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CHAPITRE 73 — LA GUERISON

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CHAPITRE 73

LA GUERISON

 

1. Le sujet général de la guérison est aussi vieux que les âges ; il a toujours donné lieu à des recherches et à des expériences. Mais en ce qui concerne le juste emploi des facultés et forces curatives, le savoir en est à l'enfance. Ce n'est qu'à notre époque et à cette génération qu'il a été enfin possible de faire connaître les lois de la guérison magnétique et d'indiquer les causes des maladies qui prennent naissance dans les trois corps subtils.

Ces maladies dévastent aujourd'hui le corps humain, causent des souffrances et des douleurs infinies, et forcent les hommes à franchir le portail qui ouvre sur le monde de l'existence incorporelle.

 C'est aujourd'hui seulement que l'homme vient d'atteindre dans sa conscience le point d'évolution d'où il peut concevoir la puissance des mondes subjectifs. L'intérêt croissant qu'il y prend se traduit par la nouvelle et vaste science de la psychologie. Les processus d'ajustement, d'élimination, et de cure retiennent la pensée de tous les êtres réfléchis, et aussi de tous ceux qui souffrent. Nous avons beaucoup à faire, et c'est pourquoi je vous demande de faire preuve de patience.

 En pénétrant dans le royaume de la guérison, on aborde un monde de grandes connaissances ésotériques qui offre d'innombrables conclusions.

On y trouve les formules exprimées par beaucoup de penseurs qui, à travers les âges, ont cherché à guérir et à soulager. Les causes et les motifs de maladie ont fait l'objet de recherches et de spéculations infinies. On est arrivé à de nombreuses déductions précises sur la cure de ces sujets de grief. On a également multiplié les méthodes, techniques, ordonnances, prescriptions, manipulations variées, et théories. Elles ont toutes servi à bonder la pensée d'une grande diversité de points de vue, les uns corrects, les autres faux. Il devient laborieux aux idées nouvelles de pénétrer et aux étudiants d'assimiler ce qui était inconnu jusqu'alors.

 Les aspirants perdent beaucoup en refusant d'abandonner les attirances de la pensée inférieure. Quand ils parviennent à avoir l'esprit tout à fait ouvert, et qu'ils sont prêts à accepter les nouvelles théories et hypothèses, ils découvrent que la vérité ancienne et chérie n'est nullement perdue, mais reléguée à sa juste place dans un ensemble plus vaste.

 Tous les initiés de la Sagesse Eternelle sont nécessairement des guérisseurs, bien que tous ne guérissent pas nécessairement le corps physique. La raison en est que toutes les âmes qui ont partiellement approché la vraie libération sont transmettrices d'énergie spirituelle.

Automatiquement, cela influence sous certains aspects le mécanisme des âmes ainsi touchées. En employant le mot "mécanisme" dans ces leçons, je me réfère aux différents aspects du corps ou nature ayant revêtu une forme à travers lesquels toutes les âmes cherchent à se manifester (17-1/2).

 2. La loi fondamentale servant de base à toute guérison occulte peut se formuler comme suit :

 LOI

 Toute maladie résulte d'une inhibition dans la vie de l'âme, et ceci est vrai de toutes les formes et dans tous les règnes. L'art du guérisseur consiste à libérer l'âme, afin que sa vie puisse s'épandre à travers l'agrégat d'organismes qui compose toute forme particulière.

 Il est intéressant de remarquer que les tentatives des savants en vue de libérer l'énergie atomique sont de même nature générale que le travail de l'ésotériste quand il essaye de libérer l'énergie de l'âme. La nature du véritable art de guérir est incluse dans cette libération. Il y a là une allusion occulte (17-4).

 3. Il y a trois moyens d'amener la guérison, et qu'ils ont tous trois leur place et leur valeur, selon le point d'évolution du malade.

 Le premier moyen consiste à appliquer les palliatifs et méthodes d'amélioration qui guérissent progressivement la maladie et font disparaître les conditions indésirables. Ces palliatifs soutiennent la vie en forme et entretiennent la vitalité, si bien que la maladie peut s'éliminer.

Parmi ceux qui exposent bien ces méthodes, citons les écoles allopathiques et homéopathiques ainsi que les différentes écoles d'ostéopathie, de chiropraxie, et autres thérapeutiques. Elles ont fait un bon travail constructif et l'humanité doit beaucoup à la sagesse, à l'habileté, et aux soins désintéressés des médecins. Ils s'occupent constamment de cas urgents et des effets dangereux des causes qui n'apparaissent pas en surface. Dans la pratique de ces méthodes, le patient est entre les mains de tiers et devrait être passif, somnolent, et négatif.

 Comme deuxième moyen de guérison apparaissent le travail et les méthodes des psychologues modernes. Ils cherchent à déceler les conditions subjectives et à redresser les mauvaises attitudes de pensées, inhibitions, psychoses, et complexes qui produisent les maladies visibles, les conditions morbides, et les désastres névrotiques et mentaux. Selon cette méthode, on enseigne au patient à coopérer de son mieux avec le psychologue, afin de parvenir à se comprendre logiquement lui-même. Il apprendra ainsi à faire échec à ces situations intérieures de contrainte qui portent la responsabilité des effets apparents. On entraîne le patient à devenir positif et actif, ce qui est un grand pas dans la bonne voie. La tendance à associer la psychologie aux traitements externes est saine et juste.

