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LES NOUVEAUX GROUPES DES SERVITEURS DU MONDE

QUATRIEME REGLE

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QUATRIEME REGLE

 

Son, lumière, vibration et forme s'unissent et se fondent. Un est le travail. Il se poursuit selon la loi et rien ne peut empêcher son progrès. L'homme respire profondément. Il concentre ses forces et émet la forme-pensée.

 

TRAVAIL CRÉATEUR DU SON

 

Avant de concentrer notre attention sur cette règle, il est bien de rappeler certains faits pour rendre nos réflexions plus fructueuses.

La règle que nous prenons en considération concerne le travail sur le plan mental ; avant que celui-ci soit possible, il est indispensable d'avoir un mental développé, une intelligence cultivée et d'avoir atteint une certaine mesure de contrôle mental. Ces règles ne concernent pas le débutant en sciences occultes ; elles sont destinées à ceux qui sont prêts au travail magique sur le plan mental.
L'amour est le grand unificateur, la première impulsion d'attraction, cosmique et microcosmique, mais le mental est le principal facteur créateur, celui qui utilise les énergies du cosmos. L'amour attire ; le mental non seulement attire, mais repousse et coordonne ; aussi, sa puissance est-elle inconcevable. N'est-il pas possible, même vaguement, de concevoir sur le plan mental un état analogue à celui qui existe actuellement sur le plan affectif ? Pouvons-nous nous représenter le monde quand l'intellect sera aussi puissant que l'est aujourd'hui la nature affective ? L'humanité est en chemin vers une époque où l'homme fonctionnera comme mental, où celui-ci sera plus fort que le désir et où le pouvoir de la pensée sera utilisé pour attirer et diriger le monde comme le font maintenant les facteurs matériels et affectifs.

Cette idée est un élément très nécessaire à une juste compréhension des lois de la pensée et à l'enseignement correct de l'emploi de la substance mentale pour édifier des formes-pensées.

Ces règles ont trait à cet enseignement.

Rappelons aussi que le praticien de la magie est l'âme, puissante entité qui manie ces forces, et cela pour les raisons suivantes :

1.
Seule l'âme a la compréhension directe et claire du dessein créateur et du plan divin.
2.
A l'âme seule, dont la nature est amour intelligent, peuvent être confiés la connaissance, les symboles et les formules nécessaires au travail magique.
3.
Seule l'âme est capable d'agir dans les trois mondes tout en restant détachée, donc karmiquement libre des résultats de ce travail.
4.
Seule l'âme a la conscience de groupe et elle est mue par des motifs purement désintéressés.
5.
Seule l'âme, dotée de la vision intérieure, peut voir du commencement à la fin et maintenir fermement l'image fidèle du travail accompli.
Vous demandez si ceux qui travaillent avec la magie noire ont le même pouvoir. Je réponds : non ! Ils peuvent travailler dans les trois mondes, mais ils le font du plan mental et non, comme le fait l'âme, en dehors de leur champ d'action. Du fait de leur identification à leurs moyens d'action, ils arrivent à des résultats temporaires plus puissants et plus rapides que ceux qu'obtient un membre de la Fraternité Blanche. Toutefois, ces résultats sont éphémères et apportent destruction et désastres dans lesquels le magicien noir est entraîné.

Rappelons-nous donc la nécessité d'une juste utilisation du mental et celle d'avoir toujours une attitude de détachement du travail créateur de notre mental, des désirs et des réalisations matérielles.

Il faut relever quatre mots de l'étude de la quatrième règle. Premièrement le son, la formule ou mot de pouvoir que l'âme communique pour commencer le travail. Ce mot est double ; il est énoncé sur la note à laquelle l'âme répond, c'est-à-dire sa note particulière, et elle est unie à celle de la personnalité. Ce son, résultat de la fusion de deux notes, produit des effets déterminés et il est plus important que le mot de pouvoir.

La difficulté se trouve dans la synchronisation des deux notes et la focalisation du mental sur elles. C'est la clé de la signification de l'AUM ou OM. Dans les premiers stades du travail de méditation, ce mot est énoncé à haute voix alors que, plus tard, il est énoncé intérieurement. Apprendre à énoncer l'AUM est une préparation inconsciente à la double activité de création spirituelle. La facilité à l'entonner justement viendra quand l'aspirant arrivera à entendre résonner intérieurement dans son cerveau l'OM, silencieusement.

Je suggère aux étudiants d'énoncer le mot sacré à haute voix, à la fin de la méditation du matin, même plusieurs fois, mettant l'attention sur l'audition intérieure, capable de développer la sensibilité de l'ouïe intérieure ou éthérique.
Plus tard quand la note personnelle sera établie et le son intérieur perçu, l'étudiant passera à la pratique de la fusion des deux sons, l'extérieur et l'intérieur. Sont nécessaires la plus grande attention et la capacité d'accomplir deux choses simultanément dans l'attitude d'attention mentale à l'une et à l'autre.

Que les étudiants dont l'aspiration est sincère réfléchissent aux conséquences du travail magique, étudient leur aptitude à la méditation et leur volonté à continuer régulièrement et avec précaution la discipline nécessaire.
Pour faciliter ce travail, je propose à tous ceux qui ont un profond intérêt pour le travail occulte de répondre aux questions suivantes à la lumière de leur âme :

1. Sentez-vous avoir atteint le point où vous pouvez :
a. éliminer la forme de méditation que vous pratiquez maintenant ?
b. atteindre avec une relative facilitée l'état de contemplation ?
c. reconnaître la vibration de votre âme ?

