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CHAPITRE 141 — LES POUVOIRS PSYCHIQUES

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CHAPITRE 141

LES POUVOIRS PSYCHIQUES

 

1. Je voudrais marquer ici un arrêt et signaler deux choses qu'il faut garder à l'esprit :

 Premièrement, que de nombreuses personnes vivent aujourd'hui dans l'état de conscience atlantéen ; pour eux, l'expression des pouvoirs psychiques inférieurs est normale, mais toutefois indésirable. Pour l'homme qui est du type mental ou qui maîtrise graduellement la nature psychique, ces pouvoirs sont anormaux (devrais-je dire subnormaux ?) et des plus indésirables. Dans cette étude, je ne traite pas de l'homme ayant la conscience atlantéenne mais de l'aspirant moderne. Pour lui, développer la conscience raciale passée, et retourner à un type inférieur de développement (qui devrait être abandonné loin derrière soi) est dangereux et constitue un retard. C'est une forme d'expression atavique.

 Deuxièmement, que lorsqu'un homme est fermement polarisé sur le plan mental, lorsqu'il a atteint une certaine mesure de contact avec l'âme, lorsque son entière orientation se trouve dirigée vers le monde des réalités spirituelles et que sa vie est une vie de discipline et de service, alors, parfois, et lorsque cela est nécessaire, il peut, à volonté, faire appel et utiliser les pouvoirs psychiques inférieurs au service du Plan et de façon à accomplir certain travail spécial sur le plan astral. Mais c'est là un cas où la plus grande conscience inclut normalement la moindre conscience.

Toutefois, cela est rarement fait, même par les adeptes, car les pouvoirs de l'âme : perception spirituelle, sensibilité télépathique et habileté psychométrique, sont généralement à la hauteur des exigences et des besoins à satisfaire. J'intercale ces remarques, étant donné que certains hommes éclairés utilisent ces pouvoirs, mais c'est toujours dans le but de quelque service spécifique rendu à la Hiérarchie et à l'humanité et non pas dans un but ayant quelque relation avec l'individu.

 Lorsqu'un homme a erré dans les sentiers écartés du plan astral et a quitté l'endroit sûr de l'équilibre mental et de l'attitude intellectuelle (à nouveau, je parle symboliquement), lorsqu'il a succombé au mirage et à l'illusion (généralement trompé malgré lui et bien intentionné) et lorsqu'il a développé en lui, par une stimulation et des expériences erronées, d'anciennes habitudes de contact, telles que la clairvoyance et la clairaudience, que peut-il faire, ou bien que peut-on faire pour qu'il établisse des conditions normales ?

 Beaucoup de ces gens se retrouvent entre les mains des psychologues et des psychiatres ; on en trouve beaucoup dans nos maisons de santé et nos asiles, placés là parce qu'ils "voyaient des choses", entendaient des voix, ou rêvaient, et parce qu'ils se sont rendus eux-mêmes incapables de mener une vie normale. Ils semblent constituer un danger, à la fois pour eux-mêmes et pour les autres. Ils constituent un problème et une difficulté.

Les anciennes pratiques doivent être abandonnées, mais en raison de leur ancienneté elles sont très puissantes, et quant à les abandonner, c'est plus vite dit que fait. Les exercices par lesquels les pouvoirs psychiques inférieurs ont été développés doivent cesser (15-439/40).

 2. L'une des principales leçons à apprendre sur le Sentier de l'Etat du Disciple est d'apprendre à distinguer ce qui est réel de ce qui est illusion.

 Qu'est-ce que le médium verra et entendra donc lorsqu'il est en transe ou lorsqu'il donne une démonstration de clairvoyance et de clairaudience ?

Il y a plusieurs possibilités dont je peux faire la liste suivante :

 1. Une révélation de la "vie de désir" de la personne ou du groupe à qui le médium s'adresse. Cette vie de désir prend forme proportionnellement au degré de puissance du désir non exprimé ou de la capacité mentale de la personne ou des personnes en question.

 2. Une reconnaissance par le médium des formes-pensées ou de la forme-pensée se trouvant dans l'aura de la personne faisant partie de l'auditoire ou du cercle. Ces formes-pensées ont été construites au cours d'une certaine période et sont généralement celles de quelqu'un profondément aimé ou tout aussi profondément détesté.

Elles sont souvent d'une apparence si réelle que la personne peut les reconnaître lorsque le médium les décrit et celui-ci peut, en même temps, par un procédé de télépathie (par la voie du centre du plexus solaire) devenir conscient des choses que le client désire entendre, ce qui sera conforme aux manières et aux façons de parler et de penser de l'ami disparu ou vivant. Cela explique la médiocre qualité des déclarations et des communiqués habituels qui sont faits au cours d'une séance. Les personnes qui assistent à des séances ne sont généralement pas du niveau d'intelligence le plus élevé, à moins qu'elles ne soient là simplement pour observer.

