N G S M . E U

LES NOUVEAUX GROUPES DES SERVITEURS DU MONDE

19 – Les relations humaines

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19 – Les relations humaines

 

a) Amour

 1. Amour

Les fils des hommes sont un, et je suis un avec eux.

 Je cherche à aimer, non à haïr.

 Je cherche à servir et non à exiger le service dû.

 Je cherche à guérir, non à blesser.

Puisse la souffrance apporter sa juste récompense de Lumière et d'Amour.

 Puisse l'âme dominer la forme extérieure,

 Et la vie, et toute circonstance,

 Et révéler l'Amour Qui gît sous les événements du temps.

Que la vision et l'intuition viennent.

Puisse le futur se révéler.

 Puisse l'union intérieure triompher et les divisions extérieures cesser.

 Puisse l'Amour prévaloir et tous les hommes s'aimer. (5-791)

 2. Amour divin

 L'amour ne consiste pas à rendre heureux, superficiellement, l'objet de l'amour. Si j'encourageais cette réaction chez vous, je ne mériterais pas votre confiance et, à la longue, je ne retiendrais pas votre respect. L'amour est une sagesse qui voit loin, qui cherche à maintenir vivante, chez l'objet aimé, la sensibilité qui garantira le vrai progrès. L'amour, donc, veille, stimule et protège. Mais ce n'est pas quelque chose de personnel. C'est une protection positive, qui ne conduit pas à l'attitude négative consistant à se sentir entouré de soins, de la part de celui qui reçoit amour et protection.

C'est le pouvoir stimulant de l'amour divin que je m'efforce de déverser sur vous et sur tous ceux que je sers en tant que Maître et Instructeur. Ceci vous conduira à vous protéger avec sagesse du mirage, de l'illusion et des réactions de la personnalité, ainsi que de l'erreur et du préjugé afin de mieux servir à la fois l'humanité et la Hiérarchie. Réfléchissez à ceci. (6-683)

 3. Amour impersonnel

 Tenez-vous prêt et surveillez le coeur. Le transfert du feu du plexus solaire au centre du coeur engendre beaucoup de souffrances. Il n'est pas facile d'aimer comme aiment les Grands Etres, d'un amour pur qui ne réclame rien en retour ; d'un amour impersonnel qui se réjouit quand il trouve une réponse, mais qui ne la recherche pas, qui aime continuellement, calmement et profondément, malgré les divergences apparentes, sachant que lorsque chacun aura trouvé le chemin de sa demeure, il découvrira que cette demeure est l'endroit de l'union. (1-76)

4.

Lorsque le coeur est plein d'amour et la tête pleine de sagesse, rien de ce qui est accompli alors ne peut, en fin de compte, causer d'affliction aux autres… L'homme qui est sans crainte, sage et aimant peut faire n'importe quoi ; de ses actes inoffensifs, il sortira du bien. (5-143/4)

 5. Mirage du sentiment

 Le mirage du sentiment tient en esclavage les braves gens, les maintenant dans un épais brouillard de réactions émotionnelles. La race a atteint un point où les gens bien intentionnés, ayant quelque réelle compréhension, en partie libérés de l'amour de l'or (façon symbolique de parler du mirage du matérialisme) tournent leurs désirs vers leurs devoirs, leurs responsabilités, l'effet qu'ils produisent sur les autres et vers une compréhension sentimentale de l'amour. L'amour, pour beaucoup de gens et même pour la majorité, n'est pas réellement l'amour, mais le mélange du désir d'aimer et de celui d'être aimé, et la volonté de faire n'importe quoi pour manifester et évoquer ce sentiment et, par conséquent, se sentir plus à l'aise dans sa propre vie intérieure. L'égoïsme de ceux qui désirent être désintéressés est considérable. Tant de sentiments interviennent et s'accumulent autour du sentiment ou du désir de manifester les caractéristiques aimables et plaisantes qui évoqueront une réciprocité à l'égard de celui qui veut être aimé ou servi et qui est encore complètement enveloppé par le mirage du sentiment.

 C'est ce soi-disant amour, fondé surtout sur la théorie de l'amour et du service, qui caractérise tant de relations humaines, telles que, par exemple, celles entre époux et entre parents et enfants. Aveuglés par le mirage de leur sentiment, sachant peu de chose de l'amour de l'âme qui est libre et laisse aussi libres les autres, ils errent dans un épais brouillard, traînant souvent avec eux ceux qu'ils désirent servir afin d'attirer une réponse affectueuse. Etudiez le terme "affection", et vous verrez sa véritable signification. L'affection n'est pas l'amour. C'est le désir que nous exprimons par l'activité du corps astral et qui influence nos relations ; ce n'est pas un mouvement spontané de l'âme, exempt de désir, qui ne demande rien pour le soi séparé. Le mirage du sentiment emprisonne et désoriente tous les braves gens ; il leur impose des obligations qui n'existent pas, produisant un mirage qui doit être finalement dissipé par l'afflux d'un amour véritable et désintéressé. (10-76/7)

 6. La loi d'amour

 Il n'est pas facile, en le traitant brièvement, d'aborder l'énorme problème de la place qu'occupe l'amour dans le schéma évolutif des choses, tel que le comprend l'homme tridimensionnel. …

 Ce terme de "Loi d'Amour" est, en vérité, un terme trop générique pour être employé pour une seule loi gouvernant un seul plan, mais il suffira pour l'instant, car il transmet à notre mental le type d'idée voulu. La Loi d'Amour n'est autre, en fait que la loi du système en manifestation sur tous les plans. L'amour est le motif qui a poussé à la manifestation et c'est l'amour qui maintient tout en progression ordonnée ; l'amour entraîne tout sur le sentier duretour jusqu'au sein du Père et l'amour rend finalement parfait tout ce qui est. C'est l'amour qui construit les formes abritant temporairement la vie cachée intérieure ; c'est l'amour qui provoque la rupture de ces formes et leur complet éclatement, afin que la vie puisse poursuivre son progrès. L'amour se manifeste sur chaque plan en tant que force impérative poussant la Monade en évolution vers son but ; l'amour est la clé ouvrant le règne des dévas et la raison de l'union ultime des deux règnes dans le divin Hermaphrodite. L'amour agit par les rayons concrets dans la construction du système et l'édification de la structure abritant l'Esprit ; l'amour agit par les rayons abstraits en vue du développement puissant et complet de la divinité inhérente. Par les rayons concrets l'amour se manifeste en tant qu'aspects de la divinité, ou persona voilant le Soi unique ; par les rayons abstraits l'amour se manifeste en développant les attributs de la divinité, et en faisant évoluer jusqu'à sa plénitude le royaume de Dieu intérieur.

 L'amour par ses rayons concrets conduit au sentier de l'occultisme ; l'amour par les rayons abstraits conduit à celui du mystique. L'amour forme l'enveloppe et inspire la vie ; l'amour incite la vibration logoïque à progresser par vagues, entraînant tout sur son passage et portant toute manifestation à sa perfection.

 … Sur le plan astral, domicile des désirs, naissent des sentiments que nous appelons l'amour personnel ; chez l'homme de type inférieur, il se manifeste par la passion animale ; à mesure que l'évolution progresse on observe un développement graduel de la capacité d'aimer, qui passe par les stades d'amour au sein du couple, d'amour de la famille, de l'entourage et de tout l'environnement. Avec le temps, le patriotisme fait place à l'amour de l'humanité, souvent l'humanité représentée par l'un des Grands Etres. Le plan astral est à l'heure actuelle le plus important pour nous, car c'est dans le désir, ni modifié, ni transmué, que réside la différence entre la conscience personnelle et celle de l'Ego. (3-593/5)

 7.

 Le second postulat fondamental fut énoncé pour nous par le Christ lorsqu'il nous enjoignit "d'aimer notre prochain comme nous-mêmes".

Nous n'avons attaché à cela, jusqu'à présent, que peu d'attention. Nous nous sommes aimés nous-mêmes et nous avons aimé ceux qui nous plaisaient. Mais aimer universellement, et parce que notre prochain est une âme comme nous le sommes, cela a toujours été regardé comme un beau rêve qui s'appliquait à un avenir tellement distant, dans un ciel tellement lointain, qu'il pouvait bien être oublié. Deux mille ans ont passé depuis que la plus grande expression de l'amour de Dieu ait marché sur cette terre et nous ait ordonné de nous aimer les uns les autres. Cependant nous continuons à nous battre et à haïr, à utiliser nos pouvoirs à des fins égoïstes, nous consacrons nos corps et nos appétits aux plaisirs matériels, et nos efforts vitaux sont dans l'ensemble dirigés principalement vers l'égoïsme personnel. Vous-êtes vous jamais demandé ce que le monde pourrait être aujourd'hui si les hommes avaient écouté le Christ et avaient essayé d'obéir à ses commandements ? Nous aurions éliminé beaucoup de maladies (car les maladies consécutives au mauvais emploi de la fonction sexuelle sont à la base d'une grande partie de nos maux physiques et dévastent notre civilisation moderne), nous aurions rendu la guerre impossible, nous aurions réduit le crime à un minimum, et notre vie moderne serait une démonstration de la divinité manifestée. Mais cela n'a pas été le cas, et de là nos conditions mondiales actuelles.

 Mais la nouvelle loi doit et sera proclamée. Cette loi peut être résumée en ces mots : Qu'un homme vive de façon à ce que sa vie ne cause aucun tort. Ainsi aucun mal pour le groupe ne sortira ni de ses pensées, ni de ses actes, ni de ses paroles. Il ne s'agit pas ici d'une innocuité négative, mais d'une activité positive et difficile. Si cette paraphrase pratique des paroles du Christ était universellement promulguée et pratiquement appliquée, nous verrions l'ordre remplacer le chaos, l'amour de groupe remplacer l'égoïsme personnel, nous verrions l'unité religieuse prendre la place de l'intolérance fanatique et les appétits réglés, celle de la licence. (14-301/2)

 8. Le pouvoir de l'amour

 … Dans le service, il apprend le pouvoir de l'amour dans sa signification occulte. Il donne et, par conséquent, il reçoit. Il vit une vie de renoncement et les richesses du ciel se déversent sur lui. Il donne tout et se trouve comblé. Il ne demande rien pour lui et il est l'homme le plus riche de la terre. (4-117)

 9.

 Par la pure lumière de l'amour réciproque, vous pouvez vous approcher plus près de moi et des instructeurs demeurant sur les plans subjectifs de la vie, et parvenir plus rapidement à cette Porte qui s'ouvre sur la Voie illuminée. Vous avez là l'opportunité de vous démontrer réciproquement la valeur scientifique et le pouvoir de l'amour considéré comme une force de la nature. Entreprenez cette démonstration. Vous libérerez réciproquement en vous-mêmes tout ce qui est nécessaire pour amener des changements puissants et vitaux dans les schémas et le dessein de la vie des membres du groupe. L'amour n'est ni un sentiment ni une émotion ; ce n'est pas non plus un désir ou un motif égoïste d'agir avec rectitude dans la vie journalière. L'amour est la force supérieure qui guide les mondes et qui conduit à l'intégration, a l'unité et à l'inclusivité, lesquelles poussent la Déité elle-même à l'action. L'amour est une chose pénible à cultiver, tant l'égoïsme est inhérent à la nature humaine. C'est une chose difficile à appliquer dans toutes les circonstances de la vie, et son expression exigera de vous le maximum de ce que vous avez à offrir ainsi que la renonciation de toutes vos activités personnelles égoïstes.

Les disciples du groupe d'un Maître doivent s'aimer les uns les autres avec intelligence et avec une force constante ; ils libèrent ainsi la lumière et le pouvoir qui feront finalement du groupe une valeur efficace dans le monde. (5-10)

10.

 Donnez-vous, les uns aux autres, beaucoup d'amour vrai dans les temps qui viennent, car c'est l'élément d'illumination et de fusion dans la vie du disciple. Que votre amour ne reste pas théorique, mais donnez cette vraie compréhension qui ne tient pas compte des fautes, qui ne reconnaît aucune barrière, qui refuse toutes les idées séparatives et vous entoure réciproquement d'un mur protecteur d'amour qui pourvoit à tout besoin, physique, émotionnel et mental, lorsque c'est possible. (6-4)

11.

… Les disciples et les aspirants, en tous lieux doivent vivre harmonieusement et aimer. Les vibrations violentes de notre entourage doivent être apaisées par une contre-vibration d'amour plus forte ; souvenons-nous toujours qu'étant donné que nous travaillons pour l'évolution, le pouvoir de la divinité est avec nous, disponible, utilisable.

