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LES NOUVEAUX GROUPES DES SERVITEURS DU MONDE

99 – Mirage et illusion

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99 – Mirage et illusion

 

a) Mirage

 1.

 Que le mirage de la fatigue et de la désillusion relatives aux conditions actuelles du monde ne réduisent pas à néant votre travail. Ne luttez pas contre le mirage qui cherche à s'imposer à vous par votre indifférence de premier rayon ; c'est là une attitude de force que vous, comme tous les gens du premier rayon, assumez facilement ; luttez contre lui plutôt en refusant de le reconnaître et en vous absorbant complètement dans votre tache immédiate ; je me réfère ici à une sage absorption qui ne néglige ni les attentions dues au corps physique ni le temps dû au délassement. Le travail se poursuit dans le monde suivant les lignes voulues et indiquées.

Le disciple ayant atteint une certaine mesure de sensibilité au Tout doit apprendre à discerner entre les aspects de ce tout. … Apprenez à enregistrer avec une sensibilité égale tous les idéalismes, les pensées et les aspirations du monde ; alors, le mirage de la fatigue et du dégoût inné fera place à un vif intérêt et à la compréhension du disciple libéré du mirage. (5-170)

 2.

 On ne dissipe pas le mirage en y prêtant trop d'attention. On le fait disparaître par le pouvoir d'une méditation lucide et constante et en se libérant de l'attention portée au soi. (5-358)

 3.

 Le mirage est le puissant ennemi de tous ceux qui foulent le Sentier du Discipulat. … Les disciples vivant sur les niveaux mentaux sont davantage exempts de mirage que ne le sont ceux dont la polarisation est plus purement émotionnelle. Par conséquent, une des premières choses que nous cherchons à vous enseigner à tous est de travailler, de vivre et de penser en vous libérant du plan astral. …

 Le mirage est, bien entendu, une chose si subtile qu'il se masque toujours sous l'aspect de la vérité. Il est puissant parce qu'il trouve son point d'entrée dans la conscience du disciple par les états mentaux et les habitudes de pensée si familiers que leur apparition est automatique et qu'ils constituent une manifestation presque inconsciente. Il existe, pour le disciple moyen, trois principales attitudes de pensée et de sensation qui le prédisposent à subir le mirage :

 1. Apitoiement sur soi. Tous les disciples y sont enclins. Leur vie est nécessairement difficile et ils sont plus sensibles que l'homme moyen. Ils sont, à cet égard, constamment soumis à l'épreuve.

L'apitoiement sur soi est une force puissante et trompeuse ; elle exagère tous les états et isole une personne au centre de sa propre vie et des situations dramatiques évoquées dans ses propres pensées. Elle permet à deux sortes de mirage d'entrer : tout d'abord, le mirage de l'entraînement spécial où le disciple surestime son importance par rapport au test appliqué et à sa réaction. Ce n'est pas là une de vos faiblesses. Votre saine humilité est pour vous un élément favorable important, à condition que vous ne cédiez pas à l'auto dénigrement. Ensuite, il y a le mirage produit par un tel intérêt de soi que le disciple se trouve isolé dans le nuage de ses propres pensées au point que la lumière de son âme en est diminuée ; il voit les choses sous une fausse perspective et, dans sa misère, il voit le mirage de son isolement. Parfois l'idée fixe de la persécution prend possession de lui. De cela, vous n'êtes pas coupable non plus. D'autres, dans mon groupe de disciples, sont plus enclins que vous à manifester cette faiblesse.