 3. Quelques rares cas où une âme sur le chemin du retour en incarnation, ou immédiatement après la mort, est poussée (dans un but louable et satisfaisant) à établir un contact avec un ami ou un parent par la voie d'un médium. De tels cas sont connus et en général présupposent une intelligence au-dessus de la moyenne de la part de celui qui consulte, de celui qui fait la communication et du médium. Ce sont, toutefois, des cas exceptionnels.

 4. La révélation faite à l'opérateur clairvoyant et clairaudient d'une grande part du phénomène du plan astral, parallèle à celui du plan physique et qui est conditionné par la qualité et l'envergure du cercle de gens constituant le public. Le médium interprète cette révélation aux personnes et généralement elle provoque une reconnaissance.

 Je ne jette ici aucun doute sur la sincérité de l'acte accompli ni sur les médiums qui sont nés avec des facultés de clairvoyance et de clairaudience. Je signale seulement que le phénomène qu'ils contactent est de nature astrale et que quiconque regardant une réunion du point de vue des pouvoirs psychiques supérieurs noterait autour de chaque membre de ce cercle un groupe de formes astrales (créées par elles-mêmes) de ceux qui ont quitté la vie physique, de ceux qui sont constamment dans ses pensées bien qu'encore vivants, et aussi un processus kaléidoscopique et changeant de formes apparaissant et disparaissant (certaines tout à fait nébuleuses et d'autres tout à fait nettes, suivant le pouvoir de la pensée) qui concerne la vie de désir de ce membre et qui sont liées aux affaires de sa maison, de son travail ou bien sont construites autour de sa santé.

 Le sensitif se met au diapason, relie ces manifestations aux formes-pensées qui les accompagnent et on a ainsi la production de la performance habituellement constatée dans la pièce où la séance a lieu ou parmi le public moyen. Le médium rapporte vraiment et exactement ce qu'il voit et entend ; il est, par conséquent sincère et fidèle, mais parce qu'il ne reçoit aucune formation réelle dans l'art de l'interprétation et dans la technique consistant à distinguer l'illusoire du réel, il se trouve, forcément, incapable de faire plus que de décrire les phénomènes perçus et les paroles entendues.

 Cependant, lorsque le mystique déploie ces mêmes pouvoirs, comme c'est parfois le cas, les phénomènes perçus et les paroles entendues peuvent être d'un ordre très élevé. Pourtant, ils sont toujours astraux, car ils se rapportent à des événements et des phénomènes se trouvant sur les niveaux supérieurs du plan astral. Il entre en contact avec la vie de désir, spirituelle ou religieuse de la race, et les contacts effectués par lui dépendront de la tendance fondamentale de son aspiration individuelle du moment. S'il est un chrétien convaincu et sincère, il verra l'une des magnifiques et vitales formes-pensées du Christ que l'on peut trouver là, et dans la merveille de cette révélation, son amour, son imagination et tout ce qu'il y a de meilleur en lui sera suscité, provoquant adoration et mystère.

De là viennent certains des ouvrages inspirés et des visions illuminées du mystique. Si c'est un Hindou, il peut avoir une vision du Seigneur de l'Amour, Shri Krishna ; si c'est un Bouddhiste, il peut voir le Seigneur de la Lumière, le Bouddha, dans toute sa splendeur. Si c'est un étudiant des sciences occultes, ou un Théosophe ou un Rosicrucien, il peut avoir une vision de l'un des Maîtres ou de toute la Hiérarchie des adeptes ; il peut entendre prononcer des paroles et peut ainsi se sentir assuré sans aucune discussion possible, que les Grands Êtres l'ont choisi en vue d'un privilège spécial et d'un service unique. Et pourtant, sa conscience n'a jamais quitté le plan astral et ses contacts ont consisté seulement en une expression admirable et inspirée des phénomènes de ce plan, qui s'est manifestée grâce à son aspiration, à sa vue et à son ouïe internes.

 Tout ceci est provoqué par l'activité exagérée du centre du plexus solaire, stimulé par l'énergie se déversant des hauteurs que l'homme a atteintes dans sa méditation et son aspiration. Les résultats sont, en leur nature, très émotionnels, et les réactions, ainsi que les services rendus subséquemment, se situent sur les niveaux émotionnels. On a vu bien des faits de ce genre parmi les éducateurs se trouvant actuellement dans de nombreux pays du monde. De tels éducateurs ont été et sont de véritables aspirants. Leur conscience s'est éveillée sur les niveaux supérieurs du plan astral. Ils ont vu là les formes-pensées que l'humanité a créées de la Hiérarchie spirituelle, ou la réflexion de celles-ci sur les niveaux de cette Hiérarchie (groupe de formes-pensées encore plus puissant), et ils ont entendu des répétitions de ce qui a été dit et pensé par les aspirants du monde de tous les temps, tout cela extrêmement splendide, bon et vrai. Ils se sont alors mis à enseigner et à proclamer ce qu'ils avaient entendu, vu et appris, et fréquemment ils ont fait beaucoup de bien, sur les niveaux astraux. Ils confondent tout de même la réflexion avec la réalité, la reproduction avec l'original et ce qui est construit par l'homme avec ce qui est créé par la divinité.

