des critiques qui s'expriment alors qu'une analyse attentive montrerait qu'elles ne sont pas justifiées ;
2. des critiques formulées alors qu'aucune responsabilité personnelle n'est en jeu. J'entends par-là que la position ou la responsabilité de celui qui critique ne lui en donne aucun droit ;
3. la vanité tirée de ce qui est accompli, ou la satisfaction à être un disciple ;
4. tout sentiment de supériorité ou de tendance séparative.
On pourrait donner bien d'autres indications permettant de reconnaître le mirage. Mais si vous vouliez tous prêter une grande attention à ces quatre suggestions, vous libéreriez nettement votre vie et, par conséquent, vous pourriez mieux servir votre prochain. J'ai cherché à vous donner une aide pratique dans la bataille difficile entre les paires d'opposés qui est la cause principale du mirage.
Le Mirage, problème mondial p 58.
 
… la cause du mirage est surtout basée sur le sentiment de dualité. S'il n'y avait pas de dualité, il n'y aurait pas de mirage ; cette perception de la nature double de toute manifestation constitue la racine même des difficultés que, dans le temps et l'espace, rencontre l'humanité. Cette perception passe par divers stades ; elle constitue le grand problème de l'entité consciente. C'est une difficulté dans le domaine de la conscience même, difficulté qui, en réalité, n'est pas inhérente à la substance ou à la matière. Celui qui demeure dans le corps perçoit de manière erronée ; il interprète faussement ce qui est perçu ; il continue à s'identifier à ce qui n'est pas lui-même ; il projette sa conscience dans le monde des phénomènes qui le submergent, le trompent et l'emprisonnent jusqu'à ce qu'il devienne inquiet et malheureux parce qu'il sent que quelque chose ne va pas. Il finit par reconnaître qu'il n'est pas ce qu'il semble être et que le monde phénoménal des apparences n'est pas identique au monde de la réalité comme il l'avait supposé jusque là.
A partir de ce moment, il se rend compte du sentiment de dualité, il reconnaît l'existence "d'autre chose". Il comprend que son sentiment de dualité doit prendre fin et qu'il lui faudra entreprendre un processus d'unification dans l'intention d'arriver à l'union totale. A partir de ce moment, l'homme qui évolue commence à observer ses propres difficultés et il les affronte consciemment ; il a devant lui une longue période au cours de laquelle "il se dégage du mirage et entre dans le monde qui ne connaît que l'unité". Les stades à partir de ce moment-là sont les suivants :
Premièrement : le stade au cours duquel le monde matériel est reconnu et évalué. Il devient, temporairement, le but de toute activité. L'homme, se refusant à reconnaître la différence existant entre lui et le monde matériel, cherche à s'identifier et à se complaire dans des plaisirs et des occupations purement physiques. Ce stade se divise en deux parties.
a. Le stade au cours duquel l'homme cherche une satisfaction dans la réaction presque automatique aux instincts physiques, au sexe, aux aliments et à la chaleur ; ces éléments occupent presque entièrement sa conscience. Il fait de sa nature animale, le centre de la tentative visant à produire un certain sentiment d'unité. L'homme intérieur et subtil ayant encore un "impact faible" (comme il est dit ésotériquement) il se produit une unification physique temporaire qui sert ; à approfondir le mirage et à retarder le progrès vers la libération.