 2. Esprit critique. Il provoque plus d'états de mirage qu'aucun autre facteur ; et qui peut dire en être exempt ? Lorsque l'innocuité et la bienveillance en pensées et en paroles sont pratiquées et qu'elles deviennent automatiquement une partie de la vie quotidienne du disciple, le mirage prend fin. Mon frère, ce seul facteur laisse pénétrer plus de mirage dans la vie d'un disciple et dans votre propre vie que vous ne vous en rendez compte. Par conséquent, il vous arrive fréquemment de ne pas voir les gens tels qu'ils sont car vous les voyez à travers l'illusion provoquée par la critique dont ils sont l'objet. Ce qui est exprimé en paroles devient une forme-pensée attachée à l'agent qui l'invoque et ensuite la personne critiquée n'est plus vue qu'au travers du voile de ce mirage. Et de nouveau, en conséquence, la faiblesse que l'on recherche est découverte et le soi réel échappe à vos yeux. Vous pouvez contrôler l'exactitude de cet énoncé en deux jours, en notant soigneusement le thème de toutes vos conversations dans la vie quotidienne. Discutez-vous la réalité ou un manquement temporaire dans une expression divine ? Réagissez-vous à l'égard des autres avec bienveillance ou critique ? Etes-vous enclin à voir le bien et à ignorer les faiblesses et les erreurs ? Ressentez-vous un intérêt immédiat lorsqu'on relate une action erronée ou une erreur, ou enfermez-vous dans le secret de votre coeur la connaissance que vous avez des fautes des autres, aimant davantage votre frère en raison de sa fragilité, et vous refusant à commenter ou à critiquer ce qu'il fait, même à vous-même ? je vous recommande ces questions, à vous et à tous les disciples de mon groupe. C'est exactement là que pour vous et pour beaucoup se trouve le point habituel par où le mirage entre ; tant que ce point n'est pas scellé, vous ne serez pas libéré du mirage personnel.

 3. Suspicion. De toutes les faiblesses, ce mirage est le plus empoisonné. C'est en général le plus faux ; même lorsqu'elle est fondée, la suspicion est encore capable d'empoisonner les racines mêmes de l'être, de déformer toutes les attitudes à l'égard de la vie et de se servir activement de l'imagination créatrice comme d'un serviteur puissant. La suspicion ment toujours, mais elle ment avec une telle apparence de vérité qu'elle n'apparaît que juste et raisonnable. Vous avez longtemps combattu cette tendance et, dans une bonne mesure, vos efforts ont connu le succès. Ne vous laissez pas aller à la suspicion ; mais prenez garde de ne pas la rejeter au plus profond de vous-même d'où, inévitablement, elle dressera la tête. Mettez fin au pouvoir qu'elle a dans votre vie en faisant trois choses :

 a. En assumant plus nettement l'attitude du Spectateur qui voit tous les gens et les événements à travers la lumière de l'amour et de l'angle des valeurs éternelles.

 b. En laissant chacun libre de vivre sa propre vie et d'endosser ses propres responsabilités, sachant que tous les êtres sont des âmes et qu'ils sont conduits vers la lumière. Donnez-leur simplement amour et compréhension.

 c. En faisant de votre propre vie une vie toute de service qui ne vous laisse aucun loisir pour des moments ou des heures de suspicion qui flétrissent tant d'existences.

 Si vous persistez dans leur pratique, ces trois choses feront plus pour vous libérer de votre mirage que n'importe quoi d'autre. (5-510/3)

 4.

 Evitez, du moins, un mirage, celui qui consiste à croire que c'est votre devoir d'endosser toutes les responsabilités et de prendre toutes les décisions finales. Laissez aux gens, mon frère, l'occasion que vous-même êtes si heureux d'accueillir, l'occasion d'apprendre les leçons nécessaires.

Ne cherchez pas trop à élever et à protéger, car le complexe protecteur de la mère est en soi un mirage. (6-643)

 5.

 Le disciple est victime à la fois du mirage et de l'illusion et celui qui les dissipera d'où la complexité et la subtilité de ses difficultés. Pour acquérir plus de force et de courage, il doit aussi se souvenir que chaque parcelle de mirage dissipée, chaque illusion reconnue et surmontée fraient la voie à ceux qui suivent et rendent plus facile le sentier pour ses condisciples. C'est par excellence le grand Service. J'attire votre attention sur son aspect ; vous avez là la raison de mon effort dans ces instructions, pour jeter de la lumière sur ce problème. (10-44)

 6.

