N G S M . E U

LES NOUVEAUX GROUPES DES SERVITEURS DU MONDE

11 – Servir l'humanité

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11 – Servir l'humanité

 

1.

 Ceux d'entre vous qui cherchent à servir l'humanité et à se joindre à l'effort hiérarchique, afin de soulager un monde souffrant, doivent apprendre à pénétrer derrière les apparences, derrière les méthodes et les projets, les résultats et les effets du plan physique ; ils doivent s'efforcer d'entrer en contact avec les forces de Shamballa ou de la Hiérarchie, ainsi qu'avec les besoins des hommes qui ont produit ces modes d'expression, et les voir pour ce qu'ils sont – non des systèmes dépassés ou des efforts enfantins vers le progrès, mais des plans embryonnaires grâce auxquels, plus tard, seront libérées la culture et la civilisation du nouvel âge. Si vous cherchez à apporter l'illumination dans les lieux sombres de la terre (ce qui signifie dans le mental des hommes), alors il faut voir clair vous-mêmes et faire une corrélation entre l'abstrait et le concret de telle manière que, dans votre propre vie, on voie un idéalisme agissant ; c'est seulement ainsi qu'apparaîtra un idéalisme agissant sur le plan national, racial et humain.

La tête aussi bien que le coeur doivent être utilisés, et beaucoup de personnes bien intentionnés l'oublient. …

C'est en se rendant compte de ce qui arrive à l'humanité dans son ensemble et dans les coulisses que les penseurs et les membres du nouveau groupe des serviteurs du monde peuvent le mieux servir. C'est le développement de la conscience humaine, en réponse aux conditions présentées par n'importe quel pays, qui est important ; "l'état d'esprit humain" commence à peine à se centrer sur les choses importantes et à s'exprimer de façon vivante. Les penseurs et ceux qui servent doivent apprendre à se concentrer sur l'éveil de la conscience et non sur les mouvements superficiels. Cet éveil progresse, mes frères, de façon satisfaisante. La forme ou les formes peuvent souffrir, mais la prise de conscience intrinsèque de l'homme, au cours de ce siècle, atteint une expression divine. (13-73/4)

 2.

 Il est si difficile, mes frères, d'éveiller des aspirants tels que vous à l'urgence du service et à un sens profond des responsabilités. Si des hommes et des femmes ayant toute l'information qui est la vôtre ne peuvent être stimulés jusqu'à fournir un effort de sacrifice, vous pouvez vous faire quelque idée de l'immensité de la tâche de la Hiérarchie à l'heure actuelle. Vous pouvez peut-être comprendre que je serais envahi par un sentiment de quasi-frustration (si j'étais limité par le concept du temps) quand, par exemple, ceux dont j'attends la coopération sont occupés de leurs propres affaires, n'ont aucun sens de la nécessité immédiate et préfèrent se concentrer sur leur propre développement, leur famille, leurs problèmes, plutôt que de parvenir à une plus large vue du monde, qui conduirait à une pleine coopération. Il s'agit d'empêcher une débâcle mondiale, c'est le but de notre effort, et je vous ai demandé de m'aider. (13-79)

3.

 Il existe une certaine confusion venant de l'idéalisme fondamental qui sous-tend les activités de beaucoup de gens dans beaucoup de pays. C'est l'importance de l'idéal assez nouveau du bien de l'Etat opposé au bien de l'individu et au bien de l'humanité. L'Etat devient presque une entité divine dans la conscience de l'idéaliste. Ceci fait nécessairement partie du plan d'évolution, mais, dans la mesure où c'est un problème, il est trop important pour être résolu par l'individu, seul et sans aide. Je peux néanmoins vous donner l'assurance d'une vérité fondamentale. Quand les hommes, en tous lieux, à l'intérieur des frontières de leur Etat particulier, et tout en soutenant son autorité et sa civilisation, commenceront à penser en termes d'humanité, l'opinion publique deviendra alors si puissante et si juste dans son inclusivité que la politique de l'Etat devra inévitablement se conformer à l'idéal plus élevé, et le sacrifice de l'individu et des humains en grand nombre à l'Etat ne sera plus possible. On examinera la partie dans sa véritable relation avec le plus grand tout. C'est cet éveil de l'opinion publique aux droits mondiaux, aux intérêts humains inclusifs et à la coopération internationale, qui est le véritable but de tout l'effort spirituel actuel. (13-219)

 4.

