N G S M . E U

LES NOUVEAUX GROUPES DES SERVITEURS DU MONDE

CHAPITRE 81 — L'HUMANITE

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CHAPITRE 81

L'HUMANITE

 

1. Le monde est un et sa souffrance est une ; en vérité l'humanité est une unité. Mais beaucoup l'ignorent, et tout l'enseignement présent tend à éveiller l'humanité à ce fait pendant qu'il est encore temps d'éviter une situation plus grave encore. Les péchés de l'humanité sont aussi un seul péché. Son but est un, et c'est comme une grande famille humaine que nous devons émerger dans l'avenir. Je voudrais insister sur cette pensée : dans l'avenir nous devons émerger fondus en une humanité purifiée, disciplinée, illuminée et fusionnée. Ceux qui ne saisissent pas ce fait important, qu'ils soient belligérants ou neutres, souffriront profondément par la suite du fait de leur non-participation au sort de l'humanité en tant que tout.

 La Hiérarchie n'est pas neutre. Elle est avec les éléments justes dans toutes les nations et se dresse contre toute attitude séparative, isolationniste et matérialiste, car de telles attitudes empêchent de saisir les véritables valeurs spirituelles et font obstacle au développement humain.

L'identification avec tous et la participation aux conditions mondiales, volontairement ou par force, constituent aujourd'hui l'unique voie de sortie pour tous les peuples. Réfléchissez à cela (9-64).

 2. Le travail prédéterminé de longue date... de... l'humanité sera l'agent distributeur de l'énergie spirituelle pour les trois règnes inférieurs. C'est le service majeur que le quatrième règne a entrepris, par l'entremise de ses âmes qui s'incarnent. Un jour, la radiation du quatrième règne sera si puissante et portera si loin, que ses effets pénétreront jusqu'aux profondeurs du monde phénoménal créé, et même du règne minéral (9-117/8).

 3. L'objectif de l'ordre social nouveau, des nouvelles lignes politiques et de la nouvelle religion est d'amener le développement de la conscience humaine, d'instituer les valeurs plus élevées, d'attirer sur elles l'attention des hommes, et de mettre une fin au règne du matérialisme. C'est, après tout, le but que se sont fixés tous ceux ayant la vraie connaissance et les hommes enclins à la spiritualité au cours des âges, c'est-à-dire amener la loi du Royaume de Dieu, la domination de l'âme dont la nature est amour, et poursuivre le travail inauguré par le Christ, amener l'ère de paix sur la terre et de bonne volonté à l'égard des hommes. Cela est clairement indiqué par l'accent mis, sur une large échelle, sur la paix du monde, tel que l'expriment les chefs politiques importants et tel qu'il est démontré partout par les églises.

 Aujourd'hui, les peuples sont divisés en quatre groupes, du point de vue de Ceux qui cherchent à guider l'Humanité dans le Nouvel Age. C'est là, bien sûr, une large généralisation et de nombreux groupes intermédiaires existent entre les quatre grandes divisions.

 D'abord, les masses ignorantes. Celles-ci, en raison du manque de travail, de l'analphabétisme, de la faim, de la détresse et du manque de loisirs ou de moyens de se cultiver, se trouvent dans une situation qui peut prendre feu. Elles sont juste assez développées pour réagir à la direction du mental et aux suggestions de gens légèrement plus avancés. Elles peuvent être facilement enrégimentées, influencées, standardisées et lancées en une activité collective par les chefs de n'importe quelle école de pensée assez intelligente et de caractère assez émotionnel pour faire appel aux désirs matériels, à l'amour du pays et à la haine de ceux qui possèdent davantage que ces masses. Elles peuvent être dominées par la peur et ainsi poussées à l'action par un appel émotionnel.

 Manquant de sagacité et en proie à de très grandes souffrances, elles sont facilement emportées par les fureurs de la haine et du fanatisme et ainsi, elles constituent l'une des plus grandes menaces du temps présent.

