N G S M . E U

LES NOUVEAUX GROUPES DES SERVITEURS DU MONDE

17 – Le plan pour l'évolution humaine

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17 – Le plan pour l'évolution humaine

 

a) Le plan

 1.

 … Le plan est tout ce qui peut, dans le Dessein divin, être amené à l'expression sur la planète… à n'importe quel moment ou époque particulière dans le temps et l'espace. (6-371/2)

2.

 … De quelle utilité sont tous ces renseignements, pour les hommes ou pour l'aspirant qui s'efforcent de servir ? La chose dont l'humanité a véritablement besoin, aujourd'hui, c'est de comprendre qu'il y a un Plan qui se réalise nettement par l'intermédiaire de tous les événements mondiaux, et que tout ce qui est survenu dans le passé historique de l'homme, ce qui est arrivé dernièrement, est assurément en accord avec ce Plan. De plus, et nécessairement, si un tel Plan existe, il présuppose Ceux qui sont responsables de sa naissance et l'ont poursuivi avec succès. Du point de vue de l'humanité moyenne, qui pense en termes de bonheur terrestre, le Plan devrait être une raison de joie, et un espoir de vie matérielle plus facile. Pour la Hiérarchie spirituelle, le Plan implique des mesures ou des circonstances qui pourront élever et étendre la conscience de l'humanité, donc permettre aux hommes de découvrir les valeurs spirituelles, par eux-mêmes, et de faire les changements nécessaires de leur libre arbitre, engendrant ainsi l'amélioration souhaitée de l'environnement, conforme au développement de la reconnaissance spirituelle.

 3.

 … La merveille et l'immensité du drame qui se déroule dans l'univers est une preuve de sa réalité, et la compréhension de l'homme, pour minime qu'elle paraisse, est une garantie de sa divinité. Par stades successifs nous nous rapprochons du but, qui est la connaissance consciente et intelligente.

Pas à pas nous maîtrisons la matière et rendons de plus en plus adéquat le mécanisme de conscience et de contact. Peu à peu nous (et j'entends par là la famille humaine dans son ensemble) nous approchons de la "place de reconnaissance" et nous nous préparons à gravir la montagne de la vision.

 Si les aspirants pouvaient concevoir les merveilles de cette révélation et s'ils connaissaient la magnificence de la récompense accordée à leurs efforts, nous verrions moins de faiblesses, plus de courage, de plus grands accomplissements, et par conséquent une illumination plus rapide du monde.

 … La vision ne peut être appropriée, elle est toujours au-delà. Si la vie toute entière est consacrée à la vision, mais qu'en même temps le service est négligé, la vision n'est d'aucun profit.

 Ce que j'ai tenté, c'est de vous faire voir la grandeur du Plan et de vous indiquer les échelons à gravir sur l'échelle de l'évolution, pour chaque aspirant et pour tout membre de la Hiérarchie. (14-156/7)

 4.

 Une première tentative de formulation de ce Plan fut faite en 1900, à l'une des grandes réunions de quart de siècle de la Hiérarchie. En 1925, à la suivante réunion de coopération, le nouveau Plan fut discuté plus en détail, certains changements durent y être apportés (comme conséquence des résultats de la guerre mondiale) et les membres de cet important Concile prirent deux décisions.

 Premièrement : Que tous les membres de la Hiérarchie planétaire uniraient leurs efforts, pendant une période de plusieurs années (jusqu'en 1950), pour obtenir certains résultats ; que pendant ce temps toute l'attention des Grands Êtres serait tournée vers une tentative déterminée de provoquer une expansion de la conscience de l'humanité à l'aide d'une sorte de processus accéléré, de façon que l'horizon de pensée des hommes soit fortement élargi et que leur foi, leur assurance et leur connaissance soient également agrandis et fortifiés. Il fut décidé que certains points douteux seraient définitivement éclaircis.

 Deuxièmement : Il fut décidé de relier plus étroitement, subjectivement les disciples avancés, les aspirants et les travailleurs dans le monde. A cette fin, tous les Maîtres mirent leurs groupes personnels de disciples en rapport les uns avec les autres, subjectivement, intuitivement et parfois télépathiquement. C'est ainsi que fut créé le Nouveau Groupe des Serviteurs du Monde. (14-170/1)

 5.