2. Le mot sacré a-t-il une signification pour vous et pourriez-vous formuler clairement votre raison de l'énoncer ?

3. Etes-vous désireux de progresser dans ce travail à cause de l'aspiration de votre personnalité, ou parce que votre âme commence à utiliser consciemment son instrument ?
La réponse à cette dernière question demande une analyse serrée et je vous demande d'être sincères avec vous-mêmes quant à votre position réelle. C'est une question à régler entre vous et votre âme.

A ce point, je me permets d'ouvrir une parenthèse et de dire quelques mots à mon propre sujet. Les étudiants peuvent s'égarer dans de vaines spéculations sur mon identité. Quelle importance cela peut-il avoir ? Mon rôle par rapport au groupe est de prêter assistance à ceux qui cherchent à se préparer au discipulat. Disciple moi-même et plus avancé sur le Sentier du Retour que les aspirants auxquels s'adressent ces instructions, je connais quelques-unes des embûches du sentier et, sachant ce qui est nécessaire, je peux aider à préparer le moment important du passage de la Porte. Qu'en dire de plus ? La vérité n'est elle pas de même valeur exprimée par un aspirant, un disciple, un Maître, voire un Christ ? Peut-être vous suis-je d'autant plus utile que je suis plus près de vous.

Mon anonymat sera respecté et les questions sur mon identité sont une vraie perte de temps. Qu'il vous suffise de savoir que je suis un Oriental, que je suis sur le rayon de l'enseignement et étroitement associé au Maître K.H. Une partie de mon travail est la constante recherche d'aspirants au cœur ferme, fervents et au mental cultivé. Je suis disciple comme le sont tous, du plus humble novice au plus élevé des grands Etres. Tous les aspirants doivent apprendre que la concentration sur la personnalité de l'instructeur, l'espoir de le rencontrer personnellement et la vision constante de la condition appelée "chéla accepté" ne fait que retarder l'événement désiré et l'acceptation. Cherchez à enrichir votre instrument, apprenez à agir dans le calme, à remplir vos obligations, à faire votre devoir, à acquérir la maîtrise de vos paroles et à maintenir le calme équilibre qui résulte d'un motif de vie sans égoïsme, et oubliez la satisfaction personnelle égoïste dont votre cœur serait inondé si votre fidélité était connue de la Hiérarchie.

Réfléchissez attentivement à ces instructions. Aujourd'hui, de nombreuses adaptations et modifications se font dans le monde. Dans la confusion qui en résulte, les individus sentent la nécessité d'unir leurs propres efforts ; l'importance du travail de groupe s'affirme plus que jamais. C'est donc une époque où le calme et la confiance doivent faire votre force et où la seule sauvegarde consiste en une recherche rigoureuse de tous les motifs profonds. A la surface apparaissent des principes divers, et les vicissitudes de la bataille semblent la faire pencher tantôt d'un côté, tantôt de l'autre. Vus de l'intérieur, les facteurs dominants sont plus simples. Le conflit conduit, en premier lieu, à éprouver les motifs d'où ressortent de chaque groupe – pour les Guides de l'humanité – ceux qui sont capables de penser avec clarté, de discerner avec exactitude, de résister avec patience et de persévérer sur le sentier de probation vers la porte de l'initiation, sans se laisser troubler intérieurement par les préoccupations extérieures. Si vous le pouviez, vous vous rendriez compte que les difficultés partout produisent un bien qui dépasse de beaucoup le mal apparent. Des âmes se trouvent elles-mêmes et apprennent à ne dépendre que du maître intérieur. Quand tous les appuis extérieurs manquent, quand toutes les autorités apparentes offrent des solutions différentes, alors les âmes sont obligées de se replier sur elles-mêmes et de chercher en elles-mêmes. Le contact intérieur avec le soi supérieur se révèle dans une mesure croissante et conduit à la confiance en soi, au calme intérieur basé sur la loi du Dieu intérieur qui fait de l'homme un instrument au service du monde.

Plusieurs concepts paraissent clairs à celui qui étudie avec soin les hommes et leurs motifs.

Tout d'abord que l'idéalisme et la compréhension du plan prévu pour l'humanité sont en rapports étroits. L'idéalisme est semblable à la pensée qui précède la création. L'aptitude à la pensée abstraite et à la concentration sur un idéal n'est encore qu'en voie de développement, car elle implique l'utilisation de certains atomes, l'emploi de matière des sous-plans supérieurs et la capacité de synchroniser ses propres vibrations avec celle des Grands Etres. Les vrais idéalistes sont rares, mais leur nombre va croissant. Une petite minorité se laisse guider par le mental tandis que la masse est encore dominée entièrement par les émotions. Le temps arrive où le corps intuitif (corps bouddhique) sera organisé et capable d'utiliser le mental supérieur comme moyen d'expression.
Le mental concret ou inférieur ne servira plus alors que comme organe de transmission ou d'interprétation. La pensée abstraite sera dépassée et nous aurons l'afflux de l'intuition qui prendra forme au moyen de la substance mentale. Nous aurons alors la compréhension de beaucoup de choses qui sont incompréhensibles à notre vision limitée au plan inférieur.

