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CHAPITRE 85 — IDEES ET IDEAUX

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CHAPITRE 85

IDEES ET IDEAUX

 

1. C'est dans le domaine des idées que l'humanité n'est pas un être libre. Dès qu'une idée est devenue un idéal, l'humanité peut librement l'accepter ou le rejeter, mais les idées proviennent d'une source plus élevée et sont imposées au mental racial, que les hommes le veuillent ou non.

 2. Bien que le matérialisme soit encore puissant, il y a peu de personnes qui ne soient animées d'une certaine aspiration idéaliste pour laquelle elles sont prêtes à faire des sacrifices, si cela est nécessaire. C'est là un phénomène relativement nouveau et qu'il est bon de noter soigneusement. D'âge en âge, de grands Fils de Dieu ont toujours été prêts à mourir pour une idée ; aujourd'hui des multitudes entières y sont disposées et l'ont fait ; qu'il s'agisse de l'idée d'un état, d'un empire sur-humain ou d'une nation élue, ou bien que ce soit en réagissant à un besoin mondial urgent, ou l'adhésion ardente à une idéologie qui a cours. Cela indique un accomplissement racial prodigieux et un grand succès de la Hiérarchie qui a réussi à diriger l'attention humaine vers le monde d'où émergent les idées et vers des valeurs plus élevées et moins matérielles (9-108).

 3. L'illusion peut signifier la réaction du mental indiscipliné au monde des idées nouvellement contacté. Ce contact est établi du moment où l'homme a réalisé l'alignement et mis la nature inférieure en rapport avec la nature supérieure. Les idées nous viennent du plan de l'intuition. L'âme illumine le plan mental et le plan de l'intuition, si bien qu'ils se révèlent l'un à l'autre et que leur rapport devient alors évident. Le mental de l'homme (qui devient lentement le centre de sa conscience et la réalité principale de son existence) devient conscient de ce monde d'idées, nouveau et jusqu'alors inexploré ; il saisit une idée ou un groupe d'idées et s'efforce de les rendre siennes. Au début, la majorité des hommes et particulièrement le mystique moyen n'ont des idées qu'une appréciation assez vague et nébuleuse ; ils jugent souvent selon des jugements déjà portés. L'illumination obtenue grâce à un contact faiblement établi avec l'âme semble, au néophyte inexpérimenté, une merveille d'importance

vitale. Les idées qu'il contacte l'émerveillent grandement ; elles lui paraissent splendides, exceptionnelles et vitalement nécessaires à l'humanité.

 Mais le mental est toujours concentré sur le soi, le contact toujours faible, l'alignement incertain et, par conséquent, les idées ne sont que vaguement perçues. Mais le caractère unique de l'expérience réalisée dans le contenu du mental du disciple le fait pénétrer dans les profondeurs du domaine de l'illusion. L'idée, ou les idées qu'il a contactées ne sont (si seulement il pouvait s'en rendre compte) qu'un fragment d'un Tout beaucoup plus vaste et son interprétation est inadéquate. L'idée qui a émergé dans sa conscience, en raison de l'éveil partiel de son intuition, se trouvera déformée de plusieurs façons au cours de sa descente dans la conscience du cerveau. La manière dont il matérialise l'idée et la transforme en un projet d'exécution pratique est encore tout à fait impropre. Son équipement n'est pas encore suffisant pour parvenir à une certaine exactitude (10-38/9).

 4. L'illusion se manifeste généralement de sept manières :

 1. Par une fausse perception d'une idée. Le disciple ne peut pas distinguer entre une idée et un idéal, entre une idée et une forme pensée, ou entre un concept intuitif et un concept mental...

 La cause en est un mental non entraîné, non illuminé. Le remède est dans l'entraînement selon la technique du Raja Yoga.

 2. Par une fausse interprétation...

 La cause est une surestimation des propres pouvoirs mentaux.

 Le péché par excellence du type mental est l'orgueil qui colore toutes les activités dans les premiers stades.

 Le remède est le développement d'un esprit prudent.

