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84 – Limitations

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84 – Limitations

 

1.

Trois sentiments dominent aujourd'hui dans la forme planétaire : la peur, l'incertitude, le désir exaspéré, dans la famille humaine, de biens matériels. Notez le mot "exaspéré". Le sommet du désir humain de bien-être matériel a été atteint et même dépassé. On peut dire que l'humanité a déjà surmonté de grandes difficultés. Toutefois, le rythme des temps est encore très fort. L'aspirant qui cherche à servir au niveau mental doit comprendre, expérimenter et dépasser ces trois sentiments. A la peur, il doit substituer la paix, prérogative de celui qui vit dans la lumière de l'Eternel. A l'incertitude, il doit substituer l'assurance de l'objectif ultime qui naît de la vision du plan divin, du contact avec d'autres disciples et, plus tard, avec le Maître. Le désir des biens matériels doit être remplacé par l'aspiration aux biens qui sont la joie de l'âme : Sagesse, Amour, Pouvoir de Servir. Paix, confiance et juste aspiration sont les trois mots qui, bien compris et appliqués dans la vie quotidienne, produiront la juste condition des eaux qui garantira la survie de toute forme-pensée justement engendrée dans la méditation par l'homme qui fonctionne comme âme. (4-161/2)

 2.

 Chez beaucoup de gens, les conditions physiques entravent le travail parce que leur attention devient centrée sur la situation corporelle indésirable ; par contre, les disciples possèdent souvent la curieuse faculté de pouvoir continuer leur travail en dépit de tout ce qui peut leur arriver physiquement. Le cerveau physique peut si bien devenir le réflecteur de la vie mentale que le disciple n'est aucunement affecté par des conditions extérieures. Il apprend à vivre avec ses faiblesses physiques et dans des conditions adverses, et son travail se maintient à son haut niveau habituel.

 Le problème émotionnel est sans doute le plus ardu. Mais seul le disciple est en mesure de faire face à sa propre pitié de soi-même et de se libérer de l'orage émotionnel intérieur dans lequel il se trouve vivre…

 … Quand donc les disciples comprendront-ils qu'une certaine attitude d'indifférence, une réaction signifiant en somme "cela m'est égal", constitue l'un des moyens les plus rapides pour libérer le Soi des exigences de la personnalité ? Il ne s'agit pas d'un esprit d'indifférence affectant l'attitude du disciple à l'égard des autres. Il s'agit de l'attitude de la personnalité intégrée et pensante du disciple à l'égard du corps astral ou émotionnel. Elle le conduit à adopter une position suivant laquelle absolument rien pouvant produire une réaction de souffrance ou de détresse dans le corps émotionnel n'a la moindre importance. Ces réactions sont tout simplement reconnues, vécues, tolérées ; le disciple ne leur permet pas de causer la moindre limitation. Tous les disciples feraient bien de réfléchir à ce que je viens de dire. Le processus tout entier est fondé sur la conviction bien établie de la persistance de l'Etre immortel se trouvant dans les formes de l'âme et de la personnalité. (5-56/7)

 3.

 Le problème auquel doivent faire face tous ceux qui ont passé à travers les feux de la Renonciation, qui marchent le long du chemin de l'humilité tout en étant conscients de la grandeur de l'âme et qui sont, en même temps, bien loin d'être jeunes sous le rapport des années, consiste à aborder les dernières années de leur vie avec compréhension et sans crainte des limitations physiques. Tant d'entre eux au cours de ces dernières années vivent, pensent et agissent d'une manière telle que l'âme détourne son attention. Il ne reste donc que la personnalité. A tous ceux d'entre vous qui avez passé la cinquantaine, je dirai : Faites face à l'avenir avec la même joie que dans votre jeunesse, cependant avec une utilité accrue, sachant que la sagesse de l'expérience, le pouvoir de comprendre vous appartiennent, et que nulle limitation physique ne peut empêcher une âme de servir et de se manifester utilement. Je vous rappelle une chose souvent oubliée : il est beaucoup plus facile à une âme de s'exprimer à travers un corps vieux et expérimenté qu'à travers un corps jeune et sans expérience, à condition qu'il n'existe ni orgueil ni désir égoïste, mais seulement l'aspiration à aimer et à servir. (5-465/6)

 4.

 Nos limitations, physiques ou autres, paraissent indûment importantes ; nos défauts sont exagérés dans notre conscience, bien que pas aussi souvent dans leur expression. L'étendue du service nécessaire et xigé par l'âme parait si considérable que le disciple refuse parfois sa collaboration de peur d'échouer, ou à cause d'une conscience excessive de lui-même ; des excuses pour ne pas servir, ou pour servir partiellement, sont faciles à trouver et à s'approprier ; l'ajournement d'une aide totale pour aujourd'hui et d'une consécration complète aux besoins de l'humanité trouve une excuse facile sur la base de la santé, du moment, des limitations familiales, d'une crainte ou d'une autre, de l'âge ou de la croyance que cette vie prépare à un service complet dans la vie suivante. Les alibis sont faciles à trouver… (6-43)

 5.

 … Le disciple doit se prendre tel qu'il est à un moment donné, quels que soient ses moyens et dans n'importe quelles circonstances ; qu'il doit entreprendre ensuite de subordonner lui-même ses affaires et son temps, à la nécessité de l'heure, particulièrement en cas de crise nationale ou mondiale de groupe. Lorsqu'il agit ainsi dans sa conscience et que sa pensée suit donc les valeurs vraies, il s'aperçoit que ses affaires sont tenues en ordre, ses capacités accrues et ses limitations oubliées. (6-44)

 6.

 Chaque disciple doit parvenir à la complète libération des limites raciales, et renverser certaines barrières de séparation ; autrement elles demeurent et handicapent… (6-602)

 7. 

Mort et limitation sont des termes synonymes. Quand la conscience est concentrée dans la forme et entièrement identifiée au principe de limitation, elle considère l'affranchissement de la vie de la forme comme la mort. Mais, tandis que l'évolution se poursuit, la conscience se déplace de plus en plus vers la reconnaissance de ce qui n'est pas la forme, et vers le domaine du transcendant, ou le monde de l'abstrait, c'est-à-dire dans ce qui a dépassé la forme et qui a son centre en lui-même. Remarquons en passant que ceci est une définition de la méditation considérée comme but et achèvement. (16-615)

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