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LES NOUVEAUX GROUPES DES SERVITEURS DU MONDE

52 – Cheminement sur le sentier

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52 – Cheminement sur le sentier

 

1.

 Il essaie de devenir un créateur dans la magie et d'accomplir deux choses :

 1. Créer à nouveau son instrument ou mécanisme de contact, afin que l'Ange solaire ait un véhicule adéquat pour l'expression de la Réalité, ce qui implique le type juste, la qualité juste, la juste intensité et la juste rapidité.

 2. Construire les formes subsidiaires d'expression dans le monde extérieur, au moyen desquelles l'énergie incarnée qui passe à travers les enveloppes créées à nouveau, peut servir le monde.

 Dans le premier cas, l'aspirant s'occupe de lui-même, travaille dans sa propre sphère, apprenant ainsi à se connaître et à se transformer lui-même et à reconstruire son aspect forme. Dans l'autre cas, il apprend à devenir un serviteur de l'humanité et à construire les formes d'expression qui comprendront de nouvelles idées, les principes qui émergent et les nouveaux concepts qui doivent gouverner et parfaire le développement de la famille humaine. Rappelez-vous que nul n'est disciple, selon le sens que donnent les Maîtres à ce mot, s'il n'est un pionnier. La réponse consciente à la vérité spirituelle, le plaisir conscient éprouvé pour les idéals qui se présentent et l'acceptation joyeuse des vérités de la nouvelle ère ne suffisent pas pour le discipulat. S'il en était ainsi, les rangs des disciples grossiraient rapidement ; malheureusement ce n'est pas le cas. La capacité d'arriver à la compréhension de la réalisation prochaine qui attend le mental humain, caractérise l'aspirant qui est sur le point d'être accepté comme disciple. C'est le pouvoir, élaboré dans le creuset d'une pénible expérience intérieure, de percevoir la vision immédiate et de saisir les concepts dont le mental doit nécessairement les revêtir, qui donne à l'homme le droit d'être reconnu (par les Grands Etres, sinon par le monde) comme collaborateur au Plan. C'est l'accès à cette orientation spirituelle fidèlement gardée, quel que puisse être le bouleversement sur le plan physique de la vie, qui indique à Ceux qui veillent et cherchent des collaborateurs qu'un homme est digne de pouvoir s'occuper d'un aspect particulier de leur travail. C'est la capacité de perdre de vue le soi personnel inférieur, de se plonger complètement dans le travail consistant à servir le monde, sous l'impulsion de l'âme, qui élève un homme au-dessus des aspirants mystiques et le met dans les rangs des occultistes, dont l'esprit reste pourtant mystique.

 Notre travail est éminemment pratique ; il est si vaste qu'il occupe toute l'attention, tout le temps disponible, toute la pensée, et conduit celui qui l'entreprend à exprimer sa tâche personnelle (imposée par les limitations karmiques et les tendances héréditaires) et à s'appliquer constamment au travail créateur magique dans la vie quotidienne. Le discipulat est une synthèse de dur labeur, de développement intellectuel, de constante aspiration et d'orientation spirituelle, avec en plus les qualités non communes de l'innocuité et de l'oeil ouvert qui perçoit à volonté le monde de la réalité.

 Certaines considérations doivent être soumises à l'attention du disciple. Pour plus de clarté, nous les exposons ici dans l'ordre suivant.

Devenir adepte demande que le disciple :

 1. se renseigne sur le Sentier,

 2. obéisse aux impulsions intérieures de l'âme,

 3. ne tienne pas compte des considérations personnelles et du monde,

 4. vive une vie exemplaire pour autrui.

 Ces quatre exigences paraîtront aux premiers abords faciles à satisfaire. Etudiées avec soin, elles feront comprendre pourquoi un adepte est défini comme "la rare floraison d'une génération de chercheurs".

Examinons chacun de ces points :

 1. Se renseigner sur le Sentier. Un des Maîtres nous a dit que toute une génération de chercheurs pouvait produire un seul adepte.

Pourquoi ?