 Grosso-modo, dans l'esprit de ses organisateurs le Plan était divisé en trois sections :

 Premièrement, Politique

 L'objectif de ce travail était l'établissement et le développement d'une conscience internationale. Ceci était un effort fait selon la ligne du pouvoir ou volonté, du gouvernement, soit selon le premier rayon. Les disciples et aspirants travaillant dans le champ de l'organisation, ainsi que la masse des idéalistes furent organisés pour ce travail, assistés par les travailleurs appartenant aux septième et sixième rayons. Les divers groupes se rassemblèrent d'eux-mêmes en un seul pour cet effort. Il fut aussi décidé de démontrer la nécessité d'une synthèse économique comme part de cet essai de relier les nations les unes aux autres, de façon que l'esprit qui se manifeste dans une organisation telle que la Croix-Rouge par exemple puisse aussi se manifester internationalement dans les rapports des nations entre elles. Il est inutile de faire remarquer que la détresse matérielle ainsi que la débâcle des vieux partis politiques et des relations commerciales avaient leur part à jouer. Il fut décidé de démontrer la nécessité d'établir un esprit d'interdépendance et d'interrelation international, afin que les nations se voient forcées d'admettre que les politiques d'isolationnisme, de séparatisme et l'entretien d'un égoïsme national devaient disparaître, et qu'un esprit national coloré par un sens de supériorité, par des haines de classe, et des antagonismes raciaux était une barrière opposée au véritable développement de l'humanité. Il fallait enseigner aux peuples que le désir d'accroître leurs possessions est en réalité un obstacle à leur véritable expansion. Des plans furent donc établis qui devaient permettre à la Fraternité des Nations, basée sur les besoins mutuels, la compréhension mutuelle et l'assistance mutuelle, de se fonder graduellement. (14-172/3)

 Les auteurs de ces différents mouvements nationaux ignorent la plupart du temps quelles sont les impulsions qui sont à l'origine de leur oeuvre ; fréquemment ils sont incapables d'expliquer les idéaux vers lesquels ils tendent, sauf en termes d'ambitions humaines et de pouvoir.

Cependant, sans le savoir, ils sont réellement sensibles aux grandes idées qui sont semées dans leur mental, par les Esprits qui agissent derrière la scène. Ils répondent à l'idée du bien général, de l'égalité humaine, du super homme, aux exigences du commerce universel et à la distribution des richesses, mais, et ceci est le point important, parce que la synthèse intérieure de l'effort n'est pas mise en valeur, parce qu'il n'y a pas de connaissance générale quant à l'origine de ces grandes conceptions et pas de compréhension de la Fraternité intérieure qui guide l'humanité vers une Fraternité extérieure, ces grands principes sont fortement faussés, déformés, appliqués de façon égoïste et utilisés séparativement. Le feu des haines de classe, les antagonismes raciaux et l'orgueil national n'en sont qu'attisés. (14-175)

 Secondement, Religion

Le but de ce département est d'établir une compréhension universelle de la nature de la réalité et de fortifier la croissance de la conscience spirituelle. Quoique d'un certain point de vue, les dissensions religieuses soient les plus difficiles à aplanir, un réel progrès a cependant été réalisé dans cette section du travail hiérarchique. Il y a aujourd'hui dans le monde un très grand nombre d'individus qui croient fondamentalement à la fraternité des religions. Bien que, partout les masses inintelligentes n'aient qu'une faible idée, ou pas d'idée du tout au sujet des choses spirituelles, on peut cependant plus facilement les amener à croire au Dieu unique et à l'idée d'une foi universelle qu'à toute autre idée. Plusieurs milliers d'entre eux sont franchement agnostiques ou ne croient à rien du tout tandis que plusieurs autres milliers sont rétifs au contrôle de l'autorité ecclésiastique.

Ils ont pourtant en eux ce germe de l'esprit d'amour qui est normalement inclusif et intuitif. …

 Au cours des dix prochaines années le travail de l'Association des Religions (dont les organisations extérieures sont une extériorisation) prendra beaucoup d'extension. Bientôt la structure intérieure d'une foi mondiale sera si clairement définie dans le mental de milliers d'hommes, que sa structure extérieure apparaîtra inévitablement avant la fin du siècle.

 La structure intérieure de la Fédération mondiale des Nations s'organisera également et sa forme extérieure se dessinera aux environs de 2025. N'en déduisez pas que nous verrons bientôt une religion mondiale parfaite et une complète communauté des nations. La nature ne va pas si vite, mais la conception et l'idée seront universellement reconnues, universellement désirées et recherchées : lorsque de telles conditions existent, rien ne peut empêcher l'apparition finale de la forme physique pour ce cycle. (14-176/7)

 Troisièmement, Scientifique

 Ceux qui travaillent selon cette ligne se sont définitivement fixés comme but d'élargir la conscience humaine et d'étendre son horizon de façon à ce qu'une synthèse du tangible et de l'intangible y prenne place.

