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CHAPITRE 66 — L'EVOLUTION SPIRITUELLE DE L'HOMME

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CHAPITRE 66

L'EVOLUTION SPIRITUELLE DE L'HOMME

 

1. Tout d'abord c'est la force de la substance du plan qui le dirige, le faisant s'identifier avec la substance plus grossière et se considérer un homme, un membre du quatrième Règne et donc se convaincre qu'il est le Non-Soi. Plus tard, à mesure que la force de l'Ego se déverse en lui, son évolution psychique se poursuit (j'emploie ici le mot "psychique" dans sa plus haute acception) et il commence à se considérer comme l'Ego, le Penseur, Celui qui utilise la forme. Finalement, il commence à répondre à l'énergie de la monade et à savoir qu'il n'est ni homme ni ange, mais une essence divine ou Esprit...

 On voit alors l'homme pour ce qu'il est vraiment – un réseau de feu avec des points focaux flamboyants, transmettant et faisant circuler l'énergie de feu (3-977).

 2. L'homme peu évolué ne peut comprendre l'homme très évolué et l'ego avancé ne peut comprendre complètement un initié. Le "plus" peut comprendre le "moins", mais le contraire n'est pas vrai (4-85).

 3. Vient un moment où l'homme est réellement "fondé sur le roc" et, bien qu'il puisse encore expérimenter l'alternance de la lumière et de l'ombre, bien que les vagues des eaux purificatrices puissent l'entraîner et menacer de le renverser, bien qu'il se sente sourd, muet et aveugle, rien ne saurait finalement abattre le dessein de son âme (4-111).

 4. Le disciple ne peut demeurer statique, ni s'arrêter : constamment, il s'adapte à de nouvelles conditions, apprend à fonctionner en elles puis à les voir disparaître pour être remplacées par de nouvelles conditions. Tout cela continue jusqu'à ce que la conscience soit stabilisée dans le Soi, l'Un.

L'initié sait alors qu'il est l'Unité, observant la fantasmagorie phénoménale de la vie dans la forme...

 Ce stade de dualité est celui de l'aspirant ou du disciple jusqu'au moment de sa préparation pour la troisième initiation. Il commence par savoir qu'il est une entité spirituelle confinée dans la forme. Le changement de la conscience, qui s'identifie d'abord avec la forme et qui, ensuite, se reconnaît entité spirituelle, est lent et graduel, et l'aspirant apprend la leçon de l'endurance (au point d'endurer le non-soi) jusqu'à arriver à un point d'équilibre où ni l'un ni l'autre ne prédomine. Cela produit un état d'apparente négativité et d'inertie qui peut durer une vie ou même deux et il semble que peu de chose soit accompli dans l'une ou l'autre direction. C'est une indication précieuse pour ceux qui travaillent dans le champ spirituel quant à leurs relations avec autrui. Puis le point d'équilibre change et l'âme commence à élargir son influence et, graduellement, l'aspect de la conscience affirme sa domination. Toutefois, la dualité persiste, car l'homme s'identifie parfois à son âme, parfois à la forme. C'est le stade où se trouvent maintenant beaucoup de disciples très sérieux. Peu à peu, l'homme est "absorbé" par l'âme et, ainsi, se met en rapport avec tous les aspects de l'âme dans toutes les formes jusqu'au jour où il se rend compte qu'il n'est rien d'autre que l'âme ; alors, l'état d'unité supérieure l'emporte (4-281/2).

 5. Je chercherai encore à simplifier en donnant trois déclarations claires dans lesquelles je résumerai le travail que doit accomplir le disciple pour maîtriser les énergies du monde mental.

 6. Le travail sur le plan mental produit la réalisation de la dualité. Le disciple cherche à faire fusionner consciemment l'âme et son véhicule en une seule unité. Il vise à réaliser qu'ils sont Un. L'unification du soi et du non-soi est son objectif. Il a fait le premier pas dans cette voie quand il cesse de s'identifier à la forme et reconnaît, au cours de cette période de transition, sa dualité.

 7. Le mental bien utilisé enregistre donc deux types d'énergie ou deux aspects de la manifestation de la Vie Une. Il enregistre et interprète le monde des phénomènes et celui des âmes. Il est sensible aux trois mondes de l'évolution humaine. Il devient aussi sensible au royaume de l'âme. Il est le grand principe médiateur dans la période transitoire de la double reconnaissance.

