N G S M . E U

LES NOUVEAUX GROUPES DES SERVITEURS DU MONDE

40 – Soin du corps physique

Note utilisateur:  / 0
MauvaisTrès bien 

40 – Soin du corps physique

 

1.

 Ne luttez pas contre l'incapacité physique ou contre ce que le monde appelle "la vieillesse". C'est ce que vous êtes tenté de faire et c'est une réaction normale. Pourquoi ne pas accueillir la Transition avec joie ?

Apprenez à être fier de l'expérience qui est l'apanage de la vieillesse sage, et attendez avec plaisir la Grande Aventure qui va se présenter à vous. …

 Ne prêtez pas trop d'attention au véhicule physique. Le conserver est sans intérêt et cela peut prendre – comme dans votre cas – trop d'importance. Le moment de votre libération est fixé par la loi karmique ; celle-ci détermine toujours le départ de l'homme vrai qui est dans le corps, mais si le corps physique est indûment entretenu, s'il reçoit trop de soins, il peut maintenir l'homme vrai emprisonné, au mépris de la loi karmique.

C'est un triste spectacle, car cela signifie que l'élémental physique a pris les commandes. (6-696/7)

 2.

 Pour nous résumer, le corps physique n'est pas un principe. Il n'est pas un objet principal d'attention pour les aspirants. Il répond automatiquement à la conscience qui se développe lentement dans tous les règnes de la nature. Il reste constamment un objet sur lequel on travaille et non un sujet possédant une influence de son cru. Il n'est pas important dans le processus actif, car il est un récepteur et non un initiateur d'activité. Ce qui est important, c'est la conscience en voie de développement, la réponse de l'homme spirituel intérieur à la vie, aux circonstances, aux événements, et à l'entourage.

 Le corps physique répond. Lorsqu'il devient par erreur l'objet de l'attention, cela dénote une régression. C'est pourquoi toute attention profonde portée aux disciplines physiques, au végétarisme, aux régimes, au jeûne, et à tous les modes de guérison soi-disant mentale ou divine sont indésirables et non conformes au dessein projeté. Toute considération injustifiée, tout accent excessif mis sur le corps physique sont donc réactionnaires et ressemblent à l'adoration du veau d'or par les enfants d'Israël. C'est un retour à ce qui fut important autrefois, mais devrait aujourd'hui être relégué à une position mineure, au-dessous du seuil de la conscience. (17-613/4)

 3.

 Mais peut-on détruire la vie ? Je ne le pense pas. La vie EST. Rien dans le ciel ni sur la terre ne peut y porter atteinte ou l'affecter. C'est un point souvent oublié. Cette règle, telle qu'elle est donnée aux postulants, concerne en conséquence leur aptitude à accepter une discipline qu'ils s'imposent à eux-mêmes. Au moyen de cette discipline, le postulant démontre à lui-même qu'il a maîtrisé la nature physique et astrale : l'effet de cette discipline est de lui révéler certaines faiblesses de base inévitables, telles que la domination qu'exerce la nature animale, la manière puissante dont s'impose le désir, le sens de supériorité, d'orgueil et de séparativité.

Son aptitude à maintenir cette discipline, l'estime qu'il se porte de ce fait et le sens de supériorité vis-à-vis de ceux qui n'observent pas cette discipline indiquent des faiblesses essentielles. Son fanatisme, latent ou exprimé, surgit de sa conscience avec clarté, et – lorsqu'il est sincère – il a conscience d'avoir obtenu une certaine mesure de pureté physique ; mais, en même temps, il s'aperçoit qu'il a peut-être abordé ce qui est extérieur et évident, alors qu'il devrait commencer par ce qui est intérieur, de contact et d'expression moins faciles. Ceci est une grande et très importante leçon. (18-125)

 4.

 Le vrai disciple n'a pas besoin d'être végétarien, ni d'observer aucune des disciplines physiques, car aucun appétit de la chair n'a d'influence sur lui. Son problème est ailleurs, et c'est un gaspillage de son temps et de son énergie que de fixer les yeux sur "l'accomplissement de ce qui est correct physiquement" ; il le fait automatiquement et ses habitudes spirituelles neutralisent toutes les tendances physiques inférieures ; automatiquement, ces habitudes prises lui permettent de surmonter l'attrait des appétits qui se manifestent par la satisfaction du désir inférieur. Personne n'est accepté dans le cercle de l'ashram (ce qui est l'appellation technique de la position de ceux qui sont à la veille de l'initiation ou qui sont préparés à l'initiation) s'il risque de se laisser dominer par ses appétits physiques. Ceci est l'affirmation d'un fait, s'appliquant particulièrement à ceux qui se préparent à la première initiation. Ceux qui se préparent à la deuxième initiation doivent montrer qu'ils sont libres de l'esclavage des idées, exempts de réaction fanatique à toute vérité ou à tout chef spirituel, et qu'ils ne sont pas dominés par leur aspiration qui, par son intensité, leur ferait sacrifier volontiers du temps, des personnes et la vie même, à l'appel de l'Initiateur, ou plutôt, pour être précis, à ce qu'ils croient être son appel.

 Je souhaite signaler que la troisième initiation est abordée à partir d'un certain niveau d'expérience et de conscience, et non à partir des hauteurs de l'aspiration, du sacrifice fanatique, ou d'une dévotion qui handicape le service du dévot et celui du Maître qu'il s'efforce de servir. En tant que candidat à l'initiation il sait que :

 La vie est une et que rien ne pourra jamais prendre ou atteindre cette vie.

 Il met au point son sens des proportions concernant la forme. Il regarde vers l'avant et vers l'âme, et non vers l'arrière et la forme. Certains dévots très sincères et certains postulants pleins de promesses, sont si préoccupés de la forme et de discipliner celle-ci, qu'il ne leur reste plus vraiment de temps à consacrer à l'expansion de l'âme. Ils s'intéressent tellement à leurs réactions envers la discipline qu'ils s'imposent, ou au fait qu'ils parviennent à s'y conformer ou ne réussissent pas à l'accepter, que les vérités spirituelles, cherchant à pénétrer dans leur coeur, n'y parviennent pas. La tempérance en toute chose, la sage utilisation de toutes les formes entretenant la vie et l'oubli de soi sont la marque distinctive du disciple, mais non du débutant. (18-126/7)

Vous êtes ici : Accueil SERVIR L'HUMANITE (COMPILATION DE DISCIPLE) 40 – Soin du corps physique