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LES NOUVEAUX GROUPES DES SERVITEURS DU MONDE

65 – Le grand âge et le service

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65 – Le grand âge et le service

 

1.

 Le choix qui s'offre à vous n'est pas tellement de savoir où vous allez travailler, mais de savoir si vous êtes arrivé au niveau le plus élevé de votre vie de service et ne pouvez donc aller plus loin, ou s'il existe encore en vous des sources d'intérêt et des élans intérieurs qui vous permettront d'aller vers l'extérieur et plus loin dans la vie de l'esprit. Tel est souvent le choix placé devant le disciple qui est près d'atteindre les soixante-dix ans d'entreprise humaine ordinaire, comme c'est votre cas aujourd'hui. La difficulté réside dans le fait que, fondamentalement, les deux décisions sont correctes. Peu de personnes, néanmoins, affrontent ce choix consciemment ou intelligemment, ou, l'ayant fait, observent la décision prise. Du point de vue de l'aspirant ordinaire, ce choix est relativement peu important, car l'équation temps importe peu à ce stade ; quelques années de plus ou de moins sont sans importance dans l'éternité de la réaction de l'âme. Donc, une décision de se détendre, de maintenir le point atteint, mais de ne plus lutter davantage n'offre aucune prise à la critique.

Rappelez-vous cela.

 Du point de vue du disciple accepté – tel que vous – ce choix implique plus de choses qu'il n'apparaît au premier coup d'oeil. Cela pourrait vous rendre service, ainsi qu'à tous ceux qui liront ces instructions à l'avenir, que je m'étende un moment sur le problème inévitable du disciple au travail, sur le problème de l'homme qui atteint l'âge que vous avez atteint.

Va-t-il se reposer sur ses lauriers (et vous avez des lauriers, mon frère, comme je vous l'ai fait remarquer dans mes dernières instructions) ou va-t-il – pour employer une expression biblique – "ceindre ses reins" à nouveau, et avancer avec un élan neuf vers un sommet de réalisation encore plus élevé ? Va-t-il faire preuve du pouvoir de la septième vague qui le portera en avant, beaucoup plus loin sur la plage de l'expression de la vie, ou bien le fort contre-courant de la fragilité humaine va-t-il empêcher un effort renouvelé ?

 Les raisons pour lesquelles le disciple doit au moins essayer de ne pas se relâcher indûment, et de poursuivre l'effort en dépit de la fatigue (fatigue due aux années), en dépit des "grincements" croissants de l'appareil humain et de la poussée inévitable venant d'un service constant et d'un contact constant avec les autres, pourraient être énumérées de la façon suivante :

 1. Il doit s'efforcer d'emporter le rythme du service et d'une vie fructueuse lorsque – libéré du corps physique – il se trouve de l'autre côté du voile. Il ne doit pas y avoir de lacune dans ce service.

 2. Il doit s'efforcer, autant qu'il le peut, de conserver la continuité de la conscience en tant que disciple au travail, et ne doit permettre à aucun hiatus de se produire entre son point actuel de tension et le point de tension qui survient après l'expérience de la mort.

 3. Il doit s'efforcer de clore l'épisode de son expérience de vie de telle sorte qu'il soit apparent qu'il est membre d'un ashram ; il ne doit permettre aucune rupture de relation établie, ni aucune cessation de l'influx de vie ashramique transmis par lui dans le monde des hommes. Du fait de la détérioration naturelle et normale du véhicule physique vieillissant, cette activité n'est pas tâche facile ; elle exige une nette concentration de l'effort, ce qui accroît la tension dans laquelle le disciple vit constamment.