Rien ne peut résister aux fermes pressions de l'amour et de l'harmonie lorsqu'on les exerce assez longtemps. Ce ne sont pas les efforts spasmodiques qui comptent. C'est la pression immuable, maintenue pendant longtemps qui, un jour, brise l'opposition et les murs de la séparativité. (13-516)

12. L'amour qui guérit

 … Tous ceux qui représentent dans le monde des centres magnétiques devraient se mettre au travail à l'aide des lumières qu'ils possèdent en eux-mêmes en vue de porter secours aux hommes, de les guérir, et de les aider à effectuer les ajustements nécessaires.

 Rien ne devrait vous empêcher de servir ainsi, pas même la compréhension de vos limitations et de votre ignorance.

 Faites tout votre possible pour encourager et pour sympathiser, pour faire ressortir les comportements indésirables, pour mettre fin à de fâcheuses habitudes de vie, et pour modifier des expressions psychologiques de mauvais aloi, dans la mesure où vous pouvez les discerner et au mieux de vos capacités.

Rappelez-vous cependant que vos meilleurs efforts d'aujourd'hui peuvent se trouver considérablement inférieurs à vos possibilités de demain, et restez toujours prêts à modifier votre point de vue si des voies meilleures et plus élevées s'offrent à vous. Par-dessus tout, donnez à ceux qui recherchent votre aide la plénitude de votre amour, car l'amour libère, l'amour ajuste et interprète, et l'amour guérit sur les trois plans. (17-353)

13.

 … L'Amour est l'expression de Dieu Lui-même. L'amour est la force cohérente qui rend toutes choses entières (je souhaiterais que l'on médite cette phrase) et l'amour est tout ce qui existe. La caractéristique principale qui distingue l'énergie de l'âme de la force de la personnalité lorsqu'on les applique à une guérison réside dans la région où elle agira et dans l'expression de l'amour.

La force de la personnalité est émotionnelle, pleine de sentimentalité.

 La personnalité est toujours consciente d'elle-même comme guérisseuse et reste le centre dramatique de la scène où s'affrontent les deux acteurs, le guérisseur et le patient.

 L'énergie de l'âme fonctionne inconsciemment. Elle est maniée par ceux qui sont en contact avec leurs âmes, et par conséquent décentralisés.

Ils sont eux-mêmes "hors de la scène", si j'ose dire, et entièrement occupés d'amour de groupe, d'activités de groupe, et de desseins de groupe. …

 Qu'un véritable amour, silencieux et persévérant, ne se plaignant pas, ne critiquant pas, reste votre objectif et l'essence même de votre vie de groupe. Lorsqu'il y aura lieu d'effectuer un travail défini, vous agirez naturellement comme des entités dont les coeurs et les pensées ne font qu'un. (17-356/8)

 14. L'amour de l'humanité

 Lorsque l'amour pour toutes les créatures, quelles qu'elles soient, commence à être une réalité vécue dans le coeur d'un disciple et que l'amour de soi n'existe plus, c'est là l'indication qu'il approche du portail de l'initiation et qu'il peut prendre les engagements préliminaires nécessaires, avant que son Maître ne puisse, en son nom, le proposer comme candidat à l'initiation. S'il ne se soucie plus des souffrances et des peines du moi inférieur, s'il lui est indifférent que la joie vienne ou non sur son chemin, si l'unique but de sa vie est de servir et de sauver le monde, et si les besoins de son frère ont pour lui plus d'importance que les siens propres, alors le feu de l'amour irradie son être et le monde peut se réchauffer à ses pieds.

Cet amour doit être manifesté pratiquement et ne pas rester une théorie, un simple idéal et un sentiment agréable. Il s'est développé au travers des difficultés et des épreuves de la vie, si bien que la première impulsion vitale est maintenant dans le sens du sacrifice de soi et de l'immolation de la nature inférieure. (1-192/3)

 15.

… Dans le Nouvel Age, la note-clé du progrès de l'aspirant sera l'amour de l'humanité ; elle indiquera l'éveil du centre cardiaque. Dans le passé et jusqu'à ces dernières années, la note-clé a été le service, parce que le service, s'il était rendu d'une manière désintéressée, comportait une technique qui, automatiquement, mettait en activité le centre cardiaque. La caractéristique qui manque le plus chez de nombreux disciples aujourd'hui est l'amour de l'humanité. Ils aiment ceux avec lesquels ils peuvent être en rapport, ou ils aiment le travail lié aux entreprises du groupe, ou encore ils aiment leur propre pays. Ils peuvent aussi aimer un idéal, ou une hypothèse, une théorie. Mais en réalité ils n'aiment pas vraiment l'humanité prise comme un tout. Il y a des limites à leur capacité d'aimer ; dépasser ces limites constitue à l'heure actuelle leur principal problème. Il leur faut apprendre que c'est l'humanité qui réclame leur obéissance, leur loyauté et leur service. Je vous demande de réfléchir profondément à ce que je viens de dire, car vous y trouvez aussi la tâche qui vous attend alors que vous cherchez à vous préparer pour la première ou la seconde initiation. (5-87/8)

 16.

 L'amour qui n'est ni émotion ni sentiment et n'y est pas relié (ce dernier n'étant qu'une distorsion de l'amour vrai), mais une ferme détermination de faire ce qui est préférable pour l'ensemble de l'humanité, ou pour le groupe (si le concept plus large vous dépasse), et de le faire quel qu'en soit le prix personnel et par le sacrifice le plus complet. Seuls, ceux qui aiment véritablement leurs semblables peuvent voir clair dans ces questions, saisir l'inévitabilité de ce qu'il faut faire pour mettre fin à l'actuelle domination de la terreur et instaurer ainsi le règne nouveau de la paix. La paix n'est pas le but de notre race ou de notre temps, quoi qu'en pensent les hommes. Nous sommes dans un cycle d'accroissement régulier de l'activité, ayant pour but d'établir de justes relations humaines, mises en pratique intelligemment. Une telle activité et un tel changement ne s'accordent pas avec ce qu'on comprend habituellement par paix. La paix est en relation avec le côté émotionnel de la vie, elle était le but à atteindre à l'époque atlantéenne, où la paix était une grande question spirituelle.

Mais la paix et l'amour de la paix peuvent être un soporifique mortel et c'est ce qu'ils sont actuellement. D'ordinaire la paix comporte une intention égoïste et les gens la désirent, car ils veulent être heureux. Le bonheur et la paix viendront quand il y aura de justes relations humaines. La paix et la guerre ne sont pas une vraie paire d'opposés. La paix et le changement, la paix et le mouvement sont les vrais opposés. La guerre n'est qu'un aspect du changement ; ses racines sont profondément implantées dans la matière.

La paix dont on discute et que l'on désire habituellement est une paix matérielle et, dans tous les cas, elle est reliée à la personnalité, qu'il s'agisse de la personnalité de l'individu ou de celle de l'humanité dans son ensemble. Donc, je ne traite pas de la paix, mais je m'occupe de l'amour, qui souvent jette le trouble dans l'équilibre de la matière et des circonstances matérielles et peut, en conséquence, aller contre la prétendue paix.

 … A l'amour spirituel vrai tel que l'âme le connaît, on peut toujours confier pouvoir et opportunités ; jamais il ne décevra cette confiance. Il alignera toute chose avec la vision de l'âme. (13-277/9)

 17.

 L'emprise des valeurs matérialistes sur l'homme diminue régulièrement. L'homme a tellement progressé qu'il existe assez de gens au monde aujourd'hui pour renverser le cours des choses, s'ils parviennent à sortir de leur apathie.

 … Les aspirants sont préoccupés de leurs propres petites affaires, de leurs petits efforts, au lieu de tout abandonner pour se joindre à l'activité et à l'appel nécessaires. Ils se battent pour défendre leurs propres interprétations de la vérité et leurs idéaux favoris de paix, de vie ou de travail et, comme Néron, ils "jouent du violon pendant que Rome brûle".

Toute leur vie, ils ont lutté pour un idéal et un rêve, et ils les aiment plus que l'humanité. Cependant, tout ce qu'il faut est un amour si profond de l'humanité qu'il s'exercera à tous les niveaux de l'activité et dans tous les efforts de la vie. Si les idéalistes voulaient voir la situation telle qu'elle est, ils abandonneraient tout ce qui leur est cher pour venir au secours de l'humanité et arracher les masses sans défense à l'esclavage et à la mort. Ils se battraient pour la liberté de l'âme humaine avec toutes les armes dont disposent les hommes. Ils endigueraient les forces d'agression par la force, si c'est nécessaire. Ils s'efforceraient de penser clair, afin de libérer le canal où passe l'influx de force spirituelle. Les conditions préalables majeures aujourd'hui, pour un vrai service mondial, sont un amour immense de l'humanité et le sens des proportions. (13-310/1)

 18. L'amour universel

Ne soyez pas troublés. Il n'y a ni lumière ni obscurité de l'âme, mais seulement l'existence et l'amour. Reposez-vous là-dessus. Il n'y a pas de séparation, mais seulement une identification avec le coeur de tout amour ; plus vous aimez et plus l'amour peut atteindre les autres à travers vous. Les chaînes de l'amour unissent le monde des hommes et le monde des formes, et elles constituent la grande chaîne de la Hiérarchie. L'effort spirituel qui vous est demandé est de vous développer jusqu'à devenir un centre vibrant et puissant de cet Amour universel et fondamental. (6-30)

b) Fraternité

 1.

Pourtant, si l'homme appliquait le principe de la fraternité avec tout ce que cela implique dans la vie et le travail quotidien, dans toutes les relations, entre capital et travail, entre gouvernants et peuples, entre nations et nations, entre races et races, la paix s'établirait sur la terre et rien ne pourrait la troubler.

 La règle est très simple et pourtant la majorité des hommes est encore bien loin de pouvoir l'actualiser. (4-303/4)

 2.

 Les énergies astrales émanant du nouveau signe du Zodiaque dans lequel nous entrons maintenant, le Verseau. C'est le Porteur d'Eau, signe vivant et émotionnel. Sa force puissante stimulera le corps astral des hommes vers une nouvelle intégration, vers la fraternité qui ne tiendra aucun compte des différences raciales et nationales et conduira à l'unité et à la synthèse. Cela implique un grand afflux de vie unificatrice tel qu'on ne saurait en avoir une claire vision aujourd'hui, mais qui, dans un millier d'années, fondra toute l'humanité en une parfaite fraternité. Sur le niveau émotif, l'effet sera de "purifier" le corps astral des hommes, de telle façon que le monde matériel cessera d'exercer une attraction si puissante ; plus tard, il causera une intensification comparable dans le domaine de la sensibilité à celle que nous subissons dans le domaine du matérialisme. (4-313/4)

3.

 L'examen de certaines tendances fondamentales dans le monde de la pensée montre l'importance toujours plus grande attribuée à la conscience de groupe. L'homme moyen le perçoit comme sens des responsabilités, ce qui indique chez lui la présence de la vibration égoïque. C'est l'un des premiers signes que l'âme commence à utiliser son mécanisme. L'homme ne vit plus seulement pour les intérêts du soi séparé, mais il commence à se rendre compte de la nécessité de s'adapter aux conditions de son prochain. Il assume la tâche d'être réellement le gardien de son frère ; il comprend que le progrès, la satisfaction, la paix de l'esprit et la prospérité ne peuvent exister pour lui que par rapport à son frère. Cette réalisation s'étend constamment de l'individu à l'état et à la nation, de la famille au monde. C'est ce qui explique les grandes organisations, les institutions, les ligues et les mouvements dont l'objectif est le bien-être des hommes. La nécessité de donner au lieu de prendre gagne dans la conscience des hommes et certains concepts de base relatifs à la fraternité sont plus généralement reconnus. Toutefois, la véritable fraternité demeure encore une théorie, mais la fraternité comme idéal pénètre dans la conscience de l'humanité. (4-338/9)

 4.

 On a beaucoup écrit, prêché et parlé sur la fraternité. Tant a été dit et si peu de fraternité a été mise en pratique, que le terme est un peu taré.

Pourtant il exprime exactement l'origine fondamentale et le but de l'humanité, et c'est la note dominante du quatrième règne de la nature, le règne humain.

 La fraternité est un fait naturel ; tous les hommes sont frères. Par-delà les divergences de couleur, de croyances, de cultures et de civilisations, il n'est qu'une humanité, sans distinction, ni différence dans sa nature essentielle, son origine, ses objectifs spirituels et mentaux, ses capacités, ses qualités et son mode de développement et d'évolution. Par ces attributs divins (car c'est ce qu'ils sont), tous les hommes sont égaux. C'est seulement par rapport au temps, et dans la mesure où le progrès s'est accompli, dans la révélation de la divinité innée dans sa plénitude, que les différences temporaires sont apparues. Ce sont ces différences temporaires et les péchés, trahis par l'ignorance et l'inexpérience, qui ont retenu l'attention des Eglises, à l'exclusion de la vision pénétrante et perçante du divin en chaque homme. C'est le fait de la fraternité que les Eglises doivent commencer à enseigner, non pas sous l'angle d'un Dieu transcendant, d'un Père inconnaissable de l'extérieur, mais du point de vue de la vie divine, éternellement présente dans tout coeur humain et luttant éternellement pour s'exprimer à travers les individus, les nations, les races.