Dans tous les grands mouvements, une pensée ou un agrégat de pensées sont projetés dans le mental des soi-disant idéalistes par la Grande Fraternité Blanche. Un homme, ou un groupe, est choisi et cette pensée est confiée à son mental. Là, elle germe et s'incorpore à d'autres pensées pas aussi pures et sages, parce que colorées par les qualités du penseur. Les formes-pensées sont reprises à leur tour par des penseurs sur le plan du mental concret qui saisissent l'idée dans son ensemble, lui donnant une forme plus précise, plus facilement compréhensible au grand public. Elle atteint ainsi les niveaux inférieurs du plan mental et peut se développer davantage. Ceux qui sont focalisés sur le plan astral s'en saisissent alors, car elle leur plaît émotionnellement ; elle devient partie de l'opinion publique. L'idée est désormais prête à prendre forme sur le plan physique ; on a alors l'adaptation pratique d'un idéal aux besoins de la vie physique. L'idéal a été rabaissé ; il a perdu de sa beauté première, mais il est néanmoins mieux adapté à l'usage du public et peut être utilisé comme point de départ pour de plus hautes réalisations.

Deuxièmement, pour la perception du plan et sa matérialisation, les hommes sont nécessaires. On a la vision d'immenses possibilités avec des indications de moyens par lesquels ces possibilités peuvent être concrétisées sur le plan physique. Les Grands Etres ne vont pas au-delà. Les détails et les méthodes pour la matérialisation de l'idéal et le travail nécessaire sont laissés aux hommes. Au disciple qui est organisateur et transmetteur du plan échoit la tâche de s'occuper des détails et d'entreprendre l'action nécessaire. A ce point, il est sage pour lui de se souvenir que lui et ses petits plans sont soumis à la même loi qui régit les Grands Etres dans leurs vastes entreprises et que les difficultés surgissent dans la manière de traiter les gens.

Les êtres humains utilisés pour le travail se répartissent en trois groupes :

a. Ceux qui présentent le plan et sont chargés de l'appliquer.
b. Ceux qui peuvent être employés, mais demeurent aveugles aux grands problèmes.
c. Ceux qui ne pressentent rien sauf ce qui se rapporte à leurs intérêts personnels égoïstes.

Le premier groupe peut prendre contact avec les Maîtres qui travaillent avec ces membres de la famille humaine et en attendent un succès raisonnable. Ces hommes peuvent percevoir le son et visualiser le plan.

Le deuxième groupe doit être utilisé, dans la mesure du possible, par les disciples du monde.
Le troisième groupe ne reçoit pas l'afflux de l'énergie et n'est utilisé qu'en cas de nécessité.
Une des conditions essentielles à remplir par le disciple, pour pouvoir pressentir le plan et être employé par le Maître, est la solitude. Dans la solitude fleurit la rose de l'âme ; dans la solitude le soi divin peut parler ; dans la solitude, les facultés et les grâces du soi supérieur peuvent s'enraciner et s'épanouir dans la personnalité. Dans la solitude aussi, le Maître peut s'approcher et imprimer dans l'âme en paix la connaissance qu'il cherche à communiquer, la leçon qui doit être apprise, la méthode et le plan à adopter par le disciple. Dans la solitude, le son est perçu. Les Grands Etres doivent agir par les instruments humains, aussi le plan et la vision sont fort entravés par les défauts de ces instruments.

Troisièmement, j'en viens aux problèmes et aux difficultés que les Maîtres rencontrent alors qu'ils essaient de réaliser les plans de l'évolution par l'intermédiaire des hommes. En conclave, ils établissent leurs plans avec discernement. Après discussion, ils distribuent les tâches ; puis, à ceux qui s'offrent pour le service et qui ont établi une certaine mesure de contact avec l'âme, ils s'efforcent de transmettre autant du plan que possible, donnant quelques suggestions quant au but à atteindre. Si le mental de ceux qui reçoivent le message est instable ou trop satisfait de lui-même s'il y a orgueil, désespoir, complexe d'infériorité, la vision ne parvient pas dans toute sa clarté.
Si le corps émotif vibre avec violence en un rythme imposé par la personnalité, si le corps physique est souffrant empêchant la concentration de l'attention, qu'arrive-t-il ? Le Maître s'éloigne tristement, désolé à la pensée que le travailleur a perdu l'occasion de servir, par sa propre faute, et Il cherche quelqu'un d'autre pour faire ce qui est nécessaire ; quelqu'un qui peut-être convient moins bien, mais qui est le seul disponible à ce moment.

Il peut être utile ici de rappeler aux aspirants désireux de servir qu'une partie du travail que bien des gens accomplissent est le résultat d'un excès de zèle et non l'exécution du travail proposé par le Maître. Avec un sage discernement, Il distribue le travail sans imposer jamais plus que ce qu'un être humain peut faire. Le Maître peut former et en effet il forme le disciple de telle sorte que celui-ci semble, à son entourage, accomplir des miracles. N'oubliez pas, toutefois, que la somme de travail d'un disciple utile devient possible seulement quand il a coordonné ses trois corps et réalisé l'alignement. Celui qui a un corps mental stable, qui répond de manière positive à ce qui vient d'en haut tout en restant négatif à l'égard des vibrations inférieures, celui dont le corps astral est calme, incolore, limpide, dont les nerfs sont solides, offre un instrument propre à l'usage du Maître, un canal par lequel Il peut librement faire passer sa bénédiction sur le monde.

