N G S M . E U

LES NOUVEAUX GROUPES DES SERVITEURS DU MONDE

CHAPITRE 42 — DIEU

Note utilisateur:  / 0
MauvaisTrès bien 

CHAPITRE 42

DIEU

 

1. Dieu, le Mental Universel, Energie, Force, l'Absolu, l'Inconnu – tous ces termes et bien d'autres sortent des lèvres de ceux qui, par le moyen de la forme, cherchent l'Habitant de la forme et, jusqu'ici, ne l'ont pas trouvé. Cet échec est dû aux limitations du cerveau physique, et au manque de développement du mécanisme par lequel le spirituel peut être connu, et par lequel Il peut être, et sera un jour contacté (3-202).

 2. Ce que le savant appelle énergie l'homme religieux l'appelle Dieu, et cependant les deux ne font qu'un, n'étant que le dessein manifesté, dans la matière physique, d'une grande Identité extra-systémique. La Nature est l'apparence du corps physique du Logos et les lois de la nature sont les lois gouvernant les processus naturels de ce corps. La Vie de Dieu, Son énergie et Sa vitalité, se trouvent dans chaque atome manifesté, Son essence habite toutes les formes. Cela, nous l'appelons Esprit et pourtant Lui-même est autre que ces formes, exactement comme l'homme sait qu'il est autre chose que ses corps. Il sait qu'il est une volonté et un dessein et à mesure qu'il progresse dans l'évolution ce dessein et cette volonté se définissent en lui de plus en plus consciemment. Il en est de même du Logos planétaire et du Logos solaire. Ils habitent à l'intérieur du schéma planétaire ou du système solaire et cependant se trouvent à l'extérieur (3-958).

 3. Dans la mesure où il se comprend lui-même, un homme peut atteindre à la compréhension de la totalité appelée Dieu (4-20).

 4. Dieu Transcendant existe éternellement, mais ne peut être vu, connu et réellement abordé que par le Dieu Immanent, immanent dans l'individu, dans les groupes et les nations, dans les formes organisées, dans les religions, dans l'humanité prise comme un tout et dans la Vie planétaire elle-même (10-114).

 5. En cherchant à décrire l'Être Pur, ou Dieu, et dans l'effort pour parvenir à une certaine compréhension de la nature de la divinité, on a employé des formules négatives Dieu n'est pas ceci ; Dieu n'est pas cela ; Dieu ne peut être décrit ; Dieu n'est ni temps ni espace ; Dieu n'est ni sentiment ni pensée ; Dieu n'est ni forme ni substance. Dieu simplement EST (10-169).

 6. Le fait de Dieu sera établi, et les interrogations de l'homme à ce sujet prendront fin.

 Ce Dieu ne sera pas une fiction de l'imagination créatrice de l'homme, ni une extension de sa propre conscience, mais une Déité de la vie essentielle, qui est la somme totale de toutes les énergies.

 ... Un Dieu transcendant, très certainement, mais en même temps et tout aussi assurément, immanent ; un Dieu d'une telle immensité que les Cieux le proclameront, et tout à la fois si intime que l'enfant le plus humble Le reconnaîtra...

 Dieu peut aussi être vu avec l'œil de la vision intérieure pendant que l'homme occupe un corps de chair. Ce n'est pas avec l'œil physique que la Déité peut être vue, quoique la marque de la divinité soit partout. Il existe un œil qui peut être développé et utilisé, et qui permettra à son possesseur de voir Dieu travaillant du côté intérieur de la Vie, en lui-même et en toutes les formes, parce que "lorsque ton œil est unique, tout ton corps est rempli de lumière". Dans cette Lumière nous verrons la Lumière et nous verrons Dieu (14-191).

 7. Décrire adéquatement la merveille et la destinée du règne humain est au-delà de mes pouvoirs et de la capacité de toute plume humaine, quelque grande que puisse en être la réalisation d'un homme ou sa réponse à la beauté du monde de Dieu. La divinité doit être vécue, exprimée et manifestée pour être comprise. Dieu doit être aimé, connu et révélé dans le cœur et dans le cerveau de l'homme, pour être saisi intellectuellement (14-308/9).

 8. Nous avons parlé ici de Dieu en employant le terme de Personne, et nous avons donc utilisé les pronoms, Il et Son. Doit-on en conclure que nous traitons d'une Personnalité prodigieuse que nous appelons Dieu, et appartenons-nous donc à cette école de pensée que l'on appelle l'école anthropomorphique ? L'enseignement Bouddhiste ne reconnaît aucun Dieu ni aucune Personne. Notre approche et notre point de vue sont-ils donc faux, ou bien sont-ils justes ? Seule, une compréhension de l'homme en tant qu'expression divine dans le temps et l'espace peut révéler ce mystère.

 Les deux écoles de pensée ont raison et ne se contredisent aucunement. Dans leur synthèse et dans leur fusion, la vérité, telle qu'elle existe, peut commencer, oui, mais faiblement, à apparaître. Il existe un Dieu Transcendant Qui "ayant pénétré tout l'univers d'un fragment de Lui-même" peut encore dire "Je demeure". Il existe un Dieu Immanent Dont la vie est la source de l'activité, de l'intelligence, de la croissance et de l'attraction de chaque forme dans chacun des règnes de la nature. De même, il y a dans chaque être humain une âme transcendante qui, lorsque le cycle de vie sur terre est arrivé et reparti, et lorsque la période de manifestation est terminée, devient de nouveau le non-manifesté, le sans-forme et qui peut aussi dire "Je demeure". Dans la forme et dans la manifestation, la seule façon dont un mental et un cerveau humains peuvent exprimer leur reconnaissance de la vie divine qui conditionne est de s'exprimer en termes de Personne, d'Individualité. De là vient que nous parlons de Dieu comme d'une Personne, de Sa volonté, de Sa nature et de Sa forme.

