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LES NOUVEAUX GROUPES DES SERVITEURS DU MONDE

106 – Enseignement

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106 – Enseignement

 

1.

 Utilisez la connaissance que vous avez dans le but d'insister sur les faits dont vous êtes certain. Prenez une ferme position en ce qui concerne les certitudes de base et rappelez-vous que, dans la synthèse des complexités apparemment contradictoires, la lumière en fin de compte se fera jour. Par conséquent, mon frère, puis-je faire autre chose que de vous dire d'attendre avec patience ? S'appliquant à l'entraînement occulte, l'ancienne maxime suivant laquelle "un peu de connaissance est une chose dangereuse" demeure profondément vraie. Sur le Sentier conduisant à l'omniscience, abondent les pièges et les difficultés. N'avez-vous jamais été frappé par les complexités qui confrontent les Grands Etres Qui s'occupent d'une humanité constamment changeante ? Les principes demeurent éternellement les mêmes ; mais les techniques et les modes de présentation sont modifiés à chaque cycle car l'équipement humain de réception se modifie et s'améliore constamment. Cette amélioration ne signifie pas nécessairement que les élèves soient plus faciles ; c'est souvent le contraire. L'Instructeur doit non seulement enseigner les vérités anciennes d'une façon nouvelle mais, souvent, il doit aussi contrebalancer les habitudes bien établies de pensée et l'impatience d'un mental assoiffé. (5-347)

 2.

 Une lecture constante, une conscience des instructions et de l'enseignement qui ne sont pas transformées en action sur le plan extérieur, ne sont qu'un moyen d'échapper à la réalité. A moins que les instructions d'un Maître ne reçoivent une réponse expérimentale, elles relâchent le lien ashramique, et finalement le disciple glisse (quelquefois pour très longtemps et pour plusieurs vies) dans un intermède de dérive, de lecture et de pensée sans travail, de plaisir de l'attention sans la peine de la mise en pratique. (6-39)

 3.

 … Transmettez l'enseignement à ceux que vous servez, mais ne vous intéressez pas aux sources ou origines de cet enseignement, et ne vous en occupez pas. Elles n'ont pas d'importance. Néanmoins, la responsabilité de l'instructeur repose sur vous. L'instructeur devrait être si préoccupé du besoin de ses étudiants et de la clarification de la vérité (telle qu'elle lui est donnée) en termes qu'ils puissent comprendre, qu'il soit impossible de le faire dévier par l'intérêt porté à l'origine de la révélation. (6-493)

 4.

 Le véritable instructeur doit traiter tous ceux qui cherchent avec vérité et sincérité. Son temps (dans la mesure où il est soumis à l'équation temps sur le plan physique), est trop précieux pour qu'il le gaspille en politesse sociale, ou en efforts pour s'abstenir de commentaires critiques, quand ceux-ci rendraient service. Il doit se reposer entièrement sur la sincérité de ceux qu'il instruit. Néanmoins, la critique et la mise en évidence de défauts ou d'erreurs ne se révèlent pas toujours avantageuses ; elles peuvent accroître la responsabilité, susciter l'antagonisme ou l'incrédulité, ou encore causer la dépression, trois conséquences des plus indésirables de l'emploi de la faculté critique.

 En stimulant son intérêt, en réalisant une synthèse subjective et en attisant la flamme de son inspiration spirituelle, le groupe peut arriver à un juste discernement quant à ses nécessités et qualités conjointes, et rendre ainsi inutile l'attitude ordinaire de l'instructeur, consistant à relever les fautes.

 Ceux qui sont sur le rayon de l'enseignement apprendront à enseigner en enseignant. Il n'y a pas de méthode plus sûre pourvu qu'elle s'accompagne d'un amour profond, personnel et en même temps impersonnel, vis-à-vis de ceux que l'on instruit. Par-dessus tout, je vous demande expressément d'inculquer l'esprit de groupe, car c'est la première expression de l'amour vrai. Je souhaite aborder deux points seulement.

 Tout d'abord, lorsqu'on enseigne à des enfants en dessous de quatorze ans, il est nécessaire de se souvenir qu'ils sont focalisés émotionnellement. Ils ont besoin de sentir, et de sentir avec justesse la beauté, la force et la sagesse. Il ne faut pas s'attendre à ce qu'ils raisonnent avant cet âge-là, même s'ils s'en montrent capables. Après quatorze ans et pendant l'adolescence, leur réaction mentale à la vérité devrait être mise à jour, et c'est sur elle qu'il faudra compter pour résoudre les problèmes présentés. Même si cette réaction n'existe pas, il faut faire un effort pour la susciter.

 Deuxièmement, il faut tenter de situer approximativement l'enfant sur l'échelle de l'évolution, en étudiant son milieu, ses moyens physiques, la nature de son appareil réceptif avec ses nombreuses réactions et ses intérêts majeurs. Cette enquête établit un rapport subjectif avec l'enfant, qui est beaucoup plus puissant dans ses résultats que ne le seraient des mois et des mois de paroles employées vigoureusement à communiquer une idée. (12-13/14)

 5.