 4. Pour n'importe quel disciple de mon ashram, le problème, en ce temps de crise mondial est particulièrement urgent ; ceci pour les raisons suivantes :

 a. Mon ashram est le principal ashram affilié à celui du Maître K.H. C'est à lui, mon Maître (comme je suis le vôtre) qu'est dévolue la tâche d'éducation mondiale, sur une grande échelle, et selon des lignes nouvelles. C'est par mon ashram, travaillant sous l'inspiration du sien, que la présentation ésotérique nouvelle de la vérité doit être donnée. Le travail que j'ai déjà fait, par mes livres et par tout l'enseignement que vous avez essayé d'incarner, doit rendre l'enseignement de toutes les autres écoles ésotériques plus anciennes et de tous les groupes, entièrement exotérique. Il ne leur reste presque rien de nouveau. Ils doivent, maintenant, entrer en relation avec les sources que je représente si leurs chefs veulent présenter des informations neuves et vitales à leurs étudiants, ou alors ils doivent prendre ce que j'ai communiqué au monde, par l'intermédiaire de A.A.B., et donc se réintégrer dans l'ensemble ésotérique.

 b. Les disciples de mon ashram ont la double responsabilité de demeurer fermes dans le maintien de la réalisation (si je puis employer une telle expression). Cette fermeté ne doit pas se relâcher lorsqu'approche la vieillesse, et il ne faut pas lui permettre de disparaître même dans la transition de la mort.

C'est par la pensée consciente, sans faille, d'un groupe bien soudé de disciples que travaille le Maître d'un ashram. Ce n'est pas tellement le service actif extérieur d'un groupe de disciples qui est de très grande importance (bien qu'il ait nécessairement un dessein vital), mais bien la pensée intégrée, cohérente du groupe si puissante pour faire des changements dans la conscience des hommes.

c. Le problème particulier de la crise mondiale actuelle et les réajustements colossaux de la conscience humaine, corollaires de l'instauration d'une culture, d'une religion mondiale et d'une civilisation nouvelles, justifient le fait que je présente aux membres de mon ashram (et même aux groupes affiliés, tels que le vôtre) la possibilité de conserver intact et exempt de toute détérioration leur "état d'esprit" durant toutes les années qui leur restent à vivre, pendant le processus de dissolution, et jusqu'à la liberté existant de l'autre côté du voile. Ce maintien de l'intégrité de conscience n'est pas tâche facile ; cela exige de la compréhension et un effort délibéré.

 C'est donc exactement cet effort que je vous demande, mon frère. Les conséquences en seront pour vous une vie de service beaucoup plus dure, à partir de maintenant ; les résultats en seront l'exécution de vos plans de travail, dans un effort intensifié. (6-501/4)

 2.

 Il existe une difficulté particulière, liée au fait qu'il reste relativement peu d'années devant la majorité des membres du groupe. Voici quatre difficultés parmi celles qui entravent l'intelligente et heureuse réalisation de la future transition :

 1. La tendance à "se tasser", à estimer que l'on a fait le mieux possible, et que c'est tout ce que l'on peut vous demander. Ceci fait des quelques années qui restent une simple expression de l'habitude et du caractère établi, et empêche d'entreprendre toute nouvelle aventure spirituelle.

 2. La reconnaissance que l'on a atteint son niveau le plus élevé pour cette vie, et qu'il n'y a plus rien à attendre. Ce peut être vrai sous l'angle de la personnalité, mais l'âme demeure éternellement jeune et insatisfaite ; elle ne connaît pas de point statique.

 3. La préoccupation, grandissant avec les années, concernant le processus de vieillissement, ses servitudes, ses symptômes physiques, sa laideur, et ses nécessaires ( ?) abandons. C'est la manière habituelle dont la majorité des gens abordent leurs dernières années. Veillez à ce que ce ne soit pas la vôtre au cours de la prochaine décennie.

 4. La reconnaissance que l'âme, riche des expériences accumulées d'une vie, est maintenant libre de servir. Aucun nouveau problème n'est pris en mains, aucune nouvelle discipline n'est appliquée ; le disciple utilise tout ce qu'il possède au service de l'ashram, et cela pour le reste de sa vie.

 Je cherche à vous faire réfléchir à tous ces points, car ils représentent les choix qui vous attendent, et c'est votre droit de savoir ce qu'ils sont. (6-637/8)

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