 Lorsque les propres réactions à la vie et aux conditions environnantes provoquent la critique, l'esprit de séparativité ou l'orgueil, il est important d'adopter à leur égard une attitude d'extrême méfiance. Ces réactions engendrent nettement le mirage. En langage occulte, ce sont les "caractéristiques du mirage". L'homme qui peut s'en libérer n'est pas loin d'abandonner et de dissiper tous les mirages. Je choisis mes mots avec soin, cherchant à attirer votre attention sur ce point. …

 C'est l'âme qui dissipe l'illusion, par l'emploi de la faculté de l'intuition. C'est le mental illuminé qui dissipe le mirage. (10-82/3)

 7.

 On peut dire, cependant, qu'on rencontre toujours le mirage quand il y a :

 1. des critiques qui s'expriment alors qu'une analyse attentive montrerait qu'elles ne sont pas justifiées ;

 2. des critiques formulées alors qu'aucune responsabilité personnelle n'est en jeu. J'entends par-là que la position ou la responsabilité de celui qui critique ne lui en donne aucun droit ;

 3. la vanité tirée de ce qui est accompli, ou la satisfaction à être un disciple ;

 4. tout sentiment de supériorité ou de tendance séparative. (10-84)

 b) Le mirage du matérialisme

 Le mirage du matérialisme est la cause de toute la détresse actuelle du monde, car ce que nous appelons le problème économique est simplement le résultat de ce mirage particulier.

 Au cours des siècles, l'intérêt de l'humanité pour ce mirage est allé croissant jusqu'au point où, aujourd'hui, le monde entier se trouve emporté par le rythme de l'intérêt pour l'argent. Un certain rythme provenant des niveaux de l'âme a toujours existé ; il est établi par ceux qui se sont libérés de la domination des exigences matérielles, de l'esclavage de l'argent et de l'amour des possessions. Aujourd'hui, ce rythme supérieur est proportionné au mirage rythmique inférieur, ce qui explique que le monde entier soit à la recherche d'un moyen de sortir de la présente impasse matérielle. Les âmes qui se tiennent dans la lumière au sommet de la montagne de libération, et celles qui s'élèvent au-dessus des brouillards des choses matérielles sont assez nombreuses pour faire un travail déterminé dans le sens de la dissipation de ce mirage. L'influence de leurs pensées, de leurs paroles et de leur vie peut amener et amènera un ajustement des valeurs et un nouveau mode de vie pour l'humanité, basé sur une vision claire, un juste sens des proportions et la compréhension de la vraie nature des rapports qui existent entre l'âme et la forme, entre l'esprit et la matière. Ce qui doit répondre à un besoin vraiment vital est toujours présent sur le plan divin. On peut atteindre et posséder ce qui n'est pas nécessaire à la juste expression de la divinité et à une vie pleine et riche, mais seulement en sacrifiant ce qui est plus réel et en renonçant à l'essentiel.

 Il faut toutefois que les étudiants se souviennent que ce qui est nécessaire varie suivant le stade d'évolution atteint par un individu. Pour certains, par exemple, la possession de ce qui est matériel peut constituer une expérience aussi grande et aussi importante en tant qu'enseignement, en regard de l'expression de la vie, que ne le feraient les expériences plus élevées et moins matérielles d'un mystique ou d'un ermite. C'est la place que nous occupons sur l'échelle de l'évolution qui détermine notre action et notre point de vue. Ce qui nous classe est en réalité notre point de vue et non pas ce que nous demandons à la vie. L'homme enclin à la spiritualité, celui qui a mis les pieds sur le Sentier de la Probation, et ne réussit pas dans ses efforts pour exprimer ce en quoi il croit sera jugé aussi sévèrement et devra payer aussi chèrement que le pur matérialiste, l'homme qui centre ses désirs de façon à n'obtenir que des résultats matériels. Gardez cela présent à l'esprit et ne vous permettez pas de juger ni de mépriser.

 Aujourd'hui, le mirage du matérialisme diminue sensiblement. Les peuples entrent dans l'expérience "du désert" ; ils y découvriront le peu de choses requises pour une vie pleine, une véritable expérience et un vrai bonheur. Le désir vorace de posséder n'est plus considéré comme respectable ; le désir des richesses ne provoque plus la même cupidité que jadis dans l'histoire de l'humanité. Les biens et les possessions glissent des mains qui, jusqu'à présent, s'y cramponnaient. C'est seulement lorsqu'ils se trouvent les mains vides et qu'ils parviennent à un nouvel ordre de valeur, que les hommes acquièrent de l'homme ne demande plus rien pour le soi séparé, alors la responsabilité des richesses matérielles peut de nouveau lui être confiée. Son point de vue, toutefois, sera exempt de ce mirage particulier et les brouillards du désir astral diminueront.

