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LES NOUVEAUX GROUPES DES SERVITEURS DU MONDE

56 – La solitude

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56 – La solitude

 

1.

… Voulez-vous vous souvenir que la voie solitaire est aussi la voie éclairée. La solitude est une illusion qui cherche à déjouer les efforts du serviteur ; c'est un mirage qui peut sérieusement altérer la véritable vision.

Que vous puissiez fouler la Voie en paix et dans la lumière et posséder le pouvoir de servir, tels sont les désirs de mon coeur. (5-113)

 2.

 La solitude augmente alors que l'aspirant se détache du monde des âmes. Un intermède se produit au cours duquel le disciple ressent toujours un sentiment intense et apparent de solitude, mais ce n'est qu'une illusion.

Vous savez que vous n'êtes pas seul. (5-419)

 3.

 … La solitude… est l'un des premiers signes indiquant au disciple qu'il est préparé pour l'initiation… La solitude dont je parle n'est pas celle qui découle de la faiblesse de caractère qui repousse vos frères les hommes, ni d'un tempérament désagréable et distant, ou d'une forme quelconque d'intérêt de soi si marquée qu'elle éveille l'hostilité des autres.

Il y a beaucoup de solitude dans la vie du disciple qui est entièrement de sa faute et qu'il peut neutraliser s'il emploie une juste mesure d'autodiscipline.

Il doit régler ces problèmes lui-même, car ils concernent la personnalité, et je n'ai pas affaire avec votre personnalité. Je parle de la solitude du disciple qui, ayant accepté cet état, devient un disciple consacré et quitte une vie centrée sur le plan physique et identifiée aux formes d'existence dans les trois mondes ; il se trouve au point médian, entre le monde des affaires extérieures et le monde intérieur de l'âme. Sa première réaction est de se sentir seul ; il a rompu avec le passé ; il met son espoir dans l'avenir, mais n'en est pas sûr. Le monde tangible auquel il est habitué doit être remplacé – il le sait – par le monde intangible des valeurs, ce qui implique un nouveau sens des proportions, une nouvelle échelle des valeurs, et de nouvelles responsabilités. Ce monde, il croit qu'il existe, et il s'y avance bravement et théoriquement, bien qu'il demeure, pendant un certain temps, entièrement intangible ; il trouve peu de personnes qui pensent et sentent comme lui, et le mécanisme du vrai contact n'existe chez lui qu'à l'état d'embryon. Il s'arrache à la conscience de masse dans laquelle il était plongé jusque-là, mais il n'a pas encore découvert le groupe dans lequel il sera un jour consciemment absorbé. En conséquence, il se sent seul, abandonné et dépossédé. Certains d'entre vous ressentent cette solitude ; peu d'entre vous ont atteint le point où ils se sentent partie intégrante du groupe ; seuls deux ou trois se rendent compte parfois, fugitivement, du lien étroit qui existe avec l'ashram ; votre attitude est surtout faite d'espoir, allant de pair avec l'idée que ce sont vos limitations physiques qui vous empêchent de prendre conscience de ce qui est véritablement, dans le domaine de vos affiliations intérieures. Mais, mes frères, un tel sentiment de solitude n'est qu'une autre forme de conscience-de-soi, d'intérêt-de-soi exagéré ; à mesure que vous progresserez sur le Sentier, vous vous apercevrez qu'il disparaîtra. Si donc vous vous sentez seuls, il faut apprendre à considérer cette solitude comme un mirage ou une illusion, et comme une limitation qu'il faut surmonter. Vous devez commencer à agir comme si cela n'existait pas. Si seulement plus de disciples voulaient apprendre la valeur d'agir "comme si". Vous n'avez pas le temps de vous sentir solitaires à cette époque, car vous n'avez pas le temps de penser à vous-mêmes. (6-45/6)

 4.

 N'ayez pas peur de la solitude. L'âme qui ne peut pas demeurer seule n'a rien à donner. (6-755)

 5.

 Tous les disciples doivent passer par la révélation d'un certain type de solitude spirituelle ; c'est un test du détachement occulte que tout disciple doit maîtriser.

 Cette solitude doit être regardée en face et comprise ; elle a pour résultat la compréhension de deux choses : tout d'abord la compréhension de votre niveau exact sur l'échelle de l'évolution ou sur le Sentier ; ensuite une perception intuitive du point d'évolution de ceux que vous rencontrez sur le chemin de la vie. Pendant longtemps, le disciple refuse de faire l'une ou l'autre de ces deux choses. Une fausse humilité, qui en réalité frise le manque de sincérité, l'éloigne d'une vraie reconnaissance de son rang, reconnaissance qui implique nécessairement plus d'intelligence et ne fait pas appel à l'orgueil. De plus, il est peu de disciples qui osent se risquer à voir leurs semblables tels qu'ils sont, par crainte de l'esprit critique, tant il est difficile de cultiver la vraie pratique de la compréhension aimante, qui conduit à voir chacun avec vérité, avec ses défauts et ses vertus, ses mesquineries et ses noblesses, tout en l'aimant comme avant et même plus.

 Il vous faut développer consciemment cette solitude occulte, et non vous en remettre aux circonstances. C'est une solitude qui repose sur le point atteint par l'âme et non sur un esprit de séparativité ; c'est une solitude qui est fière de ses nombreux amis mais, parmi ce grand nombre d'amis, très peu – peut-être aucun – n'est admis au point de paix sacrée.

C'est une solitude qui ne se ferme à personne, mais qui garde les secrets de l'ashram, vis-à-vis de ceux qui cherchent à y pénétrer. C'est finalement une solitude qui ouvre grande la porte de l'ashram.

 … Cela nécessitera que vous vous retiriez de vous-même de manière consciente et déterminée ; dans le même temps, cela vous conduira à une expression d'amour encore plus chaleureuse sur le plan extérieur.

 … Il est plus sage de cultiver la qualité de la solitude spirituelle que d'attendre qu'elle vous soit imposée, comme c'est souvent le cas chez beaucoup de personnes. …

 Il n'y a rien de morbide dans cette solitude ; il n'y a pas d'éloignement cruel et pas d'aspect de séparativité. Il y a seulement "le lieu où se tient le disciple, détaché et sans peur ; en ce lieu de calme absolu, le Maître vient et la solitude n'existe pas". (6-762/4)