 Ce qui compte, ce sont ces aspects de la vérité que je présente à votre considération, l'aide que je peux vous donner, la stimulation spirituelle et mentale à laquelle je peux vous soumettre. L'entraînement de l'intuition à reconnaître la vérité spirituelle devrait être l'objet de vos efforts. La seule autorité est l'enseignement et non celui qui enseigne ; c'est sur le roc de l'autorité que beaucoup d'écoles ont sombré. Il n'y a qu'une seule autorité : celle de l'âme immortelle de chaque homme ; c'est la seule autorité qui doive être reconnue.

 … Nous entraînons des hommes à vivre comme âmes et non comme des enfants qui doivent encore être élevés et protégés par des règles et des ordres. Comme âmes, les hommes puisent leur vie dans l'océan de l'universel et non plus dans le petit puits du particulier. Portant leurs petites amphores ils trouvent leur chemin vers cet océan et puisent ce dont ils ont besoin pour eux-mêmes. Dans la lumière de votre propre intuition et de votre mental illuminé (développé et amené au point voulu par la méditation) choisissez cet aspect de l'enseignement qui vous convient et qui peut vous aider, et appliquez-le selon vos nécessités et votre degré de développement.

 L'époque des contacts avec la personnalité, de l'attention accordée à la personnalité et des messages personnels est passée, elle est passée depuis assez longtemps déjà, sauf dans la vallée de l'illusion, sur le plan astral.

Ceci peut sembler dur, mais les véritables disciples le comprendront. Du fond de leur propre expérience et lutte, ils savent qu'il en est ainsi. Ce qui importe, c'est le groupe des Maîtres, la Hiérarchie dans son ensemble, et son interaction avec l'humanité. Ce qui compte c'est le groupe de disciples d'un Maître, et ses relations avec les disciples en probation sur le plan physique, lesquels forment des groupes sur toute la surface du monde, peu importe ou ces unités se trouvent. Ce qui a une importance vitale, c'est le corps d'enseignement dont on peut disposer et ses effets sur le mental collectif des penseurs de la race ; ce qui nous apparaît à nous, instructeurs, comme d'importance suprême c'est l'interaction entre le groupe subjectif de travailleurs mondiaux et, sur le plan extérieur objectif, ceux qui aiment l'humanité. La satisfaction de l'aspiration individuelle, la réponse aux désirs des aspirants et la stimulation de l'ambition spirituelle ne nous intéressent pas. Les temps sont trop graves et la crise trop aiguë.

 Il est cependant de fait qu'il y a aujourd'hui des groupes d'aspirants qui reçoivent des instructions particulières, et des disciples qui sont soumis à un entraînement bien déterminé. Mais il faut bien spécifier que (en dépit de toutes les affirmations contraires de tous les dévots du monde) rien, dans ces cas, n'est donné en ce qui concerne les détails de la vie de la personnalité. Les problèmes spécifiques relatifs à la santé, aux finances, à la famille ne sont ni traités, ni considérés ; rien n'est fait pour, et aucun temps n'est donné à l'instable personnalité quant à son confort ou sa satisfaction. Ce qui est entrepris c'est l'entraînement des aspirants à la technique du développement spirituel ; des suggestions peuvent être faites pour corriger des facteurs cachés produisant des conditions émotionnelles ; des méditations peuvent être arrangées pour obtenir certains résultats ; des instructions sur les lois gouvernant l'union avec l'âme peuvent être offertes ; mais aucun travail relatif à la personnalité n'est tenté. Les disciples doivent manoeuvrer eux-mêmes leur propre personnalité. Sous le fardeau du travail mondial, les Maîtres trouvent de moins en moins de temps à consacrer même à Leurs disciples. Comment alors en donner à ceux qui ne sont pas des disciples acceptés, pour s'occuper de leurs petites affaires ? (14-111/4)

 6.

 … Il peut être utile de fournir des éléments qui puissent faire croître le corps mental des étudiants dans lesquels ils puissent trouver les moyens de subsistance et de développement. Peu de gens sont à même de trouver en eux-mêmes les pensées et les idées qui pourraient les conduire à la réalisation de la vérité ; c'est pourquoi ceux d'entre nous qui ont la responsabilité de l'instruction de la race doivent absolument leur fournir ce qui est nécessaire. De plus, en faisant cela, nous travaillons pour la génération suivante de chercheurs, sachant parfaitement que ce qui est aujourd'hui une instruction avancée et des idées nouvelles qui influencent les pionniers de l'humanité, sera l'inspiration des penseurs de la prochaine génération, et en temps voulu, la théologie de ceux qui leur succéderont.

Les croyances et les connaissances des ésotéristes d'aujourd'hui (des véritables ésotéristes spirituels et non des groupes ésotériques qui se disent tels) deviennent les formules de foi de leurs successeurs, et s'identifient finalement aux croyances et organisations religieuses. (14-232)

 7.

 A force de patience, et avec la volonté d'apprendre par absorption plus que par analyse, le lecteur s'apercevra bientôt que ses connaissances se sont étendues – par intuition et discrimination. (17-308)

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