N G S M . E U

LES NOUVEAUX GROUPES DES SERVITEURS DU MONDE

23 – L'énergie

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23 – L'énergie

 

1.

 L'énergie est maintenant considérée comme tout ce qui EST ; la manifestation est celle d'une mer d'énergies ; certaines énergies sont édifiées en formes, d'autres constituent les milieux dans lesquels ces formes vivent, se meuvent et ont leur être, et d'autres encore sont destinées à animer à la fois les formes et leur milieu substantiel environnant. Il doit aussi être rappelé que les formes existent à l'intérieur d'autres formes ; ceci est la base du symbolisme de ces boules emboîtées, d'ivoire sculpté, oeuvre des artisans chinois, où une boule après l'autre doit être découverte ; elles sont toutes soigneusement sculptées, toutes sont libres et cependant emprisonnées. Quand vous êtes assis dans votre chambre, vous êtes une forme dans une forme, cette chambre est elle-même une forme dans une maison, et cette maison – une autre forme – en est probablement une parmi d'autres maisons similaires, placées les unes à côté des autres, et dans lesquelles les appartements sont les uns sur les autres, composant ensemble une forme plus grande. Cependant toutes ces diverses formes sont composées de substances tangibles ; elles créent une forme matérielle quand elles sont coordonnées et assemblées selon quelque dessin ou quelque idée définie dans le mental d'un penseur. Ces substances tangibles sont composées d'énergies vivantes, vibrant en relation les unes avec les autres, tout en gardant cependant leurs particularités propres et leur propre vie qualifiée. (11-177)

 2.

 … Le véritable éducateur devrait travailler avec les énergies, dans un monde d'énergie ; que ces énergies sont colorées et qualifiées par des attributs divins distincts ; que chaque être humain peut donc être considéré comme un agrégat d'énergies, dominé par un type particulier d'énergie qui sert à le caractériser parmi ses frères, et produit les différences entre les êtres humains. S'il est vrai qu'il y a sept types majeurs d'énergie qualifiant toutes les formes, et qu'elles sont à leur tour divisées en quarante-neuf types d'énergie caractérisée, la complexité du problème apparaît clairement. S'il est vrai que toutes ces énergies caractéristiques jouent constamment sur l'énergie-substance (esprit-matière), produisant "les myriades de formes qui constituent la forme de Dieu" (Bhagavad Gita, XI), et s'il est vrai que chaque enfant est la représentation microcosmique (à quelque stade de son développement) du macrocosme, l'ampleur du problème devient évidente ; l'étendue du service qui nous est demandé fera appel aux pouvoirs les plus élevés qu'un être humain puisse exprimer, à un moment donné dans le temps et l'espace. (12-24)

 3.

 L'approche de base, pour tous ceux qui s'efforcent de saisir l'ésotérisme ou de l'enseigner, est de mettre l'accent sur le monde des énergies et de reconnaître que, derrière tous les événements du monde des phénomènes (par là, je désigne les trois mondes de l'évolution humaine), il existe un monde d'énergies ; ces dernières sont extrêmement diverses et complexes, mais toutes se meuvent et fonctionnent selon la Loi de Cause à Effet. (12-60)

 4.

 … Les énergies en soi ne sont ni bonnes ni mauvaises. La Grande Loge Blanche, notre Hiérarchie spirituelle, et la Loge Noire emploient les mêmes énergies universelles, mais avec des motifs et des objectifs différents ; les deux groupes sont constitués d'ésotéristes compétents. (12-61)

 5.

 L'effet de l'impact de l'énergie dépend de la nature du véhicule réceptif : C'est selon son équipement et la nature de ses corps que l'homme réagira aux énergies affluentes. Ceci est une affirmation fondamentale.

C'est une loi qui mérite d'être examinée avec soin. Les effets d'un Maître ou d'un initié sur les hommes sont extrêmement différents, car chaque homme apporte à l'impact de sa vibration un type de corps physique, astral ou émotionnel et un mental qui, dans chaque cas, diffère de celui des autres. L'emploi que chacun fera de l'énergie stimulante sera différent ; le centre focal de sa conscience est très différent ; son type de mental est différent ; ses centres, leur activité et leur organisation interne sont différents. Il en va de même des groupes, des organisations et des nations. (13-85)

 6.

 … Grâce à l'effort de milliers d'hommes et de femmes, en tous lieux, des énergies qui jusqu'ici n'avaient pas pu pénétrer plus profondément dans la substance que jusqu'à la substance hiérarchique et aux niveaux du mental supérieur, peuvent maintenant, pour la première fois, réussir à s'ancrer sur les niveaux physiques denses, ou du moins sur les niveaux éthériques. Ceci est un fait beaucoup plus important que vous ne pouvez peut-être vous en rendre compte. (13-659)

 7.

 … Dans tout travail occulte vous vous occupez d'énergie, des unités d'énergie, de l'énergie incorporée dans les formes, et que ces énergies sont renforcées par l'emploi de la pensée et peuvent ainsi incorporer notre but ; qu'elles circulent le long des courants de pensée bien définis du groupe. (14-9)

 8.

 Chaque forme est, en elle-même, un univers, et toutes les formes sont vivantes, vibrantes d'activité divine. Nous utilisons le mot "énergie" pour exprimer cette activité, mais nous ne sommes pas encore capables d'aller plus loin. L'énergie est la vie, l'énergie est aussi la mort. L'activité doit être sentie et connue dans l'organique, comme aussi dans l'inorganique, une vaste série de vies atomiques, édifiées en structures successives et que l'on découvre être en mouvement perpétuel. Une vaste série de structures vivantes, édifiées en des formes de plus en plus grandes et inclusives, et que l'on découvre être, de la même manière, en mouvement perpétuel. Ces structures plus grandes sont à leur tour, reconnues comme de vibrants organismes, et ainsi la vision de la conscience humaine, de développement en développement, retrouve toujours le mouvement et l'énergie, la cohérence, un dessein ordonné, une synthèse croissante, un Plan et une Volonté. (14-194/5)

 9.

 Nous avons souligné, à un degré étonnant peut-être pour vous, le vaste ensemble d'énergies agissantes qui jouent à travers tout notre Cosmos.

L'individu peut bien être frappé de stupeur et éprouver ainsi un sentiment d'impuissance. Cela n'est dû qu'à l'état de développement relatif de son "appareil récepteur". Mais que l'homme se souvienne qu'il possède potentiellement la capacité créatrice de construire et graduellement de développer un meilleur mécanisme de réception qui le rendra finalement capable de répondre à tous les impacts et à chaque type d'énergie divine.

Ce pouvoir en lui est indestructible et constitue lui-même un foyer divin d'énergie qui infailliblement le conduira à s'associer au travail bénéfique sous l'inspiration du Grand Architecte de l'Univers. Il façonne toutes choses en vue d'un but divinement prévu et, dans ce signe, par ses agents, Vénus et Vulcain, illustrant la forme et l'âme, l'homme sera conduit de l'Irréel au Réel. (16-403/4)

 10.