Ceci doit faire pénétrer l'humanité dans un domaine nouveau et subjectif qui doit lui faire connaître de nouveaux états de conscience. Ces développements seront effectués par ceux qui travaillent dans les champs de l'éducation, de la science et de la psychologie. De grandes choses se préparent en ce moment, et les activités des travailleurs des troisième et cinquième rayons n'ont jamais été aussi bien dirigées et aussi puissantes qu'actuellement.

 … Les énergies des aspirants et des disciples des troisième et cinquième rayons sont orientées vers le travail d'expansion de la conscience humaine, vers la tentative de mettre en lumière les merveilles cachées de l'univers, et vers l'effort de hâter le développement des pouvoirs latents dans l'humanité. Ces pouvoirs, lorsqu'ils seront éveillés, seront des extensions des sens actuels ; ils feront pénétrer l'homme dans le monde qui se trouve derrière le voile de l'ignorance et de la matière. (14-177/8)

 b) Le plan créé par la méditation

 1.

 … L'univers tout entier a été créé, et son évolution développée, par le pouvoir de la pensée, ce qui est un autre terme pour la méditation dirigée.

Ceci couvre la méditation de nombreux groupes subjectifs, spirituels et mentaux ; les lois de ce travail de méditation sont le résultat de certaines décisions mentales qui incarnent la volonté du Logos planétaire ; elles sont imposées à tous les groupes mineurs de vies, par Ceux dont la tâche est de mettre en action les lois divines et de les faire respecter. On peut noter ici que la liberté de volonté existe par rapport au concept Temps, mais non par rapport aux résultats ultimes et inévitables, à la fin de l'immense période mondiale. La forme-pensée majeure de la Hiérarchie spirituelle, créée par une méditation ashramique conjointe, est appelée le Plan. Le dessein fondamental de Sanat Kumara est révélé de cycle en cycle par ses Agents au sein de Shamballa, et imprimé par Eux sur le mental des membres les plus anciens de la Hiérarchie. Ces derniers, à leur tour, prennent cette impression comme sujet de leur méditation ashramique, adaptant ses divers concepts et le dessein indiqué à un Plan très soigneusement formulé et qui présente – en ce qui concerne l'humanité – sept aspects ou phases de développement évolutionnaire et d'effort, selon le travail requis d'un Ashram de n'importe quel rayon, impliqué à tel moment particulier.

Chaque Ashram entreprend donc de méditer sur le Plan général et, de cette manière (si seulement vous pouviez le comprendre), chaque initié et chaque disciple trouvent leur place, leur sphère d'activité et de service de l'initié le plus élevé au disciple le moins important. …

 Avez-vous jamais pris le temps de penser que la méditation d'un Maître sur le Plan dont Il est le gardien, et la formulation de ce qu'il peut faire, dans le sens d'une coopération efficace, ne rendent pas service et ne sont d'aucune utilité aux habitants illettrés de nos grandes villes et de nos régions agricoles. Les besoins de ces masses non pensantes doivent être satisfaits par des disciples de développement spirituel moindre, dont le plus grand attrait vient probablement de l'application d'une aide économique. La tâche de ces disciples mineurs est de prouver aux masses ignorantes que – à mesure que passent les siècles – la vie spirituelle et la véritable compréhension spirituelle englobent tous les aspects de l'expression du plan physique, et non seulement les modes de pensée religieux ou philosophiques. Donc, la méditation de tous les degrés de disciples et d'initiés a son utilité car, en exécutant cette méditation à leur propre niveau, ils peuvent adapter le Plan à une masse d'hommes très différents, de sorte que le Plan hiérarchique peut s'étendre des Maîtres de la Hiérarchie, en passant par les Ashrams et par le Nouveau groupe des serviteurs du monde, jusqu'à la famille humaine.

 J'aimerais que vous saisissiez la vraie simplicité de cette image, si vous le pouvez, car vous aussi pouvez participer à ce grand travail de méditation.