 La véritable expression de cette fraternité bien comprise doit inévitablement s'effectuer par l'établissement de justes relations humaines et la culture de la bonne volonté. Le clergé a oublié le passage du chant des anges : "Gloire à Dieu au plus haut des cieux, paix sur la terre et bonne volonté envers les hommes." Ils n'ont pas compris et par conséquent n'ont pas enseigné, que les justes relations humaines s'établissent seulement par la bonne volonté manifestée dans la vie quotidienne des hommes, permettant ainsi à la paix de régner sur la terre. Ils n'ont pas compris davantage qu'il n'est point de gloire à Dieu, avant que n'existe la paix sur la terre par la bonne volonté envers les hommes. Les Eglises ont oublié que tous les hommes sont les fils du Père et sont donc frères ; que tous les hommes sont divins, que certains hommes sont déjà conscients de Dieu et expriment leur divinité, tandis que d'autres ne le sont pas ; elles n'ont pas tenu compte du fait que certains hommes, à cause de leur degré d'évolution, connaissent le Christ, car le Christ agit en eux, tandis que d'autres luttent simplement pour mettre en activité la vie christique ; d'autres encore sont absolument inconscients de l'Etre divin, enfoui profondément dans leurs coeurs. Ce ne sont que différents degrés de conscience, il n'y a point là de différence de nature. (7-164)

 5.

 Depuis quelques années, la Hiérarchie spirituelle de la planète se rapproche de l'humanité et c'est ce qui a suscité les grandes idées de liberté, qui tiennent tant à coeur aux hommes de partout. Le rêve de fraternité, de camaraderie, de collaboration mondiale et de paix, basée sur de justes relations humaines, se dessine de plus en plus clairement dans nos pensées. Nous avons aussi la vision d'une religion nouvelle et vivante, une foi mondiale, universelle, qui s'enracinera dans le passé, mais qui éclairera la beauté nouvelle qui point et la révélation vitale qui s'annonce. (7-168)

 6.

 Le sens de la camaraderie est certainement connu par chacun d'entre vous, mais il a besoin d'être approfondi par le service partagé. Démontrez-le et encouragez-le. Enseignez l'amitié des fardeaux partagés, le sens de la réponse profonde au besoin, l'amitié dans le service, l'impulsion du sacrifice à ceux qui cherchent à travailler au plan du Maître et démontrez-le en vous-même. (5-167)

 c) Bonne volonté

 1.

 Mais le temps viendra où vous serez personnellement si décentralisé qu'automatiquement votre sens des "autres" sera beaucoup plus fort en vous que le sens de la personnalité ou soi inférieur. Laissez votre imagination se déchaîner pendant un instant, et représentez-vous ce que sera la condition du monde lorsque la majorité des êtres humains s'occuperont du bien des autres et non de leurs propres buts égoïstes.

Donner libre cours à la pensée imaginative est bon et constructif ; cela aidera à amener la manifestation du nouveau monde et du nouveau type d'humanité que l'avenir apportera inévitablement. Je ne m'étendrai pas sur ce sujet ; la pratique de la bonne volonté posera les fondements de ce nouveau genre de sensibilité. (6-297/8)

 2.

 La bonne volonté est aujourd'hui un rêve, une théorie, une force négative. Il faut la développer en un fait, un idéal qui fonctionne et une énergie positive. C'est là notre travail et nous sommes précisément appelés à coopérer à amener cette énergie. (15-732)

 3. Le pouvoir de la bonne volonté

 La situation dépendra largement de ce que vous, hommes de bonne volonté et disciples, penserez et ferez. Je voudrais vous rappeler un autre facteur des plus encourageants ; c'est que le pouvoir de ceux qui cherchent à vivre comme des âmes, au contact de l'âme et du monde des réalités spirituelles, est sans commune mesure avec l'impression de pouvoir et d'utilité qu'ils enregistrent. Dans votre effort pour manier la force spirituelle de façon constructive et altruiste, vous êtes beaucoup plus puissants qu'il n'y paraît. Si, de plus, vous vous rendez compte que vous n'êtes pas seuls dans cet effort, que d'autres ont une vision semblable à la vôtre, les mêmes idéaux et la même aspiration spirituelle, dans tous les pays sans exception, dans toutes les religions, tous les groupes et organisations, vous pouvez, en vérité, aller de l'avant avec courage, foi et espoir. Si ceci est l'énoncé d'un fait (et je crois qu'il en est ainsi), alors allons de l'avant à l'unisson avec nos compagnons de tous pays, conscients de la possibilité, de la force, de la responsabilité et de la joie de servir.

 En ce qui concerne les choses que vous pouvez faire, je vais vous suggérer les suivantes. Refusez de vous laisser emporter par une certaine psychose de peur ou d'en être réduits à une attitude dans laquelle l'angoisse, l'agitation et la détresse mondiales pourraient vous submerger.

Efforcez-vous de vous maintenir en état de spiritualité. Chaque matin, dans votre méditation, essayez de prendre cette attitude avec une détermination nouvelle, et d'y demeurer pendant les heures de votre service quotidien.

Ceci ne sera pas facile, mais vous pouvez y réussir si vous trouvez le calme suffisant pendant cinq minutes chaque matin – calme intérieur complet – et si vous remplissez vos journées par des occupations vitales et un véritable service, surveillant soigneusement toute pensée et toute parole. (13-81/2)

 4.

 La bonne volonté est une expression mineure de l'amour véritable et c'est la plus facile à saisir. L'application de la bonne volonté aux problèmes que doit envisager l'humanité dirige l'intelligence dans des voies constructives. Là où est présente la bonne volonté, les murs de séparation et de malentendus s'écroulent. Il est nécessaire que les gens cessent – au moins pour un temps – de parler de l'amour, d'aimer leurs frères, et de l'usage de l'amour pour résoudre les problèmes, mais discutent plutôt sur un plan moins élevé et plus pratique, celui de la bonne volonté. Se servir du mot amour ne signifie rien, c'est presque devenu un sujet de dérision pour les sceptiques, les incrédules, les endurcis et les désillusionnés. Mais la bonne volonté garde son sens et peut être comprise par tous comme une force d'harmonie. (7-136)

 5. Manque d'unité entre les hommes de bonne volonté

… Dans chaque pays, on trouve des hommes de bonne volonté et de véritable compréhension. On en connaît des milliers. Toutefois, ils sont soit oppressés par la crainte ou par un sentiment d'inefficacité ainsi que par la conviction que le travail à effectuer est si énorme que leurs petits efforts isolés sont absolument impuissants à démolir les barrières de haine et de séparation que l'on trouve en tous lieux. Ils pensent qu'il n'existe apparemment aucune diffusion organisée des principes qui semblent contenir la solution des problèmes du monde ; ils n'ont aucune idée de la force numérique de ceux qui peuvent penser comme eux, et ils sont de ce fait rendus impuissants par leur isolement, leur manque d'unité et le poids mort de l'inertie qui les entoure. (15-670/1)

6.

Comment la situation économique peut-elle être stabilisée et le monde amené à un état où, d'une manière juste et appropriée, il y ait assez pour tout le monde ? Comment les différences nationales et les haines raciales peuvent-elles être résolues ? Comment les nombreux groupes religieux peuvent-ils poursuivre leur oeuvre de conduire les hommes vers une expression de la dignité qui suit la tradition de leur propre héritage et en même temps cependant, vivre en harmonie et présenter un front uni au monde ? Comment peut-on en finir avec les guerres et instaurer la paix sur terre ? Comment peut-on établir une véritable prospérité qui soit le résultat de l'unité, de la paix et de l'abondance ?

 Il n'y a qu'une façon. Par l'action unie des hommes et des femmes de bonne volonté et de compréhension dans chaque pays et dans chaque nation. Fermement et calmement, sans aucun sentiment de précipitation, ils doivent accomplir trois choses :

 Premièrement, il leur faut se découvrir mutuellement et se mettre en rapports les uns avec les autres. Ainsi, leur sentiment de faiblesse et d'inefficacité sera contrebalancé. Ce sont là le premier devoir et la première tâche du Nouveau Groupe des Serviteurs du Monde.

 Deuxièmement, il leur faut éclaircir les principes fondamentaux de vie juste, de bonne volonté et d'harmonie qui sont reconnus mais non appliqués aujourd'hui par tous ceux dont le jugement est droit. Ces principes doivent être formulés en termes simples et mis en action pratique.

 Troisièmement, ces principes doivent être enseignés au grand public.

Fermement, régulièrement et systématiquement, ils doivent être enseignés en tant que principes de fraternité, d'internationalisme basé sur la bonne volonté et l'amour de tous les hommes en tant que principes d'unité religieuse, d'interdépendance et de coopération. Les individus en chaque nation et en chaque groupement doivent être formés à jouer leur rôle important avec bonne volonté et compréhension. Le groupe doit endosser ses responsabilités vis-à-vis des autres groupes. Les responsabilités des nations entre elles et de toutes les nations vis-à-vis du monde doivent être expliquées et accentuées.

 Ce n'est pas là un programme pour des oisifs ou des mystiques, ni un programme impraticable. Il ne sape et n'attaque aucune autorité, aucun gouvernement. Il ne vise pas au renversement de dirigeants ni à la chute d'aucun parti politique ou national. Il demande un effort intelligent et pratique. Il demande la coopération de nombreux esprits différents et de nombreux administrateurs éprouvés. Les hommes de bonne volonté dans chaque pays doivent être découverts et tous ceux qui répondent à ces idéaux doivent être réunis, leurs noms étant inscrits sur des listes de correspondance. Leur coopération doit être recherchée et organisée systématiquement. Ce programme exigera finalement l'assistance de nombreux conférenciers et écrivains qui travailleront suivant les mêmes principes idéalistes mais de différentes manières. Du fait de la connaissance qu'ils ont de leur pays et des meilleurs moyens de présenter les vérités de base à leurs compatriotes, ils doivent être laissés libres de travailler comme ils l'entendent pour leur propre pays. Avec les hommes et les femmes de bonne volonté, ils constituent le Nouveau Groupe des Serviteurs du Monde. Un groupe central, choisi parmi eux, devra synthétiser ce travail et le coordonner, tout en laissant la plus grande liberté aux serviteurs et aux travailleurs individuels. (15-672/3)

 7.

 La principale nécessité hiérarchique aujourd'hui (en dehors du besoin de travailleurs) est de former en tous lieux des groupes tels que le vôtre, de mettre en relation un groupe avec un autre au sein du champ d'influence de ce super groupe, la Hiérarchie. De tels groupes se forment par milliers actuellement et se trouvent en tous pays ; finalement, ils fusionneront en un grand mouvement de bonne volonté, qui est la véritable expression de l'esprit. Les aspirants de partout, les étudiants de l'école Arcane dans le monde entier et mon groupe de travailleurs spéciaux tels que vous-même, doivent entrer en contact avec ces groupes, les approchant sur un point seulement, qui est la Bonne Volonté. Il faut nécessairement laisser chaque groupe libre de poursuivre sa propre destinée et son mode de travail.

L'unité est un idéal nécessaire et c'est l'autre face de la Bonne Volonté.

Quand le moment opportun en sera venu, ces groupes devront unanimement lancer un grand manifeste à la face du monde, des manifestes identiques étant lancés dans chaque pays, par tous les groupes préconisant l'unité et la bonne volonté mondiale. Grâce à eux, le mot "bonne volonté" sera chargé de pouvoir sur toute la planète, tandis que disciples et aspirants chargeront, par leur pensée, le mot "unité" de pouvoir caché. Ainsi un vaste groupe d'hommes de bonne volonté travailleront dans l'union, quoique indépendamment et – dans les moments de crise mondiale – il existera une opinion publique structurée prête et universelle, tellement forte et organisée, qu'il sera impossible de la négliger. (6-457)

8.

 … Ne cherchez pas à relier les groupes avec votre groupe, mais reconnaissez que votre groupe et tous les groupes similaires font partie d'un mouvement spirituel d'ampleur mondiale qui, lorsqu'il s'accélérera, engendrera l'unité pour tous. Une super-organisation insistant sur l'unité est la dernière chose souhaitable ; aujourd'hui, le monde a besoin d'une multiplicité d'organismes vivants reliés sans rigidité par la coopération, la communication constante, l'identité de but et de dessein… (6-458)

 d) La Bonne Volonté dans le monde

 1.