 3. Par une fausse appropriation des idées. Ce qui provoque l'utilisation fausse d'une idée est la faculté de dramatiser et la tendance, propre à la personnalité, d'affirmer le petit soi ; elles amènent l'homme à s'approprier une idée comme si elle lui appartenait et à lui donner une importance exagérée parce qu'il la considère comme sienne...

 La cause en est une surestimation de la personnalité, une impression exagérée des réactions de la personnalité sur l'idée perçue et sur tous ceux qui tentent de venir en contact avec la même idée.

 Le remède est un effort constant afin de décentraliser la vie de la personnalité et de la centrer sur l'âme.

 Je voudrais ici rendre un point bien clair. Il est très rare que les idées parviennent directement des niveaux de l'intuition à la conscience mondiale et au mental humain. Le stade de développement actuel ne le permet pas encore. Les idées viennent des niveaux de l'intuition seulement lorsqu'il y a un contact constant avec l'âme, une puissante maîtrise mentale, une intelligence bien entraînée, un corps émotionnel purifié et un bon système glandulaire, résultant de ce qui précède. Réfléchissez-y.

 Lorsqu'elles sont d'un ordre très élevé, la plupart des idées sont amenées dans la conscience du disciple par son Maître et lui sont communiquées par télépathie mentale... En outre, certaines grandes idées existent en tant que courants d'énergie sur le plan mental. Les disciples peuvent entrer en contact avec elles et les obliger à se manifester, grâce à leur attention entraînée. Ces courants d'énergie mentale, colorée par une idée fondamentale, sont placés là par la Hiérarchie. Lorsqu'il les découvre et les contacte, le néophyte est enclin à considérer ce fait de manière personnelle, et il attribue l'idée à sa propre sagesse et à son propre pouvoir.

 4. Par une fausse direction donnée à l'idée. C'est dû au fait que le disciple ne voit pas encore les choses comme elles sont.

 Son horizon est limité, il fait preuve de myopie...

 La cause est un mental limité et non inclusif.

 Le remède est la formation du mental en vue de le rendre inclusif, bien développé sous l'angle de l'intelligence des temps modernes.

 5. Par la fausse intégration d'une idée. Chaque disciple a un plan pour sa vie, un champ de service qu'il a choisi, sinon il n'est pas disciple...

 Les disciples ne doivent pas nécessairement travailler avec toutes les idées qu'ils perçoivent et contactent ; ils ne le comprennent pas toujours. Le disciple se saisit donc de l'idée et cherche à l'intégrer dans ses plans ; il essaie de travailler avec des énergies pour lesquelles son tempérament ne l'a pas préparé. Il impose un courant d'énergie à son corps mental auquel celui-ci est incapable de tenir tête ; et le désastre s'ensuit...

 La cause est la cupidité et l'égoïsme du petit soi, même si le disciple ne le comprend pas et s'il est sous l'emprise du mirage que constitue l'idée même de son propre désintéressement.

 Le remède est l'esprit d'humilité.

 6. Par la fausse incarnation des idées. Il s'agit surtout ici des difficultés rencontrées par les âmes évoluées qui arrivent en contact avec le monde de l'intuition...

 L'idée est contactée, mais elle est revêtue d'une matière mentale qui ne lui convient pas ; dans sa voie vers la matérialisation, elle prend donc une mauvaise direction...

 La cause est le manque d'entraînement ésotérique à l'activité créatrice.

 Le remède est l'application des méthodes de cinquième rayon, méthodes du plan mental.

 7. Par une fausse application des idées. Que de fois le disciple tombe dans cette forme d'illusion ! Intuitivement, et aussi avec intelligence (notez la différence entre les deux termes) il contacte une idée et il l'applique mal (10-42/45).

 5. Les pensées jouent donc leur rôle, et le problème des idées sera de mieux en mieux compris jusqu'au jour où nous aurons des penseurs et des intuitifs entraînés, capables de travailler directement dans le monde des concepts et d'en ramener, pour l'usage de l'humanité, les idées-modèles sur lesquelles on pourra construire. En disant cela, je me rends compte que l'on peut m'accuser d'enjoliver et de communiquer l'impossible ; mais le temps démontrera la vérité de ce que je prédis (1298/9).

 Voir aussi : (6-267/8/9).

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