 L'emploi de l'énergie peut être mauvais et causer séparation et troubles, ou au contraire, l'usage peut en être correct et conduire finalement à l'harmonie et à la compréhension ; mais, de toute manière, l'énergie est présente et doit faire sentir ses effets dans tous les cas. De même que dans la vie individuelle, les résultats de l'action de la vie de l'âme sur l'aspect forme se traduiront par la prédominance de l'un ou l'autre des rayons. Si la personne ou la nation est orientée spirituellement, l'impact de l'énergie aura un bon résultat, conduira à la réalisation du plan divin et se révélera constructif. Mais là où la force de la personnalité prédomine, les effets seront destructifs et des obstacles surgiront empêchant l'accomplissement du plan divin. Néanmoins, même la force destructive peut et doit finalement oeuvrer pour le bien, car le cours de la force évolutive est inaltérable. Il peut être freiné ou accéléré selon le but, l'aspiration et l'orientation de l'entité intéressée (humaine ou nationale) ; il peut exprimer le but de l'âme ou l'égoïsme de la personnalité, mais la poussée vers l'amélioration triomphera inévitablement. (16-458/9)

 11.

 Ferai-je naître un malentendu si je dis que la maladie est une énergie qui ne fonctionne conformément ni au Plan ni à ce qui est souhaité ? Des énergies affluentes sont mises en rapports avec des forces, et il en résulte une bonne santé, des formes vigoureuses et adéquates, et une activité vitale. Dans d'autres circonstances, les mêmes énergies peuvent être mises en rapports avec les mêmes forces, et il en résultera un point de friction provoquant une maladie, une douleur, des souffrances, et peut-être la mort.

Les énergies et les forces conservent la même nature essentiellement divine, mais leurs réactions réciproques ont posé un problème.

 En étudiant cette première phrase de la Loi V, il devient évident qu'elle peut servir à définir toutes les formes de difficultés, et que c'est l'aspect relations réciproques qui produit finalement la situation (bonne ou mauvaise). Cet énoncé doit revêtir une importance majeure dans votre pensée. (17-588)

 a) Nature cyclique des pulsions d'énergie

 1.

 La méditation de l'âme est de nature rythmique et cyclique, comme tout dans le cosmos. L'âme respire et, par-là, sa forme vit". La nature rythmique de la méditation ne doit pas être ignorée dans la vie de l'aspirant. Le flux et le reflux existent dans toute la nature et les marées nous offrent une merveilleuse image de la loi éternelle. En s'adaptant aux marées de la vie de l'âme, l'aspirant commence à comprendre qu'un flux vitalisant et stimulant est toujours suivi d'un reflux, aussi certain et inévitable que les lois immuables de la nature. Ce flux et ce reflux se retrouvent dans le processus de la mort et de l'incarnation. Ils se remarquent aussi dans le processus des vies d'un homme, car certaines vies peuvent sembler statiques et sans événement notable, lentes et inertes, du point de vue de l'expérience de l'âme, tandis que d'autres sont vibrantes, riches en expériences et en progrès. Vous tous devez vous en souvenir lorsque vous cherchez à aider les autres à vivre correctement. Sont-ils dans le reflux, ou sont-ils portés par la marée montante de l'énergie de l'âme ?

Traversent-ils une période de repos temporaire, préparatoire à une impulsion et un effort plus grands ? Votre rôle serait alors de renforcer et déstabiliser en eux la capacité de "demeurer dans l'être spirituel". Ou subissent-ils un influx cyclique de forces ? Dans ce cas, celui qui travaille spirituellement doit chercher à trouver la juste direction et la juste utilisation de l'énergie car, mal dirigée, elle risquerait d'aboutir à l'échec, alors qu'utilisée sagement, elle rendra un service précieux et fécond.

 Ces pensées trouvent aussi leur application dans l'étude des grands cycles de l'humanité et conduisent à des découvertes intéressantes. En outre, et c'est de grande importance pour nous, ces impulsions cycliques sont, dans la vie du disciple, plus fréquentes, plus rapides et plus puissantes que dans la vie de l'homme ordinaire. Elles se succèdent avec une rapidité déconcertante. L'expérience de la montagne et de la vallée du mystique n'est qu'un mode d'expression de ce flux et de ce reflux d'énergie.

Parfois, le disciple avance dans la pleine lumière et d'autres fois il est plongé dans la nuit obscure. Tantôt il connaît la joie de la communion, tantôt tout devient morne et stérile. Son service est souvent une expérience fructueuse et satisfaisante, où il semble arriver à aider réellement ; à d'autres moments, il sent n'avoir rien à offrir, son service lui apparaît aride et sans résultats. Tout est clair certains jours et il se croit au faîte d'une montagne, admirant un paysage ensoleillé, où tout baigne dans la clarté. Il sait qu'il est fils de Dieu. Puis, des nuages apparaissent, il doute de tout et ne sait plus rien. En plein soleil, il est presque accablé par la luminosité et la chaleur de ses rayons et il se demande combien de temps dureront l'instabilité de cette expérience et l'alternance violente des contraires. (4-61/4)

 2.

 Le flux et le reflux de la vie quotidienne au cours d'une incarnation particulière manifesteront aussi des intermèdes et ce sont eux que l'aspirant doit apprendre à reconnaître et à utiliser. Il doit faire la différence entre l'activité extérieure intense, les périodes de retrait et les intermèdes où la vie extérieure semble statique et sans aucun intérêt. Il doit le faire s'il veut profiter pleinement de l'occasion que l'expérience de la vie est destinée à lui offrir. La vie ne consiste pas en un intense et continu effort d'activité et de travail, ni en une éternelle sieste. Elle a son battement rythmique, sa vibration et sa pulsation propre. Dans certaines vies, le rythme et le mode d'activité changent tous les sept ans ; dans d'autres, ils changent tous les neuf ou onze ans. Dans d'autres encore, les cycles sont plus brefs et comportent des mois d'effort ardu suivis de mois d'apparente absence d'effort. Certaines personnes sont structurées de manière si sensible que, au milieu de leur activité, des événements et des circonstances se produisent en sorte de les forcer à un retrait temporaire pendant lequel elles assimilent les leçons apprises au cours de la période précédente de travail.

 Deux groupes d'hommes travaillent sans un apparent flux et reflux sur le plan physique tout en manifestant un élan régulier au travail. Ce sont des hommes si peu évolués et si bas sur l'échelle évolutive qu'il n'y a en eux aucune réaction mentale aux circonstances ; ils répondent simplement à l'appel des besoins physiques et usent de leur temps pour satisfaire leurs désirs. Ceci ne s'arrête jamais et l'expression de leur vie ne pourrait s'appeler cyclique. Dans ce groupe, les gens qui ne pensent pas et ceux qui ne sont pas civilisés. Puis à l'opposé, il y a les hommes qui sont plus haut sur l'échelle de l'évolution. Libérés en grande partie des exigences physiques, habitués à dominer la nature émotive, ils ont appris à entretenir une activité constante basée sur la discipline et le service. Ils travaillent consciemment selon les cycles dont ils comprennent la nature. Ils connaissent l'art divin de s'identifier à la conscience de l'âme en contemplation et ils peuvent sagement dominer et guider leur activité dans le monde des hommes. Telle est leçon que doivent apprendre tous les disciples ; c'est l'accomplissement que connaissent les travailleurs spirituels entraînés et les initiés. (4-514/5)

 3.