 Tout d'abord, le vrai chercheur est celui qui profite de la sagesse de sa génération et qui est le meilleur produit de sa période, tout en restant insatisfait et en gardant insatisfait le désir intérieur de sagesse. Il se rend compte qu'il y a quelque chose de plus important que le savoir, quelque chose de plus vital que les expériences accumulées de son temps. Il reconnaît la nécessité d'aller plus loin, d'ajouter de nouvelles conquêtes à celles obtenues par ses compagnons. Rien ne le satisfait tant qu'il n'a pas trouvé le Sentier et rien n'apaise le désir qui brûle en son être, sauf ce qui l'attend dans la Maison de son Père. Il est ce qu'il est, parce qu'il a essayé toutes les voies inférieures et les a trouvées insuffisantes. Il s'est soumis à beaucoup de guides pour s'apercevoir qu'ils sont "des aveugles conduisant des aveugles". Il ne lui reste qu'à devenir son propre guide et à trouver seul le Sentier. Dans la solitude qui est le destin de tout vrai disciple, il découvre la connaissance de soi et la confiance en soi qui lui permettront de devenir, à son tour, un Maître. Cette solitude n'est pas due à un sentiment de séparativité, mais aux conditions mêmes du Sentier. Que les aspirants fassent bien cette distinction.

 Ensuite, le vrai chercheur est celui qui a un courage d'une espèce rare, qui permet de demeurer debout et de faire résonner sa propre note clairement dans la tourmente. Ses yeux sont habitués à percer au-delà des brouillards et des miasmes de la terre, jusqu'au centre de paix qu'aucun événement de la terre ne peut troubler. Son oreille ayant capté le son de la Voix du Silence est aintenue en syntonie avec cette haute vibration et demeure sourde à des voix moins attirantes. Ainsi naît la solitude et la distance que les âmes moins évoluées ressentent en la présence de ceux qui progressent.

 Une situation paradoxale naît du fait que le disciple a appris qu'il doit se renseigner sur le Sentier et pourtant il ne trouve personne pour l'instruire. Ceux qui connaissent le Sentier ne peuvent parler car il est dit que le Sentier doit être construit par l'aspirant lui-même, comme le fil que tisse l'araignée est issu du centre de son être. Ainsi, dans chaque génération, fleurit seulement un adepte de ceux qui ont "foulé le pressoir de la colère de Dieu" seuls, qui ont payé leur karma seuls et qui ont entrepris avec intelligence de parcourir le Sentier.

 2. Obéir aux impulsions intérieures de l'âme. Les instructeurs du genre humain enseignent au futur initié à pratiquer le discernement et le préparent au travail ardu de distinguer entre :

 a. L'instinct et l'intuition.

 b. Le mental inférieur et le mental supérieur.

 c. Le désir et l'impulsion spirituelle.

 d. L'aspiration égoïste et l'inspiration divine.

 e. La poussée qui émane des seigneurs lunaires et le développement qui vient du Seigneur solaire.

 Il n'est ni aisé ni flatteur de se dévoiler à soi-même. Nous découvrons que notre service et notre désir d'étudier et de travailler ont une origine fondamentalement égoïste et s'inspirent d'un désir de libération ou d'un dégoût pour les tâches familières et quotidiennes. Celui qui cherche à obéir aux impulsions de l'âme doit cultiver l'exactitude dans l'examen de soi et sa sincérité, chose rare aujourd'hui. Qu'il se dise : "Je dois être sincère avec

mon soi". Et, dans le secret de sa méditation, qu'il ne fasse grâce à aucune faute, ni ne trouve d'excuse à ses défauts. Qu'il apprenne à analyser ses paroles, ses actions, ses mobiles et à appeler les choses par leur nom. Seulement ainsi, il acquerra le discernement spirituel et il apprendra à reconnaître la vérité en toute chose.

Seulement ainsi il arrivera à la Réalité et à la connaissance du Soi.

