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LES NOUVEAUX GROUPES DES SERVITEURS DU MONDE

CHAPITRE 50 — LES ECOLES DE PENSEE

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CHAPITRE 50

LES ECOLES DE PENSEE

 

1. Si les travaux des médecins et chirurgiens sur le corps physique sont reconnus comme essentiels et bons, si les analyses et conclusions des psychologues s'ajoutent à ces travaux, et si le pouvoir de la pensée juste vient également à leur secours, alors, et seulement alors, nous entrerons dans une nouvelle ère de bien-être...

 Actuellement, les quatre groupes ci-dessous n'effectuent à l'unisson que très peu de travaux cohérents et intégrés.

 1. Les médecins et chirurgiens – orthodoxes et académiques.

 2. Les psychologues, neurologues, et psychiatres.

 3. Les guérisseurs mentaux, les partisans de la Nouvelle Pensée, les penseurs d'Unité, et les Scientistes Chrétiens.

 4. Les disciples entraînés et les hommes qui agissent sur les âmes humaines.

 Lorsqu'il sera possible d'établir des relations étroites entre ces quatre groupes et de les faire travailler en commun pour délivrer l'humanité des maladies, on parviendra à comprendre le véritable prodige de l'être humain. A l'avenir, il y aura des hôpitaux où les quatre phases de cet unique travail médical et réparateur se poursuivront parallèlement et dans la plus entière collaboration. Aucun des groupes ne peut accomplir une œuvre complète sans les autres ; ils sont tous solidaires.

 Du fait que ces groupes sont actuellement incapables de reconnaître ce qu'il y a de bon chez les autres groupes qui consacrent leurs efforts au bien-être physique de l'humanité, il est à peu près impossible de donner plus d'enseignements spécifiques en ces matières et d'en parler plus objectivement. Le lecteur se fait-il une idée du mur de pensées et de discours antagoniques contre lequel une idée nouvelle ou d'avant-garde doit se heurter ? A-t-il jamais pris au sérieux les formes-pensées agglomérées et cristallisées avec lesquelles ces idées (que je qualifie de propositions hiérarchiques) ont à lutter ? Apprécie-t-il le poids mort des résolutions anciennes et préconçues qu'il faut déplacer avant que la Hiérarchie réussisse à faire pénétrer un concept nouveau et indispensable dans la conscience moyenne du public pensant (devrais-je plutôt dire non pensant) ?

 Il est particulièrement difficile de travailler dans le domaine de la médecine, car on aborde des sujets fort intimes et la peur entre fortement dans les réactions des personnes que l'on doit atteindre. Il faut beaucoup de temps et de précautions pour jeter un pont sur le fossé qui sépare les notions anciennes et bien établies de celles qui sont nouvelles et que la spiritualité exige. Chose curieuse, une grande partie des difficultés se trouvent entretenues par les nouvelles écoles de pensée. La médecine orthodoxe est à juste titre lente à adopter de nouvelles techniques et méthodes. Elle est parfois trop lente, mais avant d'incorporer dans les méthodes et programmes d'études médicales un nouveau mode de traitement ou de diagnostic, il faut en démontrer la justesse par l'expérience et la statistique. Les risques encourus par les patients humains sont trop graves, et un bon médecin humanitaire refusera de traiter ses malades en sujets d'expérience.

 Toutefois, au cours des dernières décades, la médecine a pris un essor prodigieux. Elle a joint aux diverses sciences qu'elle utilisait celles de l'électricité, de la luminothérapie, et de nombreuses autres méthodes et techniques modernes. Elle admet de plus en plus les exigences de l'impondérable et le traitement du nébuleux – si j'ose m'exprimer ainsi – et sait que ces facteurs jouent un rôle orthodoxe et reconnu dans les plus récentes méthodes d'exploration des maladies.