Avec de la bonne volonté envers tous, avec une croyance ferme dans les possibilités divines des êtres humains et dans la résurrection future de l'humanité, avec une reconnaissance exaltée de Dieu et des valeurs fondamentales de l'enseignement du Christ, avec une joyeuse détermination d'aller de l'avant dans le travail de reconstruction, que tous ceux qui répondent à cette vision se mettent immédiatement au travail.

Je ne vous demande pas de loyalisme envers une organisation, mais seulement d'aimer vos semblables, qu'ils soient Allemands, Américains, Juifs, Britanniques, Français, Noirs ou Asiatiques. Je vous demande de sortir de vos rêves de vague beauté, de vos utopies et de vos souhaits irréalisables pour regarder la vie telle qu'elle est aujourd'hui, puis, là où vous êtes, de vous mettre à l'améliorer. Je vous demande de faire l'expérience de justes relations humaines, en commençant par vos relations personnelles avec votre famille et vos amis, puis de travailler à éduquer ceux que vous rencontrez, pour qu'eux aussi entreprennent la même tâche.

Cette tâche consiste à parvenir à de justes relations individuelles, de justes relations de groupe, de justes relations entre les groupes, de justes relations nationales et internationales. Je vous demande de comprendre que pour cette tâche, personne n'est inefficace ou inutile, mais que chacun a un rôle de valeur pratique. Je vous demande instamment de reconnaître que la bonne volonté est une énergie dynamique, qui peut engendrer des changements dans le monde de caractère fondamental, et que son expression passe par l'activité individuelle de l'homme ou de la femme et par leur intention de masse. Le pouvoir de bonne volonté de la masse, l'effet dynamique de la compréhension intelligente et active, la puissance d'une opinion publique instruite et éveillée, qui désire le plus grand bien possible pour le plus grand nombre, est véritablement incroyable. Cette puissance dynamique n'a jamais été utilisée. Elle peut, aujourd'hui, sauver le monde. (13-210/1)

 2.

 Il est toutefois bien plus difficile d'admettre qu'aucune nation, sa patrie comprise, n'a les mains nettes et que toutes sont coupables d'avidité, de vol, de séparativité, d'orgueil et de préjugés comme aussi de haines nationales et raciales. Toutes ont beaucoup de comptes internes à régler, qu'elles doivent liquider, tout en s'efforçant au-dehors de rendre le monde meilleur et plus habitable. Cet état d'esprit doit devenir mondial, appuyé sur le principe du bien général, où les valeurs supérieures aux bénéfices individuels ou nationaux soient estimées, où le peuple, formé au civisme national, apprenne aussi ses responsabilités de citoyen du monde. Est-ce trop idéaliser le tableau ? Je ne le pense pas. La garantie de sa réalisation est que des milliers raisonnent aujourd'hui conformément à ces principes idéalistes. Des milliers d'hommes élaborent les plans d'un monde meilleur et par milliers, ils discutent de cette possibilité. Toutes les idées émanant du divin, en l'homme et dans la nature, deviennent finalement des idéaux, même s'ils se déforment légèrement en cours de route, ils finissent par devenir les principes qui gouvernent les masses. (7-36)

 3.

… En dépit de la guerre, de la séparation, de la cruauté, des passions et de l'égoïsme déchaînés, il y a aujourd'hui davantage de vraie compréhension, de bonne volonté et d'amour exprimé qu'à aucun autre moment de l'histoire. J'affirme ceci posément, car j'ai à ma disposition la connaissance hiérarchique. Ne vous laissez donc pas tromper par la clameur extérieure de la guerre. Je vous affirme que le coeur des hommes est en tous lieux plein de compassion, à la fois pour eux-mêmes et pour tous les autres hommes ; l'immense portée et la vaste étendue du conflit indique une unité intérieure et une relation mutuelle subjective dont chacun est passablement conscient et que le conflit lui-même n'annule pas. (13-105/6)

 4.

 Promouvoir constamment le travail de Bonne Volonté Mondiale, afin que chaque nation ait son groupe d'hommes et de femmes, consacrés à l'établissement de justes relations humaines. Vous avez le noyau ; l'expansion doit être entreprise. Vous avez le principe de bonne volonté présent dans le monde entier ; la tâche sera lourde en vérité, mais loin d'être impossible. (13-641)

 5.

 On parle aujourd'hui beaucoup de bonne volonté et le mot est d'un usage courant. L'intention de l'employer dans tous les domaines de la pensée humaine est réelle, ainsi que de l'appliquer à tous les problèmes humains. Des preuves existent qu'un réel effort se poursuit en ce moment pour faire de la bonne volonté un agent efficace dans les négociations de la paix et de la bonne intelligence mondiales et pour amener de justes relations humaines.

 Une campagne menée immédiatement par tous les hommes de bonne volonté est de première nécessité partout, dans le monde entier, pour interpréter le sens de la bonne volonté, pour insister sur la nature pratique de son expression, pour réunir en un groupe efficace et actif tous les hommes et les femmes de bonne volonté du monde et pour le faire, non sous forme d'une Super organisation, mais afin de convaincre les malheureux, ceux qui sont dans la détresse ou dans l'erreur, de l'immensité d'une aide intelligente, prête à les aider. Il leur faut aussi démontrer leur capacité de prêter main forte à tous ceux qui oeuvrent et luttent pour inaugurer de justes relations humaines et leur prouver la puissance de l'opinion publique, si elle est informée et vivante (formée par des gens de bonne volonté) et sur laquelle ils peuvent s'appuyer. Ainsi s'établira dans chaque nation, dans chaque ville et village, un noyau d'hommes de bonne volonté, avec une intelligence avertie, un bon sens pratique, la connaissance des problèmes mondiaux et la volonté de répandre la bonne volonté et de trouver les hommes du même sentiment dans leur milieu.

Le travail des hommes de bonne volonté est un travail d'éducation. Ils ne possèdent et ne recommandent aucun panacée pour remédier aux problèmes mondiaux, mais ils savent qu'un esprit de bonne volonté, surtout s'il est formé et mis en oeuvre par la connaissance, peut produire une atmosphère ou une attitude, qui rendra possible la solution de ces problèmes. Quand des hommes de bonne volonté se rencontrent, quel que soit leur parti politique, leur pays ou leur religion, il n'est point de problèmes qu'ils ne puissent résoudre à la longue, et résoudre à la satisfaction des diverses parties impliquées. C'est la production d'une telle atmosphère et l'évocation d'une pareille attitude, qui constitue la tâche principale des hommes de bonne volonté et non de présenter une solution toute faite. Cet esprit de bonne volonté peut être présent, là même où des divergences fondamentales existent entre les parties. (7-137/8)

 e) Les relations humaines justes

 1.

On me permettra d'indiquer encore la question spirituelle immédiate que nous devons tous envisager. Comment dissiper peu à peu la haine, tout en inaugurant la nouvelle technique de la bonne volonté exercée, imaginative, créatrice et pratique ?

La bonne volonté est la première tentative de l'homme pour exprimer l'amour divin. Ses résultats seront la paix sur la terre. D'un moyen si simple et si pratique, les hommes ne réussissent pas à mesurer le pouvoir, ni l'effet scientifique et dynamique. Dans une famille, une seule personne pratiquant la bonne volonté peut transformer complètement les attitudes.

La bonne volonté, pratiquée véritablement dans les groupes, au sein de n'importe quelle nation, des partis politiques ou religieux dans n'importe quel pays et dans tout le monde, peut révolutionner la terre entière… (7-19)

 2.

Toutes ont une vaste opération de nettoyage à effectuer chez elles et la difficulté consiste, cette fois, à le faire tout en observant strictement leurs obligations internationales. Aucune nation ne peut, aujourd'hui, vivre pour soi. Essaierait-elle de le faire, qu'elle s'engagerait dans une voie fatale et c'est en quoi consiste l'aberration isolationniste. En fait, nous avons aujourd'hui un seul monde et en ces mots se résume tout le problème psychologique de l'humanité. Le but est de parvenir à de justes relations humaines. Les nations demeureront ou s'écrouleront précisément dans la mesure où elles se conformeront à ce point de vue. L'ère à venir – de par la loi de l'évolution et la Volonté de Dieu – verra s'établir de justes relations humaines.

 Nous sommes au seuil d'une vaste période d'expériences et de découvertes ; nous allons découvrir exactement ce que nous sommes, en tant que nations, dans nos rapports entre groupes, à travers notre expression religieuse et dans nos modes de gouvernements. A cette ère extrêmement difficile, on ne réussira à survivre que si chaque nation consent à admettre ses propres défauts internes, pour y remédier avec clairvoyance et des visées délibérément humanitaires. Pour chacune, cela signifie vaincre son orgueil et réaliser l'unité intérieure. Chaque pays est sujet aujourd'hui à des divisions intestines entre groupes hostiles : idéalistes et réalistes, politique partisane, ou éclairée et à longue portée, groupes religieux fanatiquement attachés à leurs propres idées, capitalistes et ouvriers, isolationnistes et internationalistes, ceux qui sont violemment opposés à certains groupes ou à certaines nations et ceux qui agissent avec violence en faveur de ces dernières. Le seul facteur qui puisse finalement à la longue amener l'harmonie et mettre fin à ces conditions chaotiques, ce sont de justes relations humaines. (7-47/8)

 3.

 … Une nation se dresse toujours contre une autre dans l'arène politique, un groupe contre un autre groupe et (au sein des nations) parti contre parti et homme contre homme. Ceux qui sont sages et voient loin, ceux qu'inspire un saint bon sens sans égoïsme, l'idéaliste et les hommes et femmes de bonne volonté, existent partout et luttent en commun pour trouver une solution, pour édifier une nouvelle structure mondiale dans le droit, l'ordre et la paix, qui garantira les justes relations humaines. Mais, à leur tour, ils constituent une petite minorité, en comparaison des vastes multitudes d'êtres humains peuplant la terre. Leur tâche est dure et, du point où ils doivent travailler, leur semble parfois présenter des difficultés presque insurmontables.

 Certaines questions se posent inévitablement partout à l'esprit des gens de bonne volonté :

 Les Grandes Puissances sont-elles capables d'agir sans égoïsme, dans l'intérêt des petites puissances et de l'humanité entière ?

 Une politique ambitieuse et les divers impérialismes nationaux peuvent-ils prendre fin et être oubliés définitivement ?

 Une politique mondiale peut-elle être instaurée, qui garantirait la justice pour tous, petits ou grands ?

 L'opinion mondiale peut-elle agir assez fortement en faveur des intérêts des justes relations humaines pour lier les mains de ceux qui sont égoïstement agressifs et peut-elle garantir des chances à ceux qui n'en ont guère eu jusqu'à présent ?

 L'espoir d'établir une ère de justes relations humaines au sein des nations, aussi bien que sur le plan international, est-il un rêve impossible, le temps passé à l'étudier est-il perdu, ou n'est-ce qu'un désir qu'on prend pour une réalité ?

 Le but des justes relations humaines, des droits égaux et des mêmes chances pour tous, partout, représente-t-il un objectif entièrement réalisable pour lequel tous les hommes dotés de bonnes intentions peuvent travailler avec quelque espoir de succès ?

 Quelles sont les premières mesures à prendre pour encourager ces justes efforts et pour leur assurer un fondement solide de bonne volonté mondiale ?

 Comment l'opinion publique peut-elle être suffisamment intéressée, afin que les nombreuses mesures promouvant les justes relations humaines soient imposées aux législateurs et aux politiciens de tous pays ?

 Que devraient faire les minorités, afin que droit soit fait a leurs justes demandes, sans susciter plus de différends et sans alimenter la flamme de la haine ?

 Comment peut-on abolir les fortes lignes de démarcation entre races, nations, et groupes et les clivages qui existent partout, en agissant de telle manière, que l' "Humanité Une" émerge de l'arène des affaires mondiales ?

 Comment peut-on développer la conscience de ce fait : que ce qui est bon pour une partie est bon pour l'ensemble, et que le bien suprême de l'unité dans le tout garantit le bien du tout ?

 Ces questions, et bien d'autres, se posent et exigent une réponse. La réponse vient sous forme d'une platitude généralement acceptée, et malheureusement, elle fait l'effet d'une douche froide : Etablissez de justes relations humaines en développant l'esprit de bonne volonté ! Alors, et alors seulement nous aurons un monde en paix et prêt à s'avancer vers une ère nouvelle et meilleure. Quoiqu'une platitude soit, dans la majorité des cas, l'expression d'une vérité première, il est difficile, dans le cas particulier, de faire admettre aux gens qu'elle est réalisable. Néanmoins, et parce que c'est une vérité, elle s'avérera à la longue, non seulement dans l'esprit de quelques-uns ici et là, mais sur une vaste échelle, dans le monde entier. Les gens recherchent avidement ce qui est original et inattendu, dans l'attente d'un miracle et de Dieu (quelle que soit la représentation mentale qu'ils aient de Lui), qui agirait, les délivrerait de la responsabilité et ferait la besogne à leur place. (7-134/5)

 4.