Quatrièmement, il faut noter que même les Grands Etres doivent établir leurs plans en tenant largement compte du manque de perception de ceux par lesquels Ils doivent travailler. Ils se trouvent souvent entravés par les instruments dont dépend le travail et la plus grande partie de leurs difficultés dépend du degré d'évolution de la masse en Occident.

Il faut aussi noter que le degré d'évolution atteint par l'humanité indique le succès, non l'insuccès, mais il reste beaucoup à faire, et le travail de la Fraternité Blanche est souvent entravé.

L'humanité, actuellement, oscille entre un excessif matérialisme et une croissante et profonde réalisation des mondes invisibles, sans avoir atteint l'équilibre qui naît de la connaissance acquise par l'expérience directe. Les forces qui ont été mises en mouvement par les penseurs, les savants, les hommes religieux vraiment avancés, les spiritualistes, les adhérents à la Science chrétienne, à la Nouvelle Pensée, les théosophes, les philosophes modernes et les chercheurs dans d'autres domaines de la pensée, agissent graduellement sur les corps subtils de l'humanité, les conduisant au point où ils commencent à comprendre trois choses.

a. La réalité des mondes invisibles.
b. L'immense pouvoir de la pensée.
c. La nécessité de la connaissance scientifique de ces deux arguments.
Cinquièmement, il faut indiquer certains dangers auxquels les aspirants doivent être rendus attentifs quand ils cherchent à servir. A savoir :
Donner trop d'importance à un aspect du plan au détriment d'autres aspects.

Concentrer la pensée exagérément sur la partie du plan qui attire personnellement.
Ne pas reconnaître la difficulté que rencontrent les travailleurs, dans l'exécution du plan, à agir ensemble dans la paix. La friction est souvent inévitable.

Se laisser envahir par son propre intérêt ou son ambition.

Ne pas se garder de la fatigue due à un effort prolongé pour exécuter le plan et de la tension qui accompagne un travail sur un niveau élevé.
Ne pas reconnaître ceux qui sont envoyés pour collaborer à l'œuvre.
Perdre le contact constant avec le soi supérieur et le Maître.
Un autre point à se rappeler est que les objectifs, auxquels tend le problème de tous ceux qui cherchent à collaborer avec la Grande Loge Blanche, sont quatre :

D'abord, l'accomplissement du plan et aussi l'accomplissement du karma, non seulement individuel et national, mais du monde entier.

Deuxièmement, la préparation d'un instrument de service pour l'avènement de la nouvelle ère, au cours des deux siècles prochains.

L'intégration d'un groupe de connaisseurs et de mystiques progresse régulièrement dans toutes les parties du monde et dans toutes les organisations.
Un groupe se forme dont les membres appartiennent à des groupes divers. A ce groupe de mystiques et de connaisseurs, s'offre l'occasion de devenir le canal permettant à la Hiérarchie d'agir et, aux Grands Etres, de transmettre leur pensée qui illumine, dans le but d'élever (au sens occulte) l'humanité aidant l'évolution sur chaque plan. L'arrivée rapide de la nouvelle ère dépendra de la réponse des disciples, des mystiques et des connaisseurs de partout. 

Je voudrais ici donner un avertissement. Du manque de réaction positive, d'esprit d'adaptation, de travail de construction et d'affinement, du fait de ne pas prêter l'oreille aux voix venant des plans subtils qui prononcent les "Mots de Reconstruction", peut découler le transfert des forces de reconstruction vers d'autres canaux, la suppression des occasions et de l'utilisation du groupe comme instrument de service. Je désire attirer votre attention sur l'expression "Mots de Reconstruction", priant chacun de vous qui désirez sérieusement entendre ces mots, d'étudier l'introduction au livre "La Lumière sur le Sentier".
Souvenez-vous que si les Grands Etres doivent changer leurs plans quant au groupe intégrant de mystiques, il incombera aux mystiques eux-mêmes, comme groupe, de les changer.

Troisièmement ; le troisième objectif est le développement de l'intuition et du discernement chez les disciples, de leur capacité de pressentir la vision supérieure et de parvenir, par le sacrifice de ce qui est inférieur, à la conscience des plans supérieurs. Il ne faut pas oublier que l'objectif inférieur leur semblera plus attrayant et ne peut être transcendé qu'avec peine. Chez beaucoup de gens, le développement de l'intuition et du sens des valeurs est nécessaire avant que le groupe, destiné à inaugurer la nouvelle ère, puisse être capable du travail.

Les difficultés actuelles sont dues en grande partie au manque de perception intuitive dans le passé moins chez les aspirants que chez les mystiques. La difficulté ne vient pas du manque d'idéalisme, d'intelligence ou de sincérité, mais bien du manque de sacrifice de la personnalité pour permettre la réalisation intuitive. On a eu recours au compromis, ce qui, dans le monde occulte, est défendu. Quand on recourt au compromis, il faut s'attendre au désastre, emportant finalement dans la ruine et la catastrophe les personnalités qui se sont ainsi abaissées. Les gens ont cherché à adapter la vérité au moment, au lieu d'adapter le moment à la vérité et, diplomatiquement, ils se sont efforcés de faire connaître la mesure de vérité qu'ils jugeaient sage.
Mais, les Maîtres cherchent ceux qui, dotés de claire vision, adhèrent sans compromis à la vérité comme ils la sentent, et qui avancent fermement vers l'idéal. Les facteurs suivants sont requis :

