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LES NOUVEAUX GROUPES DES SERVITEURS DU MONDE

69 – l'Ashram d'un Maître

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69 – l'Ashram d'un Maître

 

1.

 Il serait intéressant d'essayer de définir ce qu'est un Ashram et de vous donner ainsi une idée précise de la différence entre le groupe particulier d'un Maître et les nombreux groupes extérieurs qui, bien que travaillant sous Son inspiration et à la réalisation du Plan, ne sont pas exactement et techniquement Son Ashram.

 Un Ashram est une fusion subjective d'individus, et non de personnalités, assemblés pour des desseins de service. C'est une fusion d'activités individuelles en un tout, un tout qui est unifié quant au but et à la vision, mais qui peut avoir et qui a fréquemment, des méthodes et des techniques différentes. La tâche d'un Ashram est essentiellement de présenter au monde des desseins de service qui sont exécutés par le disciple individuel dans les conditions qui lui paraissent les meilleures, sous l' "impression du Maître" et avec la coopération de Son groupe. Un groupe de disciples n'est pas engagé à exécuter le même genre de travail de la même façon et dans la même période de temps. Les disciples s'engagent à travailler sous l'inspiration de l'âme, sous sa direction, fortifiés par le contact du Maître et des autres disciples. Ils sont liés les uns aux autres par l'identité de vision et de vibration, ainsi que par un respect mutuel et une liberté complète, particulièrement par cette dernière.

 Je vous demande de réfléchir à ce qui précède et de bien vous rendre compte que l'Ashram n'est pas un groupe de personnes travaillant sous la tutelle d'un Maître. C'est un point important dont il faut se souvenir.

Comme je l'ai déjà indiqué, c'est un point magnétique de tension, une fusion d'énergies dirigées vers un centre commun et qui impliquent deux facteurs magnétiques :

 1. Une impulsion unifiée vers la formation de groupe sur le plan mental. C'est la correspondance supérieure de l'instinct grégaire du monde animal et du monde des hommes, mais d'une nature spirituelle et dont le mobile est tout à fait différent. L'instinct grégaire inférieur est surtout motivé par l'instinct de conservation.

L'instinct grégaire supérieur l'est par la reconnaissance de la nature immortelle de l'âme et par l'instinct de service, conduisant même au sacrifice de soi-même. La loi de "mort à la vie" domine.

 Lorsque la poussée magnétique du groupe est suffisamment forte, vient la mort de la vie de la personnalité. Par conséquent, tant que le groupe de disciples n'exprime pas, dans tous ceux qui en font partie, l'impulsion de sacrifice, il n'est pas un Ashram.

 2. L'attirance magnétique du centre positif, au coeur même du groupe. Cela signifie l'attirance magnétique du Maître. Comme vous le savez, du moins en théorie, le Maître, ou un initié ou encore un disciple mondial, se tient au centre de l'Ashram. Sa tâche est de réunir et faire fusionner les énergies fournies et offertes par le groupe, sous l'impulsion de service, et d'indiquer le champ de service. Le mode de cette activité instinctive est appelé obéissance occulte ; cette obéissance est consentie volontairement et observée unanimement. Lorsqu'un groupe, travaillant de cette manière, sous la direction d'un Maître, est mû par une impulsion spirituelle et fonctionne au moyen d'une solide organisation, (comme des électrons autour d'un noyau positif dans un atome) la puissance du groupe se fait alors sentir, mais pas avant.

 Je désire vous indiquer ici que, ce qu'on appelle un Ashram intérieur, est au groupe extérieur, ce que l'âme et sa vision sont au disciple individuel travaillant dans les véhicules de sa personnalité. C'est le lieu des ressources intérieures. Les disciples peuvent donc évaluer leur progrès vers la fusion qui constitue un Ashram, en voie d'extériorisation physique, en observant le développement de leur connaissance spirituelle, de la puissance intérieure du groupe, et de leur facilité à entrer en contact avec le Maître, à la fois comme individus et en formation de groupe. (5-702/3)

 2.

 … L'on n'est pas intégré dans un Ashram, tant qu'on n'a pas pénétré au-delà des limites des niveaux de conscience purement personnels, tant qu'on n'est pas sensible au rayon et à la qualité du Maître de l'Ashram et tant que, normalement, on n'est pas conscient de l'âme. (5-704)

 3.

 Les nécessités de la vie journalière, les nombreux et divers contacts familiaux, les ressentiments à l'égard de la vie et de ses impacts, la répugnance pour la critique, la crainte d'être incompris, les nombreux problèmes posés par le caractère, les pressions exercées par le développement psychique et la mesquinerie des circonstances, apparaissent généralement si importants que la conscience de l'Ashram et de sa vie n'est qu'une inspiration occasionnelle au lieu d'être une habitude vitale établie. (5-704)

 4.