 La beauté de la situation présente, c'est que, même dans la plus petite communauté, une expression pratique de ce qui est nécessaire à l'échelle mondiale est offerte aux habitants. Les différends dans les familles, entre églises, dans les municipalités, dans les villes, les nations, entre races, et les conflits internationaux demandent tous le même objectif et le même processus d'ajustement : l'établissement de justes relations humaines. La technique ou méthode de réaliser cela reste partout la même : l'usage de l'esprit de bonne volonté. (7-136)

 5.

 Aujourd'hui des hommes et des femmes, partout, en haute situation ou non, dans chaque nation, chaque communauté, chaque groupe, présentent la vision des justes relations humaines, destinées à constituer la norme dans l'avenir, pour l'humanité. Partout ces gens-là exposent les maux à éliminer et sans cesse, ils éduquent ceux qu'ils rencontrent et leur apprennent les principes de l'Ere nouvelle. C'est la masse de ces gens qui est importante. En politique, il existe de grands et sages hommes d'Etat qui tâchent de guider sagement leur peuple, mais ils ont encore trop à faire.

Franklin D. Roosevelt en était un remarquable exemple pour notre temps.

Car il fit de son mieux et mourut au service de l'humanité. Il existe des éducateurs éclairés, des écrivains et des conférenciers dans tous les pays, qui cherchent à montrer au peuple combien l'idéal est pratique, comme la bonne volonté de l'humanité est disponible, et combien il est facile d'appliquer des idéals, lorsque les hommes et les femmes de bonne volonté sont en nombre suffisant dans le monde pour imposer les conclusions.

C'est un facteur d'importance. Il y a aussi des savants, des médecins, des agriculteurs, qui ont consacré leur vie à l'amélioration de l'existence humaine. Il y a des prêtres de toutes les Eglises qui suivent sincèrement les pas du Christ (mais ce n'en sont pas les chefs), et qui répudient le matérialisme qui a ruiné les Eglises. Il y a des hommes et des femmes sans importance, par millions, qui voient juste, pensent clairement et travaillent dur dans leurs communautés pour établir de justes relations humaines. (7-187/8)

 f) Christ et justes rapports entre les hommes

 1.

 On parle beaucoup aujourd'hui de "justes rapports entre les hommes" ; on se rend de plus en plus compte qu'il s'agit d'un besoin fondamental de l'humanité et qu'en eux réside le seul espoir d'un avenir de paix et de sécurité.

 Les relations humaines sont à tel point faussées que chaque domaine de la vie est dans un état de trouble et de confusion ; tous les aspects de vie quotidienne en sont affectés : la vie de famille, la vie sociale, les relations d'affaires, les contacts religieux et politiques, L'action gouvernementale et la vie habituelle de tous les peuples, y compris tout le domaine des relations internationales. Partout on trouve la haine, la rivalité, le manque d'harmonie, la lutte des partis, L'infamie et le scandale, une profonde méfiance entre individus, et entre nations, entre le capital et le travail et au sein des nombreuses sectes, églises et religions. La différence entre une secte et une église n'est, après tout, qu'une question de degré et de préséance historique, d'interprétation et d'adhésion fanatique de quelque vérité favorite et toujours exclusive, ce qui est contraire à l'enseignement chrétien. Nulle part il n'y a aujourd'hui de paix ni de compréhension ; seule, une petite minorité, en comparaison de la population terrestre, lutte pour établir les conditions qui permettent des rapports heureux et pacifiques.

La force de cette minorité, luttant pour la paix et de justes rapports, vient de ce que ce qu'elle cherche à accomplir est conforme au but et au dessein divins. C'est dans ce chaos de conflits, de luttes et de rivalités d'intérêts que le Christ projette de réapparaître. Je voudrais attirer votre attention sur l'horreur de la situation qu'Il doit affronter et sur la nécessité d'amener un peu d'ordre dans le monde, d'énoncer certains principes de base qui devront être acceptés au moins partiellement avant qu'Il puisse venir faire oeuvre utile parmi les hommes. S'Il devait venir immédiatement, Sa voix ne serait pas entendue, tant est grand le bruit des querelles humaines ; s'Il cherchait à attirer l'attention des hommes, fût-ce par le son des trompettes, selon la prophétie (Matt. 24, 31), Il serait simplement considéré comme l'un de ceux qui se font de la publicité ; Il attirerait tout d'abord ceux qui sont naturellement en harmonie avec Son message, mais aussi le troupeau de crédules et des naïfs qui accourt vers n'importe quel instructeur, quel que soit son enseignement. La majorité des hommes est encore trop affamée, trop ébranlée psychiquement, trop désorientée et angoissée, trop inquiète de son avenir, de sa liberté et de sa sécurité, pour être en état de L'écouter.

 Nous pouvons être certains qu'Il ne viendra pas en héros conquérant, comme les hommes ont été amenés à le croire par les interprétations des théologiens ; car on ne pourrait alors L'identifier sous cet aspect et Il serait simplement considéré comme un nouveau héros militaire, et de ceux-là, nous en avons eu plus qu'il ne nous en fallait. Il ne viendra pas comme Messie des Juifs, pour sauver la soi-disant Terre sainte et la cité de Jérusalem en faveur des Juifs, parce qu'Il appartient au monde entier et que ni Israël ni aucun autre peuple n'ont le droit ou le privilège de prétendre qu'Il leur appartient en propre. Il ne viendra pas davantage convertir le monde des "païens" car, aux yeux du Christ et de Ses vrais disciples, un tel monde n'existe pas. Ces soi-disant païens ont d'ailleurs causé historiquement moins de mal et provoqué moins de conflits tragiques que ne l'a fait le monde chrétien militant. L'histoire des nations et de l'Église chrétiennes est celle d'une agressivité militante, la dernière chose que le Christ désira lorsqu'Il chercha à établir l'Église sur la terre.

 Lors de Sa venue, Il déclara (et Ses paroles ont été tragiquement interprétées) : "Je ne suis pas venu apporter la paix, mais l'épée." (Matt., X, 34.) Ceci sera particulièrement exact pendant les premiers temps de Son avènement. Son épée est celle de l'Esprit ; c'est cette épée qui sépare la véritable spiritualité de l'habituel matérialisme. L'effet principal de Sa réapparition sera certainement de démontrer partout les résultats d'un inclusivisme qui sera canalisé et exprimé à travers Lui. Tous ceux qui cherchent à établir de justes rapports entre les hommes se rassembleront automatiquement autour de Lui, qu'ils appartiennent ou non aux grandes religions mondiales ; tous ceux qui ne voient pas de différence réelle et fondamentale entre les religions, entre les hommes et entre les nations, se rallieront autour de Lui ; ceux qui sont exclusifs et séparatistes seront tous automatiquement démasqués, et tous les hommes les connaîtront tels qu'ils sont. L'épée tranchante de l'Esprit apportera la révélation – sans causer de blessures – et indiquera les premiers pas à faire, en vue de la régénération humaine.

 Etant donné Sa position, conséquence du point culminant au centre du Triangle ésotérique formé par Bouddha, L'Esprit de la Paix et l'Avatar de la Synthèse, le Christ pourra irradier une puissance telle que la distinction entre l'amour et la haine, la domination et la liberté, l'avidité et le partage, et par conséquent entre le bien et le mal apparaîtra clairement aux yeux et à l'esprit de tous les hommes. L'invocation : "Que du point d'Amour dans le Coeur de Dieu, l'amour afflue dans le coeur des hommes", se réalisera pleinement. Le Christ libérera dans le monde des hommes la puissance et l'énergie spécifiques de l'amour intuitif. Les résultats de la distribution de cette énergie d'amour seront doubles :

 1. Dans tous les pays du monde un nombre incalculable d'hommes et de femmes se grouperont pour la promotion de la bonne volonté et la création de justes rapports entre les hommes. Leur nombre s'accroîtra à tel point que la minorité relativement peu importante qu'ils constituent aujourd'hui deviendra la force la plus puissante et la plus influente du monde. Grâce à eux, le Nouveau Groupe des Serviteurs du Monde pourra travailler avec succès.

 2. Cette énergie active de l'amour compréhensif suscitera une violente réaction contre la puissance de la haine. Haïr, séparer et exclure seront considérés comme le seul péché, car on reconnaîtra que tous les péchés, établis et considérés aujourd'hui comme tels, dérivent uniquement de la haine ou de son produit, la conscience antisociale. La haine, avec toutes ses conséquences, constitue le véritable péché contre le Saint-Esprit, au sujet duquel les commentateurs ont tant discuté, sans arriver, dans leur étroitesse, à la simplicité et à la véritable définition.

 L'influence spirituelle de la Hiérarchie, concentrée par le Christ et par Ses disciples actifs, sera si puissante, l'utilité pratique et le naturel des justes rapports entre les hommes deviendront si évidents que les affaires mondiales s'harmoniseront rapidement et la nouvelle ère de bonne volonté et de paix sera inaugurée. La nouvelle culture et la nouvelle civilisation seront alors possibles.

 Ceci n'est point un tableau de nature optimiste, mystique et irréalisable. Il n'est pas basé sur une aspiration utopique ou sur un espoir aveugle. Maintenant déjà, les disciples du Christ prêchent la doctrine des justes rapports entre les hommes ; des hommes et des femmes de bonne volonté s'efforcent de démontrer que seule la bonne volonté amènera la paix dans la vie internationale.

La vraie "vie" que le Christ révélera aux penseurs du monde ne comporte aucun exclusivisme, aucun séparatisme, parce que cette "vie plus abondante" qu'Il cherche à nous communiquer est un courant libre et fort qui balaye les obstacles et les barrières, établissant une libre circulation de la vérité et de la vie qui ont toutes deux l'amour pour qualité essentielle.

 Toutes les religions du monde ont affirmé que, par essence, Dieu est Amour, Vie et Intelligence. Cette Vie porte en soi les qualités essentielles de la Volonté et de l'Amour de Dieu. Toutes deux sont d'égale importance, puisque cette Volonté est qualifiée par l'Amour. Jusqu'à présent les hommes n'ont rien su, si ce n'est de façon vague et théorique, de la nature réelle de la vie, chargée d'énergie, d'amour et de volonté. La réapparition du Christ établira le fait de cette Vie divine ; l'oeuvre qu'Il accomplira, avec l'aide de Ses disciples, démontrera l'Amour et le Dessein divins sous-jacents à toute expérience phénoménale.

L'établissement de justes rapports humains pour l'humanité est un aspect de la Volonté de Dieu et est le prochain aspect de l'expression divine qui doit se manifester dans les affaires humaines individuelles, sociales, nationales et internationales. Rien n'a jamais pu entraver définitivement cette expression divine, qui ne peut être que retardée par le facteur temps, lequel est déterminé par l'humanité et est une expression du libre arbitre divin. Cette expression peut se produire rapidement ou lentement, suivant la décision de l'homme ; jusqu'à présent, il a choisi une lente, très lente manifestation. C'est ici que se révèle le libre arbitre de l'homme. Parce que la divinité est immanente ou présente dans toutes les formes, et par conséquent chez tous les êtres humains, cette Volonté doit finalement s'accomplir ; à cause de l'intention terriblement matérialiste (au sens ésotérique) de toute forme, actuellement, l'expression de cette Volonté a été jusqu'ici retardée ; l'homme n'a pas manifesté la volonté d'établir de justes rapports humains. De là sont nés la discipline de la guerre, la torture des formes et le malheur présent de l'existence humaine.

 Ces facteurs produisent une transformation profonde et générale dont les indices sont facilement décelables pour ceux qui sont orientés spirituellement. Ceux-ci répètent constamment les paroles prononcées par le Christ au jardin de Gethsémani : "Que Ta volonté soit faite." (Matt., XX VI, 39.) Ils le disent dans l'ignorance et souvent sans espoir ; néanmoins, cela indique un processus général de réorientation spirituelle, de soumission et d'acceptation. Le Christ a montré cette soumission lorsqu'Il a dit : "Je suis descendu du Ciel pour faire non pas ma volonté, mais la volonté de Celui qui m'a envoyé." (Jean, VI, 38.) Il prouva Son acceptation lorsqu'Il s'écria : "Père, non pas ma volonté, mais la Tienne." Dans un acte de soumission, on se soumet sans comprendre, à des circonstances dont on reconnaît le caractère inéluctable. L'acceptation marque un grand progrès en ce qu'elle implique une compréhension intelligente. Toutes les deux admettent la réalité d'une Volonté divine se manifestant dans la vie de l'humanité d'aujourd'hui ; toutes deux préparent à la reconnaissance de l'oeuvre du Christ, qui sera d'établir de justes rapports humains. A. présent, la soumission de l'humanité à la Volonté divine est une soumission négative ; la véritable soumission est une attitude positive d'expectative spirituelle, conduisant finalement à une acceptation positive.