 Les méthodes des écoles mentales et des cultes, tels qu'ils se dénomment eux-mêmes à tort, ne se sont pas développées aussi utilement, et c'est en grande partie de leur faute. Des écoles de pensée telles que la Science Mentale, la Pensée Nouvelle, Unité, la Science Chrétienne, la Chiropraxie, les Naturopathes, et bien d'autres nuisent à leur propre cause par les vastes prétentions qu'elles formulent et les attaques incessantes qu'elles lancent contre la médecine orthodoxe. Elles attaquent également d'autres modes de secours dont l'utilité est démontrée ainsi que les connaissances que les Académies de médecine et de chirurgie ont acquises durant des siècles d'expérimentation. Elles oublient que nombre de leurs prétentions à des succès souvent irréfutables peuvent se classer sous le titre général de guérisons par la foi, et ce classement lui-même peut s'effectuer correctement ou incorrectement. Les penseurs académiques ont reconnu depuis longtemps l'existence de telles cures, et savent qu'elles sont réelles.

 Les cultes cités sont en fait les gardiens de vérités nécessaires. Ils ont besoin avant tout de modifier leurs voies d'approche et d'apprendre la valeur spirituelle du compromis dans la période actuelle où l'évolution se développe. Leurs idées ne sauraient rendre pleinement les services désirés en dehors des connaissances déjà données par Dieu et accumulées par la médecine au long des âges. Ils auraient sérieusement besoin de conserver trace de leurs nombreux échecs au même titre que des succès qu'ils proclament bruyamment.

 Ces succès ne sont d'ailleurs nullement aussi nombreux que ceux de la médecine orthodoxe et des travaux bienfaisants effectués par les cliniques des hôpitaux. En dépit de leurs erreurs et de leurs maladresses parfois grossières, ces institutions soulagent considérablement les souffrances et les maux de la masse des hommes. Les cultes omettent de préciser ou même de reconnaître qu'en cas de maladie très grave ou d'accident le patient est incapable d'affirmer ou de proclamer une guérison divine et se trouve sous la dépendance de quelque guérisseur qui travaille sans connaître son karma. Beaucoup de leur soi-disant cures (et c'est également le cas pour la médecine orthodoxe) ne sont des cures que parce que l'heure de la fin n'a pas encore sonné pour le patient et qu'il se serait rétabli en tout état de cause, bien souvent plus vite s'il avait eu recours aux soins d'un bon médecin.

 Prenons le cas d'un accident sérieux où le blessé fait une hémorragie.

Quel que soit le nom de son culte, l'adepte sera contraint d'avoir recours aux méthodes du médecin orthodoxe. Il appliquera par exemple un garrot et prendra les mesures officiellement recommandées plutôt que de rester inactif à regarder le blessé mourir faute d'être secouru par ces méthodes.

Lorsqu'il est en face de la mort, le membre du culte s'orientera bien souvent vers les méthodes de secours connues et éprouvées. En général, il appellera un médecin plutôt que de se laisser accuser d'homicide involontaire.

 Il n'y a dans ce qui précède aucun esprit de dénigrement, mais un effort pour mettre en lumière la solidarité des nombreuses écoles de pensée – orthodoxes, académiques, anciennes, matérielles ou spirituelles, nouvelles, mentales ou faisant œuvre de pionnier. Elles ont besoin d'être réunies dans une vaste science de la guérison, une science qui guérira l'homme entier et mettra en jeu toutes les ressources physiques, émotionnelles, mentales et spirituelles dont l'humanité est capable. Les médecins orthodoxes sont plus ouverts à la coopération que les néophytes du contrôle mental des maladies, mais ne peuvent admettre que leurs patients soient transformés en cobayes (n'est-ce pas le terme que l'on emploie en pareil cas, ô mes frères) pour la satisfaction des pionniers d'un culte désireux d'affirmer leurs théories – même si elles cadrent avec les faits déjà prouvés. La voie médiane du compromis et de la coopération mutuelle reste toujours la plus sage, et l'on a fort besoin actuellement de cette leçon dans tous les départements de la pensée humaine (17-200/3).

