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CHAPITRE 46 — LA DISCIPLINE : PHYSIQUE

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CHAPITRE 46

LA DISCIPLINE : PHYSIQUE

 

1. Le magicien avisé est celui qui veille à l'état de préparation de son véhicule intérieur pour lui permettre de supporter le feu avec lequel il travaille, ce qu'il accomplit par la discipline et la pureté stricte (3-856).

 2. Si les étudiants occultes disciplinaient plus sagement la vie, s'ils étudiaient plus soigneusement la matière du problème de la nourriture, s'ils réservaient avec plus de détermination les heures de sommeil nécessaires, et s'ils travaillaient avec une lenteur prudente et non avec autant d'impulsion (peu importe combien l'aspiration est élevée), de plus grands résultats seraient obtenus et les Grands Êtres auraient des aides plus compétents dans le travail pour le service du monde (2-118).

 3. Des aspirants bien intentionnés s'efforcent fréquemment aujourd'hui de s'astreindre à ces disciplines rigoureuses. Ils pratiquent le célibat, un régime végétarien_ strict, des exercices de détente, et de nombreuses autres méthodes physiques avec l'espoir d'obtenir le contrôle de leurs corps. Ces formes de discipline sont excellentes pour les types humains non développés et très inférieurs. Elles ne conviennent ni à la moyenne des hommes ni aux aspirants qui pratiquent. Le fait de se concentrer sur le corps physique n'aboutit qu'à accroître sa puissance, à nourrir ses appétits, et à ramener à la surface de la conscience des éléments qui devraient rester soigneusement confinés dans l'inconscient. Le véritable aspirant ne devrait pas s'occuper de contrôle physique, mais de contrôle émotionnel, et s'efforcer de se focaliser sur le plan mental avant d'aboutir à stabiliser son contact avec l'âme (17-453/4).

 4. Cette règle, telle qu'elle est donnée aux postulants, concerne en conséquence leur aptitude à accepter une discipline qu'ils s'imposent à eux-mêmes. Au moyen de cette discipline, le postulant démontre à lui-même qu'il a maîtrisé la nature physique et astrale ; l'effet de cette discipline est de lui révéler certaines faiblesses de base inévitables, telles que la domination qu'exerce la nature animale, la manière puissante dont s'impose le désir, le sens de supériorité, d'orgueil et de séparativité. Son aptitude à maintenir cette discipline, l'estime qu'il se porte de ce fait et le sens de supériorité vis-à-vis de ceux qui n'observent pas cette discipline indiquent des faiblesses essentielles. Son fanatisme, latent ou exprimé, surgit de sa conscience avec clarté, et – lorsqu'il est sincère – il a conscience d'avoir obtenu une certaine mesure de pureté physique ; mais, en même temps, il s'aperçoit qu'il a peut-être abordé ce qui est extérieur et évident, alors qu'il devrait commencer par ce qui est intérieur, de contact et d'expression moins faciles. Ceci est une grande et très importante leçon.

 C'est aussi une illustration intéressante de la technique des Maîtres selon laquelle ils permettent qu'une interprétation fausse ne soit pas corrigée (car elle a son origine chez le disciple lui-même et doit être corrigée par lui) et qu'un langage donnant une impression fausse soit utilisé. Ainsi, celui qui emploie un tel langage découvre finalement qu'il aborde la vérité de façon erronée...

 Le vrai disciple n'a pas besoin d'être végétarien, ni d'observer aucune des disciplines physiques, car aucun appétit de la chair n'a d'influence sur lui. Son problème est ailleurs, et c'est un gaspillage de son temps et de son énergie que de fixer les yeux sur "l'accomplissement de ce qui est correct physiquement" ; il le fait automatiquement et ses habitudes spirituelles neutralisent toutes les tendances physiques inférieures ; automatiquement, ces habitudes prises lui permettent de surmonter l'attrait des appétits qui se manifestent par la satisfaction du désir inférieur. Personne n'est accepté dans le cercle de l'ashram (ce qui est l'appellation technique de la position de ceux qui sont à la veille de l'initiation, ou qui sont préparés à l'initiation) s'il risque de se laisser dominer par ses appétits physiques. Ceci est l'affirmation d'un fait, s'appliquant particulièrement à ceux qui se préparent à la première initiation (18-101/3).

 5. Certains dévots très sincères et certains postulants pleins de promesses, sont si préoccupés de la forme et de discipliner celle-ci, qu'il ne leur reste plus vraiment de temps à consacrer à l'expansion de l'âme. Ils s'intéressent tellement à leurs réactions envers la discipline qu'ils s'imposent, ou au fait qu'ils parviennent à s'y conformer ou ne réussissent pas à l'accepter, ' que les vérités spirituelles, cherchant à pénétrer dans leur cœur, n'y parviennent pas. La tempérance en toute chose, la sage utilisation de toutes les formes entretenant la vie et l'oubli de soi sont la marque distinctive du disciple, mais non du débutant. Beaucoup de disciples qui, aujourd'hui, devraient se trouver dans la Salle de la Sagesse, travaillent encore fanatiquement dans la salle de la Connaissance, et sont encore si zélés quant aux disciplines physiques, qu'ils négligent les disciplines de l'âme. Je vous demande de réfléchir à ceci.

 ... Permettez-moi de répéter : les disciplines physiques ont de la valeur dans le stade de début, et donnent le sens des proportions et la conscience des défauts et des limitations. Elles ont leur place dans le temps et dans l'espace, et c'est tout. Une fois entré dans le monde de l'âme, le disciple utilise toutes les formes avec sagesse, comprenant leur destination et évitant les excès ; elles ne le préoccupent pas, et il ne s'y intéresse pas fondamentalement. Il a les yeux fixés sur le monde des vraies valeurs, non sur lui-même. Il n'a aucun sens de l'intérêt personnel, car la conscience de groupe remplace rapidement sa conscience individuelle (18-102/4).

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