On constate également une attente spirituelle, dont l'intensification incombe au Nouveau Groupe des Serviteurs du Monde. Ceux-ci doivent aussi développer la soumission spirituelle et l'acceptation intelligente dans les masses qui, normalement, se divisent en deux catégories exprimant ces deux attitudes ; la soumission, l'acceptation et l'expectative sont latentes en tout être humain. Ce sont ces trois potentialités divines qui permettront à l'homme de répondre au message du Christ ; et le sacrifice désintéressé, les concessions intelligentes et la compréhension des nombreux et divers points de vue – toutes choses nécessaires à l'établissement des justes rapports – seront par conséquent bien plus faciles à réaliser.

 Il nous serait utile à tous de réfléchir sur le sens des mots : soumission et acceptation. L'établissement de justes rapports humains nécessite le détachement, le renoncement, la soumission à la réalité des faits et l'acceptation obéissante de la Loi divine. Ce sont là les choses que le Christ manifestait sur terre auparavant et qu'Il aidera l'humanité à accepter avec enthousiasme et compréhension, réalisant ainsi son bonheur. Le bonheur est une leçon difficile à apprendre ; c'est, pour l'humanité, une expérience toute nouvelle et le Christ devra enseigner aux hommes à savoir être heureux, à surmonter l'ancienne habitude de la souffrance, et à connaître ainsi la signification de la joie véritable.

 Cependant, le Christ ne viendra pas uniquement pour apprendre aux hommes la nécessité de justes rapports ; Il viendra leur enseigner le moyen de les établir efficacement par eux-mêmes. (8-108/15)

 2.

 Il (Christ) va réapparaître et guider l'humanité vers une civilisation et un état de conscience, où les relations humaines justes, et une coopération mondiale pour le bien de tous seront la note-clé universelle. Par l'intermédiaire du nouveau groupe des serviteurs du monde et des hommes de bonne volonté, Il va parfaire son association avec la Volonté de Dieu, (les affaires de son Père) de telle manière que la volonté-de-bien éternelle sera traduite, par l'humanité, en bonne volonté et justes relations. Alors, sa tâche sera accomplie. Il sera libre de nous quitter à nouveau, cette fois sans retour, et de laisser le monde des hommes entre les mains de ce Grand Serviteur spirituel qui sera le Chef de la Hiérarchie, l'Eglise invisible. (13-609)

g) Relations entre races

 1.

 Il n'y a aucun mode scientifique jusqu'ici connu de solution des problèmes raciaux. C'est finalement une question de pensée juste, de conduite correcte et de simple bonté. La question ne sera pas résolue par des mariages entre les races, ni par l'isolement de groupes occupant des territoires particuliers, ni par aucune idée de supériorité ou d'infériorité connue par l'homme. De justes relations humaines découleront d'une reconnaissance mutuelle des erreurs, du regret de l'action mauvaise du passé et, si possible, de la restitution. Elles apparaîtront quand on pourra enseigner aux nations à apprécier les qualités des autres nations et à comprendre le rôle qu'elles jouent dans le tableau d'ensemble. Elles se développeront quand sera détruit le sens de la supériorité raciale ; quand les différences raciales et les querelles raciales seront reléguées dans un passé fâcheux, et que seul un avenir de coopération et de compréhension sera activement promu. Elles feront sentir leur présence quand le mode de vie comportant de justes relations (recherchées par toutes les personnes éclairées de toute race) deviendra l'attitude habituelle des masses, quand on considérera qu'il est contraire aux meilleurs intérêts de toute nation de répandre des idées tendant à dresser des barrières raciales ou nationales, à susciter des haines et à entretenir des différences et des séparations. Ce temps-là viendra sûrement. L'humanité maîtrisera le problème des relations humaines et des attitudes justes. (13-195)

2.

La paix ne doit pas être imposée par ceux qui détestent la guerre. La paix doit être le résultat naturel, l'expression de l'esprit humain, ainsi que la détermination de transformer l'attitude mondiale en relations humaines justes.

Ceci n'est pas un rêve imaginaire et impossible, mais une possibilité immédiate, s'il existe un esprit de pardon et de bonne volonté. …

 Ce qui est important n'est pas d'imposer une idéologie particulière au monde ou de la faire disparaître, mais d'établir des conditions mondiales qui fourniront à toutes les nations assez de nourriture, tout ce qui est nécessaire à la vie, l'occasion de s'exprimer et d'apporter leur contribution unique au bien-être de toute la famille des nations.

 Les détails devront être élaborés par tous les peuples en très étroite collaboration. Des hommes de vision et non simplement des hommes politiques ; des serviteurs du monde et non simplement des chefs militaires ; des personnes qui aiment l'humanité et non simplement les gouvernants des nations, devront déterminer ces questions d'importance considérable. Dans leur action, il faudra qu'ils puissent compter sur le soutien des hommes de bonne volonté de tous les pays. (13-208/9)

h) Le nouvel ordre mondial

1.

 Ce n'est pas dans la note de sacrifice que les hommes de bonne volonté doivent puiser l'énergie de leurs activités. … C'est la note claironnante de la joie par l'activité de bonne volonté qui doit se faire entendre. Que la beauté de ce qui est possible, la splendeur de la vision, de la reconstitution physique, scientifique et spirituelle de l'humanité se dressent devant leurs yeux, leur inspirant un effort renouvelé.

Grâce au travail fait précédemment dans le monde entier par des hommes de vision et de bonne volonté, il existe aujourd'hui des milliers de personnes en Europe, en Amérique et ailleurs, qui attendent d'être guidées vers une juste activité. Dans tous les pays, on trouve des hommes de bonne volonté, prêts à répondre à un appel clair et à une organisation intelligente au service de la reconstruction. Qu'on les trouve !

 Le message à enseigner avant toute paix future consiste en trois vérités claires et pratiques que voici :

1. Les erreurs des siècles passés, dont le point culminant est la guerre mondiale actuelle, sont les erreurs conjointes de l'humanité tout entière. Le reconnaître conduira à établir le principe du partage, si nécessaire aujourd'hui dans le monde.

 2. Il n'existe aucun problème ni aucune condition qui ne puisse être résolu par la volonté-de-bien. La bonne volonté nourrit un esprit de compréhension et favorise la manifestation du principe de coopération. Cet esprit de coopération est le secret de toute relation humaine juste et l'ennemi de la compétition.

3. Il existe une relation de sang entre les hommes qui, lorsqu'elle sera reconnue, fera tomber toutes les barrières, et mettra fin à l'esprit de séparativité et de haine. La paix et le bonheur de chacun est donc le souci de tous, ce qui développe le principe de la responsabilité et pose les bases d'une action collective correcte.

 Ce sont les croyances fondamentales des hommes de bonne volonté qui fournissent un stimulant à tout service et à toute action. Ces trois vérités scientifiques et pratiques représentent les trois faits de base et l'acceptation de tous les serviteurs du monde. Elles ne sont contraires à aucune position mondiale, ni subversive vis-à-vis d'aucun gouvernement ou attitude religieuse ; elles sont innées dans la conscience de chaque homme et suscitent une réponse immédiate. L'acquiescement à ces vérités "guérira" les maux internationaux.

 J'appelle tous les hommes de bonne volonté du monde à une étude des principes du nouvel ordre mondial. Je leur demande, alors qu'ils luttent pour la justice et les droits des petites nations, pour l'avenir des enfants de tous pays, de commencer à éduquer ceux qu'ils peuvent atteindre, en vue d'attitudes correctes et de la vision d'avenir qui rendra plus tard impossibles les erreurs du passé.

L'un des attributs divins fondamentaux n'est pas encore aussi fort qu'il devrait l'être dans l'humanité : l'attribut du pardon. Il est encore associé à la magnanimité et regardé comme une condition essentielle des futures relations entre les nations, condition basée sur la constatation de notre commune humanité. (13-206/7)

 2.

 … Le nouvel ordre mondial facilitera l'établissement de justes relations humaines, basées sur la justice, la reconnaissance des droits hérités, des chances égales pour tous – quelles que soient la race, la couleur et la croyance – sur la suppression du crime et de l'égoïsme par une éducation adéquate, sur la reconnaissance de pouvoirs divins chez l'homme, ainsi que sur une reconnaissance d'une Intelligence divine dirigeante, en Laquelle l'homme a la vie, le mouvement et l'être. (13-192)

 3.

 L'objectif de ceux à qui on confiera la tâche de redresser le monde, ne sera pas d'imposer la démocratie au monde entier, ni le christianisme à un monde de religions diversifiées. Ce sera sûrement d'encourager les meilleurs éléments de tout gouvernement national, auquel le peuple souscrira ou qu'il approuvera intelligemment. Chaque nation devrait reconnaître que sa propre forme de gouvernement peut lui convenir, mais ne pas convenir du tout à une autre nation. On devrait enseigner que la fonction de chaque nation est de parfaire sa vie nationale, son rythme, son mécanisme, afin d'être un partenaire efficace de toutes les autres nations.

 Il est également essentiel que l'ordre mondial nouveau développe chez l'humanité un sens de divinité et de relation avec Dieu et cependant ne mette pas l'accent sur les théologies raciales et les croyances séparatives.

Les facteurs essentiels des croyances religieuses et politiques doivent être enseignés ; il faut qu'une nouvelle simplicité de vie soit inculquée.

Aujourd'hui ceci se perd parce que l'accent est mis sur les possessions matérielles, les choses et l'argent. Il faudra regarder en face la question de l'argent ; le problème de la distribution de la richesse, naturelle ou humaine, devra être traité avec soin, et il faudra trouver un compromis entre les nations qui possèdent des ressources illimitées et celles qui en ont peu ou pas. Le problème des différentes formes de gouvernement national doit être regardé en face avec courage et pénétration. La restauration psychologique, spirituelle et physique de l'humanité doit constituer l'une des responsabilités primordiales. L'impression de sécurité doit être placée sur une base ferme, c'est-à-dire une base de relations justes et non celle de la force. Les hommes doivent se sentir en sécurité, car ils cherchent à développer une bonne volonté internationale, ils peuvent se faire confiance les uns aux autres et ne dépendent donc pas de la force de leur armée ou de leur flotte.

 La reconnaissance de la Hiérarchie spirituelle, qui existe dans le nouveau groupe des serviteurs du monde, doit s'accroître régulièrement sous une forme ou une autre. Ceci interviendra lorsque les hommes d'état et gouvernants des différentes nations et corps de gouvernements – politiques ou religieux – seront doués de vision, que leurs motifs seront spirituels et leur inspiration altruiste.

 Le futur ordre mondial sera une expression pratique de la fusion du mode de vie intérieur et spirituel et du mode d'action extérieur, civilisé et culturel ; c'est une possibilité réelle, car l'humanité, dans ses couches supérieures, a déjà acquis la faculté de vivre simultanément dans le monde physique et dans le monde intellectuel. Beaucoup de gens, aujourd'hui, vivent aussi dans le monde spirituel. Demain, il y en aura bien davantage. (13-192/3)

 4.

Un nouvel ordre mondial est possible, et il faut prendre certaines mesures, si l'on veut que la vision de ce monde nouveau entre dans le domaine des faits. Je puis vous indiquer, avec la plus grande brièveté, certains angles de cette vision. Je me trouverai dans la nécessité de vous affirmer, par ailleurs, que chaque pas dans cette voie entraînera une bataille, le renversement de ce qui est ancien et aimé, la destruction de ce qui est inhumain, égoïste et cruel ; je devrai imprimer dans votre esprit la nécessité primordiale et initiale d'abattre les forces retranchées de l'agression, telles qu'elles fonctionnent aujourd'hui par l'intermédiaire des puissances totalitaires.

