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98 – Chagrin et souffrance

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98 – Chagrin et souffrance

 

1.

Un mot au sujet de la souffrance serait indiqué ici, bien que je n'aie rien de compliqué à dire à propos de l'évolution de la hiérarchie humaine par la souffrance. Les dévas ne sont pas sujets à la douleur comme l'humanité. Leur rythme est plus constant bien que conforme à la Loi. Ils apprennent en s'appliquant au travail de construction et en s'incorporant à la forme construite. Ils progressent par la juste compréhension des formes construites et avec la joie du travail accompli. Les dévas construisent ; l'humanité détruit et apprend par le mécontentement. Ainsi se fait la collaboration à l'oeuvre des grands Constructeurs. La souffrance est la lutte qui fait que l'homme, à travers la matière, gravit le sentier qui conduit aux pieds du Logos. Souffrir est suivre la voie de la plus grande résistance pour atteindre le sommet de la montagne. La douleur est l'éclatement de la forme pour que s'embrase le feu intérieur ; la douleur est le froid de l'isolement qui conduit à la chaleur du Soleil central ; la douleur est le feu de la fournaise qui fera connaître la fraîcheur de l'eau de vie. La douleur est le voyage en de lointains pays suivi du retour joyeux à la Maison du Père. La douleur est l'illusion d'être renié par le Père qui pousse le Fils prodigue à retourner jusqu'au Coeur du Père. La douleur est la croix de la perte complète de toute chose a laquelle suit la possession de la richesse éternelle. La douleur est le fouet qui pousse le constructeur à lutter pour mener à la perfection la construction du Temple. (4-532/3)

 2.

 C'est seulement sous la pression des circonstances que peut être évoqué le plein pouvoir de l'âme. Telle est la loi. (5-181)

 3.

 Les difficultés et les épreuves que le disciple rencontre sur le Chemin sont, ainsi que vous l'avez découvert, seulement relatives. Elles sont souvent contrebalancées par l'arrivée d'un sentiment de libération intérieure. Sur le chemin, on ne considère pas aussi souvent les compensations que les difficultés. Il y a toujours dans l'être humain une tendance au chagrin et à la souffrance qu'il faut rejeter ; cette tendance est l'un des problèmes confrontant la Hiérarchie qui s'efforce, en cette époque, d'arracher l'humanité à la fondrière où elle se trouve. Cette "tendance à la misère", basée sur une attitude du mental, est une habitude tellement ancienne que, pour l'homme, il paraît inconcevable qu'il puisse y avoir un point de vue différent et une réaction complètement différente aux choses de la vie. (5-400)

 4.

 Vous avez eu une période difficile, mon frère. De tels moments sont des moments de croissance ; ils servent à entraîner le disciple. Plus grande est la capacité de servir et profonde la conservation de l'énergie en vous, et plus sévère sera souvent la discipline à suivre. … Deux des planches du radeau sur lequel le disciple finalement s'échappe peuvent être appelées service et patience. En faisant très attention aux besoins de ses semblables et en faisant preuve de l'endurance sans plaintes qui est la caractéristique du disciple, il met fin à la période de difficultés et en sort plus libre, plus riche et plus utile. Un moment vient dans la vie de chaque véritable aspirant où il continue simplement à persévérer, aussi peu enclin à le faire qu'il puisse être et aussi aiguë que puisse être l'agitation intérieure. (5-418/9)

 5.

 L'une des caractéristiques marquantes du disciple engagé est qu'il apprend à rester ferme et inébranlable, quoiqu'il puisse lui arriver, ou survenir autour de lui… Il y a partout une souffrance effroyable.

Physiquement et émotionnellement, à travers le monde, les gens subissent un maximum de douleur. Cependant, le disciple accepté souffre aussi mentalement, ce à quoi il faut ajouter sa capacité à s'identifier au tout ; son imagination entraînée présente aussi des difficultés spéciales, car elle peut évoquer des possibilités que les autres n'envisagent peut-être pas ; il est à présumer que sa vision ou compréhension du plan est plus vaste. Le disciple s'efforce aussi d'appliquer sa connaissance du plan à la situation environnante immédiate, il essaie avec acharnement de comprendre tout en interprétant les choses aux autres personnes, quoi qu'il puisse subir dans sa vie personnelle. (6-643/4)

 6.