 … Les disciples dans un Ashram sont essentiellement occupés des affaires du monde. Comme groupe, ils se sont consacrés au travail pour le monde ; comme individus, ils apprennent à travailler ainsi. (5-705)

 5.

 … Vous devez tous devenir si sensibles à la qualité de mon ashram, et si préoccupés de l'occasion de servir offerte aujourd'hui à chaque disciple, que votre développement personnel, votre problème unique (ou que vous considérez comme tel) et vos réactions doivent être oubliés. (6-69)

 6.

 Il les a réunis dans le but de collaborer aux fins de son entreprise ashramique. Il ne les a pas réunis dans le but de leur donner un enseignement, ou de les préparer à l'initiation, comme il a été enseigné jusqu'ici. Les aspirants et les disciples se préparent eux-mêmes au processus d'initiation en s'initiant aux mystères de la divinité par la discipline, la méditation et le service. Il vous faut garder à l'esprit que le Maître d'un ashram peut, par exemple, attirer d'autres Maîtres de rang égal au sien.Cinq Maîtres travaillent avec moi dans mon ashram. Il vous serait profitable d'examiner les facteurs qui maintiennent la cohésion d'un ashram et établissent son unité. Les principaux et ceux que vous pouvez comprendre sont les suivants :

 1. La faculté la plus importante du Maître d'un ashram, est qu'Il a acquis le droit de communiquer directement avec le Conseil de Shamballa et donc de s'informer, de première main, de la tâche immédiate concernant l'évolution qu'entreprend la Hiérarchie. Les initiés de son ashram ne l'appellent pas "Maître". Il est considéré comme le Gardien du Plan, et ceci est basé sur son aptitude à "faire face à la plus grande lumière qui brille à Shamballa". C'est le Plan qui donne la note-clé des activités de tout ashram, à n'importe quel moment, pendant n'importe quel cycle.

 2. L'unanimité de dessein produit une relation subjective très étroite, et chaque membre de l'ashram s'applique à fournir la plus complète contribution possible à la tâche en cours. La personnalité n'intervient pas. Vous vous rappellerez que je vous ai dit, il y a quelques années, que les véhicules de la personnalité étaient toujours abandonnés à l'extérieur de l'ashram ; il s'agit de termes symboliques. Cela signifie que les corps subtils de la personnalité doivent forcément subir les mêmes règles que le corps physique ; ils sont laissés à l'extérieur. Rappelez-vous aussi que les ashrams existent sur le plan de buddhi, ou de l'intuition. L'entreprise conjointe et l'adhésion unie à la technique cyclique désirée et prévue, lient tous les membres de l'ashram en un tout, unique et synthétique. Il n'y a donc pas de controverse possible ou d'accent mis sur les idées individuelles, car aucune qualité vibratoire de la personnalité ne peut pénétrer dans la périphérie ou aura d'un ashram.

 3. Les plans et la désignation des tâches concernant l'entreprise en cours progressent par le moyen d'une méditation ashramique de réflexion, instaurée par le Gardien du Plan. Le Maître d'un ashram ne dit pas : "faites ceci" ou "faites cela". Ensemble et à l'unisson, dans une profonde réflexion, les plans se déroulent, et chaque disciple et chaque initié voient, de manière occulte, où l'on a besoin d'eux et où – à un moment donné – ils doivent coopérer par leur énergie. Notez les termes que j'emploie. Les membres d'un ashram, néanmoins, ne siègent pas en vue de méditer conjointement. L'une des qualités, développée par le contact ashramique, est l'aptitude à vivre toujours dans le domaine de la perception intuitive – domaine qui a été créé, ou sphère d'énergie qui a été engendrée, par le dessein unifié, les plans combinés et l'énergie concentrée de la Hiérarchie. Une analogie (mais seulement une analogie, néanmoins) consisterait à comparer ce domaine de réflexion, qui reçoit des reflets et en renvoie, au cerveau de l'être humain ; ce cerveau reçoit l'impact de l'activité télépathique, des perceptions sensorielles et des connaissances acquises dans les trois mondes ; la réflexion s'établit alors, en relation avec les processus mentaux qui sont synchronisés avec le cerveau ; puis vient la communication de ces réflexions au monde extérieur. La méditation ashramique de réflexion fait partie intégrante de la perception croissante du disciple-initié, et celle-ci, à son tour, fait partie de l'ensemble de la méditation hiérarchique de réflexion. Cette dernière est basée sur l'inspiration (au sens occulte) de Shamballa. Dès qu'un disciple peut participer à cette méditation ou réflexion constante et ininterrompue, sans que cela entrave son service ou les autres voies de sa pensée, il devient ce qui est appelé "un disciple qui ne sortira jamais plus".

