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47 – La formation du disciple

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47 – La formation du disciple

 

1.

 Les diverses énergies qui agissent sur l'être humain produisant son développement constituent son champ d'expérience. Ces deux mots, développement et expérience, devraient toujours être liés, car l'un réagit sur l'autre et inversement. Le fait d'être soumis à l'expérience dans le monde de la forme détermine parallèlement le développement de la conscience. Ce développement, qui produit des changements constants dans la réalisation et, par conséquent une réorientation constante vers un nouvel état de conscience, conduit nécessairement à de nouvelles expériences, à l'expérience de nouveaux phénomènes, de nouveaux états d'être et de conditions dimensionnelles jusqu'alors inconnues. D'où la réaction fréquente du disciple au fait que, pour lui, il n'y a pas de paix. La paix était l'objectif de l'aspirant de l'époque de l'Atlantide. La réalisation est l'objectif du disciple aryen. Il ne peut demeurer statique, ni s'arrêter ; constamment, il s'adapte à de nouvelles conditions, apprend à fonctionner en elles puis à les voir disparaître pour être remplacées par de nouvelles conditions. Tout cela continue jusqu'à ce que la conscience soit stabilisée dans le Soi, l'Un. L'initié sait alors qu'il est l'Unité, observant la fantasmagorie phénoménale de la vie dans la forme.

 Il passe du sens de l'unité à celui de la dualité et, de là, à une unité supérieure. D'abord, le Soi s'identifie à l'aspect forme à un point tel que la dualité disparaît dans l'illusion que le Soi est la forme, ce qui constitue apparemment tout ce qui est. Puis vient le stade où le Soi intérieur commence à devenir conscient de Lui-même aussi bien que de la forme ; nous parlons du soi et de ses enveloppes, du soi et du non-soi. Ce stade de dualité est celui de l'aspirant ou du disciple jusqu'au moment de sa préparation pour la troisième initiation. Il commence par savoir qu'il est une entité spirituelle confinée dans la forme. Le changement de la conscience, qui s'identifie d'abord avec la forme et qui, ensuite, se reconnaît entité spirituelle, est lent et graduel, et l'aspirant apprend la leçon de l'endurance (au point d'endurer le non-soi) jusqu'à arriver à un point d'équilibre où ni l'un ni l'autre ne prédomine. Cela produit un état d'apparente négativité et d'inertie qui peut durer une vie ou même deux et il semble que peu de chose soit accompli dans l'une ou l'autre direction.

C'est une indication précieuse pour ceux qui travaillent dans le champ spirituel quant à leurs relations avec autrui. Puis le point d'équilibre change et l'âme commence à élargir son influence et, graduellement, l'aspect de la conscience affirme sa domination. Toutefois, la dualité persiste, car l'homme s'identifie parfois à son âme, parfois à la forme. C'est le stade où se trouvent maintenant beaucoup de disciples très sérieux. Peu à peu, l'homme est "absorbé" par l'âme et, ainsi, se met en rapport avec tous les aspects de l'âme dans toutes les formes jusqu'au jour où il se rend compte qu'il n'est rien d'autre que l'âme ; alors, l'état d'unité supérieure l'emporte. (4-374/5)

 2.

 Le travail des adeptes d'Ibez et les mystères du Temple d'Ibez persistent et sont accomplis par des maîtres et des adeptes incarnés dans le monde entier. Ils enseignent la signification de la psyché, égo ou âme, et de l'être humain, afin que l'homme puisse être vraiment ce qu'il est, un Dieu marchant sur la terre, ayant soumis sa nature inférieure (physique, astrale et mentale) à la domination de l'âme, ou aspect Amour, non seulement en théorie, mais en fait et en vérité.

 Alors, le corps physique n'aura plus d'attrait pour l'homme réel ; la nature affective et le corps du désir ne l'égareront plus et le mental n'exclura pas ce qui est vrai et spirituel. L'homme divin emploiera les trois véhicules au service de l'humanité. Le règne humain aura transcendé ses limites et l'homme passera dans le règne spirituel pour y apprendre de nouvelles leçons comme devait le faire l'humanité dans l'enfance, quand elle passa du règne animal au règne humain, instruite pour son travail par les Maîtres d'Ibez. (4-382)

 3.