 Les gens comprennent rarement la nature et la puissance de cette force – force émanant d'un profond amour impersonnel et de la conscience du fait que, à la lumière des vérités éternelles, toute douleur n'est que temporaire, tout ennemi ou lutte n'est qu'éphémère, et que nous sommes souvent passés par là sur la malheureuse petite planète de souffrance que nous appelons la terre. Nous en venons à savoir que nous ne passerons pas aussi souvent par ce chemin à l'avenir. …

 De même que certains jours de l'année semblent marqués par leur obscurité et surchargés de noirceur et d'angoisse, de même certaines vies, dans un cycle de vies, marquent également par les expériences variées qu'elles apportent, par l'amer amoncellement de douleur et de détresse, par l'accumulation de karma malheureux et souvent angoissant qu'il faut prendre en main. Mais, mon frère, toutes les vies ne sont pas de ce genre, et le fait que votre vie actuelle a été si dure depuis des années est la garantie que vous vous êtes débarrassé de beaucoup de karma, que vous êtes infiniment plus libre et moins handicapé. Vous allez récolter les fruits de toute cette souffrance quand vous entrerez dans la prochaine incarnation.

 Donc, ayez bon espoir ; tournez-vous vers l'avenir ; vous y verrez service et joie parce que vous avez essayé de vivre sans égoïsme, de porter courageusement votre fardeau, et parce que votre vie, vos actions, votre carrière tout entière ont aidé tant de personnes.

 Je voudrais vous rappeler que la douleur, lorsqu'elle est vécue mentalement pour d'autres, est la pire espèce de douleur. Vous le savez.

Mais je voudrais vous rappeler que cette faculté de vous identifier avec une douleur qui n'est pas particulièrement la vôtre, est quelque chose que tous les disciples doivent apprendre, car c'est un des premiers pas vers la prise en charge de la douleur mondiale et de l'anxiété de la famille humaine ; l'on participe alors à la "communion de la souffrance du Christ" et on soulève les fardeaux du monde. Nous travaillons et vivons sur une planète de douleur. Tant que l'homme n'est pas un initié de haut degré, il ne peut même pas commencer à en pressentir les raisons ; il doit forcément se réfugier dans les platitudes rebattues selon lesquelles l'humanité souffrante a évolué pour justifier les choses telles qu'elles sont. Aucune de ces raisons ne s'approche des vraies raisons, ni ne permet de pénétrer vraiment au coeur du problème. Les hommes doivent attendre pour comprendre jusqu'à ce qu'ils ne puissent plus être blessés ou limités par la douleur des autres. Cela survient quand nous avons appris à venir à bout de notre propre douleur. C'est à ce moment-là seulement que l'on peut commencer à soulever le fardeau de l'humanité dans son ensemble, et à avoir sa part de responsabilité dans l'allégement de ce fardeau.

 Nous en arrivons à nouveau à ces mots magnifiques : Unité Isolée.

Quand on n'a plus d'attachement à la forme, et quand on est libre de s'identifier avec l'aspect vie, on peut alors connaître la vraie signification de l'unité ; on est alors libéré de la douleur et libre d'en dégager les autres. (6-649/50)

 7.

 L'idée de la valeur de la souffrance. Afin d'enseigner à l'humanité la nécessaire qualité du détachement, pour que ses désirs et ses plans ne s'orientent plus vers la vie de la forme, les guides de la race ont insisté sur les vertus de la douleur et sur la valeur éducative de la souffrance. Ces vertus sont réelles, mais les instructeurs mineurs y ont trop insisté, de sorte qu'aujourd'hui l'attitude de l'homme est celle d'une attente craintive et triste, d'un faible espoir de quelque récompense après la mort (sous une forme désirable et généralement matérielle, telle que le paradis des diverses religions) qui compenserait tout ce qui a été enduré pendant la vie. Les peuples, aujourd'hui, sont plongés dans la souffrance et dans son acceptation psychologique douloureuse. La claire lumière de l'amour doit balayer tout cela ; la joie sera la note-clé de l'âge nouveau. (12-120)

 8.

 Les "ciseaux tranchants du chagrin doivent séparer le réel de l'irréel ; le coup de fouet de la douleur doit éveiller l'âme endormie à une vie meilleure, il faut entreprendre d'arracher les racines de la vie, du sol de désir égoïste, l'homme alors se trouvera libre." Ainsi s'exprime l'Ancien Commentaire dans l'une de ses stances très mystiques. (18-499)

 9.

 Grand est le mystère de la douleur ! La parole retentit pour tous les fils des hommes, les Fils de Dieu : "Apprenez, par la lutte de la vie terrestre, à choisir la bonne voie, puis la meilleure. N'esquivez pas la douleur. Ne cherchez pas le chemin le plus facile que l'on ne peut trouver. Suivez la Voie qui, par le chagrin, la douleur et la détresse profonde, conduit à ce Haut-Lieu d'où vous êtes venu. Le Lieu où Dieu marche parmi les fils des hommes, qui sont les Fils de Dieu. Devant l'auguste Présence, toute douleur disparaîtra ; le chagrin s'évanouira et la mort ne triomphera pas. La beauté, la bonté et la force de Dieu irradient le visage des hommes." (6-767)

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