 De semblables cycles de réalisation doivent inévitablement être suivis de périodes de croissance et d'assimilation calmes et exemptes d'émotivité.

Au cours de ces prochains mois, les moments d'élévation pourront peut-être cesser et le travail continuera sans que soient éprouvées des tensions et par conséquent sans moments de grande importance. C'est heureusement le cas. Une constante succession d'éclairements spirituels et un accord continu avec des contacts élevés émousseraient probablement l'instrument, si bien que les véritables reconnaissances ne se produiraient plus.

Réfléchissez-y, mon frère, et soyez reconnaissant pour ces prochaines journées de travail, journées de vie paisible, d'orientation soutenue vers la lumière, de communication silencieuse avec votre âme, d'étude et de réflexion. (5-323/4)

 4.

 Toute vie est de nature cyclique ; c'est un point que les disciples ont tendance à oublier et à négliger ; lorsque l'intensité de leurs sentiments les abandonne, ils se retrouvent découragés. L'initié avance toujours le long d'une route toute droite, entre les paires d'opposés, serein et sans crainte. (5-448)

5.

 La voie suivie par l'aspirant atteint parfois des sommets ; on pourrait la décrire comme une série de cycles de croissance soutenue, accentuée de temps à autre par de nettes périodes de développement forcé au cours desquelles une limitation après l'autre est supprimée par soi-même utilisant la force. Toutes les limitations et toutes les entraves doivent disparaître. (5-598)

 6.

 Selon la loi cyclique, il y a des périodes de sortie et de retrait, de cheminement dans le service vers la périphérie de l'activité, et aussi d'abstraction consciente de la conscience du cercle extérieur, pour un retour au centre même du coeur de la vie. (6-115)

 b) L'énergie dans le service

 1.

 … Nous partirons de la prémisse que "l'énergie suit la pensée". C'est la première prémisse de l'ésotériste, la plus importante ainsi que la plus ancienne. La seconde est reliée à la première et aura sa place dans nos considérations. Elle affirme que : "l'oeil, ouvert par la pensée, dirige l'énergie en mouvement."

Les disciples, pendant les premiers stades de leur instruction, sont enclins à considérer l'énergie comme un réservoir où ils peuvent apprendre à puiser, s'appropriant ainsi une part de cette énergie pour leurs besoins, leur service et afin de l'utiliser. Mais l'énergie est fluide et en mouvement ; nous vivons dans une véritable mer de forces mouvantes, caractérisées d'innombrables manières, façonnées par le mental d'êtres innombrables, souvent mal dirigées, quelquefois sagement dirigées, toutes cependant, trouvant forcément place dans le mental de Celui en qui nous avons la vie, le mouvement et l'être, rien ne pouvant exister hors de Son champ d'influence. Les disciples, depuis des éons, ont utilisé les énergies et les forces des trois mondes à des fins personnelles, et pour satisfaire leurs intérêts majeurs, quels qu'ils puissent être. Ils ont un peu appris à saisir et à utiliser une certaine mesure d'énergie de l'âme, éclairant ainsi leur voie, améliorant leur expression spirituelle dans les trois mondes, et servant un peu. Ils commencent aussi à comprendre la signification de l'intention et du dessein, tandis qu'un programme intérieur conditionne lentement leur vie quotidienne. Vient néanmoins un moment – point que vous avez le privilège et le devoir de saisir – où une autre source d'énergie, d'inspiration et de lumière peut être mise à la disposition des disciples et utilisée pour le service. C'est l'énergie des Forces de Lumière, ayant son origine dans l'ashram et en émanant ; vous êtes encore à la périphérie de l'ashram, mais vous pouvez vous servir de ces énergies. (6-132/3)

 2.

 Il doit donc apprendre à distinguer entre les diverses énergies avec lesquelles il entre en contact. L'initié doit maîtriser les techniques de différenciation entre :

 1. Sa propre énergie ou ses énergies, engendrées du fait de ses expériences de vie au cours des siècles.

 2. L'énergie de son rayon qui, correctement utilisée, conditionne son travail avec la Hiérarchie et pour elle.

 3. L'énergie de l'ashram dont il peut disposer lors des activités instaurées par l'impression. Dans les premiers stades, il l'appelle l'énergie de son Maître, mais il apprend plus tard que, en réalité, c'est l'énergie engendrée par le groupe de son Maître, l'ashram.

 4. L'énergie hiérarchique, ou énergie de certains ashrams associés ou du groupe tout entier d'ashrams, la Hiérarchie. L'emploi de cette énergie, hautement qualifiée et très puissante, n'est possible que lorsque le disciple a obtenu l'accès à certains privilèges, et que l'on peut compter sur lui pour utiliser ces pouvoirs correctement.

 5. L'énergie du Chef de la Hiérarchie, ou force christique comme elle est appelée parfois. Cette force apporte, parmi les énergies habituellement disponibles, certaines qualités influentes émanant de Shamballa, et donc reliées à l'aspect Volonté. Ce type de force n'avait pas jusqu'ici été mis à la disposition des disciples au travail, mais elle est maintenant disponible, ayant été libérée cette année, à la Fête de Wesak (1948). Même maintenant, elle ne peut être utilisée que par des disciples en qui on a la plus haute confiance et, en général, par ceux de premier rayon, rayon de Volonté ou de Pouvoir, ou de deuxième rayon, celui d'Amour-Sagesse. Il s'agira des rayons de l'un ou l'autre des véhicules majeurs – c'est-à-dire celui de l'âme ou celui de la personnalité. Il y a naturellement des exceptions à cette règle, et ces exceptions seront de plus en plus nombreuses avec le temps. A l'heure actuelle, les véhicules de premier et de second rayon sont ceux qui offrent la ligne de moindre résistance. (6-374/5)

 3.

 Chaque initié est lui-même un point polarisé d'énergies précipitées ; il travaille à partir d'un point connu de polarisation, et son principal travail est la précipitation de l'énergie afin de dynamiser, stimuler et créer ce qui est nécessaire dans tel ou tel domaine d'activité divine. L'obéissance occulte est en vérité l'aptitude à travailler avec ces énergies en relation avec le Plan, même si l'initié ne connaît qu'une part infime du Plan. Il devient un élément d'un groupe qui distribue une grande énergie. (6-432)

 4.

 L'initiation est, en fait, un processus où il est enseigné à l'initié comment travailler avec l'énergie, comment utiliser les énergies dynamiques d'attraction et de création, en accord avec le Plan hiérarchique afin de provoquer la précipitation du Dessein planétaire dans le champ extérieur de la manifestation. (6-434)

 c) La nature du corps éthérique

 1.

 La vie elle-même, l'entraînement à donner dans l'avenir, les conclusions de la science et un nouveau genre de civilisation, tous seront de plus en plus focalisés sur cette substance unique qui constitue la véritable forme à laquelle répondent tous les corps physiques, dans chaque règne de la nature. Notez cette phraséologie.

