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CHAPITRE 168 — LA SOUFFRANCE

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CHAPITRE 168

LA SOUFFRANCE

 

1. La souffrance est la lutte qui fait que l'homme, à travers la matière, gravit le sentier qui conduit aux pieds du Logos. Souffrir est suivre la voie de la plus grande résistance pour atteindre le sommet de la montagne. La douleur est l'éclatement de la forme pour que s'embrase le feu intérieur ; la douleur est le froid de l'isolement qui conduit à la chaleur du Soleil central ; la douleur est le feu de la fournaise qui fera connaître la fraîcheur de l'eau de vie. La douleur est le voyage en de lointains pays suivi du retour joyeux à la Maison du Père. La douleur est l'illusion d'être renié par le Père qui pousse le Fils prodigue à retourner jusqu'au Cœur du Père. La douleur est la croix de la perte complète de toute chose à laquelle suit la possession de la richesse éternelle. La douleur est le fouet qui pousse le constructeur à lutter pour mener à la perfection la construction du temple.

 La douleur se voit dans de nombreux cas ; elle conduit l'âme humaine de l'obscurité à la lumière, de la servitude à la libération. Cette paix, cette lumière et cette libération, grâce à l'harmonie ordonnée du cosmos, sont l'héritage de tous les fils des hommes (4-398/9) ou (5-661).

 2. Sur cette conscience, dépendant de la connaissance des paires d'opposés, est branché tout le problème de la peine et de la souffrance, tel que nous le comprenons aujourd'hui. Les animaux souffrent, mais leur souffrance est entièrement physique et sensitive. L'homme souffre ; il souffre physiquement, sensitivement, et aussi mentalement ; la souffrance mentale est due au développement en lui de certains aspects du mental inférieur : anticipation, mémoire, imagination, pouvoir de visualiser, remords, et enfin cette impulsion inhérente de tendre vers la divinité qui a pour corollaire un sens de privation et d'échec. Les souffrances de Dieu lui-même (auxquelles les écritures du monde font si souvent de mystérieuses allusions) sont indépendantes de la sensibilité ; elles sont mentales et intuitives (14-253).

 3. Sur le Sentier de l'Initiation, la douleur est en grande partie déniée, non parce que l'initié cherche à l'éviter, mais du fait que la sensibilité de la forme aux contacts indésirables ayant disparu, la douleur disparaît en même temps.

 La douleur est gardienne de la forme et protectrice de la substance ; elle prévient du danger ; elle dénote certains stades définis dans le processus d'évolution ; elle est reliée au principe selon lequel l'âme s'identifie à la substance. Lorsque cette identification cesse, la douleur et la maladie ainsi que la mort perdent leur emprise sur le disciple. L'âme est désormais soustraite à leurs exigences, et l'homme est libre, parce que maladie et mort sont des qualités inhérentes à la forme et sujettes à toutes les vicissitudes de la vie en forme (17-394).

 4. La douleur a toujours été l'agent de purification employé par les Seigneurs de la Destinée pour engendrer la libération (13-103).

 Voir aussi : (6-598).

 

 

 

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