 Sous bien des formes, l'illusion peut continuer à régner, mais le mirage du matérialisme se sera évanoui. C'est lui qui est destiné à disparaître le premier.

 … Les Guides de la race ont donc éprouvé la nécessité d'observer sans intervenir, tandis que les forces suscitées par l'homme lui-même se mettent à le dépouiller et ainsi à le libérer pour lui permettre de marcher dans le désert. Là il peut réorienter sa vie, changer son mode de vie, découvrant ainsi que la libération des choses matérielles apporte avec elle sa propre beauté, sa propre récompense, sa propre joie et sa propre gloire. Il devient ainsi libre de vivre la vie mentale. (10-74/5)

 c) Le mirage de l'idéalisme

 Les idéaux doivent disparaître tels qu'ils sont formulés actuellement, car nous entrons dans un âge nouveau où tout va devenir nouveau.

 On peut, sans danger, les abandonner quand ils sont remplacés par un véritable amour d'âme pour l'humanité, inclusif, sain et pratique. L'idéal est une formulation de l'esprit humain. La Hiérarchie n'a pas d'idéaux. La Hiérarchie est simplement un canal qu'emprunte l'amour pur et, là où l'amour existe, il n'y a pas de danger de dureté, de cruauté, de malentendu, de faux-fuyants devant les faits ou de nocivité. Une grande partie de ce que de nombreuses personnes croient inoffensif a des effets nettement nocifs.

Les idéaux que l'on connaît habituellement nourrissent l'orgueil, conduisent à l'entêtement et engendrent une supériorité séparative ; ils produisent des attitudes non pratiques et des activités négatives. Celui qui s'y tient ainsi, ne sert fréquemment que dans un domaine limité, conditionné par le travail qu'il a choisi et coloré par son idéalisme. Il exclut le Tout, il pense en termes du passé, et comme il désire penser. Il ne comprend pas vraiment un idéal opposé et souvent ne fait aucun effort pour en comprendre les bases. L'accent qu'il met sur ses propres idéaux (dans sa propre conscience, même s'il ne les impose pas aux autres) empêche la compréhension ; il est si affairé à les maintenir, à les défendre souvent vis-à-vis de lui-même et à être conditionné par eux, que les questions humaines plus vastes échappent à son attention. Il s'installe dans les limites de ses propres croyances. Ceci en fait immédiatement un théologien ; son utilité disparaît rapidement, sauf dans le cercle intime des idéalistes qui pensent comme lui. A mesure que le temps passe, la cristallisation se fait. Une "barrière de cristal" se dresse entre la personnalité et l'âme. L'âme est vue, mais son influence est isolée. Du fait que la vision de l'âme persiste, le disciple est profondément insatisfait.

Cette cristallisation affecte finalement tous les aspects de sa nature. Les émotions deviennent des "sillons de cristal" ; le mental devient rigide et friable. Le corps physique se cristallise aussi et vieillit rapidement car il n'y a pas de libre flux de vie.

 Une seule chose peut empêcher cela : la compréhension aimante et le sacrifice de sa vie à l'humanité dans son ensemble. Le plus grand bien du plus grand nombre devient son thème de vie, et l'homme tout entier y est subordonné. (6-530/1)

 d) L'illusion du pouvoir

 L'illusion du Pouvoir est sans doute l'un des premiers et des plus sérieux tests qui se présentent à l'aspirant. C'est également un des meilleurs exemples de la "grande erreur" que je signale du reste à votre attention et de laquelle je vous prie de vous garder le plus soigneusement possible. En vérité, il est rare qu'un disciple échappe aux effets de cette erreur d'illusion, car elle est, assez curieusement, basée sur un juste résultat et un juste motif. De là vient la nature spécieuse du problème qui peut être exprimé ainsi :