Elles sont les jouets de ceux qui sont mieux informés, et se trouvent sans recours entre les mains de ceux qui cherchent à les utiliser pour n'importe quel but. Elles sont extrêmement sensibles aux appels émotionnels et aux promesses ; par contre les idées ne peuvent produire qu'un impact mineur sur leur conscience, car elles ne sont pas encore suffisamment développées pour penser par elles-mêmes. Leur ensemble est constitué de jeunes âmes, bien qu'il y ait évidemment des exceptions. Ce n'est pas l'idéalisme des chefs et des démagogues qui les impressionne et les pousse à l'action généralement violente, mais le désir de se venger, le besoin de posséder dans le sens matériel du mot, et la détermination d'être ce qu'on appelle communément "le plus malin". Elles incarnent la psychologie de la masse, la loi de la masse et la violence de la masse. Elles sont sar~ défense, exploitées et, parce qu'elles représentent une ma ose d'êtres humains qui ne pensent et ne raisonnent pas, elles constituent un problème très réel, ainsi que nous tous le savons bien et ainsi que le comprennent tous les gouvernements. La violence aveugle, irréfléchie a, jusqu'à présent, été contenue par la force armée. C'est ce qui se passe aujourd'hui. Les masses luttent et meurent aux exhortations de discours incendiaires, sachant rarement de quoi il s'agit. Leurs conditions doivent être améliorées, mais pas au moyen du sang versé ni de l'exploitation.

 Deuxièmement, les classes moyennes, ou prétendues telles de niveau à la fois supérieur et inférieur. Elles occupent une place importante dans chaque nation, bourgeoise intelligente, diligente, curieuse, d'esprit étroit, essentiellement religieuse, bien que fréquemment répudiant les formes de la religion. Elles sont déchirées et ravagées par les conflits économiques et sont, sans exception, l'élément le plus puissant dans n'importe quelle nation, du fait qu'elles peuvent lire, discuter, penser, dépenser de l'argent et prendre parti. Elles forment la masse des partisans dans le monde, des combattants de toute cause et sont constituées en groupements, soit pour soit contre ceci ou cela ou un autre parti. Elles aiment se reconnaître et se choisir des chefs et sont prêtes à mourir pour une cause et à faire des sacrifices illimités pour leurs idéaux basés sur les idées qui leur sont présentées par les chefs qu'elles ont choisis.

 Je ne range pas la prétendue aristocratie en un groupe spécial, car c'est là uniquement une distinction de classe basée surtout sur l'hérédité. Le capital et les ajustements auxquels procèdent les nations modernes les font rapidement fusionner avec la classe moyenne. Nous traitons de matières fondamentales, de groupements fondés sur des attitudes majeures et non pas sur des divisions qui apparaissent lorsque l'on considère des ressources matérielles. L'esprit bourgeois pénètre aujourd'hui les masses, le prolétariat, d'une manière lente et continue, et il pénètre aussi dans les milieux que l'on a appelé jusqu'à présent la classe supérieure. On le trouve, existant à l'état de conscience, dans l'aristocratie de toute nation, absorbant ses membres au cours du grand processus actuel de nivellement. En raison du nivellement qui se poursuit partout, l'aristocratie spirituelle peut maintenant émerger, aristocratie basée sur une réalisation des origines et des buts divins, qui né connaît aucune distinction de classe, aucune barrière religieuse ni aucune séparation en raison de différences. Nous traitons donc de divisions humaines et non pas de distinctions de classe.

 Ce second groupe constitue le champ le plus fertile d'où les nouveaux chefs et organisateurs sont tirés. Ceux-ci constituent un groupe intermédiaire entre les penseurs du monde, les gens intelligents et les masses humaines. En dernière analyse, ils sont les facteurs décisifs dans les affaires du monde. Les masses souffrent des conditions mondiales et des situations créées par l'activité du second groupe et réagissent d'une façon ou d'une autre aux nouvelles influences, aux nouveaux idéaux et aux nouveaux facteurs de direction dans le monde moderne. Ce groupe important souffre lui-même par ceux qui cherchent à imposer de nouveaux rythmes aux peuples, groupes politiques, idéalistes et fanatiques religieux, et protagonistes du nouvel ordre social et des nouveaux régimes économiques (tels que leurs chefs les leur montrent, bien ou mal interprétés).

