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a. ESPRIT, VIE, ENERGIE

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a. ESPRIT, VIE, ENERGIE

 

Le mot Esprit s'applique à l'impulsion de la vie indéfinissable, insaisissable, essentielle, cause de toute manifestation. C'est le souffle de Vie, influx rythmique d'énergie vitale, qui se manifeste à son tour comme force d'attraction, comme conscience ou âme, et constitue la totalité de la substance atomique. Il correspond dans la grande Existence, ou macrocosme, à ce qui, dans la petite Existence, ou microcosme, est le facteur vital inspirateur, appelé la vie de l'homme. Sa présence se traduit dans le corps par la respiration qui cesse quand le cours de la vie arrive à son terme.

Qui dira ce que c'est ? Nous le ramenons à l'âme, ou aspect de la conscience, et de l'âme à l'esprit ; mais qui aura le courage de définir le sens réel de ces mots et d'autres encore ? Nous finissons par appeler cette inconnue Esprit, Vie unique, Monade, Energie, selon notre particulière école de pensée.
Nous devons aussi nous rappeler que la compréhension de la nature de cette Vie Une est purement relative. Ceux qui donnent de l'importance au côté forme de l'existence pensent en termes de vitalité physique, de sentiment, d'impulsion ou de force mentale ; ils ne vont pas au-delà de cette conscience de vie unifiée dont tous les termes précédents indiquent les différenciations.
D'autre part, ceux qui s'intéressent à une approche métaphysique et à la vie de l'âme plus qu'à l'aspect forme expriment leur conception en termes de manifestation de l'âme. Dépassant les réactions personnelles égoïstes de la nature physique, ils raisonnent en termes de vie, de qualité, de volonté et de puissance de groupe, de coordination de groupe et d'amour-sagesse, d'intelligence et de connaissance de groupe, couvrant ainsi le terme général de fraternité.

Cette attitude même demeure pourtant teintée de séparativité, bien qu'il s'agisse de séparation entre des groupes plus vastes de ceux que peut comprendre l'intellect inférieur. L'initié, surtout après la troisième initiation, commence à penser de manière encore plus synthétique ; il exprime alors la vérité en termes d'Esprit, de Vie, du Un... Ces termes prennent pour lui un sens d'une valeur réelle, mais si éloigné des idées de la moyenne des hommes pensants qu'il est superflu de s'y attarder davantage.

Ici sont nécessaires quelques éclaircissements sur un point, avant de poursuivre notre sujet. Dans le Traité sur le Feu Cosmique, il semble que l'enseignement soit poussé jusqu'à un certain point, puis abandonné sous prétexte que le degré d'évolution et la réaction de l'homme moyen à la vérité sont différents de ceux du disciple ou de l'initié. Il en va nécessairement ainsi.
Chacun interprète les mots selon son propre état de conscience et tous ne peuvent employer les mots des gens plus élevés sur l'échelle de l'évolution. Le lecteur moyen proteste donc en se voyant forcé d'admettre des points de vue dépassant le sien, et une phrase telle que : "Inutile de développer davantage ce point, car seul un initié pourrait comprendre" ne sert qu'à heurter sa susceptibilité, le pousse à croire que l'instructeur, entraîné au-delà de son savoir, cherche à sauver les apparences en s'en tirant ainsi. De même qu'un traité scientifique est dénué de sens pour un élève de l'école primaire, de même il a un sens clair et riche pour les experts en la matière, grâce à leur préparation et à leur développement mental. De même, pour ceux qui sont familiers avec l'âme et sa nature, les instructions données ici sont aussi claires et transparentes que la littérature courante pour un lecteur moyen, ou les auteurs à succès pour le grand public. Plus rares sont les âmes avancées jugeant l'esprit et sa nature comme un sujet rationnel et accessible qu'ils apprécient et comprennent par le moyen de l'âme et de ses facultés. Il est aussi possible d'arriver à comprendre l'âme par l'emploi correct du mental. A un niveau inférieur, nous savons que la nature du corps physique est facile à saisir par l'étude et l'usage correct de la nature du désir. C'est une forme d'orgueil et le refus d'admettre ses propres limitations temporaires qui suscitent l'irritation à la lecture de phrases comme : "Quand vous serez plus avancé, vous comprendrez ce qui a été dit... ". Il faut bien le reconnaître.