 4. Un autre facteur qui produit l'unité de groupe et la précision synchrone dans le travail est l'absence complète, dans l'ashram, de tout esprit critique. Il n'existe aucune tendance à la critique parmi ses membres, et pas le moindre intérêt pour leur vie personnelle extérieure s'ils se trouvent fonctionner dans les trois mondes. La critique, telle qu'on la voit parmi les hommes, n'est autre qu'une manière d'accentuer le soi inférieur, et tourne l'attention vers les aspects matériels de la vie de chacun. Il existe nécessairement une claire vision parmi les membres d'un ashram ; ils connaissent réciproquement leurs capacités et leurs limitations, et ils savent donc où ils peuvent se compléter l'un l'autre pour créer ensemble et présenter une équipe parfaite dans le service mondial. (6-104/6)

 7.

 … Les disciples d'un ashram n'ont pas de convictions politiques ou de parti pris nationaliste. Il ne leur est pas facile d'y parvenir immédiatement.

Pourtant la conscience de groupe prend le dessus progressivement et, avec elle, vient l'aptitude du disciple à penser et à travailler avec le groupe, en termes du Plan. (6-361)

 8.

 La valeur, pour l'ashram, d'un disciple entraîné qui travaille réside dans son aptitude à "voir avec l'ashram" quelle est l'activité nécessaire, ainsi que la technique et la manière de réaliser un autre développement du Plan éternel. A cela doit s'ajouter la compréhension qu'a le disciple de la civilisation et de la culture dont il fait partie, et la compréhension du domaine dans lequel son effort doit s'exercer. Fonctionnant en tant qu'être humain et faisant partie du grand panorama de la vie, il peut interpréter pour l'ashram ce qu'il voit de l'étendue du mal, ce qu'il note de la lutte de l'humanité vers le bien, et de la grande "voix révélatrice" des masses muettes. Ces suggestions quant à la manière immédiate de transformer les idées hiérarchiques en idéaux humains ordinaires sont importantes pour le Maître de son ashram. Sa valeur, pour cet aspect du travail hiérarchique, est qu'il n'est pas un Maître, qu'il a nécessairement un contact plus étroit avec la vie quotidienne des êtres humains ordinaires, et que le domaine de ses activités est celui des personnalités, tandis que le Maître et les disciples anciens travaillent avec les âmes. Quand un disciple est véritablement une personnalité pénétrée par l'âme, il peut apporter au Maître une aide très précieuse. (6-391)

 9.

 Plus le disciple pénètre profondément dans l'ashram, moins il ressent le besoin du contact avec le Maître : il en vient à comprendre l'étendue des responsabilités du Maître, et en arrive à une plus juste appréciation de son peu d'importance relative. Il se soumet alors à "l'aura de soutien de l'ashram".

 … Les disciples doivent apprendre à transformer leurs habitudes spirituelles en une réaction spirituelle instinctive ; c'est la correspondance supérieure des réactions animales instinctives, que nous connaissons tous.

Lorsqu'il y est parvenu, le disciple peut alors se fier automatiquement à lui-même pour faire ou dire la chose juste ; plus important encore est que le Maître peut compter sur lui, sachant qu'on peut se fier à lui. On lui "permet alors de circuler dans tout l'ashram sans entrave, et le Plan tout entier est en sécurité avec lui". Je souhaite que vous tendiez vers ce but au cours des années qui vous restent à vivre, afin que, dans votre prochaine vie, vous exprimiez dès l'enfance la voie du disciple. (6-555/6)

 10.

 

Les disciples doivent considérer davantage l'ashram comme un lieu d'enveloppement spirituel, si je peux utiliser une expression si singulière.

Ils doivent le considérer comme un cercle de protection, se rappelant que si leur conscience peut s'échapper jusqu'à l'ashram, ils seront en un lieu de complète sécurité où rien ne peut les atteindre ou les blesser. Ni douleur, ni inquiétude ne peut accabler l'homme qui vit dans la conscience de l'éternel ; ce sens de l'éternel, ajouté à la compréhension de l'unité essentielle, marque tous les membres d'un ashram. (6-652)

 11.

 Un ashram existe pour travailler, et non surtout pour l'entraînement des disciples. Cet entraînement est nécessairement donné, mais l'objectif primordial d'un ashram est d'accomplir une certaine phase de travail. (6-676)

 12.

 Un ashram est un lieu d'effort calme, confiant, réglé. On y connaît le Plan et l'activité de service immédiate ; les disciples et les initiés – chacun conscient de sa tâche et de ses moyens – exécutent, dans le Travail Unique, la phase qui leur est propre. Chacun sent la relation de celle-ci avec les phases du travail entreprises par ses frères de groupe. C'est en apprenant à voir la situation dans son ensemble (comme le Maître le fait toujours) que se développent confiance et assurance. (6-720)

 13.