b. Le stade au cours duquel les satisfactions et le sentiment de l'unité sont recherchés dans le domaine des possessions matérielles, dans l'établissement d'un centre de beauté et de confort dans la vie sur le plan physique. Là, l'homme peut se sentir chez lui, ignorant le sentiment croissant de dualité qui jour après jour, devient plus fort. Ce stade n'a lieu que beaucoup plus tard lorsque l'aspirant se trouve sur le point de se réorienter vers la vérité et de faire ses premiers pas menant au Sentier de la Probation. C'est ce qui correspond, vers la fin du Sentier d'Evolution, au stade mentionné plus haut ; mais l'homme qui en fait l'expérience est très différent de celui qui maintenant cherche la synthèse dans la matérialisation de la beauté sur le plan extérieur. L'homme subtil commence à dominer.
Deuxièmement : le stade au cours duquel l'homme devient conscient de la dualité qui peut être exprimée par les mots "l'homme et les forces". Il commence à s'apercevoir du fait que lui-même et toute l'humanité sont victimes de forces et d'énergies dont ils n'ont aucunement la direction et qui les conduisent ici et là. Il devient également conscient de forces et d'énergies, au-dedans de lui-même, sur lesquelles il n'a pas non plus la direction et qui l'obligent à agir de diverses manières, faisant souvent de lui la victime de ses propres révoltes, de ses propres actes, de ses propres énergies et de la direction égoïste qu'il leur imprime.
Ainsi, l'homme découvre, d'abord inconsciemment puis consciemment, la dualité initiale : le corps physique et le corps vital u éthérique. L'un est le mécanisme de contact sur le plan physique, 'autre, le mécanisme de contact avec les forces, les énergies et les ondes d'existence intérieure. Le corps éthérique domine et galvanise e corps physique, le poussant à une activité presque automatique. J'ai mentionné cette dualité précédemment. Ce stade offre de grandes difficultés pour l'homme, comme individu, et pour l'humanité prise comme un tout. Les hommes sont encore si ignorants de la "réalité qui brille sous l'enveloppe qui l'enveloppe", ainsi que le dit l'Ancien Commentaire, qu'une perception véritable et difficile est, au début, presque impossible.
(…)
Dans les premiers stades qui intéressent l'aspirant moyen, cette résolution produit une unité astrale temporaire ; apparaît alors l'aspirant spécifiquement dévot qui se trouve dans tous les domaines : religion, science, politique, etc. Son unité éthérique, produisant la réorientation ayant comme résultat une claire vision, la connaissance de la vérité et l'image du chemin immédiat, contribue à plonger temporairement l'homme dans le mirage fait d'un sentiment de réussite, de sécurité, de pouvoir et de destinée. Il fonce aveuglément, furieusement, impitoyablement, jusqu'à ce qu'il se heurte brusquement à des conditions qui changent et qu'il reconnaisse l'existence d'une situation beaucoup plus difficile. Il affronte les paires d'opposés sur le plan astral ; il devient Arjuna sur le champ de bataille. Tout son sentiment d'unité, de direction, de satisfaction souvent hautaine disparaît ; il est perdu dans les brumes et les mirages du plan astral ; c'est actuellement le sort de beaucoup de disciples bien intentionnés.
Le Mirage, problème mondial p 66 à 68.
 