 8. Plus tard, l'âme et son instrument deviennent si unis et harmonisés que la dualité disparaît ; l'âme sait d'être ce qu'elle est, a été et sera (4-289).

 9. Réjouissez-vous, car il n'y a pas de défaite réelle de l'esprit humain, il n'y a pas d'extinction finale du divin dans l'homme : la divinité sort toujours triomphante du profond de l'abîme...

 Il n'y a pas de pouvoir au monde qui puisse empêcher l'homme d'avancer vers son but prédestiné ; pas de coalition de puissances qui puisse le ramener en arrière. Aujourd'hui cette coalition existe, elle est active. C'est la coalition du mal ancien et de l'agression moderne égoïste, agissant par un groupe d'hommes ambitieux, sans scrupules et appartenant à toutes les nations. En fin de compte ils ne réussiront pas. Ils peuvent retarder et entraver le triomphe de la liberté (9-102).

 10. Il arrive (l'homme) à un point où le succès, la popularité et les divers talents qu'il a acquis ne lui donnent plus aucune satisfaction ; l'impulsion agissante persiste continuellement en lui jusqu'à ce que la souffrance devienne si pénible, que le désir d'atteindre quelque chose ou quelqu'un, jusqu'ici hors de portée, renverse tous les obstacles. L'homme commence à se tourner vers l'intérieur et à rechercher la source d'où il vient. Alors il se met à méditer, à réfléchir, à intensifier ses vibrations, jusqu'à ce que dans le cours du temps, il récolte les fruits de la méditation (2-30).

 11. Dans tout travail véritablement occulte, les effets attendus sont obtenus très lentement. Quand dans une certaine incarnation, un homme semble faire des progrès spectaculaires, ceci est dû au fait qu'il ne démontre que ce qui a déjà été acquis précédemment, la manifestation d'une faculté innée, acquise dans de précédentes incarnations, et se prépare pour une nouvelle période d'efforts prudents et assidus. Il récapitule dans la vie présente les processus surmontés dans le passé et pose ainsi la base pour un effort renouvelé...

 Ce qui a demandé à la Personnalité plusieurs milliers de vies pour cet établissement, n'est pas modifié à la légère quand l'Ego, travaillant dans la conscience inférieure, cherche à effectuer une modification (2-94/5).

 12. Mais la merveille et l'immensité du drame qui se déroule dans l'univers est une preuve de sa réalité, et la compréhension de l'homme, pour minime qu'elle paraisse, est une garantie de sa divinité. Par stades successifs, nous nous rapprochons du but, qui est la connaissance consciente et intelligente. Pas à pas, nous maîtrisons la matière et rendons de plus en plus adéquat le mécanisme de conscience et de contact. Peu à peu nous (et j'entends par là la famille humaine dans son ensemble) nous approchons de la "place de reconnaissance" et nous nous préparons à gravir la montagne de la vision. Si les aspirants pouvaient concevoir les merveilles de cette révélation et s'ils connaissaient la magnificence de la récompense accordée à leurs efforts, nous verrions moins de faiblesse, plus de courage, de plus grands accomplissements, et par conséquent une illumination plus rapide du monde.

 La vision ne peut être appropriée, elle est toujours au-delà, si la vie tout entière est consacrée à la vision, mais qu'en même temps le service est négligé, la vision n'est d'aucun profit (14-167/8).

 13. Le travail commence à l'Individualisation et se poursuit à travers les deux stades finaux d'Initiation et d'Identification. Ces trois stades marquent le progrès accompli par la conscience de l'âme depuis le stade d'identification à la forme jusqu'à celui d'identification au Soi. Ces trois mots, individualisation, initiation et identification, indiquent le processus tout entier de la "carrière" de l'homme, du moment où il émerge dans le règne humain, jusqu'à ce qu'il le quitte à la troisième initiation et qu'il fonctionne librement dans le cinquième règne, le royaume de Dieu (15-32/3).