 L'un des objectifs que je me suis fixé lorsque j'ai entrepris cette tâche de clarifier le Plan dans le mental des hommes, préparant ainsi la voie pour le Maître de tous les Maîtres, était de prouver, non seulement que le Plan était basé sur la méditation planétaire, mais que, dans son développement vers l'expression, il répondait aux besoins de tous les groupes et degrés possibles d'êtres humains. Plus important encore, on pouvait prouver que le mot "spirituel" couvrait toutes les phases de l'expérience. Réfléchissez à cette déclaration. Est spirituel ce qui se trouve au-delà du degré de perfection atteint dans le présent ; c'est ce qui incarne la vision, et pousse l'homme vers un but plus élevé que celui déjà atteint. Les ecclésiastiques ont fait une grande ligne de démarcation entre ce qui est humain et ce qui est spirituel, entre ce qui est matériel et ce qui ne l'est pas ; ce faisant, ils ont créé le péché, et grandement compliqué la vie et la compréhension des hommes. Ils ont donné une signification égoïste à l'aspiration humaine ; ils n'ont pas enseigné aux hommes que la méditation et la prière étaient simplement des phases de coopération au Plan divin. L'individualisme a été encouragé et la compréhension de groupe perdue. Vu le travail des Frères de l'ombre, il se peut qu'il ait été impossible d'éviter ce dangereux détournement de l'intention humaine et de la vérité. Mais le temps est venu où les hommes peuvent imposer à leur pensée le grand rythme de la méditation, allant du désir à la prière puis à l'adoration et, de là, à la méditation et à l'invocation.

 Ceci est la tâche immédiate du Nouveau groupe des serviteurs du monde, qui coopère partout avec les hommes de bonne volonté ; chaque membre du Nouveau groupe doit chercher à connaître sa position et sa responsabilité dans la méditation ; il doit découvrir aussi dans quel domaine la destinée a prévu son service à l'humanité. Ce n'est pas tâche facile. Souvent, les hommes sont si ambitieux spirituellement qu'ils perdent leur temps à faire ce qui n'est pas le travail auquel ils sont destinés, car cela flatte leur ambition spirituelle. (6-233/5)

 2.

… La méditation rend le mental plus clair quant au fait et à la nature du Plan, que la compréhension amène le Plan dans le monde du désir et que l'amour libère la forme qui matérialisera le Plan sur le plan physique.

J'en appelle à vous pour que vous exprimiez ces trois qualités de votre âme. Tous, sans exception, vous pouvez servir de cette façon, si vous le désirez. (13-23)

c) Perception du plan

 1.

 Dans tous les grands mouvements, une pensée ou un agrégat de pensées sont projetés dans le mental des soi-disant idéalistes par la Grande Fraternité Blanche. Un homme, ou un groupe, est choisi et cette pensée est confiée à son mental. Là, elle germe et s'incorpore à d'autres pensées pas aussi pures et sages, parce que colorées par les qualités du penseur. Les formes-pensées sont reprises à leur tour par des penseurs sur le plan du mental concret qui saisissent l'idée dans son ensemble, lui donnant une forme plus précise, plus facilement compréhensible au grand public. Elle atteint ainsi les niveaux inférieurs du plan mental et peut se développer davantage. Ceux qui sont focalisés sur le plan astral s'en saisissent alors, car elle leur plaît émotionnellement ; elle devient partie de l'opinion publique. L'idée est désormais prête à prendre forme sur le plan physique ; on a alors l'adaptation pratique d'un idéal aux besoins de la vie physique.

L'idéal a été rabaissé ; il a perdu de sa beauté première, mais il est néanmoins mieux adapté à l'usage du public et peut être utilisé comme point de départ pour de plus hautes réalisations. (4-131)

 2.

 Le Plan existe en quatre états de conscience :

 1. Tel qu'il est perçu et connu des Membres de la Hiérarchie, et des disciples acceptés.

 2. Tel qu'il existe dans la conscience des membres du Nouveau Groupe des Serviteurs du Monde, ancré profondément dans leurs pensées et leurs désirs.

 3. Tel qu'il existe dans la conscience des hommes de bonne volonté.

 4. Tel qu'il est légèrement esquissé dans les pensées des gens intelligents qui, dans le monde actuel, acceptent Dieu. (5-377)

 3.

 L'humanité a maintenant atteint un point où elle saisit véritablement le Plan de la Hiérarchie, appelez-le fraternité, partage, internationalisme, unité ou ce que vous voulez. Il s'agit là d'une compréhension vraie et grandissante et d'une reconnaissance générale de la part des penseurs et des ésotéristes, des personnes religieuses éclairées, des hommes d'Etat à l'esprit large, et même aujourd'hui de l'homme ordinaire ; néanmoins, le dessein divin, mis en oeuvre ou exécuté par la volonté divine, échappe encore aux plus avancés. (6-136/7)

 4.