 Un aspirant, par un juste effort, parvient à prendre contact avec son âme ou égo. Par la méditation, de bonnes intentions, la technique correcte et le désir de servir et d'aimer, il parvient à établir l'alignement. Il devient alors conscient des bons résultats de son travail. Son mental est illuminé, un sentiment de pouvoir passe à travers ses véhicules. Il devient, temporairement du moins, conscient du Plan. Les besoins du monde et la possibilité pour l'âme de satisfaire ces besoins inondent sa conscience. Son dévouement, sa consécration, son juste motif augmentent l'influx d'énergie spirituelle. Il sait, il aime, il cherche à servir, et il y réussit avec plus ou moins de succès. Le résultat en est qu'il devient plus animé par un sentiment de pouvoir et par le rôle qu'il doit jouer en aidant l'humanité qu'il ne l'est par un juste sens des proportions et des valeurs spirituelles. Il se surestime et surestime aussi son expérience.

 Au lieu de redoubler d'efforts, d'établir ainsi un contact plus étroit avec le royaume des âmes et d'aider tous les êtres plus profondément, il commence à attirer l'attention sur lui-même, sur la mission qu'il doit accomplir, sur la confiance que le Maître et même le Logos planétaire lui manifestent apparemment. Il parle de lui-même ; il gesticule, il demande que ses mérites soient reconnus. Ainsi, son alignement diminue graduellement ; son contact avec l'âme s'affaiblit ; il rejoint les rangs de ceux qui ont succombé à l'illusion du sentiment de pouvoir. Cette forme d'illusion devient de plus en plus répandue parmi les disciples et parmi ceux qui ont pris les deux premières initiations. Il y a, dans le monde aujourd'hui, beaucoup d'hommes qui ont pris la première initiation dans une vie précédente. A une certaine époque du présent cycle de vie qui ramène et récapitule les événements d'un développement antécédent, ils atteignent de nouveau un point de réalisation déjà atteint.

 Le sens de ce qu'ils ont atteint les envahit, ainsi que le sentiment de leur responsabilité et de leur connaissance. De nouveau, ils se surestiment, considérant eux-mêmes et leur mission comme uniques parmi les fils des hommes. Leurs exigences ésotériques et subjectives de reconnaissance entrent en jeu et gâtent ce qui, autrement, aurait pu être un service fructueux. Tout accent mis sur la personnalité peut déformer très facilement la pure lumière de l'âme qui cherche à se déverser à travers le soi inférieur. Tout effort fait pour attirer l'attention sur la mission ou la tâche qu'entreprend la personnalité détourne de cette mission et handicape l'homme dans cette tâche jusqu'au moment où il est en mesure de n'être plus qu'un canal à travers lequel l'amour peut se déverser et la lumière briller. Cet influx et cette radiation doivent être spontanés et sans référence au soi. (10-52/3)

 e) Vaincre le gardien du seuil

 "Comment puis-je vaincre ce Gardien et, en même temps, refuser de me concentrer sur moi-même et mes problèmes ? Vous me dites de ne pas le faire et, cependant, le Gardien est la totalité des emprises et des défauts de la personnalité, des pouvoirs-émotionnels, mentaux et physiques – qui tous limitent mon expression en tant qu'âme. Que puis-je donc faire ?"

 Ma réponse serait : Vous devez d'abord accepter le fait du Gardien, et puis le reléguer à sa juste place, comme partie de la Grande Illusion, de la grande fantasmagorie de l'existence, et comme partie intégrante de la vie des trois mondes. Vous devez alors suivre le plan de votre vie de service (quel plan ou plans précis avez-vous, mon frère ?) et agir comme si le Gardien n'existait pas, vous libérant ainsi, en temps voulu, de toute influence de la personnalité et gardant le mental libre en vue de la tâche à accomplir. Je pourrais peut-être exprimer cela autrement. Quand votre intérêt pour le travail hiérarchique et pour le programme de l'ashram auquel vous êtes rattaché sera suffisamment fort, il dominera toutes vos actions et toutes vos pensées dans la veille et dans le sommeil. Vous vous apercevrez alors que l'étreinte du Gardien sera brisée, que sa vie a été détruite par la force de l'usure, que sa forme a été détruite par les feux du sacrifice. (6-47/8)

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