 3. Ne pas tenir compte des considérations personnelles et du monde.

 S'il est vrai que l'aspirant doit cultiver la capacité de cheminer seul, qu'il doit développer la vertu d'être sincère en tout, il doit aussi développer le courage. Il lui faudra aller constamment à l'encontre de l'opinion publique, même de celle qui est considérée comme la plus haute. Il doit apprendre à agir correctement selon sa vision et ses convictions, sans se préoccuper de l'opinion des prétendus grands de la terre. Il doit dépendre de lui-même et des conclusions auxquelles il est arrivé dans ses moments de communion spirituelle et d'illumination. C'est là que se produisent les échecs chez les aspirants. Ils ne font pas de leur mieux ; ils n'écoutent pas vraiment ce que, dans leur méditation, il leur est conseillé de faire. Ils restent muets là où leur mentor spirituel, le Soi, les pousse à parler. L'ensemble de ces détails négligés produit l'insuccès et l'échec.

 Rien n'est sans importance dans la vie du disciple. Un mot omis ou une action non accomplie peuvent constituer le facteur qui empêche l'initiation.

 4. Vivre une vie exemplaire pour autrui.

 Est-il nécessaire que je vous explique le sens de cette phrase ?

Cela me semble superflu et pourtant c'est là que beaucoup d'aspirants échouent. Qu'est-ce donc que le service de groupe ?

 Simplement avoir une vie qui puisse servir d'exemple pour autrui.

Celui qui vit chaque jour, là où il se trouve, la vie du disciple, est le meilleur témoin de la Sagesse Immémoriale. Peut-être que la cause du plus grand nombre d'insuccès parmi les aspirants est la lâcheté. Les hommes ne réussissent pas là où ils sont parce qu'ils pensent qu'ils seraient mieux ailleurs ; ils fuient les difficultés presque sans s'en rendre compte. Ils échappent aux circonstances peu harmonieuses, aux lieux qui présentent des problèmes et à ce qui exige une intervention énergique et élevée. Toutes les occasions sont offertes à l'homme pour qu'il tire le meilleur de ce qu'il y a en lui, pourvu qu'il n'abandonne pas son poste et qu'il assume ses responsabilités. Mais les hommes se fuient eux-mêmes et les autres au lieu de vivre la vie.

 L'adepte ne prononce jamais un mot qui puisse blesser, faire du mal ou faire souffrir. Il a appris la signification de la parole dans la tourmente de la vie. Il ne perd pas son temps à s'apitoyer sur lui-même ou à se justifier, car il sait qu'il se trouve là où il est, selon la Loi, car c'est là qu'il peut le mieux servir. Il a appris que les difficultés sont créées par l'individu lui-même et qu'elles sont le résultat de son attitude mentale. Si l'occasion lui est offerte de se justifier, il reconnaît une tentation à éviter. Il se rend compte que chaque mot, chaque geste, chaque regard, chaque pensée exerce son effet, bon ou mauvais, sur le groupe.

 Il est difficile de comprendre pourquoi si peu de gens réalisent leur but élevé et pourquoi ils sont si nombreux à échouer. (4-581/7)

 2.

 Devant moi court le Sentier de Lumière. Je vois le Chemin. Derrière moi s'étend le sentier de montagne, avec ses pierres et ses cailloux. Autour de moi sont les épines. Mes pieds sont fatigués. Mais devant moi, tout droit, s'étend la Voie illuminée et je marche sur cette Voie. (6-648)

 3.

 Ces "poteaux indicateurs" montraient la route qu'il fallait suivre ; ils ne révélaient pas le but ; ils étaient des indications, non des conclusions. Il en est de même de toutes les vérités jusqu'à maintenant. (10-170)

 4.

 Le terme "spirituel" ne se rapporte pas à ce que l'on appelle les questions religieuses. Toute activité qui fait aller l'être humain de l'avant, vers quelque forme de développement – physique, émotionnel, intuitionnel, social – si elle est plus avancée que son état présent, est essentiellement de nature spirituelle et indique la vitalité de l'entité divine intérieure. L'esprit de l'homme est immortel ; il persiste éternellement, progressant d'un point à un autre, d'un stade à un autre sur le Sentier de l'Evolution, révélant régulièrement et successivement les attributs et aspects divins. (12-1)

 5.

 Grand est le mystère de ceux qui tracent le chemin ramenant à la Maison du Père !

 La parole retentit pour tous les fils des hommes, les Fils de Dieu :

"Ceux qui ont atteint le Portail de la Voie Finale doivent montrer ce qu'ils sont et, par leur exemple, enseigner et élever ceux qui souhaitent suivre leurs pas. (6-768)

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