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50 – La décision juste

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50 – La décision juste

 

1.

 Vous pourriez ici me demander sur quoi une juste décision doit être fondée et je vous répondrais en ces termes :

 1. Sur ce qui s'offre à vous comme opportunité spirituelle mais qui peut être accompli sans manquer à de justes et impératives obligations. Je dis de justes obligations et non pas des penchants de la personnalité.

 2. Sur ce qui vous donnera un plus vaste champ de service, de manière que tous vos pouvoirs et vos talents, innés ou acquis, puissent être mis en jeu et vous donnent le complet développement qui vous équipera pour votre prochaine vie d'activité.

 3. Sur ce qui peut être accompli au mieux par vous et par personne d'autre. Les portes s'ouvrent et se ferment, et le disciple à l'entraînement doit cultiver cette réponse spirituelle et instinctive qui lui permettra de savoir à travers quelle porte son âme désire passer. (5-206)

 2.

 L'autre direction dans laquelle vous vous développez est le service du monde. C'est à vous qu'il appartient de savoir et de décider la direction que doit prendre ce service ; le germe de cette décision est déjà dans votre esprit. Je ne donne jamais aucune instruction déterminant le service des disciples ; ce n'est pas de cette façon, en effet, que les serviteurs se développent. (5-292)

 3.

 Il y a beaucoup de sortes de crises dans la vie des aspirants, mais pour les disciples consacrés il y a toujours deux crises majeures dans leur vie :

La première est la crise d'occasion offerte et sa sage reconnaissance. A un certain moment, chaque disciple se trouve en face d'un choix déterminant, qui conduit finalement à la nature particulière du service de toute sa vie.

Cela survient habituellement entre vingt-cinq et quarante ans, ordinairement aux environs de trente-cinq ans. Je ne parle pas ici du choix que tout homme sain de corps et d'esprit doit faire lorsqu'il détermine le travail de sa vie, son lieu de résidence et ses associés dans la vie. Je parle d'un choix libre lorsque les choix moindres ont été faits. Vous avez fait ce genre de choix dans vos premières années. Ce choix d'opportunités se rapporte toujours au service de la vie. Ceci est vrai en dépit du karma et des circonstances environnantes. Ce n'est pas un choix de la personnalité, basé sur la commodité ou des motifs matériels, sur la nécessité ou tout autre chose. C'est un choix basé sur la relation de l'âme avec la personnalité et qui s'offre aux seuls disciples. (6-644)

 4.

 Comment puis-je arriver à la juste décision ? Tout d'abord en éliminant l'égoïsme et en arrivant à l'indifférence quant au bonheur et aux expériences de la personnalité ; ensuite en refusant d'agir à la hâte. Le disciple doit apprendre que, lorsqu'il est parvenu à une décision juste – donc, pour lui, irrévocable – ce motif et cette décision mêmes, mettent l'énergie en action selon les lignes indiquées, et que, une fois la décision prise, il avance lentement dans le sillage de cette énergie. Il y a de profondes significations dans mes paroles et je vous demande d'essayer d'en comprendre le sens. (6-737)

 5.

 Quel est le critère qui peut aider un homme à connaître, parmi plusieurs genres d'activité, celle qu'il convient d'entreprendre ? Autrement dit, existe-t-il un indice révélateur qui lui permette, sans se tromper, l'action juste et la voie juste ? Il ne s'agit pas du choix entre le sentier de l'effort spirituel et celui de l'homme dans le monde.

 Sans aucun doute, au fur et à mesure de ses progrès, l'homme se trouve devant des distinctions de plus en plus subtiles. Le simple discernement entre bien et mal, qui occupe l'âme encore enfant, est suivi d'une distinction plus nuancée entre le bien, le mieux et le bien supérieur ; les valeurs morales et spirituelles doivent être envisagées avec la plus méticuleuse perception spirituelle. Dans l'effort, le labeur de la vie et sous la pression constante exercée sur chacun par ceux qui constituent son groupe, le problème devient très complexe.

 Pour résoudre de tels problèmes, un discernement élémentaire précédera un discernement de plus en plus subtil. Le choix entre un acte égoïste et un acte désintéressé se présente aussitôt après le choix entre le bien et le mal et l'âme distingue aisément. Le discernement entre le bénéfice individuel et la responsabilité de groupe élimine rapidement les autres facteurs et il est facile pour qui accepte la vraie responsabilité.

Notez le mot "vraie responsabilité". Nous pensons à un homme normal et raisonnable et non à celui qui est fanatique, morbide et excessif. Ensuite vient la distinction entre ce qui est commode dans le domaine des affaires et de la finance et ce qui prend en considération le bien supérieur de tous.

