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L'ÉNERGIE ASTRALE ET LA PEUR

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L'ÉNERGIE ASTRALE ET LA PEUR

 

Le sujet que nous examinons maintenant est d'application pratique, car il traite du corps astral, corps sur lequel l'homme est surtout polarisé et dont il est le plus fortement conscient. En réalité, le corps astral est encore au-delà du seuil de la conscience et l'homme n'est pas conscient du passage des forces à travers ce véhicule. Le plus qu'il en peut connaître s'exprime en termes de vitalité ou manque de vitalité. Le corps physique se fait sentir quand il ne fonctionne pas parfaitement ou quand l'un ou l'autre de ses appétits demande à être satisfait. La situation est tout autre quand il s'agit du corps astral qui est le véhicule de l'expérience pour la majorité des hommes. Rares sont ceux qui ne passent pas la plus grande partie de leur vie consciente à noter les réactions de ce corps et à vibrer entre deux pôles : bonheur ou malheur, satisfaction ou insatisfaction, assurance ou doute, courage ou peur. Cela signifie que la force et la vie inhérentes au véhicule émotif régissent l'expression de la vie et façonnent l'expérience de l'âme incarnée. Il nous est donc utile de chercher à comprendre ce que sont ces forces, leur origine et leurs réactions sur l'homme.
C'est là son champ de bataille et aussi le lieu de sa victoire.

Pour commencer, disons que toute énergie astrale fait partie de l'énergie astrale du système solaire et donc :

1.
Le corps sensible d'un être humain est un atome de substance du corps sensible du Logos planétaire.
2.
Le corps sensible (terme que je préfère à celui de "corps astral" du Logos planétaire est un aspect, non un atome, du corps sensible du Logos solaire.
3.
Celui-ci est, à son tour, influencé par des forces sensibles – dont il est le canal – émanant de vastes centres d'énergie hors de notre système solaire.

Dans ces conditions, on voit clairement que l'homme, fragment infime d'un tout plus vaste, lui-même incorporé dans un véhicule plus grand encore, est le point de rencontre de forces plus grandes et plus diverses que son cerveau ne saurait reconnaître. D'où la complexité de son problème et les possibilités qui naissent des expansions de conscience appelées initiations. Chaque courant d'énergie qui passe à travers son corps de désir et de réaction émotive n'est qu'une voie qui le conduit à des réalisations et des contacts toujours plus vastes. Là est la sauvegarde pour la majorité des hommes, car ils ont encore un appareil inadéquat pour enregistrer les infinies possibilités offertes par les voies de réalisation. Tant que l'appareil mental n'est pas suffisamment éveillé et dominé, il est impossible à l'homme d'interpréter et d'utiliser correctement les cognitions que son corps sensible pourrait – fort heureusement pas encore – lui transmettre.

A part la constante circulation, à travers son corps sensible, des énergies planétaires, solaires et cosmiques, tout être humain tire du plus grand Tout assez d'énergie astrale pour construire son propre corps astral séparé qui réagit à sa note particulière, coloré de sa propre qualité et qui le limite selon son degré d'évolution. C'est ce qui détermine son cercle astral infranchissable, définit les limites de la réaction émotionnelle à l'expérience de la vie, incorpore par sa qualité toute la gamme du désir, capable en même temps d'une immense expansion, de développement et de domination, sous l'impulsion du mental et de l'âme. Le corps astral est aussi soumis à l'activité vibratoire qui résulte de l'action réciproque entre lui et l'expérience sur le plan physique. Ainsi, est mise en mouvement la grande roue de l'expérience qui persistera jusqu'à ce que les quatre Nobles Vérités du Bouddha soient comprises et réalisées.

Dans le corps astral se trouvent les contreparties des centres éthériques ou laya et, par eux, les forces et les énergies (mentionnées plus haut) affluent dans le corps éthérique. Ces centres transportent les énergies provenant des sept planètes et du soleil dans toutes les parties de l'organisme sensible, mettant ainsi l'homme en rapport avec toutes les parties du système solaire. Il en résulte la fixation du destin de l'homme jusqu'au moment où il s'éveille à la compréhension de son héritage immortel et devient par-là sensible à des forces encore inconnues de beaucoup d'individus et qui émanent de la forme. C'est pourquoi l'interprétation d'un horoscope est souvent exacte s'il s'agit d'un sujet peu évolué et non encore éveillé. L'horoscope est erroné et inexact dans le cas d'un être humain très évolué.