 2. Chaque question soulevée pourrait servir de base à des discussions prolongées, mais ce traité ne s'y prête pas, car il ne vise qu'à donner des indications sur les possibilités futures.

 Il incite également à se méfier de la manière dont les milieux métaphysiques abordent le sujet des maladies et de leur guérison. Je prends la liberté de m'exprimer assez rudement à leur égard. Je voudrais saper la confiance du public dans les modes de guérison relevant soi-disant du Nouvel Age, les méthodes des Scientistes Chrétiens, de la Science Mentale, et de toutes les écoles de pensée qui traitent les maladies sous le signe de l'affirmation – affirmation de la divinité de l'homme et prétention que cette divinité inhérente et innée garantit sa guérison. Cette prétention est un mirage et une illusion, ainsi que j'ai déjà cherché à le démontrer (17-437/8).

 3. La Science Mentale reconnaît avec raison pour responsables de bien des maladies les émotions des hommes exprimées par cette faible imitation de la réalité qu'ils appellent pensées. Ce groupe s'efforce à juste titre d'inciter les patients à modifier leur comportement émotionnel en vue de réagir envers la vie, les circonstances, et les gens selon une orientation différente. Mais il a désespérément tort en croyant que cela soit suffisant.

Ignorant tous les processus scientifiques liés au corps éthérique, les membres de ce groupe ne disposent d'aucune liaison entre la nature émotionnelle et le corps physique. Il y a donc une lacune dans leur raisonnement, et une faille correspondante dans leur technique, ce qui rend vaines leurs activités, sauf sous l'angle du caractère. Lorsqu'ils réussissent une guérison, c'est parce que le rétablissement du patient était prédestiné en tout état de cause, mais ils ont contribué à un but utile en corrigeant un état de caractère qui l'exposait constamment aux maladies. Ils n'ont pas opéré de cure, et s'ils le prétendent, le guérisseur et le patient se font tous deux des illusions. Or, toutes les illusions constituent des dangers et des obstacles (17-439/40).

 4. Dans le monde moderne actuel, aucun véritable système de guérison spirituelle n'est enseigné à ceux qui voudraient être des guérisseurs. A défaut, on note un effort pour baser tout le processus et les techniques employés sur un niveau purement mental, sur des systèmes d'affirmation, des modes de prière, des stimulations de la volonté-de-vivre du patient, et occasionnellement sur l'emploi de passes magnétiques ou hypnotiques se rapportant au corps éthérique. On enseigne plusieurs formes de pensée subjective appliquée, mais aucune véritable formule visant à une guérison intelligente et probable. On ne recommande qu'une foi imprécise chez le guérisseur et chez le patient, et une auto-suggestion aveugle concernant ce que devrait produire la reconnaissance et l'affirmation de la divinité (17-503).

 5. Les agents du second rayon commencèrent leur préparation vers l'année 1825, et s'extériorisèrent en force après 1860. A partir de cette date, les grands concepts et les idées nouvelles, les idéologies modernes et les arguments pour et contre les aspects de la vérité, ont caractérisé la pensée moderne et provoqué le chaos mental actuel et les nombreuses écoles et idéologies, avec les mouvements et les organisations qui les accompagnent ; de tout ceci, sortira l'ordre, la vérité et la nouvelle civilisation (13-608).

 6. Vous n'avez pas à vous identifier à une école quelconque. Chacune d'elles réalise une tentative de la pensée humaine de comprendre subjectivement la nature et le dessein de l'évolution humaine. Toutes ont partiellement raison dans leurs conclusions, et toutes ont en grande partie tort ; toutes ne sont qu'une préparation à la nouvelle prochaine école de psychologie qui sera l'aspect distinctif du Nouvel Age (5-737).

 Voir aussi : (17-219/20).

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