 … Le corps éthérique est composé de matière éthérique subtile, et il n'y a en fait pas de véritable fissure.

 L'humanité ignore simplement un aspect beaucoup plus important du corps physique que l'est sa partie dense. La conscience des hommes est aujourd'hui physique-astrale ; le facteur des énergies conditionnantes est ignoré, négligé et – du point de vue de la conscience – inexistant.

 Une des obligations principales des étudiants de l'occultisme est aujourd'hui d'affirmer l'existence du corps éthérique. La science moderne en témoigne déjà, parce que ses recherches l'ont maintenant conduite au royaume de l'énergie. L'électrothérapie, la connaissance croissante de la nature électrique de l'homme, et la compréhension que même l'atome est une entité vivante et vibrante dans les objets apparemment inanimés, confirme ce point de vue occulte. Généralement parlant, la science a précédé l'ésotérisme en reconnaissant que l'énergie est le facteur dominant dans toute expression de formes. Les théosophes et d'autres se vantent d'être à l'avant-garde de la pensée humaine, mais ce n'est pas le cas. H.P.B., une initiée de haut rang, présenta des vues devançant la science, mais cela ne s'applique pas aux proéminentes personnalités de l'enseignement théosophique. Le fait que toutes les formes manifestées sont des formes d'énergie, et qu'en vérité la forme humaine n'est pas une exception, est le don fait à l'humanité par la science et non par l'occultisme. (11-139/40)

 2.

 Voici une déclaration tellement fondamentale qu'elle gouverne et régit toute pensée au corps éthérique :

 Le corps éthérique est composé principalement de l'énergie ou des énergies dominantes auxquelles l'homme, le groupe, la nation ou le monde réagissent en un cycle ou une période mondiale particulière quelconque.

 Pour que vous la compreniez clairement, il est essentiel qu'au sujet du corps éthérique j'expose certaines propositions qui devraient gouverner toute la pensée de l'étudiant ; s'il n'en tient pas compte, il cherchera la vérité d'un point de vue erroné, ce que ne fait pas la science moderne. La limitation de la science moderne est d'être dépourvue de vision ; l'attente de la science moderne est de reconnaître la vérité lorsque celle-ci est prouvée. En toutes circonstances, la vérité est essentielle et en ceci, la science fournit un exemple appréciable, même si elle ignore ou méprise l'occultisme. Les savants occultistes se handicapent eux-mêmes par leur mode de présenter la vérité et par leur fausse humilité. Les deux sont également mauvais.

 Six propositions majeures président à toute considération sur le corps éthérique, et j'aimerais les présenter aux étudiants comme première étape.

 1. Rien n'existe dans l'univers manifesté, qu'il s'agisse des mondes solaire, planétaire ou des différents règnes de la nature, qui ne possède une forme énergétique, subtile et intangible, quoique substantielle, qui contrôle, gouverne et conditionne le corps physique extérieur. C'est le corps éthérique.

 2. Cette forme énergétique sous-jacente au système solaire, aux planètes, et à toutes les formes dans le cadre de leur cercle infranchissable, est elle-même conditionnée et gouvernée par l'énergie solaire ou planétaire dominante qui la crée, la modifie et la qualifie sans repos et sans interruption temporaire. Le corps éthérique change perpétuellement. Ceci étant vrai du macrocosme, l'est également de l'homme, le microcosme et, par l'entremise de l'humanité, s'avèrera à la fin mystérieusement vrai, aussi pour les règnes subhumains de la nature. Le règne animal et le règne végétal en sont déjà des preuves évidentes.

 3. Le corps éthérique est composé de lignes de forces entrelacées et en mouvement, qui émanent de l'un, de l'autre ou de plusieurs des sept plans, ou domaines de conscience de notre vie planétaire.

 4. Ces lignes d'énergie et ce système de courants de forces étroitement entrelacés sont reliés à sept points focaux ou centres situés dans le corps éthérique. Ces centres sont chacun en relation avec certains genres d'énergie affluente. Lorsque l'énergie qui atteint le corps éthérique n'a pas de rapport avec un centre particulier, ce centre demeure en repos et non éveillé ; lorsqu'elle est en rapport et que le centre est sensitif à son impact, alors ce centre devient vibrant et réceptif, et se développe comme facteur de contrôle dans la vie de l'homme sur le plan physique.

 5. Le corps physique dense, composé d'atomes ayant chacun sa propre vie individuelle, sa lumière et son activité, est maintenu dans son intégrité par le corps éthérique et exprime les énergies qui le composent. Celles-ci sont apparemment de deux sortes :

a. Les énergies qui, par l'entrecroisement des "lignes d'énergies puissantes", forment comme un tout le corps éthérique sous-jacent en rapport avec toutes les formes physiques. Cette forme est alors qualifiée par la vie et la vitalité générales du plan sur lequel fonctionne l'habitant du corps, et sur lequel sa conscience se trouve par conséquent focalisée.

 b. Les énergies particularisées ou spécialisées qu'à ce point particulier de son évolution et vu les circonstances de sa vie quotidienne et son hérédité l'individu choisit pour gouverner sa vie quotidienne.

 6. Le corps éthérique possède de nombreux centres de force, répondant aux énergies multiples de notre vie planétaire, mais nous ne considérerons que les sept centres principaux qui répondent aux énergies affluentes des sept rayons. Tous les centres mineurs sont conditionnés par les sept centres principaux ; c'est un point que les étudiants oublient parfois. C'est ici que la connaissance du rayon égoïque et de celui de la personnalité est d'une utilité majeure.

 On peut maintenant se rendre compte de l'importance extraordinaire qu'a ce sujet de l'énergie, parce qu'elle contrôle l'homme et en fait ce qu'il est à n'importe quel moment, parce qu'elle indique pareillement le plan sur lequel il devrait fonctionner et la méthode d'après laquelle il devrait gouverner son entourage, ses circonstances et ses relations. S'il comprend ceci, il réalisera qu'il doit transférer toute son attention du plan physique ou astral aux niveaux de conscience éthériques ; son objectif sera alors de déterminer quelle énergie, ou énergies s'il est un disciple avancé, devraient gouverner son expression quotidienne. Il comprendra également que lorsque son attitude, ses réalisations et sa compréhension s'élèveront à des niveaux de plus en plus hauts, son corps éthérique changera constamment pour répondre aux nouvelles énergies. C'est de pleine volonté qu'il admettra ces énergies. (11-141/3)

3.

L'extension de l'espace occupé par le corps éthérique en dehors du corps physique dépend du point d'évolution atteint. Elle peut varier de peu à beaucoup de centimètres. (11-145)

 4.

 A l'intérieur du corps physique, le réseau du corps éthérique imprègne jusqu'à la moindre des parties. A notre époque, il est particulièrement associé au système nerveux, qu'il alimente, nourrit, contrôle et galvanise.

Le corps éthérique se compose de millions de fins courants, ou lignes d'énergie, auxquels l'occultiste oriental a donné le nom de "nadis". Ce sont ces nadis qui transportent l'énergie. (11-145)

 5.