La compréhension de ce Plan par le disciple variera nécessairement selon son point d'évolution. Dans les tous premiers stades de l'état de disciple, sa capacité de "modifier, qualifier, et adapter" est faible en vérité, mais chaque expansion de conscience l'adaptera de plus en plus à cette tâche. Vous auriez intérêt à étudier de nouveau les stades de l'état de disciple, tels qu'ils sont décrits dans le premier Volume de L'état de Disciple dans le Nouvel Age. Vous noteriez comment chaque stade (quand il est effectivement vécu) permet au disciple de voir le Plan sous l'angle de l'ashram et du Maître avec une clarté croissante ; finalement, vient un temps où le disciple arrive au coeur même des choses et où il est si proche du coeur du Maître qu'il peut participer aux plans hiérarchiques. (6-390)

 5.

 … Je voudrais que vous compreniez que le plan de votre travail est fait par nous et que votre tâche est de vous rendre sensible à notre "impression". Cette sensibilité développée est toujours difficile pour une personne de premier rayon. Elle préfère demeurer seule et engendrer elle-même les plans qu'elle estime adaptés au genre de service qu'elle cherche à rendre. Mais aujourd'hui les disciples apprennent qu'un plan ou schéma de service mondial, fusionné, organisé, fondu, est nécessaire ; qu'un "maître-Plan" de la Hiérarchie doit être exécuté, et que les disciples doivent s'efforcer de s'insérer dans ce Plan, vous y compris. (6-498)

 6.

 Le Plan, tel qu'il est perçu par les disciples du monde, dans leur effort de travailler et de coopérer avec lui, n'est que la perception de cette portion du Plan qui concerne la conscience humaine. Nous n'avons pas été encore capables de saisir même une faible lueur de l'immensité du Plan synthétique pour des évolutions autres que l'évolution humaine, à la fois supra-humaine et sub-humaine ; et nous ne pouvons pas non plus saisir la structure de l'idéal de Dieu tel qu'il sert de base à la totalité des processus manifestés, même sur notre petite planète. Tout ce que nous connaissons réellement est que le Plan existe, qu'il est excellent, que nous nous trouvons enveloppés par lui et que nous sommes soumis. (15-28/9)

 d) Difficultés des maîtres dans la transmission du plan

 1.

… J'en viens aux problèmes et aux difficultés que les Maîtres rencontrent alors qu'ils essaient de réaliser les plans de l'évolution par l'intermédiaire des hommes. En conclave, ils établissent leurs plans avec discernement. Après discussion, ils distribuent les tâches ; puis, à ceux qui s'offrent pour le service et qui ont établi une certaine mesure de contact avec l'âme, ils s'efforcent de transmettre autant du plan que possible, donnant quelques suggestions quant au but à atteindre. Si le mental de ceux qui reçoivent le message est instable ou trop satisfait de lui-même s'il y a orgueil, désespoir, complexe d'infériorité, la vision ne parvient pas dans toute sa clarté. Si le corps émotif vibre avec violence en un rythme imposé par la personnalité, si le corps physique est souffrant empêchant la concentration de l'attention, qu'arrive-t-il ? Le Maître s'éloigne tristement, désolé à la pensée que le travailleur a perdu l'occasion de servir, par sa propre faute, et Il cherche quelqu'un d'autre pour faire ce qui est nécessaire ; quelqu'un qui peut-être convient moins bien, mais qui est le seul disponible à ce moment.

Il peut être utile ici de rappeler aux aspirants désireux de servir qu'une partie du travail que bien des gens accomplissent est le résultat d'un excès de zèle et non l'exécution du travail proposé par le Maître. Avec un sage discernement, Il distribue le travail sans imposer jamais plus que ce qu'un être humain peut faire. Le Maître peut former et en effet il forme le disciple de telle sorte que celui-ci semble, à son entourage, accomplir des miracles. N'oubliez pas, toutefois, que la somme de travail d'un disciple utile devient possible seulement quand il a coordonné ses trois corps et réalisé l'alignement. Celui qui a un corps mental stable, qui répond de manière positive à ce qui vient d'en haut tout en restant négatif à l'égard des vibrations inférieures, celui dont le corps astral est calme, incolore, limpide, dont les nerfs sont solides, offre un instrument propre à l'usage du Maître, un canal par lequel Il peut librement faire passer sa bénédiction sur le monde.

 Quatrièmement, il faut noter que même les Grands Etres doivent établir leurs plans en tenant largement compte du manque de perception de ceux par lesquels Ils doivent travailler. Ils se trouvent souvent entravés par les instruments dont dépend le travail et la plus grande partie de leurs difficultés dépend du degré d'évolution de la masse en Occident.

 Il faut aussi noter que le degré d'évolution atteint par l'humanité indique le succès, non l'insuccès, mais il reste beaucoup à faire, et le travail de la Fraternité Blanche est souvent entravé.