 14. Il est essentiel, néanmoins, qu'il évite de penser qu'atteindre la plus haute initiation sur cette planète marque la fin ou la consommation d'un grand stade final. Cela marque seulement le commencement de la signification. Cette affirmation est de valeur ésotérique. De même qu'atteindre la maîtrise physique libère le néophyte en vue de leçons plus élevées préparant aux initiations majeures, de même le fait de surmonter les conditions offertes dans les sept plans de notre vie planétaire, libère l'initié (tel le Bouddha et le Christ) en vue de circonstances et de conditions encore plus élevées et plus importantes. Leur véritable travail en tant que Membres de la Fraternité Blanche est sur le point de commencer, et le vrai but de l'existence de la grande Loge Blanche commence à se faire jour faiblement dans leur compréhension stupéfaite et émerveillée. C'est donc important pour nous d'essayer de saisir la continuité de la révélation, et l'immense avenir ou perspective de merveilles grandissantes qui, de stade en stade, de degré en degré et de plan en plan, se déroulent devant la conscience de l'initié.

 Nous abordons ici l'examen de domaines de réalisation dont même l'humanité avancée n'a pas la moindre idée ; nous parlons de buts et d'objectifs qu'affrontent les membres avancés de la Hiérarchie ; nous traitons d'idées et de concepts pour lesquels nous n'avons pas de terminologie adéquate, et qui sont de nature telle que le mécanisme de la pensée humaine se révèle incapable de les enregistrer (18-163/4).

 15. Si vous voulez bien noter vos attitudes et vos actions présentes, vous découvrirez qu'en tout premier lieu (et je pourrais ajouter, presque nécessairement) elles se centrent autour de vous-même, de ce que vous reconnaissez, de ce que vous comprenez de la vérité, et du progrès que vous faites sur le Sentier. Mais – lorsque vous parviendrez au niveau d'initié – l'intérêt porté à vous-même déclinera jusqu'à disparaître et, comme le dit une Expression ancienne, "Seul Dieu restera". Seul CELA – qui est beauté, bonté et vérité – demeurera dans la conscience ; CELA, qui n'est pas la forme, mais la qualité qui est derrière la forme, et indique le destin, l'âme, la place, le niveau. Réfléchissez à ces mots car ils vous décrivent sur quoi plus tard, au fil de l'évolution, vous mettrez l'accent (18-235).

 16. Être statique, avoir atteint tout ce qui peut l'être, et être à l'arrêt complet serait la mort absolue et, mes frères, il n'y a pas de niort. Il n'y a que le progrès de gloire en gloire, que la marche en avant d'un point à un autre sur la Voie divine, d'une révélation à une autre vers les points et les révélations qui font peut-être partie du But de Dieu. Ce que sont les buts sur la Voie Supérieure est encore complètement ignoré de vous ; ce que peuvent être les caractéristiques divines, les objectifs divins révélés au Maître et au Christ lorsqu'Ils parcourent la Voie qui les conduit hors du plan physique cosmique, vous ne pouvez le savoir ni le pressentir ; si vous le pouviez, vous n'en comprendriez pas le sens. "L'œil n'a pas vu, ni l'oreille entendu" ce que Dieu va révéler à ceux qui foulent le chemin conduisant au centre intérieur, à ceux qui aiment. Ce texte ancien peut être paraphrasé de la manière suivante : Il est impossible de saisir l'avenir merveilleux que le Logos dévoilera à ceux chez qui le deuxième aspect divin, l'amour, est développé, et qui, de ce fait, sont membres à part entière de la Hiérarchie, le centre où l'énergie de l'amour est ancrée.

 Il est intéressant de constater que le développement de la nature d'amour est ce qui ouvre la porte conduisant à la Voie de l'Evolution Supérieure, et que rien d'autre ne peut l'ouvrir. Cette voie fait sortir le Maître du plan physique cosmique et le fait entrer sur le plan astral cosmique, c'est-à-dire à un niveau de conscience cosmique où est engendrée l'impulsion cosmique que nous appelons amour.

 Etant donné que ce Traité n'est pas écrit pour instruire des membres de la Hiérarchie, mais seulement des aspirants, des disciples et des initiés en dessous de la troisième initiation, vous comprendrez évidemment que beaucoup de ce que je vais dire sera quelque peu voilé par des symboles.