 Le puissant effet de l'afflux d'énergie par le corps d'énergie a créé lui-même automatiquement ces centres ou réservoirs de force, ces points focaux d'énergie que l'homme spirituel doit apprendre à utiliser, et au moyen desquels il peut diriger l'énergie où cela est nécessaire. (11-146)

 7.

 Chaque forme, parce qu'elle constitue une agglomération de vies ou d'atomes substantiels, est un centre dans le corps éthérique de la forme dont elle fait partie intégrante. Elle a comme base de son existence un point dynamique vivant qui intègre la forme et la conserve dans son existence essentielle. Cette grande ou petite forme, ou centre – un homme ou un atome de substance – est reliée à toutes les autres formes et énergies s'exprimant dans l'espace environnant ; elle est automatiquement réceptive envers certaines d'entre elles, tandis qu'elle en rejette d'autres qu'elle ne reconnaît pas ; elle relaie ou transmet d'autres énergies, émanant d'autres formes, et devient ainsi, à son tour, un agent d'impression. Vous voyez ainsi que, où les vérités différenciées se rapprochent et se mélangent, nous sommes forcés d'utiliser la même terminologie pour exprimer les faits des mêmes vérités ou idées. (11-179/80)

 8.

 Le corps éthérique a pour objectif principal d'apporter vitalité et énergie au corps physique, et à l'intégrer ainsi dans le corps énergétique de la Terre et du système solaire. Il se compose d'un tissu de courants d'énergie de lignes de force et de lumière. Il représente une fraction du vaste réseau d'énergies constituant la trame de toutes les formes grandes ou petites (macrocosmiques ou microcosmiques). Les forces cosmiques circulent le long de ces lignes d'énergie, comme le sang circule dans les veines et artères. Cette circulation constante et individuelle – humaine, planétaire, et solaire – de forces vitales animant les corps éthériques de toutes les formes est la base de toute vie manifestée. C'est l'expression du fait qu'aucune vie n'existe sous forme séparée. (17-2/3)

 9.

 Le corps éthérique est au premier chef le plus important appareil de réponse possédé par l'homme. Non seulement il ajuste le fonctionnement des cinq sens en fournissant cinq points de contact majeurs avec le monde tangible, mais encore il permet à l'homme d'enregistrer par sensibilité les mondes plus subtils. Quand le corps éthérique est activé et contrôlé par l'âme, l'accès aux royaumes spirituels s'ouvre également en grand. (17-83)

 10.

 La compréhension de ce que j'ai exposé mènera l'étudiant sérieux, par son attitude envers les centres, à une application plus pratique, et aussi à un effort décisif pour rendre sa sphère d'activité radiante plus utile à ses semblables, ceci parce que son attitude exprimera la qualité de l'esprit subjectif, et non la qualité de matière objective, jusqu'ici dominante.

N'oubliez pas que le corps éthérique est matériel, substantiel, et est, par conséquent, une partie intégrante du plan physique ; n'oubliez pas qu'il est destiné, avant tout, à donner asile aux énergies des plans affectif et mental au stade expérimental inconscient de l'incarnation ; qu'il est aussi destiné à transmettre les triples énergies de l'âme au stade où l'expérience s'obtient consciemment ; et qu'il est aussi destiné, lorsque l'antahkarana est construit, à transporter les énergies de la Monade au stade de divinité consciemment exprimée. Voyez-vous, de cette façon, la beauté du processus spirituel, et l'aide systématique donnée aux fils des hommes à tous les stades de leur retour vers le centre duquel ils vinrent ? (11-176)

 d) L'éveil des centres

1.

La question se pose maintenant de savoir comment se fait cet éveil et cette coordination des centres. Que faut-il faire pour leur donner l'énergie et produire l'activité de synthèse des trois centres ? De telles questions mettent le vrai instructeur devant une difficulté. Il n'est pas facile de donner une idée exacte des activités ésotériques qui se développent parallèlement à la formation du caractère. Souvent, l'aspirant désirerait de l'instructeur un enseignement neuf et, entendant répéter de vieilles vérités, si vieilles et si connues qu'elles ne produisent aucun effet et aucune réaction, il éprouve une grande déception quant à son instructeur, et il succombe au découragement et à un sentiment d'inutilité. Toutefois, l'instructeur ne peut se soustraire à la nécessité de répondre aux questions.

Je dirai donc, le plus succinctement possible, quelles sont les conditions requises dans l'ordre de leur importance pour l'aspirant moyen. Puis-je traiterai chaque point séparément.

 1. Formation du caractère, condition première et essentielle.

 2. Motif juste.

 3. Service.

 4. Méditation.

 5. Etude technique de la science des Centres.

 6. Exercices de respiration.

 7. Etude de la technique de la Volonté.

 8. Développement du pouvoir d'utiliser le temps.

 9. Eveil du feu de Kundalini.

 … Rendez-vous compte que si vous utilisiez toutes les connaissances obtenues au cours de votre entraînement et en faisiez un fait d'expérience personnelle, et si vous viviez jour après jour ce qui vous a été enseigné, vous vous trouveriez devant le portail de l'initiation ? Réalisez-vous qu'une vérité doit être élaborée dans la trame de la vie quotidienne avant que d'autres vérités puissent vous être révélées sans danger ? …

 Motif juste

 … Les questions que se pose le chercheur sont : Quel est le motif qui dicte mon aspiration et mes efforts ? Pourquoi chercherais-je à construire sur des bases solides ? Pourquoi invoquerais-je mon âme avec tant d'insistance ?

 Arriver au juste motif demande un effort progressif dont la focalisation change sans cesse à mesure qu'on se découvre soi-même et que la lumière est plus intense sur le chemin ; constamment un motif supérieur surgit. Ainsi– autre exemple – un aspirant à ses débuts est presque toujours un dévot. Pour arriver au niveau atteint par un ami ou un Maître vénéré, il lutte et il va de l'avant. Plus tard, l'objet de sa dévotion et de son effort devient l'un des Grands Etres, Frères Aînés de l'humanité. Il dédie toutes ses facultés et toutes ses forces à son service. Cette dévotion est, à son tour, remplacée par un amour vital de l'humanité ; l'amour pour un individu, si parfait soit-il, se transforme en amour pour la fraternité de tous les hommes. A mesure que l'âme gouverne plus complètement son instrument et qu'elle se manifeste toujours plus, l'amour pour la fraternité humaine est remplacé par l'amour de l'idéal, du Plan et des desseins divins pour l'univers. L'homme parvient à se reconnaître comme un canal à travers lequel les forces spirituelles peuvent agir et il se sent partie intégrante de la Vie Une. Il prend conscience que l'humanité même n'est qu'une fraction d'un tout et il s'immerge dans la grande Volonté.

 Service

 L'étude du juste motif de nos actions nous conduit naturellement au service juste qui, dans sa forme objective, est parallèle à la conscience d'où provient l'incitation à agir. Du service comme expression d'amour envers la famille, la nation, on passe naturellement au service d'un membre de la Hiérarchie, du groupe d'un Maître et de là au service de l'humanité.