Ayant atteint un certain résultat par ces procédés d'élimination, il se présente des cas où le choix demeure, où le bon sens, la logique, la raison discriminante ne semblent d'aucun secours, malgré le désir de faire le juste choix, d'agir selon les normes les plus élevées dans l'intérêt du groupe, écartant toutes les considérations personnelles. Cependant, on ne voit pas la lumière sur le sentier qui doit être foulé ; on ne distingue pas l'issue et on se trouve dans un état d'indécision constante. Que faire alors ? De deux choses, l'une :

 Ou l'aspirant peut suivre son inclination et choisir, parmi les différentes alternatives, celle qui lui paraît la plus sage et la meilleure. Il a accepté les conséquences de la loi de karma et démontre un propos ferme qui est la meilleure manière pour sa personnalité d'apprendre à se conformer aux décisions de sa propre âme. Cela implique la capacité de procéder dans le sens de la décision prise et d'en accepter les résultats sans crainte ou regrets.

 Ou l'aspirant peut attendre, se fiant à son sens intérieur de direction, certain qu'en temps voulu, il saura que peu à peu les portes se ferment ; la dernière ouverte indique la voie à suivre. L'homme ne peut en effet passer que par une seule porte. L'intuition est nécessaire pour la reconnaître. Dans le premier cas, on peut se tromper et, par-là, apprendre et s'enrichir. Dans le deuxième cas, l'erreur n'est pas possible et on ne peut agir que dans la bonne direction.

 Il est évident qu'il s'agit de bien comprendre le stade où l'on se trouve sur l'échelle de l'évolution. Seul l'homme très évolué peut connaître le moment propice et discerner adéquatement la subtile distinction entre inclination psychique et intuition.

 A propos de ces deux méthodes de décision ultime, il faut noter que l'homme qui doit user de son bon sens et du mental concret ne s'avisera pas d'essayer la méthode plus avancée qui est d'attendre que la porte lui soit ouverte. Ce serait trop exiger au point d'évolution où il est. Il doit apprendre à résoudre ses problèmes par une décision juste et l'utilisation correcte de son mental. Cette méthode lui permettra de progresser, car les racines de la connaissance intuitive plongent profondément dans l'âme et il faut avoir un contact avec l'âme avant que l'intuition ne puisse agir.

Donnons ici une simple indication : l'intuition concerne toujours l'activité de groupe et non les petites affaires personnelles. Si vous êtes encore concentré sur la personnalité, admettez-le et conduisez-vous selon les moyens qui sont à votre disposition. Si vous savez que vous agissez comme âme et si vous êtes plongé dans le travail de groupe, non embarrassé de désir égoïste, alors vous accomplirez vos obligations et vos responsabilités et vous ferez progresser le travail de groupe ; la voie s'ouvrira devant vous tandis que vous vaquez à vos occupations et remplissez votre devoir immédiat. Viendront alors des devoirs plus importants que nous appelons activité à l'échelle mondiale. Assumer la responsabilité d'une famille produit une augmentation d'énergie qui vous permettra d'assumer celle d'un groupe plus important.

 Je répète que, pour l'aspirant avancé, le choix de l'action dépend de la sage utilisation du mental inférieur, d'un solide bon sens et de l'oubli de son confort personnel et de son ambition, ce qui conduit à l'accomplissement de son devoir. Pour le disciple, tout cela deviendra automatique ; il utilisera ensuite l'intuition qui révélera le moment où des responsabilités de groupe plus étendues pourront être assumées parallèlement à celles du groupe plus restreint. L'intuition ne révèle pas la manière d'alimenter son ambition, ni celle de satisfaire un désir d'avancement égoïste. (4-67/70)

 6.

 … Ce que vous faites n'a relativement pas d'importance. Ce qui est d'une importance majeure, c'est d'enregistrer consciemment et toujours exactement ce que vous faites. Je voudrais que vous vous souveniez que les justes activités résultent de la condition d'être. Si votre conscience d'être relève de la nature de votre personnalité, vos activités en relèveront également. Si votre conscience est focalisée dans l'être spirituel, votre service spontané, créateur et actif se manifestera par conséquent par la voie de la radiation. Je voudrais que vous y réfléchissiez.

 Pour de nombreux disciples se trouvant actuellement à l'entraînement, la crise présente offre une période, ou un intermède de retrait afin de focaliser à nouveau et d'apprendre encore une fois à la source de la sagesse intérieure. Il en est de même pour vous. Penchez-vous sur le problème de la réponse sensible et non pas sur le mirage du travail que vous devez faire. Occupez-vous des causes et non des effets. Les effets, inévitablement, conservent leur caractère effectif. (5-135)

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