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LES NOUVEAUX GROUPES DES SERVITEURS DU MONDE

5 – La loi de service

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5 – La loi de service

 

1.

La Loi de Service est … la loi dominante de l'avenir… Autrefois, c'était le service de sa propre âme, avec l'accent placé sur le propre salut personnel, qui captivait toute l'attention de l'aspirant. Rien d'autre n'était considéré. Ensuite vint la période durant laquelle le service du Maître, et aussi de l'âme personnelle, était considéré comme revêtant un intérêt essentiel. Le Maître était servi et l'accent placé sur les devoirs envers Lui, parce que de cette manière le salut de l'individu était assuré. Maintenant, une nouvelle note retentit, la note de croissance par le service rendu à la race et par l'oubli de soi clairement cultivé. (5-551)

 2.

 Vous comprendrez tous un jour que la science du Service est plus importante que la science de la Méditation, car c'est l'effort et l'activité acharnés du disciple-serviteur qui évoquent les pouvoirs de l'âme, qui font de la méditation une nécessité essentielle et la méthode supérieure à toutes les autres pour l'invocation de la Triade Spirituelle. Elle aboutit à intensifier la vie spirituelle, oblige à construire l'antahkarana et conduit, par une série graduée de renonciations, à la Grande Renonciation qui libère le disciple pour l'éternité. (6-59)

 3.

 … La troisième Loi de l'Ame, qui est destinée à gouverner toute l'activité de l'âme. C'est la Loi de Service. Toutefois, avant de nous étendre sur ce thème, il y a trois choses que je voudrais dire et qui méritent une soigneuse attention de votre part.

 Premièrement, les résultats de tout contact effectué pendant la méditation et la mesure de votre succès, seront déterminés par les services subséquemment rendus à la race. S'il existe une correcte compréhension, il s'ensuivra nécessairement une activité appropriée.

 Nous avons précédemment signalé que les trois grandes sciences qui domineront la scène dans le Nouvel Age et qui mèneront l'humanité de l'irréel au réel et de l'aspiration à la réalisation sont :

1. La science de la Méditation, la prochaine science du mental.

 2. La science de l'Antahkarana, ou la science de la jonction qui doit avoir lieu entre le mental supérieur et le mental inférieur.

 3. La science de Service, qui est une méthode bien définie d'union totale.

 Nous allons maintenant considérer les grandes lignes de cette science, car c'est le facteur majeur de Libération dans la vie du disciple.

 Deuxièmement, cette Loi de Service est quelque chose à quoi on ne peut échapper. L'éluder comporte ses pénalités si cela est fait consciemment. La capacité de servir marque un stade bien défini de progrès sur le Sentier, et tant que ce stade n'est pas atteint, les services spontanés, rendus avec amour et guidés par la sagesse, ne peuvent être accomplis. Jusque-là, ce qu'on trouve représente de bonnes intentions, des motifs mélangés et souvent du fanatisme. …

 Troisièmement, cette Loi de Service a été exprimée pour la première fois pleinement par le Christ, il y a deux mille ans… L'Age des Poissons a préparé, lentement, très lentement, la voie pour la divine expression du service, qui sera la gloire des siècles à venir. Aujourd'hui, nous avons un monde qui peu à peu arrive à comprendre le fait que "nul homme ne vit pour lui-même", et que c'est seulement lorsque l'amour, dont on a tant écrit et parlé, trouve son expression dans le service que l'homme peut commencer à travailler selon sa capacité innée.

 … Il n'est pas facile de servir. L'homme aujourd'hui commence seulement à apprendre comment on sert. …

 Le service est généralement interprété comme étant extrêmement désirable, et on comprend rarement à quel point le service est essentiellement difficile. Il implique un grand sacrifice de temps, d'intérêt, et de ses propres idées ; il exige un travail extrêmement ardu, car il nécessite un effort délibéré, une sagesse consciente et la capacité de travailler sans attachement. Ces qualités ne sont pas, pour la moyenne des aspirants, faciles à acquérir, et pourtant aujourd'hui la tendance à servir est une attitude que l'on trouve vraiment dans une vaste majorité de gens dans le monde. Tel a été le succès du processus évolutif.

Le service est fréquemment considéré comme un effort fait pour amener l'entourage à partager le point de vue de celui qui sert, car ce que le soi-disant serviteur a estimé être bon, vrai et utile doit nécessairement être bon, vrai et utile pour tous. On envisage le service comme quelque chose que nous faisons pour les pauvres, les affligés, les malades et les malheureux, car nous pensons que nous voulons les aider, comprenant mal que tout d'abord cette aide est offerte parce que des conditions misérables nous rendent nous-mêmes mal à l'aise et qu'en conséquence nous devons nous efforcer d'améliorer ces conditions de façon que nous puissions de nouveau nous sentir à l'aise. L'acte consistant à aider dans ces conditions nous libère de notre mauvaise conscience, même si nous ne parvenons pas à libérer ou à soulager ceux qui souffrent.