Finalement, se développe la conscience du service du Plan, service qui est consécration au dessein de Celui qui a tout porté en manifestation pour accomplir un objectif spécifique. (4-200/4)

 2.

 … Il faut se rappeler que la tâche principale de l'aspirant est de travailler avec les énergies en soi-même et dans le monde des phénomènes physiques. Cela implique l'étude des centres et leur éveil. En premier, naturellement, il doit y avoir la compréhension ; l'éveil viendra plus tard et comprend deux stades.

 1. D'abord celui où, par la pratique d'une vie disciplinée et par la purification de la vie de la pensée, les sept centres sont automatiquement amenés à la condition voulue de rythme, de vitalité et d'activité vibratoire. Ce stade ne comprend aucun danger, car il n'est pas permis de diriger la pensée sur l'un ou l'autre des centres, c'est-à dire de concentrer sa pensée sur un certain centre, ni de les éveiller ou les charger d'énergie.

L'aspirant doit uniquement se préoccuper du problème qui consiste à purifier les corps où se trouvent ces centres, c'est-à-dire le corps astral, le corps éthérique et le corps physique, se souvenant toujours que le système des glandes endocrines, les sept principales en particulier, sont l'extériorisation des sept

centres majeurs. A ce stade, l'aspirant travaille autour des centres, c'est-à-dire sur la substance vivante qui les entoure complètement.

C'est tout ce que la majorité des aspirants peut faire sans danger actuellement dans le monde ; elle devra le faire encore longtemps.

 2. Vient ensuite le stade où, grâce au travail efficace accompli dans le premier stade, les centres se trouvent – selon l'expression ésotérique – "libérés dans la prison". Sous la surveillance d'un instructeur qualifié, ils sont soumis à des méthodes d'éveil direct et chargés. Les méthodes varient selon le rayon de la personnalité et le rayon égoïque de l'aspirant. D'où la difficulté du sujet et l'impossibilité de donner des règles générales. (4-587/8)

 3.

 Je voudrais encore toucher à deux autres points et élucider toute la situation. Il existe une grande confusion au sujet des centres ; des renseignements erronés ont égaré beaucoup de gens et causé de fausses interprétations.

 Je déclare qu'aucune activité visant à éveiller les centres ne doit jamais être entreprise tant que l'aspirant est conscient d'une certaine impureté dans sa vie et que ses conditions de santé ne sont pas bonnes. Il ne faut pas davantage l'entreprendre si la pression des circonstances extérieures est telle qu'elle ne permet pas de disposer d'une période de tranquillité et de travail suivi. Il est essentiel de disposer d'heures de solitude et de liberté pour se livrer à ce travail. Je ne saurais trop y insister et je voudrais faire comprendre à l'étudiant sérieux qu'à notre époque peu de gens jouissent d'une telle tranquillité. Toutefois, c'est là une circonstance favorable et non regrettable. Aujourd'hui, un sur mille aspirants est au point où il peut commencer à travailler avec l'énergie sur ses centres ; peut-être suis-je optimiste. C'est mieux que l'aspirant aime, serve, travaille, se discipline et laisse ses centres s'éveiller et se développer plus lentement et donc plus sûrement. Ils se développeront inévitablement et la méthode plus lente et moins dangereuse est, en fin de compte, et dans la plupart des cas, la plus rapide. Le développement prématuré implique une grande perte de temps et entraîne souvent des inconvénients dont il est difficile de se libérer. (4-589/90)

4.

 … Le travail se rapportant aux centres est le corollaire du vrai développement spirituel ; il est ou devrait être purement automatique. Les centres sont physiques, étant des aspects du corps éthérique et construits en matière éthérique ; leur fonction est simplement d'exprimer l'énergie qui afflue du corps astral, ou du mental, ou de l'âme (en trois aspects). (6-604)

 5. 

Je n'enseigne aucune façon d'éveiller les centres, car la juste impulsion, la ferme réaction à des impulsions plus élevées, et la reconnaissance pratique des sources d'inspiration pousseront automatiquement et sans danger les centres à la juste et nécessaire activité. (10-261)

 6.

 Si, néanmoins, l'accélération des vibrations et l'éveil sont trop poussés ou engendrés par différents exercices avant que l'étudiant ne soit prêt, que ses corps ne soient coordonnés et développés, alors l'aspirant court à la catastrophe. Les exercices de respiration ou l'entraînement du pranayama ne devraient être entrepris que sous direction experte, et seulement après des années d'application spirituelle, de dévotion et de service. La concentration sur les centres du corps de force, en vue de les éveiller, doit toujours être évitée ; elle causera une stimulation excessive, et ouvrira, sur le plan astral, des portes que l'étudiant pourrait avoir de la peine à fermer. (13-18)

 e) L'aura

 1.

L'aura de toute forme de vie peut être définie comme étant la qualité d'une sphère rayonnante. On sait encore très peu de chose au sujet de l'aura et on a écrit beaucoup d'ineptie à son sujet. Lorsqu'on parle de l'aura, on parle généralement de couleurs et de lumière en raison de la nature de la vision de celui qui voit et de l'appareil de réponse utilisé. Deux mots suffisent à décrire l'aura du point de vue de la connaissance occulte : "qualité" et "sphère d'influence". Ce que contacte réellement le clairvoyant est une impression que le mental traduit rapidement suivant le symbolisme des couleurs, tandis qu'en réalité il n'y a aucune couleur. Voir une aura, comme on le dit, est en réalité un état de conscience. Ce que le clairvoyant peut, en toute sincérité, croire qu'il a enregistré comme couleur, comme série de couleurs ou comme lumière, correspond dans de nombreux cas à une réalité ; mais ce qu'il a réellement enregistré est la qualité d'une sphère d'activité rayonnante ; c'est ce qui se produit lorsque sa propre sphère d'activité rayonnante est de même nature et de même qualité que celle qu'il a contactée. La plupart des voyants enregistrent le champ de vibrations astrales d'une personne ou d'un groupe par l'intermédiaire de leur propre corps astral. L'impact d'une vérité ou d'un concept mental, et leur connaissance, sont des expressions d'un contact similaire qui a lieu, cette fois, dans le domaine du mental. (5-752)

2.

 Il est essentiel de comprendre que la sensitivité à l'impression est un développement normal et naturel, parallèle au développement spirituel. Je vous ai donné la clé de tout le processus en vous disant :

 "La sensitivité à l'impression implique la génération d'une aura magnétique sur laquelle peuvent jouer les plus hautes impressions."

 Je voudrais vous voir consacrer la plus profonde considération à ces mots. Lorsque le disciple commence à manifester la qualité de l'âme et que le second aspect divin prend possession de lui, contrôle et colore toute sa vie, la sensitivité supérieure se développe automatiquement. Il devient un aimant pour les idées et les concepts spirituels ; il attire dans son champ de conscience l il doit chercher et apprendre laborieusement pour se les assurer, les posséder et en disposer ; elles arrivent dans son champ de conscience parce qu'il a créé une aura magnétique qui les invoque et les amène "dans son mental". Cette aura magnétique commence à se former à partir du moment où il réalise un contact avec son âme ; elle grandit et s'approfondit à mesure que ces contacts croissent en fréquence et deviennent finalement un état de conscience habituel ; ensuite, il sera en rapport avec son âme – le second aspect divin – à volonté et à tout moment.