 En raison du développement de leur intelligence, due aux facilités croissantes d'éducation, à leur possibilité d'information et à l'impact des nouvelles méthodes de propagande, de la presse, et de la radio, ils forment le groupe le plus puissant de chaque nation, et c'est à eux que les chefs s'adressent. C'est leur soutien et leur esprit de parti qui est demandé et qui représentent le succès pour n'importe quel chef. Ce sont eux qui détiennent la direction dans les affaires nationales. Ils sont aujourd'hui assaillis par l'incertitude, les doutes, les craintes profondes et le désir de voir justice faite et le nouvel ordre des choses instauré. Par-dessus tout, ils désirent la paix, des conditions économiques stables et un monde ordonné. Pour cela, ils sont prêts à se battre, et ils se battent aujourd'hui dans chaque parti, chaque groupement, pour toutes sortes d'idéaux politiques, nationalistes, religieux, économiques et sociaux. S'ils ne se battent pas au sens réel et physique du mot, ils se battent à coups de paroles, de discours et de livres.

 Troisièmement, les penseurs du monde : ce sont les hommes et les femmes intelligents, hautement éduqués, qui perçoivent les idées et les formulent en idéaux. Ces personnes parlent, écrivent des articles, des livres et utilisent toutes les méthodes connues pour atteindre et éduquer le grand public, poussant ainsi la bourgeoisie à agir et, à travers elle, à stimuler les masses. Leur fonction et le rôle qu'ils remplissent est d'une suprême importance. De leurs rangs sortent ceux qui influencent continuellement le cours des affaires mondiales, parfois dans un bon sens et parfois en vue de fins égoïstes. Ils jouent sur l'esprit humain comme un musicien joue sur son instrument, et le pouvoir de la presse, de la radio et des tribunes publiques se trouve entre leurs mains.

 Leur responsabilité est énorme. Quelques-uns, plus peut-être qu'il ne peut paraître, travaillent d'une façon désintéressée sous l'inspiration de l'ère nouvelle. Ils se sont consacrés à l'amélioration de la condition humaine et des affaires du monde suivant certaines directions qui leur paraissent (à raison ou à tort) contenir l'espoir de l'avenir et l'élévation de l'humanité.

On les rencontre dans chaque gouvernement, chaque parti, chaque société et organisation, et dans chaque Eglise et groupement religieux. Ils constituent l'unité la plus influente aujourd'hui, car c'est à travers eux que l'importante classe moyenne est atteinte, mise en mouvement et organisée pour des fins politiques, religieuses et sociales. Leurs idées et leurs déclarations s'infiltrent à travers les classes moyennes et supérieures et finalement atteignent les oreilles des gens les plus avancés parmi les masses non évoluées.

 Quatrièmement, le Nouveau Groupe des Serviteurs du Monde : Ce sont les gens qui commencent à inaugurer un nouvel ordre social dans le monde. Ils n'appartiennent à aucun parti ni à aucun gouvernement, dans le sens partisan du terme. Ils reconnaissent l'existence de tous les partis, de toutes les croyances et de toutes les organisations sociales et économiques ; ils reconnaissent tous les gouvernements. On les rencontre dans toutes les nations et dans toutes les organisations religieuses, et ils travaillent à formuler le nouvel ordre social. Sous l'angle purement physique, ils ne luttent ni pour les meilleurs aspects de l'ordre ancien ni pour l'amélioration des conditions sociales. Ils considèrent que les anciennes méthodes de combat, d'esprit de parti et d'attaque, tout comme

les anciennes techniques employées dans les luttes de partis ont absolument échoués, et que les moyens employés jusqu'à présent de tous côtés, par tous les partis et tous les groupes (lutte, violent parti pris en faveur d'un chef ou d'une cause, attaques contre des individus dont les idées ou les manières de vivre sont jugées nuisibles à l'humanité) sont dépassés, s'étant montrés vains et incapables d'amener les conditions voulues de paix, de prospérité économique et de compréhension. Ils sont absorbés par la tâche consistant à inaugurer le nouvel ordre du monde en formant à travers le monde entier, dans chaque nation, chaque ville ou agglomération, un groupement de gens qui n'appartiennent à aucun parti, ne prennent position ni pour ni contre mais qui ont des plans aussi clairs et bien définis et un programme aussi pratique que n'importe quel autre parti dans le monde aujourd'hui. Ils se basent essentiellement sur la divinité essentielle de l'homme ; leur programme est fondé sur la bonne volonté car c'est là une caractéristique humaine fondamentale. Ils organisent, en ce moment, les hommes de bonne volonté à travers le monde, leur traçant un programme défini et édifiant une politique à laquelle tous les hommes de bonne volonté peuvent adhérer.