Le monde actuel est divisé en trois groupes, tous trois soumis à certaines phases du mirage :
1. Ceux dont la conscience appartient au stade atlantéen et qui par conséquent sont entièrement fascinés par :
a. Ce qui est matériel et objet de désir.
b. Ce qu'ils ressentent dans tous leurs rapports.
c. Ce qui est considéré par eux comme étant l'idéal, comme étant vrai ou juste ; ils se basent sur la manière dont ils réagissent aux penseurs du moment, penseurs qu'ils ne comprennent d'ailleurs pas eux-mêmes mentalement.
d. Ce qu'ils demandent en fait de beauté, de satisfaction émotionnelle.
e. Ce qui leur apporte un bien-être spirituel dans le domaine de la religion et de l'aspiration religieuse. Notez cette phrase.
2. Ceux dont la conscience appartient au stade aryen. Cela signifie que le facteur mental s'éveille et qu'il constitue ainsi une difficulté, et que les illusions du plan mental s'ajoutent aux mirages du plan astral. Ces illusions sont théoriques, intellectuelles.
3. Un groupe de personnes qui se libèrent du mirage et de l'illusion et qui sont sensibles à la Voix du Silence et aux demandes de l'âme.
Le Mirage, problème mondial p 78.
 
Les mirages individuels dont le disciple devient conscient appartiennent par conséquent à cinq types de forces. Lorsqu'elles sont mises simultanément en activité, elles produisent les mirages qui sont strictement instaurés et produits par l'homme lui-même. Ce sont :
1. Les forces de son corps physique dense et de son corps vital qui, plus tard, fonctionnent à travers la nature physique dense et amènent un état de maya ou d'énergie incontrôlée.
2. Les forces de son corps astral, basées sur le désir et sur les sens. Elles se divisent, à ce stade, en deux groupes que nous appelons les paires d'opposés. Leur puissance augmente en cette période de l'histoire individuelle, car le disciple est, dans la plupart des cas, polarisé dans son corps astral ; il est donc soumis aux mirages produits par le jeu réciproque des opposés et en outre à l'état de maya mentionné plus haut.
3. Les forces du corps mental inférieur, de la chitta ou substance mentale dont il est composé. Cette substance est colorée par les activités passées, comme l'est la substance de tous les véhicules. Cela ajoute un état d'illusion à maya et au mirage.
4. Le rayon de la personnalité apparaît ensuite ; il intensifie ces trois aspects d'expression de la force, provoquant finalement leur travail de synthèse. Nous avons alors l'apparition de ce qui a été appelé le "triple état de mirage" et qui se réduit à un seul mirage important.
5. Le rayon, ou l'énergie de l'âme, durant tout ce temps, augmente constamment sa puissance rythmique, cherchant à imposer son dessein et sa volonté à la personnalité. Lorsqu'un point d'équilibre a été atteint, le rapport, le jeu réciproque entre eux poussent l'homme sur le Chemin de la Probation sur le Sentier du Discipulat, jusqu'à la porte de l'initiation. Là, se tenant devant la Porte, il reconnaît l'ultime dualité qui attend d'être résolue ; le Gardien du Seuil et l'Ange de la PRESENCE.
La nature de ces mirages diffère suivant les individus, car la qualité du rayon détermine le genre de mirage ou d'illusion auquel l'homme succombe le plus facilement, ainsi que le genre de mirage qu'il créera le plus aisément. Les disciples doivent apprendre à faire la différence entre :
1. Le mirage ou les mirages qui existent déjà dans son milieu environnant, ceux par lesquels il est facilement attiré ou qu'il attire facilement, car ils constituent la ligne de moindre résistance.
2. Le mirage qu'il crée tandis qu'il aborde la vie doté d'un équipement particulier, coloré par les expériences des incarnations passées et par la qualité du rayon sous lequel il est venu à l'existence.
Le Mirage, problème mondial p 81-82.
 
Mirage et intuition :
En dernière analyse, la subjugation partielle du mirage et la libération de l'esclavage de l'illusion indiquent à la Hiérarchie que l'homme est prêt pour les processus d'initiation. Tant que cet homme est encore trompé, tant qu'il n'est pas un peu plus libre mentalement, il ne lui est pas possible de faire face à l'Ange qui attend et de passer par la porte. Je voudrais vous signaler que, après avoir franchi la porte de l'initiation, le disciple revient chaque fois dans les trois mondes d'activité pour assumer de nouveau sa tâche ; il accomplit de nouveau les anciens processus, rapidement et avec compréhension, puis il se met à apprendre les points essentiels de la leçon initiatique suivante. Je vous donne là beaucoup d'informations sous une forme très condensée ; c'est tout ce que je puis faire pour le moment.
Pendant longtemps, un sentiment de dualisme envahit le disciple et son existence lui apparaît comme étant un conflit permanent entre les paires d'opposés. La bataille des contraires est livrée consciemment dans sa vie. Il oscille entre les expériences du passé et le souvenir vivant de l'expérience de l'initiation qu'il a vécue, l'accent étant mis tout d'abord sur les premières, puis, plus tard, sur la grande expérience finale qui influence si profondément sa vie intérieure. Il a de longs moments au cours desquels il est le disciple désorienté, luttant contre le mirage, et de brefs instants où il est l'initié triomphant. Il découvre en lui les sources du mirage et de l'illusion et le piège de maya, jusqu'au moment où, de nouveau, il se tient devant la porte et affronte la plus importante dualité de son petit cosmos particulier, le Gardien et l'Ange.
Tout d'abord, il craint l'Ange et la lumière que projette l'apparition de l'Ange, car cette lumière montre dans sa vivante réalité la nature du Gardien qui est le disciple lui-même. Il perçoit, comme jamais auparavant, la tâche formidable qui l'attend et la véritable importance de l'œuvre à laquelle il s'est consacré. Peu à peu, deux choses se présentent dans son esprit avec une clarté saisissante :
1. La signification de sa propre nature, avec son dualisme essentiel.
2. La reconnaissance du rapport entre les paires d'opposés avec lesquelles, en tant que disciple, il lui faut travailler.
Une fois saisi le rapport de la principale dualité inférieure – entre la personnalité et l'âme – il est prêt à passer à la réalité supérieure, celle du Soi intégré (personnalité et âme) et de son rapport avec la PRESENCE. Vous trouverez là, exprimé de manière concise, le résultat des trois premières et des deux dernières initiations.
Le Mirage, problème mondial p 88-89.
 