Pour un Maître de la Sagesse, la nature de l'esprit, ou centre positif de vie caché en chaque forme, n'est pas plus un mystère que la nature de l'âme pour le psychologue ésotériste. La source de la Vie Une, le plan dont cette vie émane, voilà le grand Mystère caché aux membres de la hiérarchie des adeptes. La nature de l'Esprit, sa qualité et son type d'énergie cosmique, son taux de vibration et ses différenciations cosmiques fondamentales constituent l'étude des initiés au-delà du troisième degré et font l'objet de leurs recherches. Ils apportent à cette étude une intuition pleinement développée et une capacité d'interprétation mentale acquise au cours de leurs incarnations. La lumière de leur âme éveillée et cultivée les aide à comprendre cette vie qui, tout en étant privée de forme, persiste à des niveaux de conscience supérieurs et pénètre dans notre système solaire, provenant de quelque centre extérieur d'existence. Ils projettent cette lumière dans deux directions, car ils fonctionnent à leur gré sur le plan de l'intuition ou de buddhi. Ils projettent cette lumière sur le monde de la forme et connaissent toutes les choses, les interprétants correctement. Ils projettent aussi cette lumière sur les règnes sans forme des trois plans supérieurs (sans forme du point de vue humain dans les trois mondes inférieurs au plan intuitif) et cherchent à comprendre, par une croissance continue, la nature et le dessein de ce qui n'est ni corps, ni âme, ni force, ni matière, mais en est la cause dans l'univers.

Finalement, quand l'initié est passé par les initiations solaires supérieures et qu'il peut agir en pleine conscience monadique, il perçoit ce qui est au-delà même de la forme de groupe et des enveloppes nébuleuses qui voilent et cachent le Un. Les types de conscience les plus élevés agissent du plan de la Monade, comme les initiés de moindre degré agissent du plan de l'âme et utilisent des organes de perception (si une expression aussi inadéquate est permise) et des moyens de connaissance dont la plupart des hommes n'ont aucune idée. Ils incluent dans leur rayon de perception la totalité de vie, de conscience et de forme que nous appelons Dieu. Ces initiés de haut rang commencent alors à percevoir une vibration, une lumière, une note, un son, révélateurs d'une direction et qui émanent d'au-delà de notre système solaire.
L'unique moyen d'apprécier, dans une certaine mesure, le processus suivi par l'expansion de la conscience divine chez l'homme est d'étudier le rapport entre mental et cerveau, et de noter ce qui se passe lorsque le cerveau devient l'instrument intelligent du mental. L'étude du rapport entre l'âme et le mental suivra quand l'homme sera dominé par son âme et qu'il utilisera le mental pour diriger les activités relatives au plan physique au moyen du cerveau. Dans cette triplicité, âme, mental, cerveau, nous avons l'analogie et la clé pour comprendre les fonctions et les rapports de l'esprit, de l'âme et du corps. Ce sujet est traité dans le livre La lumière de l'Ame. Quand ces conditions seront réalisées, une expansion plus grande se produira, où l'aspect esprit, source d'énergie de l'homme, commencera à utiliser l'âme par l'intuition et à imprimer dans sa conscience les lois, connaissances, forces et inspirations qui en feront l'instrument de l'esprit, ou monade ; de la même manière, la personnalité de l'homme est devenue, à un stade antérieur, par le mental, l'instrument de l'âme. A ce stade, le développement était double. L'âme exerçait la direction par le mental, et le cerveau obéissait à l'âme. L'homme s'était éveillé à la connaissance du soi réel et à celle des trois mondes de son évolution normale. Plus tard, il avait pris conscience du groupe et cessé d'être un individu séparé. Quand l'âme est amenée sous la domination de l'esprit, deux stades se distinguent également :

D'abord, le disciple perçoit non seulement son groupe et les groupes semblables, mais sa conscience s'élargit jusqu'à devenir conscience planétaire.

Ensuite, cette conscience planétaire commence à fusionner avec une conscience plus synthétique encore, et devient graduellement celle d'une vie plus grande qui inclut la vie planétaire ; de même l'homme inclut, dans son expression physique, des organes vivants, tels que le cœur et le cerveau. Il commence alors à comprendre la signification de l'esprit, vie unique, base de toutes les formes, énergie centrale, cause de la manifestation.