 Un ashram est toujours dans un état de flux et de mouvement constant.

Des disciples en sortent pour former leurs propres ashrams, ou pour occuper une place spécifique dans un autre ashram à mesure qu'ils satisfont aux exigences des stades plus avancés. Ils passent d'un degré à un autre ; ils avancent régulièrement de la périphérie vers le centre, du cercle extérieur au centre dynamique éclairé. A mesure qu'ils avancent, maintenant toujours une étroite unité intérieure, ils font place à de nouveaux disciples que l'on admet et entraîne au service.

 Une partie du service rendu par les membres d'un ashram consiste à faire de la place pour les nouveaux aspirants. Ils le font en hâtant leur progrès et leur mouvement en avant. Quand des disciples prennent l'une des dernières initiations, ou lorsqu'ils sont admis dans un ashram plus élevé et plus puissant, une vacance se produit et la place est toujours rapidement occupée. La loi occulte qui gouverne tout progrès dans un ashram est quelquefois appelée loi d'Accomplissement, ce qui veut dire que le disciple accomplit totalement son service sur le plan extérieur.

Quand son service est aussi complet et efficace que possible, alors – selon une condition qui est un paradoxe occulte de groupe – son efficacité extérieure produit une efficacité intérieure. On vous a enseigné à tous (bien que surtout théoriquement) que l'efficacité intérieure produit un service puissant et illuminé. Maintenant, apprenez l'autre face de cette vérité. (6-742/3)

 14.

 Un Ashram est une source d'où émanent des impressions hiérarchiques agissant sur le monde. Ses "énergies impulsives" et ses forces incitantes sont orientées vers l'expansion de la conscience humaine par les vies magnétiques des membres du groupe vaquant à leurs devoirs, leurs obligations et responsabilités dans le monde extérieur ; il est aussi aidé par l'activité vibratoire ininterrompue des membres désincarnés de l'Ashram et par la pensée claire et unifiée, ainsi que par la connaissance convaincue de tout l'Ashram. Les débutants, comme le sont la plupart des aspirants, quoique pas tous, sont habituellement fascinés par l'Ashram. Les disciples entraînés sont absorbés par le travail à faire, et l'Ashram, comme tel, occupe peu de place dans leur pensée ; la tâche devant laquelle ils se trouvent et les besoins de l'humanité et de ceux qui doivent être aidés, les préoccupent tellement qu'ils pensent rarement à l'Ashram, ou au Maître qui en occupe le centre. Ils font partie intégrante de la conscience Ashramique…

 Les membres de l'Ashram constituent un canal unifié pour les nouvelles énergies pénétrant actuellement dans le monde ; ces énergies dynamiques traversent l'Ashram et entrent dans le monde des hommes ; elles ruissellent puissamment à travers le Maître au coeur de l'Ashram ; elles se propagent à une "vitesse lumineuse" par le cercle intérieur ; elles sont apportées en bas par ceux qui forment le cercle extérieur, et cela est correct et bien ; leur jaillissement dans le monde des hommes est retardé par le débutant et le nouveau disciple, et cela n'est pas aussi bien. Elles sont retardées parce que le disciple débutant tourne le dos au monde des hommes, ayant les yeux fixés sur le but intérieur et non sur le service extérieur ; ils restent fixés sur le Maître et Ses disciples et travailleurs avancés, et non sur la masse des besoins humains. (11-194/5)

 15.

 … Un ashram comporte des disciples et des initiés de tous les niveaux de développement évolutif, de tout degré et de tout rang ; ils travaillent tous parfaitement à l'unisson ; cependant – au sein de leurs rangs différenciés, car chaque degré est seul quoique uni à tous les autres – ils ont leurs rapports établis, leur échange télépathique codé, leur secret et leur silence occultes partagés, qui protègent les secrets et les connaissances d'un degré vis-à-vis d'un autre, et vis-à-vis de ceux qui ne sont pas prêts.

De même, quand l'aspirant, cherchant sur le plan physique ceux qui vont partager avec lui le mystère de son prochain pas en avant ou de l'expansion qu'il va manifester, découvre son propre groupe, il s'aperçoit que celui-ci comporte ceux qui n'ont pas atteint son point particulier de sagesse, et ceux qui l'ont déjà laissé loin en arrière. Il va être attiré simultanément dans un tourbillon de force et dans un champ de service. Réfléchissez à cette déclaration. Il apprendra donc les leçons nécessaires à celui qui va travailler dans un ashram et saura se comporter avec ceux qui n'ont pas encore le droit de partager avec lui les secrets qu'il connaît déjà, et avec ceux qui ont pénétré plus loin que lui dans les Mystères. (18-346)

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