 N'oubliez pas que le plan astral est celui où l'homme doit apprendre à distinguer la vérité de l'erreur, et le réel de l'irréel. Ainsi, ceux qui sont trompés apprennent-ils simplement une leçon dont ils avaient besoin. Le plan astral, en tant que fait, est graduellement reconnu, et c'est une bonne chose. Le fait de l'existence de la Hiérarchie spirituelle et de celle des Maîtres est porté à la connaissance des masses, même si cela est fait par ceux qui confondent la réflexion et la forme-pensée avec la réalité.

 On pourrait avec raison poser la question suivante : Comment le mystique peut-il éviter cette erreur et cette confusion ? Comment peut-il distinguer le réel de l'illusoire ? Ceci constitue pour chaque mystique un problème individuel et il n'existe pas de règle absolue et scientifique lui permettant de diriger ses réactions. Les seules règles que je peux vous donner sont si simples que ceux qui, actuellement, sont occupés à enseigner et qui proclament qu'ils ont été les objets de contacts astraux n'aimeront sans doute pas les suivre. L'attitude d'esprit qui gardera le mystique contre les illusions et les erreurs astrales est :

 1. La culture d'un esprit de véritable humilité. Il existe une arrogance spirituelle qui se cache derrière un manteau de modestie et qui est très commune à l'heure actuelle. Elle porte les gens à se considérer comme les élus de la Hiérarchie afin de sauver le monde ; elle les conduit à se regarder comme les porte-parole des Maîtres ou du Christ ; elle tend à les rendre séparatifs dans leur attitude à l'égard des autres chefs de file et enseignants, refusant de reconnaître les nombreux aspects de l'œuvre unique et les nombreuses méthodes que le Mental Divin a préparé pour atteindre les masses.

 2. Le refus d'accepter tout contact ou message présentant des implications personnelles, ou qui place à part celui qui les reçoit, tendant ainsi au développement d'un complexe messianique.

 Cette phrase me plaît. Elle est simple et concise et illustre d'une façon saisissante l'état d'esprit de nombreux éducateurs actuels de l'humanité et décrit le caractère d'assurance marquant leur conscience. Un contact véritable avec la Hiérarchie et la véritable accolade donnée au serviteur comportent la certitude de l'existence de nombreux éducateurs de nombreux serviteurs actifs dans le Service unique, celle de nombreux messagers transportant le message unique, celle de nombreux éducateurs des nombreux aspects de la Vérité unique, et celle de nombreux et différents chemins qui retournent au Cœur de Dieu. Lorsque cette révélation qui embrasse tout accompagne l'appel du service, alors l'esprit d'inclusivité est développé ; l'homme peut être sûr qu'il a été véritablement appelé à coopérer et il est convaincu de la réalité de sa vision.

 3. Ne pas être soumis à l'appel des émotions. Le véritable disciple et le véritable mystique sont toujours polarisés mentalement. Leur vision est libre des réactions trompeuses du centre du plexus solaire. Leur vision éveille le centre cardiaque et évoque la réponse de l'énergie de leur personnalité (focalisée dans le centre ajna) et produit finalement une "centralisation dans le lieu de lumière". Cela indique l'activité croissante du centre de la tête. Ils peuvent, plus tard, avoir recours aux émotions maîtrisées dans leurs rapports avec les masses, mais eux-mêmes cherchent à demeurer libres de toute domination émotionnelle (15-522/7).

 3. Le psychisme négatif et inintelligent réduisent leur représentant au niveau d'un automate ; ils sont dangereux et à déconseiller car ils privent l'homme de son libre arbitre et de sa positivité et vont à l'encontre de son rôle d'être humain libre et intelligent. L'homme, dans ce cas-là, ne joue pas le rôle de canal au service de son âme et n'est guère plus qu'un animal instinctif, en admettant qu'il ne soit pas littéralement une coque vide qu'une entité obsédante occupe et utilise (13-9).

 4. Par ailleurs, il existe des médiums d'un ordre beaucoup plus élevé, dont la vie est mise au service d'âmes avancées se trouvant de l'autre côté du voile, et qui font don d'eux-mêmes afin que les hommes en retirent un enseignement. Ainsi, les âmes sont aidées des deux côtés du voile et il leur est donné l'occasion d'entendre ou de servir. Pourtant, ces derniers gagneraient à recevoir un entraînement plus intelligent et à comprendre plus exactement la technique de leur travail et l'organisation de leur corps.

Ils feraient alors de meilleurs canaux et de plus sûrs intermédiaires (13-10).

 5. Le disciple, préoccupé des plans hiérarchiques pour l'avenir, a l'esprit très ouvert en ce qui concerne le développement des vrais pouvoirs psychiques. Il déplore et réprime tous les états et formes de pensée négatifs, lorsqu'il les rencontre dans son entourage, mais il encourage le développement de toutes les formes de perception sensibles supérieures, qui élargissent la conscience humaine et enrichissent son contenu (13-526).

 Voir aussi : le "Spiritisme" et (5-74/6) (5-843/5).

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