 Toutefois, derrière l'univers manifesté se tient l'Unique sans formes, Ce qui n'est pas un individu, n'étant pas soumis aux limitations de l'existence individualisée. Par conséquent, les Bouddhistes ont raison lorsqu'ils insistent sur la nature non individualisée de la Déité et refusent de personnaliser la Divinité. Le Père, le Fils et le Saint-Esprit de la théologie chrétienne, incorporant comme ils le font les triplicités de toutes les théologies, disparaissent aussi dans l'Unique lorsque la période de manifestation est terminée. Ils demeurent en tant qu'Unique, avec leur qualité et leur vie intactes et non différenciées, tels qu'ils sont pendant la manifestation.

 Une analogie de ce fait se présente lorsque l'homme meurt. Alors, ses trois aspects, mental ou volonté, émotion ou amour et apparence physique s'évanouissent. Il n'y a plus alors de personne. Et pourtant, si l'on accepte l'existence de l'immortalité, l'être conscient demeure ; sa qualité, son dessein et sa vie sont unis à son âme qui ne meurt pas. La forme extérieure, avec ses différenciations en une trinité manifestée, est partie, pour ne plus jamais revenir exactement la même ou expression dans le temps et l'espace.

 Les rapports réciproques entre l'âme et le mental produisent l'univers manifesté, avec tout ce qui existe en lui. Lorsque ces rapports persistent, soit en Dieu soit en l'homme, nous utilisons (car comment pourrions-nous parler autrement avec clarté ?) des termes d'origine humaine, et, par conséquent, limitatifs, car tel est notre stade de présente compréhension ; ou bien, devrions-nous dire, de non-compréhension ? C'est ainsi que l'idée d'individualité, de personnalité et de forme est construite. Lorsque ces rapports cessent et que la manifestation se termine, de semblables termes ne conviennent plus ; ils n'ont plus aucun sens. Et pourtant, celui qui ne meurt pas, que ce soit Dieu ou un homme, persiste.

 Nous avons ainsi dans la pensée humaine, préservée pour nous par le grand Educateur de l'Orient, le Bouddha, le concept de la Déité transcendante, séparée des triplicités, des dualités et de la multiplicité de manifestation. Il n'y a qu'une seule vie, sans formes, non soumise à l'individualité, inconnue. Dans les enseignements de l'Occident, préservés et formulés pour nous par le Christ, le concept de Dieu immanent est préservé, Dieu en nous et dans toutes formes. Dans la synthèse des enseignements Orientaux et Occidentaux, et dans la fusion de ces deux grandes écoles de pensée, quelque chose du Tout superlatif peut être perçu, perçu seulement, mais pas connu (15-218/20).

 9. L'une des choses les plus difficiles à comprendre et à interpréter pour le penseur moyen est le processus destructeur de ce qu'il appelle (faute d'un terme meilleur) "la volonté de Dieu". C'est l'un des résultats (mais un seul) d'une civilisation purement matérialiste qui a placé tout l'accent sur le côté forme de l'expérience, et considère donc le bien-être physique et le confort physique, assortis de possessions matérielles, comme le véritable but de tout effort humain. C'est sur cette attitude et sur cette réaction que la nouvelle lumière va se concentrer ; à mesure que la lumière révélera la réalité, le monde des phénomènes et le monde des valeurs spirituelles parviendront à une relation meilleure et mieux dirigée (18-522/8).

 10. Les croyances orientales ont toujours insisté sur le Dieu Immanent au plus profond du cœur humain, "plus proche que mains et pieds", le SOI, l'UN, l'ATMA, plus petit que le petit et, cependant, incluant tout. Les croyances occidentales ont présenté le Dieu Transcendant, spectateur, extérieur à Son univers. La notion du Dieu Transcendant fut tout d'abord prédominante, parce que l'action de ce Dieu Transcendant apparaissait dans l'évolution de la nature. Plus tard, lors de la Loi mosaïque, Dieu apparut comme le Jéhovah de la tribu, comme l'âme (une âme plutôt déplaisante) d'une nation. Puis Il apparut comme un homme parfait, et le divin homme-Dieu vint sur terre, dans la personne du Christ. Aujourd'hui, la conception du Dieu Immanent en tout être humain et en toute forme créée se répand rapidement et s'affirme de plus en plus. Les Eglises devraient maintenant présenter une synthèse des deux idées, synthèse résumée par la déclaration de Shri Krishna, dans la Bhagavad-Gîtâ : "Ayant imprégné l'univers entier d'une parcelle de Moi-même, je demeure." Dieu, plus grand que -tout le "créé", mais en même temps présent dans sa moindre parcelle ; Dieu Transcendant est la garantie du plan pour notre monde et en est le But qui conditionne toute vie, depuis l'atome le plus infime jusqu'à l'homme, en passant par tous les règnes de la nature (8-118).

 11. Lentement, dans la conscience humaine qui s'éveille, se fait jour la grande vérité parallèle de Dieu immanent, qui "pénètre" divinement dans toutes les formes, qui conditionne de l'intérieur tous les règnes de la nature, exprimant la divinité innée par les êtres humains...

 On croit de plus en plus que le Christ est en nous, comme Il était en Jésus-, et cette croyance va changer les affaires du monde et modifier toute l'attitude de l'homme envers la vie (13-531).