Beaucoup de ce que je pourrais dire (s'il existait des mots adéquats) ne sera pas dit. Ceux qui ont des yeux pour voir et des oreilles pour entendre liront entre les lignes et interpréteront correctement les symboles, les allusions et les références. Pour beaucoup, tout ce que je vais dire sera aussi dépourvu de sens que le Traité sur le Feu Cosmique l'est pour le lecteur moyen, et que tout le thème de l'initiation l'est pour l'homme ignorant et non développé. Une grande partie de ce que je vais dire, néanmoins, devrait rendre un service pratique au disciple qui lutte, et je souhaite que ces dernières pages attisent son zèle, approfondissent sa compréhension, stimulent sa faculté d'aimer, et éclairent son mental. Voilà ce que je m'efforce de faire. De son côté, qu'il aborde cette question avec une profonde humilité, avec une attitude de méditation et de réflexion, et un refus de matérialiser les concepts présentés, comme il est facile de le faire.

Qu'il refuse de rabaisser l'enseignement au niveau de sa conscience physique. Par ces mots j'ai donné une indication fondamentale.

 L'amour et la lumière sont les grands révélateurs, et si l'étudiant cherche vraiment à comprendre ce que je m'efforce d'enseigner et à en tirer profit, qu'il aime tous les hommes plus profondément, et qu'il veille à ce que sa lumière brille dans l'obscurité, car "dans cette lumière il verra la lumière". C'est la lumière mineure qui révèle la lumière majeure ; quand la Lumière de l'âme se combine à la lumière de l'homme inférieur, alors cette lumière fusionnée et mêlée permet à l'aspirant de voir la Porte qui conduit à la Voie de l'Evolution Supérieure (18-263/4).

 17. Quand l'homme devient aspirant et fait ses premiers pas sur le sentier de la maturité spirituelle, il commence à jouer un rôle crucial qu'il garde jusqu'à l'atteinte de la libération spirituelle, devenant lui-même un membre de la Hiérarchie, du cinquième règne ou règne spirituel, par la pratique du service, perfectionné dans le quatrième règne, ou règne humain (11-195).

 18. Mais, dans l'intervalle, de grands et importants événements se produisent au sein de la Hiérarchie et en ce qui concerne ses membres. Les disciples qui sont à la périphérie de l'ashram peuvent ne pas prêter attention à l'entraînement et aux attitudes de Ceux qui sont plus anciens qu'eux dans l'ashram ; ils négligent souvent le fait qu'Eux aussi – depuis le Christ jusqu'à l'initié le plus humble – sont soumis à un processus de discipline, d'entraînement et d'instruction hiérarchique, ferme et croissant.

Du fait que les disciples et les initiés anciens ont atteint un but, qui pendant longtemps a semblé inaccessible à l'aspirant moyen, on considère qu'ils ont atteint la perfection ; le fait qu'ils ont seulement dépassé l'une des bornes jalonnant le Chemin de la Félicité est complètement oublié. Mais, grâce à l'impulsion de la vie même, le progrès continue toujours ; la connaissance doit toujours être transmuée en sagesse ; l'amour doit toujours être accompagné de volonté divine ; les plans doivent céder la place au dessein divin. A la lumière doit toujours succéder la vie ; de la Hiérarchie, l'initié doit passer à Shamballa, et de Shamballa, il suivra l'un ou l'autre des sept Sentiers : le Sentier de l'Evolution cède la place à la Voie de l'Evolution supérieure ; les reconnaissances planétaires s'élargissent un jour en contacts solaires ; la conscience christique s'épanouit finalement en quelque chose de si inclusif, que nous n'avons pas encore de mot, et n'en avons pas besoin ; la reconnaissance du Père et de l'existence monadique fait pâlir toutes les reconnaissances moindres ; la conscience de l'âme et la vie progressant dans la forme ne sont plus des buts, mais elles sont laissées loin en arrière.

 En dépit de tout cela, il est nécessaire de se souvenir que le gain de toute expérience persiste pour toujours ; rien n'est jamais perdu. Ce que la vie dans la forme a conféré est toujours en possession de l'entité spirituelle immortelle. Ce que la conscience de l'âme a fait se développer, ce qu'elle a inclus est toujours le riche don de l'Existence, centrée maintenant dans la monade. L'expérience hiérarchique est fondue aux desseins de la Chambre du Conseil de Shamballa, mais l'aptitude à travailler dans la Hiérarchie demeure toujours, car la constitution et l'institution hiérarchiques conditionnent toute manifestation – pour quelle raison en est-il ainsi, personne ne le sait, mais telle est la Volonté divine (13-501/2).

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