 Que dire maintenant du présent immédiat ; que peut faire l'individu pour aider la cause de l'humanité et arrêter la montée du mal ? S'il se bat déjà du côté des Forces de Lumière et des Alliés, il connaît sa destinée et son service. Mais quelle est la situation de ceux qui s'interrogent sur ce qu'ils peuvent faire, et sont cependant désireux de voir clairement et de jouer leur rôle, lorsqu'ils seront parvenus à la vision correcte ? A ceux-là, je dirai ce qui suit :

 1. Eliminez de votre conscience le préjugé, l'orgueil national et les antipathies religieuses. Les erreurs passées des Alliés, indiquées par l'histoire, sont des faits qu'eux-mêmes ne nient pas. Ils ne sont pas les seuls coupables d'égoïsme, car le bilan de chaque nation est entaché des mêmes fautes. Mais ils soutiennent aujourd'hui un ordre spirituel nouveau, basé sur un désir de synthèse, de méthodes justes de gouvernement et de bien pour la population.

Le malheureux passé de toutes les nations est aujourd'hui utilisé comme alibi par ceux qui ne veulent pas prendre de responsabilités ou sacrifier quoi que ce soit à la cause de l'humanité. Il est nécessaire que tous aujourd'hui nous reconnaissions nos points faibles dans un esprit de tolérance et de pardon.

 2. Refusez de vous laisser effrayer quant au résultat, quel qu'il soit, d'une action juste et positive. La peur, aujourd'hui, se glisse derrière bien des dissentiments, la peur tue la vérité, cache la vision et empêche l'action juste. Le grand Guide de l'ère chrétienne nous a avertis qu'il ne fallait pas craindre ceux qui tuent le corps, mais ceux qui cherchent à tuer l'âme. Les forces d'agression sont en train de tuer lentement et impitoyablement l'amour et l'espoir (qualités de l'âme), dans les pays conquis et en Allemagne. Ceci, ainsi que la défense de la grande cause humanitaire, est une raison suffisante pour inciter tous les hommes de bonne volonté à prendre les armes du côté des Forces de Lumière. Je recommande ceci à votre imagination attentive.

Pour exprimer les choses de façon encore plus pratique, je vous demande si vous souhaiteriez voir vos enfants assujettis aux méthodes d'éducation du régime nazi, qui écrase tout sens de l'humain, et accentue l'orgueil de race et le culte de la cruauté ?

Pouvez-vous rester sans rien faire, ou vous en remettre simplement à la prière et parler des beautés de la paix, quand de petits enfants, dans les pays conquis, sont soumis au système allemand qui tue l'âme ? Refusez donc, dans leur intérêt, d'avoir peur.

 3. Ayant senti la vision, reconnu les obstacles et vous étant débarrassés des préjugés innés et de la peur, vous verrez alors ce que vous devez faire en face de cette dangereuse crise. Je n'ai pas à vous dire ce que vous devez faire. C'est vous qui devez décider des détails ; les méthodes que vous devez employer deviendront claires à vos yeux ; les questions humanitaires en jeu vous seront

de plus en plus évidentes ; vous vous rangerez alors aux côtés des Forces de Lumière et vous soutiendrez le bras de ceux qui se battent pour la paix du monde et la sécurité, préparant ainsi l'instauration du nouvel ordre mondial. Vous accomplirez ceci sans penser à vous-mêmes. Vous ferez face à la vie avec vérité et sincérité, vous vouant pleinement au sacrifice du temps, de l'argent, de vous-mêmes et, s'il le faut, de votre vie. Vous saisirez dynamiquement que l'attitude de l'observateur passif n'est pas celle d'un agent des Forces de Lumière, ni celle d'un ami de l'humanité.