1.
Reconnaissance de l'idéal par la méditation.
2.
Son application dans le présent par l'unité de dessein.
3.
Suppression des formes-pensées vieillies et désuètes par le sacrifice de soi.
4.
Refus du compromis, gardant la claire vision.
5.
Discernement entre les actions de l'individu et l'individu lui-même.
6.
Réalisation du fait que le travail occulte ne permet pas d'intervenir dans le karma personnel, pas plus que de protéger quelqu'un des conséquences de ses actions. Cela implique le refus de s'ingérer dans les affaires d'autrui quand il s'agit des personnalités, sans toutefois éviter de s'intéresser à la cause du groupe et de l'humanité. Il est essentiel que les travailleurs apprennent à discerner entre les facteurs qui conduisent à la liberté personnelle et ceux qui s'opposent à la liberté de groupe.
Quatrièmement, l'objectif qu'il faut chercher à atteindre, étant donné l'actuelle opportunité de travail offerte aux hommes, est d'introduire le nouveau cycle de travail et former le nouveau groupe de collaborateurs. Les travailleurs de la nouvelle ère seront pris dans tous les groupes ; l'épreuve à subir correspond, dans une large mesure, au degré d'impersonnalité dans leur travail et à la force de leur contact intérieur avec l'âme. A vous, immergés dans la fumée et le fracas du combat, il n'est pas facile de porter un jugement de valeur sur les personnes et le résultat de leurs activités. Le jugement doit se faire sur les plans intérieurs et il est de la compétence des Guides qui veillent sur l'humanité. Je vais indiquer brièvement quelques-unes des qualités que les Maîtres cherchent chez les travailleurs.

Ils cherchent à voir si la flamme intérieure produite par les efforts de réflexion et d'actions sages brûle plus intensément, ou si elle est cachée et faible à cause du tourbillon des courants astraux et des formes-pensées d'antagonisme, ambitions, envies personnels.

Comme conséquence de l'activité déployée dans les affaires mondiales, certains individus auront un contact plus intime avec le travail de la Hiérarchie, alors que d'autres seront temporairement rejetés. Le pouvoir de dominer l'astral et de travailler du plan mental comptera grandement.

Ils cherchent ceux qui savent lutter pour le triomphe d'un principe, tout en gardant intact le lien d'amour. Cela compte plus que ce que l'on peut imaginer et celui qui peut rester fidèle, continuant à aimer tous les êtres humains, qui rejette le compromis, qui refuse d'éprouver un sentiment de haine, est rare aujourd'hui ; les Grands Etres peuvent s'en servir. Veillez donc, vous tous qui travaillez, à avancer avec une claire vision, un ferme propos et une juste action.
Apprenez à traiter avec patience et compréhension ceux de vos frères qui ont choisi un principe inférieur, qui sacrifient le bien du groupe à leurs fins personnelles et recourent à des moyens indignes. Allez au devant d'eux avec amour, toujours prêts à leur tendre une main secourable, car ils ne pourront éviter de faire des chutes sur le chemin et ils apprendront ainsi la rigueur de la loi. Soyez prêts à les relever et à leur offrir l'occasion de servir, sachant que le service est le grand guérisseur et l'instructeur.

Les Grands Etres cherchent chez les travailleurs la qualité de souplesse et d'adaptation, ce qui est une des lois fondamentales de l'espèce, si admirablement appliquée dans la nature. Le transfert de cette loi sur les plans intérieurs et son application dans le nouveau cycle de travail doivent être entrepris. La loi d'adaptation implique la reconnaissance du besoin, de la force nouvelle qui entre en action dans le nouveau cycle, la reconnaissance qui doit conduire à la synthèse du besoin et de la force, tandis que le soi personnel n'est plus qu'un simple foyer d'action et de transmutation des cinq sens physiques et leur extension jusqu'aux plans subtils afin que vue, ouïe, toucher, goût et odorat se fondent, utilisables pour le grand œuvre. Sur le plan physique, ces sens tendent à l'unification et l'intégration de la vie personnelle et à l'adaptation du monde physique aux besoins du soi personnel. Sur les plans plus subtils, ils doivent être transmués jusqu'à devenir adéquats aux besoins du groupe dont l'individu n'est qu'un fragment. La capacité de faire cette transmutation est une des qualités recherchées par les Grands Etres chez les individus qui auront le privilège d'inaugurer la nouvelle ère.

Par-dessus tout, ils cherchent dans l'homme l'élargissement du canal de communication entre l'âme et le cerveau physique par le mental, car la présence de ce canal dans l'être humain est l'indice de sa préparation à être utilisé comme instrument de travail. On pourrait presque dire qu'ils cherchent des hommes qui aient construit l'antahkarana, ce canal de communication entre la conscience de l'âme et le cerveau physique. Leur choix de travailleurs s'inspire du pouvoir acquis personnellement, des talents acquis chèrement. Si le travailleur a des possibilités, les Grands Etres l'emploient [4@140] avec joie. Un point de vue faux a été parfois présenté et enseigné. Les hommes ne doivent pas chercher les Maîtres dans le but d'acquérir des pouvoirs. Les Maîtres seront trouvés quand l'homme aura acquis les qualités qui le rendent apte au travail de groupe et qui peuvent être développées, par un enseignement sérieux, en pouvoirs supérieurs de l'âme. La capacité de diriger des groupes destinés à l'activité de la nouvelle ère est la conséquence de la discipline imposée à soi-même. Les dirigeants seront choisis parmi ceux qui sont sensibles à la vie intérieure. Cette direction n'est pas conférée à ceux qui luttent pour les charges et les pouvoirs, qui regardent seulement aux conditions extérieures, négligeant les causes fondamentales, ou qui mettent le soi personnel et le propre pouvoir avant le bien du groupe. Elle sera donnée à ceux qui se dédient, dans une complète abnégation, au bien de l'ensemble.