 Le service est fréquemment l'indication d'un tempérament affairé et trop actif, ou d'une disposition d'esprit satisfait de soi-même, qui conduisent ceux qui les manifestent à faire des efforts énergiques pour modifier la situation et la rendre telle qu'ils pensent qu'elle devrait être, obligeant ainsi les gens à se conformer à ce que le serviteur estime qu'il convient de faire.

 Ou encore, le service peut venir d'un désir fanatique de marcher sur les pas du Christ, ce grand Fils de Dieu Qui "allait en faisant le bien", laissant un exemple que nous devrions suivre sur Ses pas. Les gens servent donc en vertu d'un sens d'obéissance, et non pas par un élan spontané vers ceux qui sont nécessiteux. La qualité essentielle pour le service manque donc, et dès le début ils ne parviennent pas à accomplir plus que certains gestes. Le service peut également être rendu par un désir profondément ancré de perfection spirituelle. On le considère comme l'une des qualifications nécessaires pour l'état de disciple et, par conséquent, si l'on veut être un disciple, on doit servir. Cette théorie est correcte, mais la substance vivante du service est absente. L'idéal est juste, vrai et méritoire, mais le motif derrière l'ensemble est absolument faux.

 Le service peut aussi être rendu parce qu'il devient de plus en plus à la mode et une habitude de s'occuper de quelque forme de service. La marée monte. Chacun s'active et sert dans des mouvements sociaux, des entreprises philanthropiques, dans des oeuvres de la Croix-Rouge, dans le relèvement du niveau éducatif et travaille à la tâche d'améliorer les conditions misérables dans le monde. Servir de quelque façon que ce soit est à la mode. Le service donne un sentiment de puissance ; le service procure des amis ; le service est une forme d'activité de groupe, et fréquemment il apporte beaucoup plus à celui qui sert (dans le sens mondain du terme) qu'à celui que l'on sert.

 Et cependant, malgré tout ce qui indique des motifs erronés et de fausses aspirations, un genre de service est constamment et réellement rendu. L'humanité s'achemine vers une juste compréhension du service… (15-118/23)

 4.

 Lorsque le soi personnel inférieur est subordonné aux rythmes supérieurs et obéit à la nouvelle Loi de Service, alors la vie de l'âme commence à s'écouler à travers l'homme vers les autres, et l'effet dans la famille et l'entourage les plus proches de l'homme sera de manifester une véritable compréhension et une réelle assistance. Au fur et à mesure que le courant de vie devient plus fort par l'usage, l'effet se propagera du petit groupe immédiat de la famille, au voisinage. Une échelle plus vaste de contacts devient possible, jusqu'à ce que, finalement, (si plusieurs vies ont été ainsi passées sous l'influence de la Loi de Service) l'effet de la vie qui se déverse puisse revêtir un caractère national et mondial. Mais cela n'a pas été prévu ainsi, cela ne sera pas l'objet de luttes en tant que but en soi-même. Cela sera une expression naturelle de la vie de l'âme, prenant la forme et la direction conformes au rayon de l'homme et à l'expression des vies passées. Cette expression sera colorée et ordonnée par les conditions environnantes, par le temps, par l'époque, par la race et par l'âge. Ce sera un flot vivant et une émission spontanée, et la vie, la puissance et l'amour manifestés, émis des niveaux de l'âme, posséderont une force puissante et attractive à l'égard des unités du groupe avec lesquelles le disciple peut venir en contact dans les trois mondes de l'expression de l'âme. Il n'y a pas d'autres mondes de l'expression de l'âme. Il n'y a pas d'autres mondes dans lesquels l'âme peut, en cette époque, s'exprimer ainsi. Rien ne peut arrêter ou interrompre la puissance de cette vie de service naturel et aimant, excepté le cas où la personnalité fait obstruction. Alors, le service, tel que les Educateurs se trouvant du côté intérieur de la vie le comprennent, devient déformé et changé en affairisme.

 Il se transforme en ambition, en un effort de faire servir les autres de la façon dont nous pensons que le service devrait être rendu, et en un amour de puissance qui entrave le service véritable au lieu d'un amour pour nos compagnons les hommes. Il y a, dans chaque vie, un moment dangereux lorsque la théorie de service est comprise et que la loi supérieure est reconnue ; alors la qualité imitative de la personnalité, sa nature simiesque, et l'ardeur d'un haut degré d'aspiration peuvent facilement prendre la théorie pour la réalité, et les gestes extérieurs d'une vie de service pour le flot naturel et spontané de la vie de l'âme à travers son mécanisme d'expression. (15-128/9)

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