 L'humanité, actuellement, oscille entre un excessif matérialisme et une croissante et profonde réalisation des mondes invisibles, sans avoir atteint l'équilibre qui naît de la connaissance acquise par l'expérience directe. Les forces qui ont été mises en mouvement par les penseurs, les savants, les hommes religieux vraiment avancés, les spiritualistes, les adhérents à la Science chrétienne, à la Nouvelle Pensée, les théosophes, les philosophes modernes et les chercheurs dans d'autres domaines de la pensée, agissent graduellement sur les corps subtils de l'humanité, les conduisant au point où ils commencent à comprendre trois choses.

 a. La réalité des mondes invisibles.

 b. L'immense pouvoir de la pensée.

 c. La nécessité de la connaissance scientifique de ces deux arguments. (4-132/4)

 2.

 Un Maître recherche donc les êtres qui sont sensibles au Plan. Il ne recherche pas essentiellement des gens que l'on prétend bons. L'oubli de soi et la bienveillance vont toujours de pair avec l'innocuité et impliquent la bonté la plus grande. Le Maître recherche le genre d'hommes qui peuvent se mettre en harmonie avec l'aspect du Plan dont Il est responsable, ceux qui peuvent apprendre à subordonner leur personnalité aux exigences du Plan. Ces hommes ne poursuivent pas de desseins égoïstes ; ils désirent seulement aider le Maître et les disciples avancés qui peuvent travailler sous Sa direction à l'un des aspects du Plan. Comme je l'ai indiqué, cela implique qu'ils seront entraînés à s'adapter, à reconnaître les vraies valeurs, à faire preuve de fluidité dans les idées et à travailler d'une manière désintéressée pour leur prochain. (5-683)

 3.

 … Comme pour la masse des hommes qui ne connaissent pas, ne reconnaissent pas ni ne répondent à la Hiérarchie, ainsi à l'intérieur de la Hiérarchie elle-même, il y a un groupe analogue à cette masse d'hommes.

Beaucoup de membres mineurs de la Hiérarchie, et un très grand nombre de disciples ne connaissent pas, ne reconnaissent pas ou ne répondent pas encore à l'influence ou au pouvoir de Shamballa.

 Dans la Hiérarchie, la science de l'Impression conditionne la relation entre les membres majeurs et mineurs des différents Ashrams. Tous ne répondent pas de la même façon car, dans ses plus hauts aspects, c'est une science en processus de maîtrise. Pour faciliter la compréhension, on pourrait dire que dans la Hiérarchie, l'impression gouverne et conditionne tous ceux dont le mental abstrait est hautement développé. Dans de nombreux disciples de l'Ashram, il n'est pas pleinement développé et de ce fait, seulement certains membres de la Hiérarchie – les Maîtres, les Adeptes et les Initiés du troisième degré – sont autorisés à connaître les détails du Plan ; ceux-ci sont protégés au moyen de cette science même de l'Impression. Les autres membres de la Hiérarchie prennent leurs ordres de leurs aînés. (11-70/1)

 e) Dangers auxquels les travailleurs sont soumis

 … Il faut indiquer certains dangers auxquels les aspirants doivent être rendus attentifs quand ils cherchent à servir. A savoir :

 Donner trop d'importance à un aspect du plan au détriment d'autres aspects.

 Concentrer la pensée exagérément sur la partie du plan qui attire personnellement.

Ne pas reconnaître la difficulté que rencontrent les travailleurs, dans l'exécution du plan, à agir ensemble dans la paix. La friction est souvent inévitable.

Se laisser envahir par son propre intérêt ou son ambition.

 Ne pas se garder de la fatigue due à un effort prolongé pour exécuter le plan et de la tension qui accompagne un travail sur un niveau élevé.

Ne pas reconnaître ceux qui sont envoyés pour collaborer à l'oeuvre.

 Perdre le contact constant avec le soi supérieur et le Maître. (4-134/5)

 f) Matérialisation du plan

 1.

 … Pour la perception du plan et sa matérialisation, les hommes sont nécessaires. On a la vision d'immenses possibilités avec des indications de moyens par lesquels ces possibilités peuvent être concrétisées sur le plan physique. Les Grands Etres ne vont pas au-delà. Les détails et les méthodes pour la matérialisation de l'idéal et le travail nécessaire sont laissés aux hommes. Au disciple qui est organisateur et transmetteur du plan échoit la tâche de s'occuper des détails et d'entreprendre l'action nécessaire. A ce point, il est sage pour lui de se souvenir que lui et ses petits plans sont soumis à la même loi qui régit les Grands Etres dans leurs vastes entreprises et que les difficultés surgissent dans la manière de traiter les gens.