La première réaction de l'étudiant moyen à la lecture de ce passage est de penser immédiatement à la nature du corps comme expression de tel ou tel genre d'énergie. Il remarque la dualité et ce qui l'utilise est présent dans sa pensée. Pourtant, l'une des principales nécessités pour l'aspirant occultiste, en ce moment, est de chercher à raisonner en terme de réalité unique qui est énergie même et rien d'autre. En parlant de ces sujets difficiles, il convient d'insister sur le fait qu’esprit et énergie sont des termes synonymes et interchangeables. C'est seulement en le saisissant bien que nous arriverons à réconcilier science et religion, et à comprendre vraiment le monde des phénomènes dont nous sommes entourés et où nous nous mouvons.

Les termes "organique" et "inorganique" sont les grands responsables de la confusion qui existe dans le mental des gens entre corps et esprit, vie et forme, ce qui les amène à refuser d'admettre l'identité essentielle de la nature de l'un ou de l'autre. Le monde où nous vivons est considéré par la majorité des hommes comme réellement solide et tangible, mais doué de quelque mystérieux pouvoir qui produit le mouvement, l'activité et le changement. Ainsi s'exprime, grosso modo, cette attitude peu intelligente.

La science orthodoxe s'occupe surtout de structures et de rapports entre les formes, et de l'activité des parties qui constituent la forme, de leurs relations entre elles et de leur interdépendance. Les éléments chimiques, leurs fonctions, leurs réactions mutuelles dans toutes les formes dans les règnes de la nature, voilà l'objet de leurs recherches. La nature de l'atome, de la molécule, de la cellule, leurs fonctions, les qualités de leurs manifestations de force, leurs divers genres d'activités, la solution du problème du caractère et de la nature des énergies, focalisées dans les diverses formes du monde matériel exigent l'étude des intelligences les plus remarquables dans le monde de la pensée.
Pourtant les questions : Qu'est-ce que la vie ? Qu'est-ce que l'énergie ? Qu'est ce que le processus du devenir ? Quelle est la nature de l'être ? Demeurent encore sans réponse. Le problème du pourquoi et du comment est considéré comme insoluble et relevant du domaine spéculatif.

Pourtant, par la raison pure et grâce à l'utilisation correcte de l'intuition, ces problèmes peuvent se résoudre et ces questions, trouver une réponse. Leur solution constitue l'une des révélations habituelles et l'une des réalisations de l'initiation. Les seuls biologistes sont les initiés aux mystères, car leur compréhension de la vie et de son but est telle que, s'étant identifiés à son principe, ils pensent et parlent en termes d'énergie et de ses effets. Toutes leurs activités en relation avec le travail de la Hiérarchie planétaire s'appuient sur quelques formules fondamentales au sujet de la vie et de ses manifestations sous trois différenciations ou aspects : énergie, force, matière.

Il convient de remarquer ici que, dans la mesure où il se comprend lui-même, un homme peut atteindre à la compréhension de la totalité appelée Dieu.
C'est là un truisme, un lieu commun en occultisme, mais si on l'admet, il conduit à une révélation qui fait du "Dieu inconnu" une réalité connue. Prenons un exemple. 

L'homme se connaît comme être vivant et appelle "mort" le processus mystérieux au cours duquel se retire ce qui est appelé communément "souffle de vie". Après le dernier soupir, commence la désintégration de la forme. La force vitale de cohésion, cessant d'agir, cause la décomposition en ses éléments essentiels de ce qui, jusqu'alors, était considéré comme le corps.

Ce principe de vie, base essentielle de l'être, facteur mystérieux qui se dérobe à nos recherches, correspond chez l'homme à ce que nous appelons esprit ou vie dans le macrocosme. Comme la vie en l'homme maintient la forme, l'anime, la vitalise et la pousse à l'activité, ainsi la vie de Dieu (comme l'appellent les chrétiens) remplit ce même rôle dans l'univers et produit l'ensemble cohérent, vivant que nous appelons système solaire.

Le principe de vie en l'homme se manifeste de trois manières :

1.
Comme volonté directrice, dessein, motif fondamental. C'est l'énergie dynamique qui fait agir son être, l'amène à l'existence, fixe le terme de sa vie, le soutient à travers les années, brèves ou longues, et se retire au terme du cycle de vie. C'est l'esprit manifesté en l'homme comme volonté de vivre, d'être, d'agir, de poursuivre, d'évoluer. Dans son aspect inférieur, il agit par le corps ou la nature mentale et, dans ses rapports avec le physique dense, il s'exprime par le cerveau.