Premièrement, je voudrais vous demander à tous de réfléchir à la vision de ce nouvel ordre mondial, en gardant l'esprit ouvert et en comprenant bien que ce nouveau mode de vie plane au-dessus de l'humanité et se matérialisera quand l'égoïsme sera vaincu, quand de justes relations humaines seront exprimées correctement et que l'idéal de ce nouvel ordre mondial sera séparé de tout concept ou aspiration nationaliste. Ce ne sera pas un monde américain, ou français, ou britannique, ni un monde totalitaire. Ce sera le résultat de la civilisation en voie de disparaître, et de la culture qui est la fleur de cette civilisation, mais ce ne sera ni l'une ni l'autre. Ce sera un monde humain, basé sur une juste compréhension et des relations humaines correctes, sur la reconnaissance de possibilités égales d'éducation pour tous les hommes, toutes les races et toutes les nations, et la compréhension fondamentale que "Dieu a donné le même sang à tous les peuples de la terre." Ce sera un monde où l'on reconnaîtra que les distinctions raciales et nationales enrichissent l'ensemble et contribuent à la signification de l'humanité. Ces distinctions et ces nationalités seront conservées et cultivées, non dans un isolement séparatif, mais en comprenant que le développement humain et la différenciation produisent un noble ensemble, dont toutes les parties sont interdépendantes. Tous comprendront leurs relations réciproques comme un effort humain, progressif et synthétique ; la mise en oeuvre d'une vie unie produira un travail intérieur qui fleurira en beauté et richesse et caractérisera l'humanité dans son ensemble. Tous y participeront avec sagesse et selon une efficacité planifiée, offrant à la vie planétaire, et à chacun des autres, la contribution dont ils sont capables. Cela sera rendu possible car on reconnaîtra que l'ensemble du genre humain est l'unité essentielle et d'importance spirituelle plus grande que la partie.

 Il ne s'agit pas là d'un rêve vain ou chimérique. C'est déjà en cours de réalisation. Des mouvements embryonnaires vers cette synthèse mondiale existent déjà. Il y a un rêve de fédération, d'interdépendance économique et d'unité religieuse, de relations réciproques sociales et nationales, qui prend forme rapidement, d'abord dans le mental des hommes, puis dans leur expérimentation. Il y a un lien de dessein uni, ressenti par beaucoup de personnes dans le champ de la politique et de l'économie, qui n'est pas l'accomplissement de voeux ou d'idées fantasques, mais l'indication d'une réalité qui émerge. Celle-ci est sentie et reconnue par les penseurs en tous lieux ; elle s'est réalisée dans le domaine du gouvernement, par la fédération des Dominions britanniques et leur relation avec la Grande-Bretagne et par la fédération des Etats-Unis d'Amérique. Elle est déformée et parodiée dans le concept du super-état, qui est utilisé par les dictateurs pour aveugler leurs peuples. Mais il se forge des chaînons qui vont faire descendre cette vision et précipiter sur terre le modèle des choses, telles qu'elles devraient être dans le prochain cycle mondial.

 Quand cette vision du nouvel ordre mondial sera saisie par tous les hommes de bonne volonté dans toutes les nations, et sera devenue une partie de la vie et du mental de chaque disciple et aspirant, alors la démarche suivante sera d'étudier les facteurs qui entravent sa matérialisation. Pour cela, une grande tolérance et un esprit sans préjugés sont essentiels ; ces qualités sont rares chez l'étudiant moyen et l'habitant des petites villes. Il faut regarder en face les erreurs nationales passées ; il faut reconnaître l'égoïsme, dans les sphères du capital et du travail.

L'aveuglement, les ambitions nationalistes, la persistance dans la réclamation d'anciens territoires et de droits supposés, l'esprit possessif hérité, le refus d'abandonner des gains passés, l'agitation dans la partie religieuse et sociale de la conscience, le manque de sincérité basé sur l'illusion et la peur – tous ces facteurs sont tissés dans le canevas de vie de chaque nation sans exception ; ils sont exploités par les forces mauvaises alors que les personnes bien intentionnées, mais faibles, les évitent. Ils doivent tous être envisagés dans leur vraie perspective. Les gens qui veulent servir sous les ordres des Forces de Lumière doivent élever leurs regards au-dessus du monde des effets et pénétrer dans le domaine des causes ils doivent apprécier les facteurs qui ont fait et conditionné le monde moderne ; ces facteurs prédisposant doivent être reconnus pour ce qu'ils sont. Mesurer la situation et reconnaître blâme et responsabilité doit précéder toute tentative de précipiter le nouvel ordre mondial sous forme de vie active.

 Ce nouveau monde n'apparaîtra pas en réponse à la prière, ni si les idéalistes, épris de paix et de vision mystique, l'attendent passivement, en prenant leurs désirs pour des réalités. Ils indiquent la voie et l'objectif requis. Ce monde nouveau apparaîtra quand le mystique et le visionnaire s'éveilleront à la nécessité de l'heure et descendront de leur pays de rêves, de théories, de mots, pour entrer dans la rude arène de la vie publique journalière. Ils doivent être prêts à se battre pour ce qu'ils désirent, ce qu'ils savent être bien, vrai et juste ; ils doivent se dresser fermement contre ceux qui déforment la vision et empêchent son apparition ; ils doivent s'armer pour la bataille, afin de rendre possible un désarmement définitif.

 Une vision claire du futur ordre mondial (dans ses grandes lignes, non dans ses détails), une reconnaissance intelligente de tous les obstacles qui bloquent son apparition, une volonté de prendre les mesures nécessaires sur le plan physique, de payer le prix exigé et d'offrir les sacrifices demandés, sont des attitudes essentielles, avant d'éliminer les entraves qui existent sur la voie du monde nouveau. C'est une vision pratique, désirée depuis longtemps, largement discutée et clairement définie. Les obstacles peuvent sembler nombreux, mais se résument tous en un seul mot : Egoïsme – national, racial, politique, religieux et individuel.

 L'aspect pratique du mode d'élimination des obstacles peut aussi être indiqué simplement. La vision apparaîtra dans les faits sur terre, quand les individus feront passer volontairement leurs intérêts personnels après le bien du groupe ; quand le groupe ou les groupes fondront leurs intérêts dans l'intérêt national, quand les nations abandonneront leurs desseins égoïstes en vue du bien international, quand les relations internationales justes seront basées sur le bien global de l'humanité même. Ainsi l'individu peut jouer son rôle dans l'ensemble plus grand, son aide est nécessaire et ainsi le sens d'inefficacité individuelle disparaît. Pour l'homme le moins important dans l'unité nationale la moins importante, il existe l'appel au sacrifice et au service du groupe dont il fait partie. Finalement, l'humanité elle-même sera entraînée, en tant qu'unité intégrée, dans le service de la vie planétaire. (13-241/4)

i) Citoyen du monde

1.

C'est un travail de liaison qui doit être accompli maintenant, liaison entre ce qui existe aujourd'hui et ce qui pourra venir. Si nous développons cette technique de liaison au cours des prochaines cent cinquante années, assurant la liaison entre éléments séparés dans la famille humaine, apaisant les haines raciales et les attitudes séparatives des nations et des individus, nous aurons réussi à mettre en chantier un monde d'où la guerre sera bannie. L'humanité se considérera comme une seule famille et non un agrégat de nations et de peuples luttant et rivalisant pour se tromper les uns les autres, en attisant haines et préjugés. Cela, nous l'avons vu, c'est de l'histoire ancienne. L'homme a dépassé l'animal isolé, guidé par son instinct de préservation, mangeant et se reproduisant. Il a passé par les stades de la famille, de la tribu, de la nation, jusqu'au point où, aujourd'hui, un idéal plus vaste lui devient accessible : l'unité internationale, où fonctionnera sans heurt l'Humanité Une. Cet idéalisme croissant tâche de gagner la première place dans la conscience humaine, malgré tous ses ennemis séparatistes. C'est en partie la cause du chaos actuel et aussi du groupement effectué par les Nations unies. Cela a produit les idéologistes qui, entrés en conflit, cherchent à s'exprimer à l'échelle mondiale. Cela a produit l'apparition dramatique des soi-disant sauveurs nationaux, prophètes mondiaux, et de ceux qui travaillent pour le monde, idéalistes, opportunistes, dictateurs, chercheurs ou philanthropes. Le heurt de ces idées est bon signe, que nous soyons ou non d'accord avec elles. Elles sont

de nettes réactions, devant l'exigence humaine juste et pressante, de meilleures conditions, de plus de lumière, de compréhension, d'une collaboration accrue, de sécurité, de paix, d'abondance, au lieu de terreur, de crainte et de famine.

 … L'homme moderne trouve difficile à concevoir une époque où il n'existera dans la pensée humaine ni conscience raciale, ni conscience nationale, ni séparativité religieuse. Il était aussi difficile pour l'homme préhistorique de concevoir le temps de l'idée nationale. Il est bon de nous en souvenir. Le moment où l'humanité sera capable de raisonner en termes universels est encore loin, mais le fait que nous puissions en parler, le désirer et le préparer, constitue sans nul doute une garantie que sa venue n'est pas impossible. L'humanité est déjà bien plus éclairée ; elle a progressé de gloire en gloire. Nous nous dirigeons aujourd'hui vers une civilisation bien supérieure à tout ce que le monde a connu et vers les conditions qui assureront un plus grand bonheur à l'humanité. Elle marquera la fin des différends nationaux, des distinctions de classe (à base héréditaire ou financière) et offriront à chacun une vie plus remplie et plus riche.

De toute évidence, des dizaines d'années s'écouleront avant que pareilles circonstances se réalisent effectivement, mais il s'agit seulement de dizaines d'années et non de siècles, si l'humanité consent à tirer la leçon de la dernière guerre et si, dans chaque pays, les réactionnaires et les conservateurs sont empêchés de ramener la civilisation aux vieilles ornières. On peut commencer tout de suite. La simplicité doit être notre règle car c'est la simplicité qui fera disparaître notre ancien mode de vie matérialiste. La bonne volonté dans la collaboration, telle est certainement la première idée à présenter aux masses et à enseigner dans nos écoles, où elle garantira la nouvelle et meilleure civilisation. Une sympathie compréhensive, appliquée avec intelligence devrait être la caractéristique des groupes cultivés et avisés, qui devraient s'efforcer de mettre en relations le monde de la signification et celui des efforts pratiques, au bénéfice des masses. Un civisme mondial, exprimant à la fois la bonne volonté et la compréhension, devrait être le but des gens éclairés partout et le signe distinctif de l'homme vivant selon la spiritualité. Ces trois conditions remplies, de justes relations s'établissent entre l'éducation, la religion et la politique. (7-82/83)

 2.

Le facteur temps doit régir, comme jamais auparavant, les activités des hommes de bonne volonté et le travail de ceux dont la tâche est d'instruire, non seulement les enfants et la jeunesse du monde, mais aussi de former l'humanité à cette entreprise majeure d'établir de justes relations humaines et de la préparer aux possibilités qui vont bientôt s'offrir. La note à donner et le motif sur lequel insister est l'humanité. Une seule conception dominante peut sauver aujourd'hui le monde de la lutte à mort qui le menace sur le plan économique, empêcher le retour des anciens modes matérialistes, des vieilles idées et des conceptions périmées, et mettre un terme à l'influence subtile exercée par les intérêts financiers et le mécontentement violent des masses. La conviction de l'unité des hommes doit être adoptée. Cette unité doit être considérée comme une chose pour laquelle il vaut la peine de combattre et de mourir. Elle doit constituer le nouveau fondement de toute notre réorganisation politique, religieuse et sociale et fournir leur but aux systèmes d'éducation. Unité, compréhension, relations et équité humaines, ainsi que l'unité essentielle de tous les hommes, tels sont les seuls principes valables pour l'édification du nouveau monde. Ils permettront d'abolir les rivalités et de mettre fin à l'exploitation d'une classe par une autre, et à la répartition injuste des biens de la terre. Aussi longtemps qu'il y aura des milliardaires et des misérables, les hommes ne seront pas à la hauteur de leur destin.

 Le Royaume de Dieu peut se manifester sur terre dans un futur proche, mais les citoyens de ce royaume ne reconnaissent ni riches, ni pauvres, ni supérieurs, ni inférieurs, ni travail, ni capital, mais seulement les enfants d'un même Père, et le fait naturel et pourtant spirituel, que tous les hommes sont frères. Là se trouve la solution du problème que nous envisageons. La Hiérarchie spirituelle de notre planète ne reconnaît ni groupe capitaliste ni groupe ouvrier ; elle ne connaît que des hommes et des frères. La solution existe donc dans l'éducation et dans l'adaptation des tendances déjà existantes de notre temps à la vision que perçoivent ceux qui sont ouverts spirituellement et ceux qui aiment leurs semblables. (7-100/1)

 3.

 Dans toutes les nations il se trouve des individus dotés d'une vision supérieure d'un monde meilleur, et qui pensent, parlent, établissent des projets en termes de l'humanité ; ils réalisent que les éléments des divers groupes politiques, religieux, éducatifs et ouvriers, sont des hommes et des femmes, essentiellement et même si c'est inconsciemment, ils sont frères.