Dissipation du mirage :
On ne dissipe pas le mirage en y prêtant trop d'attention. On le fait disparaître par le pouvoir d'une méditation lucide et constante et en se libérant de l'attention portée au soi.
L’Etat de Disciple dans le Nouvel Age Vol. I p 418.
 
C'est le conflit entre les paires d'opposés qui produit le mirage du monde. C'est en résolvant ces opposés par l'activité d'un mental de R4 que l'on peut aider, en union avec ceux qui travaillent dans la même direction, à dissiper le mirage.
L’Etat de Disciple dans le Nouvel Age Vol. I p 564.
 
Dans le processus de dissipation du mirage, l'action la plus efficace est de bien comprendre la nécessité d'agir purement comme canal pour l'énergie de l'âme. Si le disciple peut établir l'alignement correct et réaliser ensuite le contact avec l'âme, il en aura pour résultat une plus grande lumière. Cette lumière se déverse non seulement dans le mental, mais également dans la conscience du cerveau. Le disciple voit la situation plus clairement ; il se rend compte des faits tels qu'ils sont, dissipant sa "vaine imagination" et ainsi la lumière "brille sur sa route". Il n'est pas encore réellement capable de voir dans un champ de conscience plus vaste ; le mirage de groupe et bien entendu le mirage du monde demeurent pour lui un mystère qui l'aveugle et le remplit de confusion, mais sa propre route immédiate commence à s'éclairer ; il devient relativement libéré du brouillard provoqué par ses miasmes anciens et déformants. L'alignement, le contact avec son âme et ensuite la constance, tels sont les mots-clés du succès.
Le Mirage, problème mondial p 26.
 
… chaque parcelle de mirage dissipée, chaque illusion reconnue et surmontée fraient la voie à ceux qui suivent et rendent plus facile le sentier pour ses condisciples. Le Mirage, problème mondial p 32.
Le processus suivi par le disciple travaillant consciemment à la dissipation du mirage dans sa vie peut se diviser en quatre stades auxquels on peut donner les définitions suivantes :
1. Le stade de la reconnaissance du ou des mirages qui cachent le Réel. Dans toute crise particulière de la vie, ces mirages dépendent du rayon de la personnalité.
2. Le stade de la focalisation de la conscience du disciple sur le plan mental, et de l'accumulation de la lumière à ce point de focalisation, afin que l'illumination soit claire, que le travail à accomplir soit manifestement vu et que le projecteur du mental soit dirigé sur le mirage que l'on veut détruire.
3. Le stade de la direction. Ceci implique une constante projection de la lumière, intelligemment dirigée, dans les endroits obscurs du plan astral, en se souvenant que la lumière permettra au disciple de faire deux choses :
a. de dissiper le mirage, expérience satisfaisante.
b. de voir le Réel, expérience terrifiante.
4. Le stade de l'identification au Réel, quand celui-ci est contacté après la dissipation du mirage. Dans la lumière plus grande maintenant disponible, seront reconnus des mirages plus subtils qui, à leur tour, devront être dissipés.
Le processus de reconnaissance, de focalisation, de dissipation et de subséquente révélation se poursuit continuellement à partir du moment où un disciple foule le Sentier du Discipulat Accepté et jusqu'à la troisième initiation.
La clé du succès dans tout ce processus est donc liée à la méditation et au ferme maintien du mental dans la lumière. Ce n'est que grâce à cette fermeté que le rayon de lumière peut être formé, intensifié, focalisé, projeté et, au bon moment, retiré.
Le Mirage, problème mondial p 142.
 
