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115 – Le pèlerin

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115 – Le pèlerin

 

1.

 LES REGLES DE LA ROUTE

 1. La Route est foulée dans la pleine lumière du jour projetée sur le Sentier par Ceux Qui savent et qui conduisent. Rien alors ne peut être caché, et à chaque tournant de la Route un homme doit faire face à lui-même.

 2. Sur la Route, ce qui est caché demeure révélé. Chacun voit et connaît les mauvaises actions des autres. Et pourtant avec cette révélation, personne ne retourne en arrière, personne ne méprise les autres, personne ne faiblit sur la Route. La Route se poursuit dans le jour.

 3. Sur la Route, on ne va pas seul. Il n'y a ni bousculade ni précipitation. Et cependant, il n'y a pas de temps à perdre. Chaque pèlerin qui le sait presse le pas et se trouve entouré de ses compagnons. Certains vont de l'avant ; il les suit. d'autres restent en arrière ; il prend la tête. Il ne voyage pas seul.

 4. Le Pèlerin doit éviter trois choses : porter une cagoule, un voile qui cacherait sa figure aux autres ; transporter une jarre ne contenant que l'eau nécessaire à ses propres besoins ; porter à l'épaule un bâton non recourbé sur lequel on ne peut s'appuyer.

 5. Chaque Pèlerin sur la Route doit emporter ce dont il a besoin : un récipient contenant des braises, pour réchauffer ses compagnons ; une lampe dont il peut jeter les rayons sur son coeur et montrer ainsi à ses compagnons la nature de sa vie cachée ; une bourse remplie d'or qu'il ne gaspille pas sur la route mais qu'il partage avec les autres ; un vase scellé, dans lequel il transporte toutes ses aspirations qu'il déposera aux pieds de Celui Qui attend et l'accueillera à la porte.

 6. Le Pèlerin, avançant sur la Route, doit garder l'oreille attentive, la main tendue, la langue silencieuse, le coeur compatissant, la voix d'or, le pied rapide et l'oeil ouvert qui voit la lumière. Il sait qu'il ne voyage pas seul. (5-583/4)

 2.

 Tant que la coupe n'a pas été utilisée, remplie, vidée et reconnue nulle, elle ne peut pas contenir en toute sécurité ce qui est accordé plus tard.

 Mais quand le Pèlerin a complètement vidé la coupe, alors il se tourne vers le monde tourmenté. La coupe en main (vidée une fois, remplie à nouveau, et refusée pour les besoins personnels), il se penche sur ce qu'il faut aux hommes qui luttent, et suivent avec lui le chemin. Ce breuvage d'amour, de feu sacré, de flot rafraîchissant et tonifiant, il ne le lève pas vers lui-même mais le tend aux autres. Sur la route de l'homme fatigué, il devient un Seigneur de Pouvoir, pouvoir acquis par le travail accompli, pouvoir atteint par la volonté consciente. Grâce à la coupe du Karma qu'il a vidée, il obtient le droit de servir.

 O Pèlerin, regarde le but. Vois briller, loin en avant, la gloire qui enveloppe et la lumière que rien ne peut ternir. Saisis la coupe et bois vite, ne laisse pas la douleur te retarder. La coupe vide, la main assurée, l'effort ferme et puissant conduisent à un moment d'intense douleur, et de là, à la vie radieuse. (18-762/3)

 3.

 Le Pèlerin à l'écoute

Ecoute, O Pèlerin, les grands Seigneurs Dévas psalmodier le Verbe.

Apaise toutes les vibrations de la terre, apaise les efforts et l'agitation du mental inférieur et, l'oreille dressée, écoute les sons qui s'élèvent jusqu'au trône du Logos. Seuls ceux qui ont le coeur pur peuvent entendre, seuls les doux peuvent répondre.

 Les sons tempétueux de toute la lutte terrestre, la vibration aiguë de la sphère aqueuse, le fracas marquant le lieu de la pensée assourdit le son et fait obstacle au son. Celui qui, en lui-même, est silencieux, tranquille et calme, celui qui voit tout au moyen de la lumière divine et ne se laisse pas entraîner par la lumière reflétée dans les sphères triples, celui-là va bientôt entendre. Dans l'éther environnant, une note résonnera à son oreille, qui ne ressemblera pas aux sons du monde terrestre.

Ecoute, O Pèlerin ; car lorsque ce son résonnera sur le sens intérieur, en une vibration colorée, sache qu'un point marquant une grande transition aura été atteint.

 Surveille, O Pèlerin, la venue de cette heure-là. En un effort purifié, monte et approche-toi du Son. Sache que lorsque sa note se glisse dans l'aube embrumée, ou frappe doucement l'oreille dans la lumière veloutée du soleil, l'ouïe intérieure devient bientôt d'une sensibilité plus vaste, et fait place à la vision et à la parfaite compréhension.

 Sache que lorsque la musique des sphères te parvient note par note, dans la brume de l'aurore ou le soleil de midi, dans la fraîcheur du soir ou au plus profond de la nuit, c'est dans ses accents rythmiques que gît la révélation. (18-763)

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