C'est cette aura qui constitue en réalité le réservoir de substance mentale auquel il peut spirituellement recourir. Son point focal est sur le plan mental. Il n'est plus désormais sous l'influence de la nature astrale, il construit avec succès l'antahkarana par lequel les impressions supérieures peuvent descendre ; il apprend à ne pas dissiper cet influx, mais à accumuler dans cette aura dont il s'est entouré, la connaissance et la sagesse qu'il sait être nécessaires au service envers ses compagnons. Un disciple est un centre magnétique de lumière et de connaissance dans la mesure exacte où il est capable de maintenir son aura magnétique en état de réceptivité. Elle invoque alors constamment un ordre supérieur d'impressions ; elle peut être évoquée et mise en "activité distributive" par ce qui est inférieur et demande de l'aide. En temps voulu, le disciple devient par conséquent, une petite réflexion de la Hiérarchie, invocatoire – comme celle-ci l'est envers Shamballa – et facilement évoquée par la demande humaine. Ces choses demandent à être soigneusement considérées. Elles impliquent une reconnaissance préalable des points de tension et leur expansion conséquente dans les auras magnétiques susceptibles d'invocation et d'évocation.

 Ces régions de sensitivité passent trois phases que je n'ai pas l'intention de développer :

 1. Sensitivité à l'impression provenant d'autres êtres humains. Cette sensitivité devient utile dans le service, lorsque l'aura magnétique nécessaire a été créée et mise sous contrôle scientifique

 2. Sensitivité à l'impression de groupe, passage d'idées de groupe à groupe. Le disciple peut devenir un agent réceptif de n'importe quel groupe dont il fait partie, et cette capacité indique son progrès.

 3. Sensitivité aux impressions hiérarchiques atteignant le disciple via l'antahkarana et, plus tard, sensitivité à l'ensemble de la Hiérarchie lorsqu'il aura atteint l'une ou l'autre des initiations supérieures. Ceci indique l'aptitude d'enregistrer les impressions émanant de Shamballa.

 Il serait maintenant utile de considérer trois points relatifs à la sensitivité à l'impression, à la construction du réservoir de pensée qui en résulte et à l'aptitude de répondre aux appels invocatoires subséquents. Ces trois points sont :

 1. Les processus d'enregistrement.

 2. Les processus d'enregistrer des interprétations.

 3. Les processus de réponse invocatoire conséquente.

 Je voudrais vous rappeler la connaissance du fait que l'aura créée par chacun de vous autour du noyau central de votre soi incarné, ou âme, est un fragment de l'âme adombrante qui vous a amené en manifestation.

Comme vous le savez, cette aura est composée des émanations du corps éthérique, lequel incorpore trois types d'énergies dont vous êtes individuellement responsables. Lorsqu'ils sont ajoutés à l'énergie du prana qui compose les véhicules éthériques, ces trois types sont :

1. L'aura de santé. Celle-ci est essentiellement physique.

2. L'aura astrale, qui est habituellement de beaucoup le facteur dominant, le plus extensif et influent.

 3. L'aura mentale, relativement petite dans la plupart des cas, mais qui se développe rapidement dès que le disciple prend consciemment en main son propre épanouissement, ou dès que la personnalité se polarise sur le plan mental. Le temps viendra finalement où l'aura mentale oblitérera – si je peux employer un terme aussi inadéquat – l'aura émotionnelle ou astrale. Dès lors la qualité d'amour de l'âme assurera une suppléance, afin que la sensibilité requise ne disparaisse pas complètement mais soit d'un ordre plus élevé et, considérablement plus intense.

C'est dans cette aura triple, ou plus exactement quadruple en comptant le véhicule éthérique, que chaque individu vit, se meut et a son être ; et c'est cette aura vivante et vitale qui constitue l'agent de réception de toutes les impressions, tant objectives que subjectives. C'est cet "agent de réponse sensitive" que le soi intérieur doit contrôler et utiliser en vue d'enregistrer l'impression, ou de diriger l'impression éthérique ou mentale vers l'extérieur, dans le monde des hommes. L'impression astrale est purement égoïste et individuelle et, quoiqu'elle puisse affecter l'entourage d'un homme, elle n'est pas dirigée, comme le sont les autres énergies enregistrées. C'est principalement l'aura qui produit les effets d'une personne sur ses associés ; ce ne sont pas essentiellement les mots qui engendrent les réactions, même lorsqu'on croit qu'ils incarnent les réactions et les pensées, car en réalité, ils ne sont habituellement que l'expression des désirs émotionnels.

 Chacun de nous, par conséquent, porte autour de lui un mécanisme subjectif qui est une image vraie et parfaite de son point particulier d'évolution. C'est cette aura qu'observe le Maître, et c'est un facteur de première importance dans la vie du disciple. La lumière de l'âme dans l'aura et la condition des différents aspects de l'aura indiquent si oui ou non le disciple approche le sentier du Disciple. A mesure que les réactions émotionnelles diminuent et que l'appareil mental se clarifie, le progrès de l'aspirant peut être exactement noté. Veuillez distinguer soigneusement entre le corps astral et le corps mental, et ce qu'ils émettent. Les corps (ainsi appelés) sont de nature substantielle ; l'aura est essentiellement radiante et s'étend en toutes directions depuis chacun de ces véhicules substantiels. C'est un point qui doit être soigneusement noté.

 Le problème de l'aspirant "engendrant" son aura magnétique, est précisément de retirer le pouvoir de l'aura astrale et ainsi d'en diminuer l'étendue, et d'autre part d'étendre et d'accroître la puissance de l'aura mentale. Il faudrait se souvenir que la grande majorité des aspirants est encore nettement polarisée dans la nature astrale et que par conséquent leur problème est de réaliser une focalisation différente, donc de reporter leur focalisation sur le plan mental. Ceci prend du temps et demande de grands efforts. Comme il a été mentionné plus haut, la radiation de l'âme se substitue finalement à l'activité de l'aspirant demeurée jusque là émotionnelle ; cette émanation est, en réalité, une radiation des pétales d'amour du lotus égoïque. (11-95/9)

3.

La sphère de radiation. Ceci concerne évidemment le rayon d'influence ou l'effet vibratoire émanant des centres, lorsqu'ils sont graduellement et lentement mis en activité. Ces centres, ou leurs vibrations, sont en réalité ce qui crée ou constitue ce qu'on appelle l'aura de l'être humain, quoique cette aura soit très fréquemment confondue avec l'aura de santé. Au lieu du mot "fréquemment" je devrais plutôt dire "habituellement", ce serait plus exact. C'est le corps éthérique qui indique et conditionne l'aura, présumée indiquer ce que la personnalité est émotionnellement et mentalement et, occasionnellement, ce qu'il en est du contrôle de l'âme. Ceci n'est pas une prémisse erronée, vous devriez noter ce fait. C'est cependant de portée excessivement limitée, parce que l'aura est en réalité l'indicatif des centres du sujet. De l'étude de cette aura on peut déduire :

 a. si le développement s'est fait au-dessus ou au-dessous du diaphragme ;

 b. si les centres sont développés ou non ;

 c. si les rayons contrôlant sont de nature adéquate et claire ;

 d. si le point au centre et les pétales du lotus sont contrôlés et si l'équilibre est achevé ;

 e. si la personnalité s'extériorise et est de ce fait en bonne vitalité, ou si un retrait s'effectue, dû à l'introspection et à l'égocentrisme, ou à la lente approche du processus de la mort ;

 f. si la personnalité ou l'âme est sous contrôle, ou si une lutte entre les deux se poursuit.