Les êtres humains utilisés pour le travail se répartissent en trois groupes :

 a. Ceux qui présentent le plan et sont chargés de l'appliquer.

 b. Ceux qui peuvent être employés, mais demeurent aveugles aux grands problèmes.

 c. Ceux qui ne pressentent rien sauf ce qui se rapporte à leurs intérêts personnels égoïstes.

 Le premier groupe peut prendre contact avec les Maîtres qui travaillent avec ces membres de la famille humaine et en attendent un succès raisonnable. Ces hommes peuvent percevoir le son et visualiser le plan.

Le deuxième groupe doit être utilisé, dans la mesure du possible, par les disciples du monde.

Le troisième groupe ne reçoit pas l'afflux de l'énergie et n'est utilisé qu'en cas de nécessité.

 Une des conditions essentielles à remplir par le disciple, pour pouvoir pressentir le plan et être employé par le Maître, est la solitude. Dans la solitude fleurit la rose de l'âme ; dans la solitude le soi divin peut parler ; dans la solitude, les facultés et les grâces du soi supérieur peuvent s'enraciner et s'épanouir dans la personnalité. Dans la solitude aussi, le Maître peut s'approcher et imprimer dans l'âme en paix la connaissance qu'il cherche à communiquer, la leçon qui doit être apprise, la méthode et le plan à adopter par le disciple. Dans la solitude, le son est perçu. Les Grands Etres doivent agir par les instruments humains, aussi le plan et la vision sont fort entravés par les défauts de ces instruments. (4-131/2)

 2.

 Peu à peu, l'image des possibilités et du Plan se déroulera devant vous au fur et à mesure que votre mental augmentera en sensibilité et que votre cerveau deviendra plus sensible aux impulsions mentales. Peu à peu les disciples du monde travailleront à reproduire, sur le plan physique, ce qui existe subjectivement. Peu à peu, apparaîtront sur toute la terre des groupes d'âmes illuminées qui pourront coopérer avec les Maîtres en des rapports parfaitement libres parce que leur faculté de réaction aura été scientifiquement formée et développée. La possibilité qu'ils auront de travailler en accord ou à l'unisson avec la Hiérarchie, de coopérer à la vie de groupe de nombreux autres groupes de disciples, de communiquer la lumière et la révélation au monde des hommes deviendra plus tard un fait accompli et il existe déjà à l'heure actuelle d'une manière beaucoup plus active et puissante que vous ne le pensez. Un modeste degré de vision, mon frère, rend la route du disciple plus facile, et par conséquent, je me suis quelque peu étendu sur les possibilités que, avec notre connaissance de l'avenir, nous considérons déjà comme des faits s'étant manifestés. Rien ne peut arrêter le succès final du Plan ; c'est seulement une question de temps. (5-28/9)

 3.

 Les constructeurs spirituels et les architectes du Plan ne rencontrent vraiment des difficultés que lorsque ce qu'ils édifient devient propriété publique et par conséquent exposé aux critiques et nécessitant une assistance extérieure. C'est alors que la tâche de préserver la pureté originale de l'idée et du dessein devient pénible.

 Préparez-vous à l'extension du travail. Mais que cette extension se fasse suivant un plan et non pas pour répondre à des urgences, car vous construisez en collaboration avec les Constructeurs intérieurs et les deux structures doivent constituer des contreparties. Réfléchissez à cela mais soyez moins strict en ce qui concerne ce qui n'est pas essentiel. (5-162/3)

4.

Il (le disciple) saisit finalement qu'en ce qui concerne l'humanité, les plans que fait la Hiérarchie s'insèrent dans certaines phases précises d'activité, toutes reliées et toutes tendant à l'extériorisation du Plan, dans tel ou tel siècle, cycle, ou période mondiale. Ces phases sont :

 1. La phase du Dessein, ayant sa source à Shamballa et enregistrée par les membres les plus anciens de la Hiérarchie.

 2. Le stade de l'établissement du Plan hiérarchique. C'est la formulation du Dessein en termes de possibilité, d'urgence, de convenance et de disponibilité des disciples ; s'y ajoutent les énergies de mise en oeuvre du Plan.

3. Ensuite vient le Programme dans lequel le Plan est pris en charge par tel ashram impliqué dans son exécution, puis réduit aux stades formateurs de l'impression et de la direction humaines ; ce sont les conditions nécessaires à son apparition et les phases de ce conditionnement. Celles-ci comportent habituellement deux parties ; la destruction de toutes les entraves et la présentation du Plan.