Regardant le monde comme un tout, ils travaillent à son unification inévitable, ils reconnaissent les problèmes des nations, grandes et petites et la difficile situation où se trouvent aujourd'hui les minorités. Ils savent que l'usage de la force produit des résultats sans grande efficacité, parce que beaucoup trop onéreux et, habituellement, peu durables. Ils comprennent que le seul espoir véritable est d'éclairer l'opinion publique, et ce qui résultera de saines méthodes éducatives ainsi que d'une propagande loyale et exacte. (7-110)

 4.

L'unité, la paix et la sécurité des nations, grandes et petites, ne sauraient être atteintes en obéissant aux injonctions de l'avide capitaliste ou des ambitieux de n'importe quel pays et pourtant, dans bien des circonstances, leurs avis sont acceptés. Elles ne se laisseront point gagner par l'influence de n'importe quelle idéologie, si bonne apparaisse-t-elle à ceux qui sont conditionnés par elle. Pourtant, il en est qui cherchent à imposer leur idéologie au monde, et je ne me réfère pas à la seule Russie.

On ne les atteint pas en demeurant assis et en laissant le soin de changer les conditions à Dieu ou au processus de l'évolution. Pourtant, il en est qui ne font rien pour aider, même en connaissant bien les conditions dans lesquelles doivent agir les Nations unies.

 L'Unité, la paix et la sécurité viendront grâce à une prise de conscience intelligente des maux qui ont amené la situation actuelle du monde, suivie de démarches avisées, pleines de compréhension et de compassion, qui amèneront l'établissement des justes relations humaines, la substitution de la collaboration au système de rivalités actuelles et l'éducation des masses de chaque pays sur la nature de la vraie bonne volonté et de sa puissance jusqu'ici inemployée. Cela entraînera au profit de méthodes d'éducation correctes, le détournement d'innombrables millions d'argent qui ne seront plus utilisés par les forces guerrières pour être convertis en armées, marines et armements.

 Voilà ce qui est spirituel, ce qui est important et pour quoi tous les hommes doivent lutter. La Hiérarchie spirituelle de la planète s'intéresse en premier lieu à trouver les hommes qui oeuvreront dans ce sens ; elle s'intéresse en premier lieu à l'humanité, réalisant que les démarches entreprises par l'humanité au cours des prochains cinquante ans conditionneront l'Ere nouvelle et détermineront la destinée de l'homme.

Sera-ce un destin d'annihilation, de guerre planétaire, de famine mondiale, de pestilence, de nation s'élevant contre nation et d'effondrement complet de tout ce qui donne du prix à la vie ? Tout cela pourrait bien arriver, si des changements fondamentaux ne sont pas effectués et réalisés dans la bonne volonté et la compréhension aimante. Par ailleurs, nous pouvons avoir une période (difficile, mais utile parce qu'instructive) d'adaptation, de concessions, d'abandons. Nous pouvons avoir une période de juste reconnaissance et de chances partagées, d'un effort commun pour amener les justes relations humaines et une méthode éducative qui formera la jeunesse de toutes les nations à agir en citoyens du monde et non en propagandistes nationalistes. Ce dont nous avons surtout besoin, c'est l'abolition, résultant de la maturité spirituelle, de ces deux principes qui ont suscité tant de maux dans le monde : la Souveraineté et le Nationalisme. (7-185/6)

j) L'unité mondiale

 Je n'ai point de conseil de perfection à donner au monde, ni aucune solution apportant un secours immédiat. Si je proposais pareille solution, vous pourriez à juste titre vous méfier de moi. Je puis toutefois dire qu'aux chefs spirituels de la race, certaines directives semblent justes et qu'une attitude basée sur elles serait constructive. Enumérons-les pour vous permettre d'y réfléchir :

1. Les Nations unies, avec leur assemblée, le Conseil de Sécurité et les Comités doivent être soutenus. Il n'existe encore aucune autre organisation à laquelle l'homme puisse s'adresser avec espoir. Il lui faut donc appuyer les Nations unies et, en même temps, faire savoir à ce groupe de chefs du monde ce dont il a besoin.

 2. Le grand public de toutes les nations doit être instruit des justes relations humaines. Par-dessus tout, les enfants et la jeunesse du monde doivent apprendre la bonne volonté envers les hommes de partout, sans égard à la race et à la croyance.

 3. Il faut accorder du temps aux adaptations nécessaires et l'humanité doit apprendre à se montrer intelligemment patiente.

L'humanité doit regarder avec courage et optimisme le lent processus d'édification de la nouvelle civilisation.

 4. Une opinion publique intelligente et prête à collaborer doit être créée en chaque pays et l'établir constitue un important devoir spirituel. Cela prendra beaucoup de temps, mais si les hommes de bonne volonté et les gens aux intérêts spirituels dans le monde s'y attellent vraiment, cela peut s'accomplir en vingt-cinq ans.

5. Le conseil économique mondial ou tout autre organisme représentant les ressources du monde, doit se libérer de la politique frauduleuse, de l'influence capitaliste avec ses combinaisons tortueuses. Il doit libérer les ressources de la terre au profit de l'humanité. Cette tâche prendra du temps, mais sera possible quand les besoins du monde seront mieux mesurés. Une opinion publique éclairée rendra les décisions du conseil économique pratiques et réalisables. Le partage et la collaboration doivent être enseignés au lieu de l'avidité et de la rivalité.

6. Liberté doit être donnée de voyager partout, en toutes directions, dans tous les pays. Ces rapports libres seront le moyen pour les membres et les branches de la famille humaine de se connaître et de s'apprécier. Les passeports et les visas doivent être supprimés, car ils sont le symbole de la grande hérésie de la séparativité.

7. Partout les hommes de bonne volonté doivent être mobilisés et mis à l'oeuvre. C'est de leurs efforts que dépend le futur de l'humanité. Ils existent par millions, partout et, s'ils s'organisent et se mobilisent, ils représentent une grande partie du public qui réfléchit.

 C'est par l'action régulière, consistante et organisée des hommes de bonne volonté du monde entier que l'unité du monde sera amenée. A présent, ces hommes sont seulement en voie de s'organiser et sont enclins à croire que l'oeuvre à accomplir est tellement immense et les forces dressées contre eux si considérables, qu'à présent, leurs efforts isolés sont impuissants à briser la barrière d'avidité et de haine où ils se heurtent. Ils comprennent qu'il n'existe encore aucune propagande systématique du principe de bonne volonté offrant la solution du problème mondial. Ils n'ont jusqu'à présent aucune idée du nombre de ceux qui partagent leurs sentiments. Ils se posent les mêmes questions qui tourmentent partout les gens : Comment restaurer l'ordre ? Comment les ressources du monde peuvent-elles être distribuées selon la justice ? Comment les Quatre Libertés peuvent-elles devenir effectives et non demeurer du domaine des beaux rêves ? Comment la véritable religion peut-elle ressusciter, et les principes d'une existence vraiment spirituelle gouverner les coeurs des hommes ? Comment une vraie prospérité peut-elle être établie et résulter en unité, paix, abondance ?

 La bonne voie est unique et certains signes indiquent que, par millions, les gens s'y engagent. L'unité et les justes relations humaines – individuelles, communales, nationales et internationales – peuvent se réaliser par une action unanime des hommes et des femmes de bonne volonté de tous pays.

 Ces hommes et ces femmes de bonne volonté doivent être découverts et organisés. Ainsi s'apercevront-ils de la puissance de leur nombre, car ils sont nombreux. Ils doivent former un groupe mondial, défendant les justes relations humaines et éduquant le public sur la nature et la puissance de la bonne volonté. Ils créeront ainsi à l'échelle mondiale une opinion publique si puissante et si franchement en faveur du bien-être social, que chefs, hommes d'Etat, politiciens, hommes d'affaires et Eglises seront forcés de l'écouter et de s'y conformer. Constamment, régulièrement, le grand public doit être instruit de l'internationalisme et de l'unité mondiale, basée sur la simple bonne volonté et sur l'interdépendance dans la collaboration.

 Ce n'est pas là un programme mystique ou impraticable. Il ne se réalisera pas par les procédés d'attaque, de révélations sensationnelles ou sournoises. Il met l'accent sur une politique nouvelle qui se base sur le principe d'établir de justes relations humaines. Entre les exploités et les exploiteurs, les fauteurs de guerre et les pacifiques, les masses et leurs gouvernements, ces hommes de bonne volonté groupés interviendront par millions, sans prendre parti, sans manifester d'esprit partisan, ne fomentant aucun trouble politique ou religieux, et n'attisant aucune haine. Ce ne sera pas une masse négative, mais un groupe positif, interprétant le sens des justes relations humaines, défendant l'unicité de l'humanité et une fraternité pratique et non plus théorique. La propagation de telles idées par tous les moyens disponibles et le développement du principe de bonne volonté produiront un puissant groupe international et organisé. L'opinion publique se verra forcée de reconnaître l'influence d'un tel mouvement.

Enfin, l'importance numérique des hommes et femmes de bonne volonté dans le monde croîtra tant, qu'ils influenceront les événements mondiaux.

Leurs voix unies se feront entendre en faveur des justes relations humaines.

Ce mouvement gagne déjà en puissance. Dans bien des pays, ce projet d'organiser un groupe de gens formés à la bonne volonté, et dotés d'une claire vision des principes destinés à régir les relations humaines dans les affaires mondiales, a déjà dépassé le stade de projets. Le noyau est prêt à l'action. Ses fonctions peuvent se résumer ainsi :

 1. Restaurer la confiance du monde, en lui apprenant combien de bonne volonté, organisée et non organisée, existe aujourd'hui dans le monde.

 2. Eduquer les masses dans les principes et la pratique de la bonne volonté. Le mot "bonne volonté" est actuellement d'un usage courant dans tous les partis et tous les groupes, nationaux et internationaux.

 3. Synthétiser et coordonner en un tout agissant les hommes et les femmes de bonne volonté du monde, qui reconnaîtront dans ces principes leur propre idéal personnel et qui tâcheront de les appliquer aux événements courants, dans le monde ou la nation.

 4. Créer des listes d'adresses en tous pays, indiquant les hommes et les femmes de bonne volonté, sur lesquels on peut compter pour défendre l'unité du monde, les justes relations humaines et qui essayeront, dans leur propre pays, de faire partager cette idée à d'autres, par le moyen de la presse, de conférences, ou à la radio.

Eventuellement, ce groupe mondial devrait avoir son propre journal ou magazine, grâce auquel ce processus éducatif peut s'intensifier et révéler que la bonne volonté constitue un principe et une technique universels.

5. Etablir dans chaque pays, puis dans chaque grande ville, un bureau central, où tous renseignements pourront s'obtenir sur les activités des femmes et des hommes de bonne volonté dans le monde entier, et aussi sur les organisations, groupes ou partis qui oeuvrent également dans le même sens pour la compréhension internationale et les justes relations humaines. Ainsi se recruteront de nombreux collaborateurs prêts à se joindre à cet effort particulier pour le développement de l'unité mondiale.

6. Travailler, en qualité d'hommes et de femmes de bonne volonté, en liaison avec tous les groupes, dont le programme mondial tend à aplanir les divergences mondiales et les querelles nationales, et à mettre fin aux distinctions raciales. Après vérification que de tels groupes agissent dans un sens constructif et ne se livrent pas à des attaques grossières ou a des agissements agressifs, qu'ils s'inspirent de la bonne volonté envers tous les hommes et sont dépourvus de tout nationalisme et d'esprit de parti agressifs, alors on peut offrir et accorder librement la collaboration des gens de bonne volonté.

 Nul grand effort d'imagination n'est nécessaire pour voir que, si ce travail de propager la bonne volonté et d'éduquer l'opinion publique avec sa puissance se poursuit et si les gens de bonne volonté sont dépistés en tous pays et organisés, en cinq ans même, cela permettrait d'accomplir beaucoup de bien. Des milliers peuvent être ralliés dans les rangs des gens de bonne volonté. C'est la tâche primordiale. La puissance d'un groupe pareil, appuyé sur l'opinion publique, sera formidable. Il peut atteindre des résultats phénoménaux.

 Le mode d'user du poids de cette bonne volonté et la méthode pour employer la volonté d'établir de justes relations humaines se développeront graduellement, selon le travail accompli et pour répondre aux besoins de la situation mondiale. Un usage discipliné du pouvoir en faveur de la bonne volonté et des justes relations humaines s'avérera possible et le déplorable état de choses actuel changera dans le monde. Cela s'accomplira, non par les habituelles méthodes guerrières du passé ou par l'imposition de la volonté d'un quelconque groupe agressif ou riche, mais par le poids d'une opinion publique informée, opinion basée sur la bonne volonté, sur une compréhension intelligente des besoins de l'humanité et sur la détermination de réaliser les justes relations humaines, enfin sur l'admission que les problèmes posés aujourd'hui à l'humanité peuvent se résoudre par la bonne volonté. (7-190/4)

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