 Le troisième moyen met en œuvre la méthode la plus élevée et la plus nouvelle consistant à faire appel à l'activité positive de l'âme même d'un homme. La vraie guérison de l'avenir interviendra quand la vie de l'âme pourra se répandre sans obstacle ni gêne parmi tous les aspects de la nature en forme. Elle peut alors vivifier la forme à l'aide de sa puissance et la débarrasser des congestions et obstructions, sources si fécondes de maladies.

 Voilà matière à bien des sujets de réflexion (17-12/3).

 4. Je voudrais aussi faire remarquer qu'il peut y avoir, et qu'il y a une grande différence entre les maladies qui frappent les masses, les citoyens moyens, les élites et les disciples du monde, non pas tant dans l'expression de ces maladies que dans leur champ d'expression. C'est un point particulièrement difficile à saisir pour le guérisseur moyen. Il lui est malaisé ou impossible de reconnaître ces distinctions et de jauger le point d'évolution qu'un homme peut avoir atteint. Il faut aborder certaines maladies en partant du plan mental et en faisant appel à la pensée du guérisseur. D'autres requièrent du guérisseur une concentration déterminée d'énergie émotionnelle. Dans d'autres cas encore, le guérisseur devrait se borner à transmettre l'énergie pratique au corps éthérique du patient via son propre corps éthérique.

 ... Combien peu comprennent, par exemple, qu'aucun disciple ne doit se mettre entre les mains d'un guérisseur magnétique, d'un opérateur par irradiation, ou d'un expert psychologue quelconque ! Jamais un disciple ne doit se permettre d'avoir recours aux émanations de l'aura d'un guérisseur de hasard, ni se soumettre à un psychologue académique inexpérimenté, si connu soit-il. Toutefois, il peut se livrer à la sage habileté d'un médecin ou d'un chirurgien opérant sur le plan physique, car – pour un disciple – le corps physique n'est qu'un automate. Le disciple peut donc avoir recours aux moyens physiques pour soulager le corps (17-20/1).

 5. Les guérisseurs du Nouvel Age se rendent également compte que, spirituellement, la guérison du corps physique n'est pas toujours le bien suprême. IL n'y a pas lieu d'attacher une importance majeure à surestimer la vie en forme et à prendre soin du corps physique avec trop de sérieux et d'anxiété (17-422).

 6. Le guérisseur doit toujours se rappeler que les événements se succèdent dans l'ordre suivant :

 1. l'âme est un fait, et elle opère par

 2. les corps astral et mental dont les énergies conditionnent

 3. Le véhicule éthérique qui est un tourbillon d'énergies focalisées dans de nombreux centres tant majeurs que mineurs.

 4. Les sept centres majeurs conditionnent des régions définies du corps par l'intermédiaire :

 a) des nadis,

 b) des nerfs,

 c) du système endocrinien,

 d) du courant sanguin (17-430).

 7. Pourvu qu'ils y portent un réel intérêt et qu'ils soient poussés par le mobile de rendre service, tout homme et toute femme qui pensent et aiment peuvent devenir des guérisseurs. Il est grand temps que les hommes saisissent ce fait. Tout ce processus de guérison est dirigé par la pensée. Il consiste à diriger les courants d'énergie et leurs abstractions, ce qui est une autre manière de parler de radiation et de magnétisme... Tout initié est un guérisseur. Plus il est évolué, moins il s'occupe des complexités concernant les centres, les forces, les énergies et leur direction. Il guérit automatiquement, comme le faisait l'initié saint Pierre. On a écrit de lui que "l'ombre de Pierre passant à proximité guérissait chacun d'eux" (17-470/1).

 8. Seul un Christ peut guérir par la volonté. En réalité, Il guérissait rarement, et dans les cas où l'on relate qu'Il guérissait, il s'agissait surtout de démontrer la possibilité de guérir. Si l'histoire des Evangiles vous est familière, vous remarquerez que le Christ ne donna aucun renseignement à ces disciples sur l'art de guérir, ce qui est significatif.

 La volonté propre du guérisseur, si élevée soit-elle, et ses efforts déterminés pour guérir le patient créent chez le guérisseur une tension susceptible de déflecter sérieusement le courant d'énergie curative (17-528).

 9. Là, est le secret de la guérison occulte scientifique. Les guérisseurs agissent sur le corps éthérique même s'ils n'en ont que peu de connaissances. Ils savent peu ou même rien des centres de leur corps à travers lequel les courants magnétiques doivent passer. Ils ignorent l'état des centres de ceux qu'ils cherchent à guérir et la nature des forces qu'ils veulent employer. Ils ne peuvent que discipliner leur vie, dominer leurs désirs, de manière à édifier un corps pur et offrir des canaux libres pour le passage des forces venant d'eux, ou à travers eux, vers les autres (4-217).

 10. Il faut prouver au monde que l'ancien pouvoir de guérir est encore entre les mains de ceux qui suivent régulièrement le Christ. Ceux qui utilisent ce pouvoir, uniquement à l'avantage des petites gens, n'acceptant et ne cherchant aucune récompense, peuvent faire preuve de cette ancienne manière de guérir qui ne ressemble guère aux méthodes modernes des écoles mentales (13-464).

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