 Vous voyez ainsi combien l'aura peut révéler à l'individu apte à la lire avec certitude, et combien reconnaissant vous devez être de la rareté relative d'une telle capacité, ou de sa possession seulement par un Initié ou un Maître, dont la nature est AMOUR.

 La "sphère de radiation" est un puissant instrument de service ; son étendue et sa pureté de contact devraient être cultivées par le disciple engagé. Il y a un véritable enseignement occulte dans l'affirmation du Nouveau Testament que "l'ombre de Pierre guérissait, en passant". La nature de son aura avait un effet bénéfique partout où il passait et sur tout ce qu'il approchait ou touchait dans son entourage. Le contrôle de Christ sur son aura était tel qu' "il savait quand une vertu était sortie de Lui". Il savait par conséquent que des énergies guérissantes avaient été déversées par l'un de Ses centres sur une personne, ou sur un groupe de personnes qui en avait besoin. C'est l'aura, son pouvoir d'attraction et sa stabilité qui, aussi, maintiennent l'ensemble d'un groupe, rendent un auditoire attentif, et confèrent de l'importance à une personne dans l'une ou l'autre voie d'approche de ses semblables. La "sphère de radiation" est facilement déterminée par ceux qui la recherchent et observent l'effet de la radiation sur les gens, dans leur communauté et leur entourage. Une seule personne d'affectivité intense, mettant en oeuvre un plexus solaire exagérément développé et non contrôlé, peut briser un foyer ou une institution. Je mentionne ceci comme illustration. Une seule vie rayonnante, créatrice, utilisant consciemment le centre du coeur ou de la gorge, peut inspirer des centaines de gens. Ces choses valent la peine d'être prises au sérieux.

Notez bien cependant que ces centres sont activés par la culture de certaines vertus principales et non par la méditation ou la concentration sur eux. Ils sont amenés automatiquement au rayonnement voulu par une vie droite, par l'élévation de la pensée et par une activité aimante. Ces vertus peuvent vous sembler ternes et peu intéressantes, cependant elles sont de grande efficacité et les plus scientifiquement puissantes pour amener les centres à l'activité radiante désirée. Quand le travail est fait et lorsque tous les centres sont devenus des sphères vivantes d'activité rayonnante, leurs orbes se sont rejoints et l'initié est devenu un centre de lumière vivante, et non un composé de sept centres radiants. Pensez à cela. (11-174/6)

 f) Rayonnement

1.

Dans la situation où vous vous trouvez, vous pouvez rendre de grands services aux autres. Votre utilité dépend de votre possibilité de parvenir à une constante croissance intérieure et à une réalisation progressive, ainsi qu'à la capacité qui en découle d'accueillir tous ceux qui cherchent votre aide, avec un esprit d'amour, une absence de critiques personnelles et l'intelligente discrétion qui est, d'une manière si prédominante, l'une de vos caractéristiques. L'intensification de la puissance de votre aura (votre émanation personnelle) est des plus désirables, car c'est par la juste utilisation de l'aura que nous stimulons les autres à faire des efforts renouvelés ou que nous les amenons à une expression moins puissante.

Cette intensification dépend elle-même de la qualité, de la puissance et du rythme de votre vie subjective. (5-229/30)

 2.

 Chaque disciple est, dans une certaine mesure, un point focal de pouvoir. Plus le disciple est avancé et plus grande sera la force ou l'énergie qui émanera de lui ; il en résulte nécessairement des situations que doit confronter le disciple de moindre degré. Le vrai disciple n'agit jamais ainsi intentionnellement. La théorie, si courante dans les groupes occultes, suivant laquelle le disciple responsable ou quelque disciple plus avancé doit créer des conditions en vue de développer l'élève, est contraire à la loi occulte. Cependant, au moment même où vous pénétrez dans la sphère de radiation d'un Maître ou d'un disciple plus avancé que vous, il est inévitable que certaines choses se produisent dans votre vie.

 La radiation produit ses effets lorsqu'elle est correctement reçue, enregistrée et consciemment employée pour amener les changements jugés nécessaires. (5-740)

 3.

 Toute cette question des sphères d'influence mérite que vous y réfléchissiez. Elle est en relation étroite avec le problème de l'aura et de sa circonférence ésotérique ; elle concerne le "son" de la vie du disciple, la nature et la qualité des radiations émanant du "lieu où il se trouve". Elle est rattachée à tout le thème de l'orientation du "lieu" spirituel, des effets magnétiques de l'unification de l'âme et de la personnalité. On est enclin d'envisager ce problème de la radiation et de l'influence magnétique du point de vue unilatéral du disciple, qui considère le résultat de sa radiation et de son magnétisme sur ceux qu'il rencontre. Il y a, néanmoins, un autre point de vue ; ces caractéristiques – inévitables et inéluctables – sous-tendent tout le thème du karma. Elles attirent le disciple vers ce qui peut l'entraver, aussi bien que vers ce qui peut l'aider ; son aura, qui est une combinaison de radiations, d'énergies, et de forces disposées d'une certaine manière, peut repousser le bon et attirer le mauvais et vice-versa ; elle peut déterminer, par les contacts pris et les relations établies, le cours de la vie du disciple. C'est l'un des principaux facteurs dans la présentation des choix, et je voudrais que vous y réfléchissiez. (6-537/8)

4.

… Toute la question de la radiation et du magnétisme se trouve à la base de la méthode hiérarchique de travail. Le disciple devient magnétique spirituellement ; sa radiation commence à se faire sentir ; ceci inévitablement lorsque la tête et le coeur sont consciemment reliés.

Progressivement, ce magnétisme et cette radiation font sentir leur présence dans l'entourage du disciple, et suscitent une réaction chez les autres. En plus de quoi, la vibration magnétique rayonnante attire l'attention du Maître ; le disciple trouve alors l'entrée de l'ashram en suivant la ligne ou le rayon de sa propre radiation active, apparentée à celle de l'ashram. Là, l'entraînement intensif qu'il reçoit le rend plus efficace spirituellement et plus "attirant ésotériquement" dans le monde des hommes. Il continue à rassembler ceux qu'il peut aider et qui le reconnaissent comme celui qu'ils ont choisi pour les aider et les guider. C'est ainsi qu'un ashram est formé – chacun sur la vibration de son rayon, et chacun passant beaucoup de temps et de vies pour le choix et la radiation. (6-560)