 Toute croissance est cyclique ; le progrès s'effectue d'un degré à l'autre et prend la forme d'une spirale ; cela implique toujours la nécessité, apparente, de revenir sur ses pas. Mais ce n'est là qu'une illusion. (5-108)

 4.

 Il existe toujours à chaque moment de la vie de chaque disciple en incarnation un aspect de son développement qui présente plus d'importance que les autres. (5-209)

 5.

 Dans le travail du disciple, le facteur temps ne compte pas. La croissance, profondément enracinée et établie, est le but, et la croissance, si on la veut saine et bonne, est lente. (5-552)

 6.

 La vie du disciple consiste en une progression continue et graduelle vers le centre ; les disciples acceptés font nettement partie de la Hiérarchie.

Celle-ci est un lieu de fusion de toutes les âmes sur les niveaux supérieurs du plan mental. Dans la mesure où une personne est sous l'impression de l'âme, puis sous la direction de l'âme et finalement lorsqu'elle s'identifie avec l'âme, elle progresse vers le centre de fusion. Votre amour pour l'humanité augmentant, et l'intérêt que vous portez à vous-même diminuant, vous vous déplacerez par là même vers ce centre de lumière et d'amour où les Maîtres demeurent dans l'être spirituel.

… Le disciple entraîné est si préoccupé du Plan, si plein d'amour pour son prochain que son orientation tout entière est vers le service du Plan et non vers son progrès individuel ou vers le Maître. Plus il se rapproche du centre et du Maître, moins grande est l'attention que le Maître lui porte et moins il est occupé à penser au Maître. Au début sans doute, il pense nécessairement beaucoup à ses rapports avec la Hiérarchie, avec le Maître et avec sa propre âme. Dans un stade intermédiaire, il s'occupe à acquérir le sens des proportions et à établir un juste ajustement intérieur, de manière qu'il "puisse faire face aux deux voies et que par chacune d'elles il puisse percevoir la même vision". Dans les derniers stades, lorsqu'il est le disciple qui est aussi le Maître, sa conscience est absorbée dans la volonté du Créateur ; son attitude est celle d'un amour immuable et son travail est un travail de rayonnement, rayonnement qui évoque l'activité chez les autres, qui provoque une réponse de son prochain et fait accomplir un nouveau pas en avant au Plan en répondant aux besoins immédiats de l'humanité. (5-682/3)

 7.

 … Quand il devient aspirant et fait ses premiers pas sur le sentier de la maturité spirituelle, il commence à jouer un rôle crucial qu'il garde jusqu'à l'atteinte de la libération spirituelle, devenant lui-même un membre de la Hiérarchie, du cinquième règne ou règne spirituel, par la pratique du service, perfectionné dans le quatrième règne, ou règne humain. (11-194)

 8.

 L'homme peut être défini comme une unité de vie consciente, amené à une expression tangible par l'amour judicieux de Dieu. Par les expériences de la vie, il se trouve en présence d'innombrables choix à faire, qui l'élèvent graduellement hors du règne du tangible dans celui de l'intangible. Tandis qu'il attire ou est attiré par la vie de son environnement, il devient de plus en plus conscient d'une série de valeurs de plus en plus élevées jusqu'à ce qu'il atteigne ce point de développement où l'attirance magnétique du monde subjectif, du mental intangible et des réalités spirituelles devienne plus puissant que les facteurs qui le séduisaient auparavant. Son sens des valeurs n'est plus déterminé par :