2.
Comme force de cohésion. C'est la qualité significative et essentielle qui différencie chaque individu et produit la complexité d'humeurs, de désirs, de qualités, de complexes, d'inhibitions, de sentiments et de caractéristiques, c'est-à-dire la psychologie propre de l'homme. Elle est le résultat de l'action réciproque entre l'esprit ou énergie et la matière ou corps physique. Elle constitue l'homme subjectif, sa couleur, sa note individuelle, donne à son corps son taux de vibration, produit son type propre de forme, détermine l'état et la nature de ses organes, de ses glandes et son apparence. C'est l'âme, dans son aspect inférieur, qui s'exprime par la nature affective ou astrale, et par le cœur dans le corps physique dense.

3.
Comme activité des atomes et des cellules dont se compose le corps physique. C'est la totalité des petites vies dont les organes de l'homme et l'homme entier sont composés. Elles ont leur existence propre et une conscience individuelle et distincte. Cet aspect du principe de vie agit par le corps éthérique ou vital et par la rate en ce qui concerne le mécanisme physique de la forme tangible.
Rappelons-nous qu'une définition de l'esprit n'est pas possible, pas plus qu'une définition de Dieu. Si l'on dit que l'esprit est la cause inexprimable et indéfinissable de l'être, l'énergie qui en émane, sa vie unique et sa source, la totalité des forces, de tous les états de conscience et de toutes les formes, l'agrégat de la vie et de toute manifestation de cette vie, le moi et le non-moi, la force et tout ce qu'elle détermine, on tourne simplement autour de la question, on tente l'impossible, cachant ainsi la vérité derrière les mots. On ne peut l'éviter avant d'atteindre et de connaître la conscience de l'âme et de percevoir le UN sans forme à la claire lumière de l'intuition.

Une des premières leçons qu'il faut apprendre est que notre mental, encore insensible aux intuitions cachées, ne nous permet pas d'affirmer avec assurance qu'une condition est ainsi ou autrement, car avant d'agir dans la conscience de l'âme, il est impossible de dire ce qui est ou n'est pas. Avant d'avoir subi l'entraînement nécessaire, nul n'est en état de nier, ni d'affirmer quoi que ce soit. Notre attention doit demeurer celle du chercheur à l'esprit rationnel, et notre intérêt, celui du chercheur philosophe, prêt à adopter une hypothèse sur la base de sa probabilité, mais non à accepter comme vérité ce qu'il n'a pas expérimenté par lui-même. Moi, aspirant aux plus hauts mystères et qui les fouille depuis plus longtemps que la majorité des chercheurs, je puis écrire sur des sujets dont la démonstration n'est pas encore faite par mes lecteurs. Ils sont pour moi une vérité prouvée et cela me suffit. Considérez-les vous-mêmes comme des probabilités de réelle valeur et une indication quant à la direction à prendre pour chercher la vérité ; ne vous risquez pas au-delà de cette attitude.
La valeur de ces instructions réside dans leur totalité et dans la structure de base, d'affirmations coordonnées et connexes. Il s'agit de les prendre en considération dans leur ensemble et cela pour deux raisons :

1.
Le langage, nous l'avons dit, sert plus à cacher la vérité qu'il ne la révèle. Si la vérité est reconnue, c'est parce que le chercheur l'a déjà trouvée en lui-même ; elle éclaire le chemin où il avance lentement et graduellement.
2.
Il existe divers genres d'esprits, et on ne saurait s'attendre que, par exemple, tous soient intéressés par les enseignements donnés dans ce traité. Il faut se souvenir que chacun est une unité de conscience qui se trouve sur l'une ou l'autre des sept émanations de Dieu (Rayons). Les aspects monadiques ou spirituels présentent des différences intrinsèques, de même que, dans le prisme, la lumière – qui est une – a sept couleurs différentes, à cause de la nature et de l'appareil de perception de l'être humain, car l'œil enregistre et différencie les diverses fréquences de vibration de la lumière. Ces sept groupes complémentaires produisent à leur tour un aspect, une mentalité, une approche différents, tous aussi justes, mais présentant un angle de vision variant légèrement. Compte tenu de ceci, et aussi de facteurs comme : différents degrés d'évolution, diverses nationalités et caractéristiques, distinctions inhérentes à l'action réciproque entre corps physique et milieu, il est clair qu'aucune voie d'approche vers des sujets aussi abstrus que la nature de l'esprit et celle de l'âme ne permet une simple définition, exprimée en termes universels.

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