Reprenons l'étude de l'AUM. Le Son, ou Mot Sacré, correctement employé, a divers effets dont nous parlerons brièvement.

OM énoncé avec une intense concentration de la pensée a une action puissante, destructive, sur la matière grossière du corps mental, du corps affectif et du corps physique. Enoncé avec une intense aspiration spirituelle, il agit comme force d'attraction sur les particules de matière plus subtile qui remplacent celles qui ont été rejetées auparavant. Les étudiants devraient se rappeler ces deux activités en usant du mot sacré au cours de leur méditation.
L'utilisation de ce mot a une valeur pratique et cause l'édification de corps propres au travail de l'âme.

L'usage de l'OM sert aussi à indiquer, à ceux qui travaillent sur les plans intérieurs et à ceux du monde extérieur qui sont doués de perception spirituelle, qu'un disciple est disponible pour le travail et qu'il peut être utilisé activement là où le besoin est le plus urgent. Les aspirants devraient en tenir compte afin que la vie phénoménale coïncide avec l'impulsion intérieure spirituelle.

L'emploi du mot sacré a aussi sa place dans le travail magique de la Hiérarchie. Les formes-pensées sont construites pour incarner des idées ; puis elles arrivent en contact avec le mental des disciples qui, dans le groupe d'un Maître, sont responsables de l'exécution du Plan.

Ainsi les aspirants, habitués à développer la réceptivité et la maîtrise de leur corps mental, prennent conscience des idées que les Maîtres émettent du plan du Mental Universel et sont capables de collaborer intelligemment.

 A leur tour – comme cette règle l'indique – les disciples créent des formes-pensées à partir des idées reçues et les utilisent dans leurs groupes au service de l'humanité. Le principal travail d'un disciple sur le plan mental consiste à :

1.
Etre réceptif au mental du Maître.
2.
Cultiver la compréhension intuitive correcte des pensées que le Maître lui envoie.
3.
Incarner les idées reçues dans une forme adaptée au mental de ceux dont il s'occupe.
4.
Rendre active sa forme-pensée par le son, la lumière, la vibration mettant en elle autant de la pensée universelle qui suffit pour permettre à un autre mental de prendre contact avec elle.
Ainsi les groupes sont-ils formés, organisés et enseignés et la Hiérarchie des Adeptes peut-elle atteindre les hommes.

Les disciples peuvent être employés encore pour d'autres activités. Mais, pour le moment, que les étudiants réfléchissent sur celles qui sont indiquées, les autres leur seront communiquées plus tard.

J'ajouterai encore que le son n'est vraiment puissant que si le disciple a appris à y subordonner les sons inférieurs. Dans la mesure où les sons qu'il émet normalement dans les trois mondes sont réduits en nombre, en volume et en activité, il sera possible au Son d'être entendu et d'accomplir son dessein. Seulement quand le nombre des mots prononcés sera réduit et le silence cultivé, il sera possible au Mot d'exercer son pouvoir sur le plan physique. Seulement quand les voix de la nature inférieure et du propre milieu se tairont, "la Voix qui parle dans le silence" fera sentir sa présence. Du moment où le son des grosses eaux se taira, où les émotions seront apaisées, la note claire du Dieu des eaux sera entendue.

Peu de gens se rendent compte du pouvoir du mot ; pourtant il est dit "Au commencement était la Parole et la Parole était Dieu. Rien de ce qui a été fait n'a été fait sans elle". La lecture de ce passage ramène notre pensée à l'aube du processus créateur, quand, par le son, Dieu parla et les mondes furent créés.

Il a été dit que le principal agent actionnant la roue de la nature vers la vie phénoménale est le son, car le son originel, ou le Verbe, met en vibration la matière dont sont faites toutes les formes et il cause l'activité qui caractérise l'atome de la substance.

Les Livres Sacrés des peuples de l'antiquité et toutes les grandes religions portent le témoignage de l'efficacité du son pour produire tout ce qui est tangible et visible. Les Hindous l'expriment de façon fort belle : "Le Grand
Chanteur construit les mondes et l'univers est son Chant", ce qui est un autre mode d'exprimer la même idée. Si nous nous en rendons compte et saisissons la science établie sur ce concept, la valeur réelle de nos paroles et l'émission du son dans nos propos nous apparaîtront un fait important. 

Le son a été considéré, par les philosophes anciens et toujours plus par les penseurs modernes, comme l'agent supérieur utilisé par l'homme pour modifier lui-même et son milieu. La pensée, la parole et l'activité qui en résulte sur le plan physique constituent la triplicité qui fait de l'homme ce qu'il est et le mettent où il est. Le but du langage est "d'habiller" la pensée pour la communiquer à autrui. En parlant, nous évoquons une pensée et la rendons présente, amenant ainsi ce qui est caché en nous à une expression audible. La parole révèle ; la parole juste crée des formes bénéfiques tout comme la parole mauvaise produit des formes maléfiques. Sans bien le comprendre, nous continuerons à parler sans cesse et de manière irresponsable jour après jour, à faire usage de mots, à multiplier les sons, nous entourant de mondes de formes de notre propre création. Il faut comprendre toute l'importance de réfléchir avant de parler, nous rappelant l'injonction : "Avant d'être digne de parler, tu dois arriver à la connaissance". Donc, pensons d'abord, choisissons les mots justes pour exprimer des pensées justes, cherchant de prononcer correctement, de donner la juste valeur et la juste tonalité à chaque mot qui sort de notre bouche.