 1. La satisfaction de sa nature animale instinctive.

 2. Les désirs de nature émotionnelle et sentimentale de son corps astral.

 3. L'attrait et les plaisirs de nature mentale et les appétits intellectuels.

 Il est maintenant puissamment attiré par son âme, ce qui entraîne une formidable révolution dans sa vie tout entière. Le mot "révolution" étant pris ici dans son sens propre, un changement total de direction. Cette révolution a lieu maintenant, à l'échelle mondiale, dans les vies des individus du monde entier, et c'est l'un des facteurs principaux engendrant les puissantes idées expérimentales que nous voyons actuellement à l'oeuvre dans le monde. Le pouvoir attractif de l'âme grandit sans cesse, et celui de la personnalité faiblit en même temps. Tout cela est donc le résultat de l'expérimentation conduisant à l'expérience ; de l'expérience qui conduit à un meilleur usage des pouvoirs de la personnalité ; d'une meilleure appréciation d'un monde plus vrai de valeurs et de réalité, et d'un effort de l'homme pour s'identifier avec le monde des valeurs spirituelles et non plus avec le monde des valeurs matérielles. Le monde de la signification et des causes devient graduellement le monde dans lequel il trouve le bonheur, de sorte que ses intérêts majeurs et l'usage qu'il décide de faire de son temps et de ses capacités sont finalement teintés par de plus véritables valeurs spirituelles.

 Il est alors sur le chemin de l'illumination. (14-339/40)

 9.

 La vie de la personnalité passe par les stades suivants :

1. Elle se construit lentement et progressivement au cours d'une longue période de temps. Durant de nombreux cycles d'incarnation, l'homme n'est pas une personnalité. Il n'est qu'un fragment de la masse.

 2. Au cours de ce stade l'âme ne s'identifie pratiquement pas avec la personnalité. Pendant une longue, une très longue période, l'aspect de l'âme enfouie dans les gaines est dominé par la vie propre de ces gaines. L'âme ne fait sentir sa présence que par la "voix de la conscience". Toutefois le temps s'écoule, et la vie active et intelligente de la personne est progressivement rehaussée et coordonnée par l'énergie issue des "pétales de la connaissance du lotus égoïque" ou de l'intelligente nature perceptive de l'âme sur son propre plan, pour aboutir finalement à l'intégration des trois gaines inférieures en un seul ensemble fonctionnel. L'homme est alors une personnalité.

 3. La vie de personnalité de l'individu désormais coordonné persiste pendant un grand nombre d'incarnations et se divise en trois phases :

 a. La phase d'une vie personnelle agressivement dominante, essentiellement conditionnée par son type de rayon, égoïste de nature, et fort individualiste.

 b. Une phase de transition où un conflit fait rage entre la personnalité et l'âme. L'âme cherche à se libérer de la vie en forme, et pourtant, en dernière analyse, la personnalité dépend du principe de vie conféré par l'âme. En d'autres termes, le conflit s'ouvre entre le rayon de l'âme et celui de la personnalité, et la guerre est déclarée entre ces deux aspects focalisés de l'énergie. Ce conflit prend fin lors de la troisième initiation.

 c. La phase finale est le contrôle par l'âme, amenant la mort et la destruction de la personnalité. Cette mort commence lorsque la personnalité, le Gardien du Seuil, se tient devant l'Ange de la Présence. La lumière de l'Ange solaire éclipse alors la lumière de la matière.

 Cette phase finale de "contrôle" est conditionnée par l'identification de la personnalité avec l'âme, inverse de l'identification précédente de l'âme avec la personnalité. C'est également le sens de l'expression "intégration des deux". Les deux ne font plus qu'un.

 C'est à cette phase que Saint Paul se référait dans l'Epître aux Ephésiens, lorsqu'il parlait de Christ "créant les deux en lui-même pour en faire un seul homme nouveau" 84. Elle comprend essentiellement les derniers stades du Sentier des Epreuves, ceux où le travail conscient commence, et leur parachèvement sur le Sentier des Disciples. C'est le stade du serviteur efficace et couronné de succès, le stade où la focalisation entière et tous les fruits de la vie de l'homme sont dédiés à l'accomplissement des intentions de la Hiérarchie. L'homme commence à opérer à partir de niveaux non inclus dans les trois mondes de l'évolution ordinaire, mais qui ont néanmoins leurs effets et leurs objectifs préparés dans ces trois mondes. (17-506/7)

 10.

 Etre statique, avoir atteint tout ce qui peut l'être, et être à l'arrêt complet serait la mort absolue et, mes frères, il n'y a pas de mort. Il n'y a que le progrès de gloire en gloire, que la marche en avant d'un point à un autre sur la Voie divine, d'une révélation à une autre vers les points et les révélations qui font peut-être partie du But de Dieu. (18-328)

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