 Ils croient et déclarent que leur appel initial a été tel, que si les esprits éduqués faisant partie du troisième groupe étudié plus haut leur donnent leur aide, et si les moyens financiers leur sont donnés d'accomplir le travail d'éducation nécessaire et la propagande relative à la bonne volonté, ils peuvent changer le monde (par la seule action des hommes de bonne volonté) au point que, sans guerre, sans exciter la haine entre les hommes et sans attaquer aucune cause ni adhérer à aucune d'entre elles, le nouvel ordre peut être fermement établi sur terre (15-582/87).

 4. La conscience de l'humanité est partout éveillée. Les races les moins développées sont en voie d'être éduquées, ce qui implique nécessairement la découverte de la pensée. On reconnaît que la bonne volonté est indispensable au développement du monde. Les hommes s'aperçoivent que "nul ne vit pour lui-même", et aucune nation non plus.

Ils enregistrent le fait que d'améliorer partout les conditions de vie de tous les hommes est une simple affaire de bon sens et de sagesse. C'est là un comportement nouveau et une approche nouvelle pleine d'espoir.

 Les hommes apprennent à se connaître et à se comprendre les uns les autres. Des nations parviennent à des contacts plus étroits entre elles. Des hommes d'Etat de tous les pays luttent ensemble au sein d'un conclave commun afin d'améliorer les conditions de vie humaines. Partout on pense, on évalue, on combat pour la liberté et les valeurs véritables. Que représente tout cela sinon l'effort de l'âme de l'humanité en vue de supprimer les maladies, de rétablir la santé dans les régions insalubres, et d'éliminer les points de friction ? N'est-ce pas également ce que tente l'homme spiritualisé lorsque son corps est malade, et ce que le guérisseur voudrait l'aider à réaliser ? (17-478).

 5. L'humanité est malade et attend sa guérison. Celle-ci sera accomplie par le Nouveau Groupe des Serviteurs du Monde et par les hommes de bonne volonté aidés par la Hiérarchie, ce centre planétaire d'où seront tirées les énergies curatives... La maladie de l'humanité en tant que race résulte de millénaires de vie défectueuse, de desseins égoïstes, et de cupidité qui ont produit une accumulation de maux physiques.

 Aujourd'hui, des millions d'enfants naissent soit visiblement déficients, soit porteurs de germes de maladie (17-517).

 6. La race humaine, dans son ensemble, se trouve maintenant à l'entrée même du Sentier du Disciple. Son regard se tourne vers l'avant, vers la vision, qu'il s'agisse de la vision de l'âme, de la vision d'un mode de vie meilleur, d'une situation économique améliorée, ou de relations inter-raciales meilleures. Que cette vision soit souvent déformée, qu'elle soit orientée vers la matière, ou saisie en partie seulement, est tristement vrai ; mais, sous une forme ou sous une autre, il existe aujourd'hui une compréhension appréciable de ce qui est "nouveau et souhaitable" de la part des masses, ce qui jusque-là était inconnu. Dans le passé, c'était l'intelligentsia ou les élus qui étaient doués de vision. Aujourd'hui, c'est la masse des hommes. L'humanité dans son ensemble est prête au processus général d'alignement et c'est la raison spirituelle qui était derrière la guerre mondiale. Les "ciseaux tranchants du chagrin doivent séparer le réel de l'irréel ; le coup de fouet de la douleur doit éveiller l'âme endormie à une vie meilleure ; il faut entreprendre d'arracher les racines de la vie, du sol de désir égoïste ; l'homme alors se trouvera libre". Ainsi s'exprime l'Ancien Commentaire dans l'une de ses stances très mystiques (18-403).

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