Alors notre langage parlé créera une forme-pensée incarnant notre idée.
Alors nos paroles n'apporteront plus la discorde, mais la grande note d'harmonie que l'homme doit faire résonner. Il est intéressant de se souvenir que le mot, symbole d'unité, est divin, tandis que le langage, avec ses nombreuses différenciations, est humain.

Avec le progrès de l'évolution et l'élévation de la famille humaine à sa vraie place dans le grand plan de l'univers, le langage correct sera de plus en plus cultivé ; on pensera mieux avant de parler et, comme l'a dit un grand instructeur : "Par la méditation, on remédiera aux erreurs dues aux paroles". L'importance réelle des formes de paroles, des sons justes, de la qualité de la voix, deviendra de plus en plus évidente et reconnue.

Le deuxième mot important dans cette quatrième règle est le mot lumière.
D'abord le son, puis le premier effet du son, c'est-à-dire le jaillissement de la lumière qui révèle la forme-pensée.

La présence de la lumière se reconnaît par ce qu'elle révèle. L'absence de la lumière produit l'apparente inexistence du monde phénoménal. Le but de la forme-pensée créée par le son est d'être une source de révélation. La forme-pensée doit révéler la vérité et apporter un aspect de la réalité à la connaissance du spectateur. La deuxième qualité de la forme-pensée à son niveau le plus élevé est d'apporter la lumière à ceux qui en ont besoin, à ceux qui avancent dans l'obscurité.

Je ne m'occupe pas ici de la lumière en tant qu'âme, cosmique ou individuelle, ni ne parle de la lumière en tant que deuxième aspect universel de la divinité. Dans ces instructions, je me limite à traiter de l'aspect de la vérité qui fera de l'aspirant un travailleur pratique, le mettant en mesure de travailler avec intelligence. Son travail principal (il s'en rendra toujours plus clairement compte) sera de créer des formes-pensées qui apporteront la révélation aux êtres humains qui pensent. Pour cela, il doit travailler occultement par le moyen du son, émané de la respiration ; par le moyen de la vérité révélée dans la forme, il apportera la lumière et l'illumination dans les lieux sombres de la terre.

Enfin il donnera vie à sa forme-pensée par la puissance de son assurance, de sa compréhension spirituelle et de sa vitalité. Ainsi deviennent évidentes la signification et l'importance du troisième mot de la règle, vibration. Le message du disciple est entendu, car il est émis par le son. Il apporte l'illumination, car il expose la vérité et révèle la réalité ; il assume une grande importance, car il vibre de la vie de son créateur et demeure vivant aussi longtemps que pensée, son et intelligence l'animent. Ceci vaut pour un message, une organisation et pour toutes les formes de vie qui ne sont que les idées incarnées d'un créateur cosmique ou humain.

Il serait utile aux étudiants de prendre comme sujet de méditation ces trois mots son, lumière, vibration et trouver leur rapport avec les formes-pensées manifestées, soit cosmos, plan, règne, race, nation, être humain. Réfléchissez aux divers groupes d'agents créateurs : logoï solaires, anges solaires, êtres humains, etc. Etudiez les phases du processus créateur et observez combien contient de vérité l'Antique Commentaire :

"Le son se répercuta parmi divers tourbillons de matière incréée et voici que le soleil et toutes les sphères mineures apparurent. La lumière se répandit à travers les diverses sphères et ainsi les nombreuses formes de Dieu, les divers aspects de Son manteau radieux brillèrent.

Les sphères vibrantes et palpitantes tournèrent. La vie dans ses nombreux stades et degrés commença le processus de développement et voici que la loi entra en action. Des formes apparurent et disparurent, mais la vie continua. Des règnes sortirent, contenant de nombreuses formes qui tournèrent ensemble, puis se séparèrent, mais la vie continua.

L'humanité, cachant le Fils de Dieu, le Verbe incarné, fit irruption dans la lumière de la révélation. Des races apparurent, puis disparurent. Les formes, voilant l'âme radieuse, émergèrent, atteignirent leur but, puis s'évanouirent
dans la nuit, mais la vie continua, fondue avec la lumière.
Elles s'unirent pour révéler la beauté, la puissance, la force active et libératrice, la sagesse et l'amour, que nous appelons un Fils de Dieu.

A travers les nombreux Fils de Dieu qui ne font qu'Un dans leur centre le plus intime, Dieu est connu dans son aspect de Père. Cette vie illuminée continua son chemin vers un point de pouvoir, de forces créatrices dont nous disons : "C'est le Tout, le Réservoir de l'Univers, le centre permanent des Sphères, l'Un".

Nous avons parlé des deux mots les plus significatifs de la quatrième règle, son et lumière ; il en émerge une idée dominante. L'âme doit être connue comme lumière révélatrice ; l'aspect esprit sera, plus tard, connu comme son. La lumière et l'illumination sont les prérogatives du disciple arrivé à la troisième initiation, tandis que la véritable compréhension du Son, du triple AUM, facteur qui synthétise la manifestation, est donnée à celui qui a la maîtrise dans les trois mondes.