 
Dissipation du mirage et Rayons :
Le travail de groupe consistant à dissiper le mirage mondial doit être exécuté par ceux qui travaillent à la dissipation du mirage dans leur propre vie et qui ont appris à utiliser la formule que je viens de donner. La plupart de ceux qui travaillent ainsi sont des aspirants de R6 – personnalité ou âme de R6 – ou qui, tout en appartenant à un autre rayon, ont un puissant véhicule astral de R6. Ces aspirants sont les travailleurs les plus efficaces du groupe, mais ils sont confrontés à une difficulté majeure. Malgré l'aspiration et les bonnes intentions, ils sont rarement conscients des mirages qui les dominent. Il est très difficile de faire admettre à un aspirant de R6 qu'il est soumis à un mirage, particulièrement s'il s'agit d'un mirage de caractère spirituel d'un très haut degré. Dans ce cas, le mirage est intensifié par l'énergie de la dévotion qui lui donne plus de consistance et un aspect des plus difficiles à pénétrer. Leur assurance absolue s'oppose sérieusement à la possibilité de faire un travail exigeant une pensée lucide et cette attitude doit être abandonnée avant que ne puisse être entrepris avec succès le travail de dissipation. Les personnes de R1 peuvent surmonter le mirage avec une facilité relative une fois qu'elles deviennent conscientes du fait qu'il est une limitation de la personnalité. Les personnes de R3 sont aussi sensibles au mirage que celles de R6 ; leur mental tortueux qui cherche des combinaisons, et la rapidité avec laquelle elles peuvent s'illusionner (et, souvent, tromper les autres) entravent grandement leur effort de dissipation du mirage. La tendance prononcée à en devenir victimes se manifeste par l'incapacité dans laquelle se trouvent l'aspirant et le disciple de troisième rayon de communiquer clairement leur pensée par la parole. Pendant de nombreuses vies, ils se sont protégés en formulant leurs pensées et leurs idées d'une manière tortueuse et rarement ils font savoir clairement ce qu'ils pensent. C'est la raison pour laquelle ceux qui appartiennent au R3 et au R6 se démontrent presque inévitablement incapables d'enseigner. Les uns et les autres doivent donc apprendre à utiliser cette formule ; ils accéléreraient grandement le processus de dissipation s'ils s'obligeaient à exprimer ou à rédiger leurs pensées avec clarté, s'ils pouvaient éviter d'être ambigus, ou de se servir d'idées à moitié formulées, d'allusions ou de suggestions. Ils devraient énoncer clairement leurs idées.
Les personnes de R7 sont confrontées à une difficulté, celle d'être à même de créer des formes-pensées extrêmement claires ; les mirages qui les dominent sont par conséquent précis, nets, et en ce qui les concerne, animés d'une force compulsive ; toutefois, ils se cristallisent rapidement et meurent de leur belle mort. Les aspirants de R2 sont, en général, pleinement conscients de tout mirage pouvant tenter de les tenir parce qu'ils ont la faculté innée de claire perception. Leur problème consiste à supprimer en eux-mêmes leur prompte réaction à l'attraction magnétique du plan astral et de ses nombreux et diffus mirages. Ils réagissent moins fréquemment à "un" mirage donné qu'à tous les mirages, d'une manière relativement temporaire, ce qui toutefois retarde considérablement leur progrès. En raison de leur perspicacité, ils ajoutent à leur sensibilité au mirage, la capacité d'en souffrir et de considérer cette facilité de réponse comme un péché et un échec, retardant ainsi, par une attitude négative d'infériorité et d'angoisse, le moment où ils peuvent s'en libérer. L'utilisation constante de la formule leur ferait le plus grand bien, jusqu'au moment où ils se rendraient compte que le mirage ou les mirages ne les touchent plus.
Les personnes de R5 sont celles qui souffrent le moins du mirage, mais elles sont surtout victimes de l'illusion. La Technique de la Présence prend pour elles la plus grande importance, car elle leur apporte un facteur que la personne qui est véritablement du R5 a tendance à nier, et se refuse d'admettre : l'existence du Soi supérieur. Elle sent qu'elle peut se suffire à elle-même ; elle répond facilement et avec grande satisfaction au pouvoir de la pensée ; elle est très orgueilleuse de son habilité mentale et c'est là son péché habituel ; elle est donc bien fixée dans ses desseins et intéressée surtout par le monde du concret et de l'intellect. Quand l'Ange de la Présence devient pour elle une réalité, sa réaction à l'illusion faiblit et disparaît. Son principal problème n'est pas tellement de nier le corps astral, car elle a tendance à mépriser son emprise, mais elle éprouve une grande difficulté à reconnaître ce que le mental est destiné à révéler, le divin Soi spirituel. Son mental inférieur concret s'interpose entre elle et la vision.
Ceux qui appartiennent au R4 sont particulièrement sujets à tomber dans le mirage et à connaître ainsi une situation très difficile. Je pourrais définir leur problème en disant qu'ils ont tendance à faire descendre leurs illusions sur le plan astral où ils les revêtent de mirage, ce qui est pour eux, par conséquent, un double problème. Ils ont affaire à une union du mirage et de l'illusion. Ils constituent cependant le groupe d'âmes qui finira par révéler la véritable nature de l'intuition, et ce sera là le résultat de leur combat dans le monde des apparences contre l'illusion et le mirage.
Le Mirage, problème mondial p 154 à 156.

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