 4. Vous apprendrez aussi à être exempts de haine, vous refusant à détester le pécheur abusé, même lorsque vous lui infligerez une sanction pour son péché. La haine et la séparation doivent disparaître ; elles disparaîtront lorsque l'individu les chassera de sa vie. La grande erreur des neutres ou des pacifistes est leur refus de s'identifier constructivement avec la douleur humaine. Même lorsqu'ils réagissent par une violente émotion à la souffrance, par exemple, des petits enfants dans cette grande guerre, et des réfugiés sans défense, ils ne s'en soucient pas vraiment assez pour faire quelque chose, ce qui impliquerait un sacrifice. Ces paroles sont sévères, mais c'est une nécessaire exposition des faits. La sympathie qui n'engendre pas quelque action positive, devient une plaie malsaine.

Ainsi, par la pensée, la parole, l'action, l'ami de l'humanité entrera dans la bataille contre le mal ; en s'oubliant complètement, il soutiendra la cause de l'humanité, sans se cacher derrière une impression d'inefficacité et sans chercher d'alibi dans un idéalisme mal interprété. Il regardera en face la situation présente. à la lumière qui jaillit de la vision même. Il s'avancera alors dans l'ère des justes relations humaines, de l'unité spirituelle, des ressources partagées et ceci en pleine confiance, car son sens des valeurs sera exact. Il sait que l'humanité a une mission divine qui doit être accomplie sur les ailes de l'amour, par l'action compréhensive, par le service altruiste et l'acceptation de mourir dans la bataille, si c'est le seul moyen de servir et de libérer son frère. (13-244/6)

 5.

 Chaque étudiant qui pense clairement et qui applique l'enseignement à sa vie journalière contribue de façon valable à la conscience de groupe.

 Il arrive souvent qu'un aspirant se dise : Suis-je de quelque réelle utilité ? Comment puis-je, dans ma sphère limitée, travailler au service du monde ? Je répondrai à ces questions en vous disant, qu'en "pensant" ce livre, de façon à ce qu'il atteigne l'esprit du public, en exprimant à vos compagnons l'enseignement qu'il donne, en vivant une vie en conformité avec cet enseignement vous effectuez un service très réel.

 Ceci implique la consécration de la personnalité toute entière au service de l'humanité, et la promesse faite au Soi Supérieur qu'un effort sera fait pour négliger le soi inférieur dans le service, un service qui trouvera son mode d'expression, à la place et dans les circonstances, que la destinée et les devoirs d'un homme, lui imposent. Je veux dire un renouveau d'efforts à apporter dans le sens de la purification de tous les corps, afin que l'homme inférieur entier puisse être un canal pur et un instrument à travers lequel la force spirituelle puisse s'écouler librement.

 Je veux dire qu'il faudrait atteindre une attitude dans laquelle l'aspirant ne désire rien pour le soi séparé, et dans laquelle il considère tout ce qu'il a, comme quelque chose qu'il peut déposer sur l'autel du sacrifice pour aider ses frères. Puissent tous ceux qui lisent ce livre, voir le résultat d'un tel effort unifié ; il en émergerait une activité de groupe, qui entreprise intelligemment, accomplirait de grandes choses. Tant de gens accourent çà et là, après cet individu ou cet autre, ou ce travail ou cet autre, et travaillent avec un manque de coordination. Ils n'accomplissent rien, et n'obtiennent aucun résultat de groupe. Mais l'effort d'un groupe unifié pourrait arriver à une réorganisation inspirée du monde entier, et à l'élimination des obstacles ; là serait le fait de réels sacrifices et la mise de côté de tous les désirs et voeux personnels afin que les buts du groupe puissent être réalisés. (14-XIX-XX)

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