Le mot vibration doit retenir notre attention, sans toutefois le dissocier du mot suivant, forme. La vibration, effet de l'activité divine, est double.
Provenant du règne de la subjectivité en réponse au son et à la lumière, elle provoque, tout d'abord, une réaction dans la matière. Elle attire ou réunit les atomes propres à construire molécules, cellules, organismes et, enfin, forme intégrée. L'aspect de la vibration doit être considéré comme dualité.

La forme, au moyen des cinq sens, devient consciente de l'aspect vibratoire de toutes les formes dans le milieu dans lequel elle fonctionne. Plus tard, dans le temps et l'espace, cette forme devient toujours plus consciente de sa propre vibration intérieure et, découvrant sa source originelle, s'éveille au soi et, plus tard, au règne du Soi. L'humanité est consciente de son milieu et, à l'aide de la vue, de l'ouïe, du toucher, du goût et de l'odorat, elle parvient à la connaissance du monde des phénomènes, vêtement extérieur de Dieu. La communication est établie entre le Soi et ce que nous appelons le monde de la nature. Au cours de l'appropriation et de la synthèse de cette connaissance par le mental, l'habitant de la forme passe par les stades suivants :

1.
La vibration est enregistrée et le milieu exerce son effet sur la forme.
2.
L'effet est noté, mais non compris. L'homme, soumis à la lente et constante pression de cet effet vibratoire, lentement s'éveille à la conscience ou perception spirituelle.
3.
Le milieu commence à susciter intérêt et désir chez l'homme.
L'attraction des trois mondes augmente constamment et retient l'homme durant des incarnations réitérées (mot plus correct littéralement et scientifiquement que le mot "répétées" ; chacun de nous est en réalité un mot "réitéré" qui résonne dans le temps et l'espace).
4.
Plus tard, quand la vibration des formes du monde des phénomènes est devenue monotone à cause de la pression répétée, exercée dans le cours de beaucoup d'incarnations, l'homme commence à devenir sourd et aveugle au monde familier du désir et des phénomènes. Devenu insensible à son impact vibratoire, il devient de plus en plus conscient des vibrations du Soi supérieur.
5.
Plus tard encore, sur le sentier de la Probation et du Discipulat, cette activité vibratoire plus subtile intensifie son attraction. L'attrait du monde extérieur cesse. Le monde intérieur domine sur la nature du désir.
6.
Peu à peu, pour employer le langage des psychologues modernes, dans la forme extérieure, qui est l'appareil de réaction au processus d'éveil au monde des phénomènes, le disciple édifie un nouvel appareil, plus subtil, capable de réagir au monde subjectif et d'en avoir la connaissance.
Ce stade atteint, le contact vibratoire avec le monde extérieur de la forme s'atténue peu à peu jusqu'à l'atrophie du désir. Tout semble aride et indésirable, incapable de satisfaire l'ardente aspiration de l'âme. Commence le difficile processus de réorientation vers un monde nouveau, vers un nouvel état d'être ; une condition nouvelle de la conscience s'établit ; mais, du fait que l'appareil subtil de réponse intérieure est au stade embryonnaire, un sentiment désagréable de vide, de tâtonner dans l'obscurité, prend possession de l'aspirant ; cette période de conflit spirituel et d'exploration met à l'épreuve son endurance et sa résolution jusqu'à l'extrême limite.

Pourtant – point encourageant à ne pas oublier – tout "s'accomplit selon la Loi et rien ne peut désormais empêcher que le travail se poursuive". Notez cette phrase de la quatrième règle. Vient un moment où l'homme est réellement "fondé sur le roc" et, bien qu'il puisse encore expérimenter l'alternance de la lumière et de l'ombre, bien que les vagues des eaux purificatrices puissent l'entraîner et menacer de le renverser, bien qu'il se sente sourd, muet et aveugle, rien ne saurait finalement abattre le dessein de son âme. Ce qui manque à l'homme, c'est un corps spirituel développé et équipé pour pouvoir répondre à la vibration du monde intérieur spirituel. Pourtant ce corps existe à l'état embryonnaire ; le secret de son développement et de son fonctionnement est dans l'attitude du cerveau quant aux fonctions du corps éthérique, intermédiaire entre le cerveau, le système nerveux et le mental, ou entre l'âme, le mental et le cerveau. Ce n'est pas le moment de développer ce sujet, mais cette indication est donnée à l'aspirant intelligent et avisé pour qu'il y réfléchisse.

Les stades suivants sont donc traités dans la quatrième règle ; ils ont été traités avec clarté et, toutefois, avec la parcimonie qui caractérise les écrits occultes.

1.
Intégration de la forme comme résultat de l'activité de l'âme par l'utilisation :
a.
du Son
b.
de la Lumière
c.
de la Vibration.
2.
Développement d'un appareil de réaction au monde des phénomènes.
3.
Détachement du monde des phénomènes comme effet de son usage et de la satiété qui s'ensuit ; emploi d'un appareil de réaction plus subtil.
4.
Réorientation de l'appareil de réponse de l'âme – mental, corps éthérique, cerveau et système nerveux ; l'homme parvient à la conscience du règne de l'âme, autre règne de la nature.
5.
Renoncement au règne des formes en faveur du règne de l'âme, ce qui devient une habitude ésotérique. L'homme se stabilise dans la vie spirituelle. Rien ne peut plus l'entraver.

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