 4. L'apparition du Modèle hiérarchique (basé sur la reconnaissance du dessein, sur des plans soigneusement conçus, et sur un programme détaillé et soigneusement pensé) à la fois dans le mental des disciples de l'ashram impliqué dans l'exécution du Plan et parmi l'intelligentsia sur terre. Ces deux groupes ont la tâche d'introduire, le premier consciemment, le deuxième inconsciemment, le modèle des choses futures dans la conscience de la masse, tâche nullement aisée comme le prouve l'état actuel des affaires mondiales.

5. Puis vient la phase finale de Précipitation quand tout le travail subjectif a été fait sur la base du possible, et quand le modèle et une partie du programme sont reconnus par les penseurs de toutes les nations, soit favorablement, soit avec antagonisme. Les plans, ayant atteint ce stade final, se poursuivent grâce à leur propre élan.

… Il mettra l'accent selon son développement et son point d'évolution ; certains disciples peuvent aider le Maître dans l'établissement des plans, car ils deviennent sensibles à l'impression de Shamballa ; d'autres sont absorbés par la formulation du programme, et la communication de certaines de ses caractéristiques à des disciples plus limités, les mettant ainsi au travail. Un groupe de disciples soigneusement choisis est toujours maintenu dans la Hiérarchie, afin de travailler uniquement sur le modèle ; c'est une phase très importante du travail qui exige un esprit de synthèse et une aptitude à maîtriser les courants d'énergie hiérarchique. Les disciples moins avancés, et donc plus près de la pensée humaine à un moment donné de l'histoire, se chargent de surveiller la précipitation du Plan. Leur travail est nécessairement beaucoup plus exotérique, mais lourd de responsabilités, car c'est lorsque le Plan a atteint le stade de l'exécution humaine que l'erreur peut surgir, et que des fautes peuvent se produire.

 Dans tous les ashrams se trouvent des disciples dont la tâche est de faire les adaptations nécessaires du modèle et les changements indispensables dans le programme, à mesure que se déroule le processus de précipitation. Il existe une loi interdisant que l'on empiète sur la liberté humaine. L'établissement du Plan et son exécution sont, en dernière analyse, purement une affaire humaine, quand a été atteint le stade de précipitation. Ils dépendent de la réceptivité du cerveau humain, de sa reconnaissance du besoin et de ses sources. C'est un point dont il faut se souvenir. (6-361/2)

 5.

 … Il existe trois types de travailleurs hiérarchiques :

 1. Les âmes ; c'est-à-dire les initiés qui ont pris la quatrième initiation, de la Renonciation et chez qui le corps de l'âme, le corps causal, a été détruit. Ce sont les gardiens du Plan.

2. Les personnalités pénétrées par l'âme ; ce sont les disciples et les initiés des trois premières initiations par l'intermédiaire desquels les "âmes" travaillent à l'accomplissement du Plan.

 3. Les aspirants intelligents qui ne sont pas encore des personnalités pénétrées par l'âme, mais qui reconnaissent la nécessité du Plan et recherchent le bonheur de leurs semblables.

 Le groupe le plus élevé formule le Plan ; le second groupe "modifie, qualifie et adapte" le Plan, selon les nécessités humaines contemporaines, assurant ainsi la continuité progressive et régulière du Plan ; le troisième groupe est composé des agents qui apportent le Plan à l'humanité et cherchent à le rendre exécutable, guidés par le compromis spirituel, compromis mis en évidence par le second groupe.

 Les disciples, qui saisissent le Plan et sont informés spirituellement des mesures à prendre pour modifier le Plan sur le plan mental, afin que son acceptation par l'humanité soit intelligemment progressive et non imposée dynamiquement avec les effets désastreux qui en découleraient, les disciples, dis-je, sont les agents primordiaux. Ils acceptent d'être responsables du compromis nécessaire, car ils en sont responsables et non les Maîtres. Les différents aspects du Plan – tels qu'ils sont présentés dans l'ashram – sont alors modifiés et restructurés, de sorte que le Plan devient une série de mesures successives et n'a pas l'impact violent d'une idée non comprise. On pourrait dire que le compromis spirituel du disciple (travaillant au Plan) transforme l'idée fondamentale, par modification mentale, en un idéal acceptable.

 Quand le processus de modification est terminé, l'idée – sous forme d'idéal – descend sur le plan astral, celui des émotions. Là, elle se colore de la caractéristique qui, d'après le disciple au travail, plaira le plus aux masses parmi lesquelles il travaille. (6-391/2)

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