L'homme commun est tel que le font ses désirs. Plus tard, l'homme est tel que sont ses pensées. Le corps astral, avec ses désirs et ses appétits, son humeur variable, ses sentiments et ses émotions, influence le corps physique par les forces d'attraction qui passent à travers l'homme et le guide ainsi infailliblement à réaliser ses désirs. Si les désirs de la nature sensible prédominent et sont dirigés vers des objectifs matériels, nous aurons l'homme aux forts appétits et dont les efforts sont dirigés uniquement à la satisfaction des sens. Si le désir porte au confort et au bonheur, nous aurons un homme sensuel, aimant le plaisir et la beauté et dont les efforts tendront à des buts égoïstes.

Il en est ainsi de toute la gamme des désirs, bons, mauvais, indifférents jusqu'à ce que se produise la réorientation des énergies astrales, de façon qu'elles soient dirigées vers des objectifs différents. Le désir devient alors aspiration et, peu à peu, on parvient à la libération de la roue des naissances ; l'homme n'est plus soumis à la nécessité de se réincarner. L'horoscope, comme nous l'entendons maintenant, devient inutile et le terme parfois utilisé de "horoscope de l'égo ou de l'âme" ne signifie rien. L'âme n'a pas de destin individuel, elle se fond dans l'Un. Son destin est celui du groupe et du Tout.
Son désir est la mise en œuvre du grand Plan, sa volonté est la glorification du Logos incarné.

Je suggère aux étudiants de se procurer "La Science des Emotions" de Bhagavan Das. C'est un excellent traité sur le corps sensible ou émotif, où sont exposés les facteurs qui concernent l'aspirant. Ce dernier se trouve devant le problème de la compréhension et de la maîtrise de sa nature émotive, de la technique de son développement et de la réorientation vers une expérience plus grande ; il se trouve devant la préparation aux épreuves et aux expansions qui le conduiront à la deuxième initiation majeure, celle du baptême, et à l'entrée définitive dans le courant. Par métaphore, disons que l'expérience qui l'attend sur le Sentier est exprimée dans les termes ésotériques suivants :

"Quand le ruisseau entre dans le Fleuve de la Vie, son passage se remarque pendant un bref instant, puis il se perd.
Quand les courants de la Vie émotive se rencontrent là où le fleuve passe au pied de la montagne, on distingue alors un ample courant qui se dirige vers le Nord."

Le symbolisme de ces lignes est évident et peut être employé pour décrire le flux des deux courants – Ida et Pingala – et leur fusion dans le fleuve de l'énergie qui monte à la tête. Là est le point de rencontre ; là s'accomplit le sacrifice de Golgotha (le lieu du crâne). 

L'étude du corps émotif de l'être humain sera facilitée si l'on considère ses diverses expressions ordinaires, car c'est en observant les effets et en cherchant à les maîtriser que l'homme arrive à la connaissance de soi et qu'il devient un Maître. Les manifestations les plus communes de l'activité astrale sont :

I. La Peur.
II. La Dépression ou son contraire, l'euphorie.
III. Le Désir de satisfaire les appétits physiques.
IV. Le Désir de bonheur.
V. Le Désir de libération, l'aspiration.

Ces activités comprennent pratiquement la plus grande partie des expériences émotives de l'homme ; nous les examinerons des trois points de vue suivants :

1. La cause.
2. L'effet.
3. La méthode de direction.

Remarquez que je dis "méthode de direction" et non "méthode de domination". Les aspirants doivent apprendre qu'ils travaillent avec et dans des forces, et qu'une activité juste ou fausse sur le plan physique est simplement due à la direction juste ou fausse des courants de force et non à des caractéristiques justes ou fausses inhérentes aux énergies mêmes.

I.
La Peur. C'est l'une des manifestations les plus courantes de l'énergie astrale ; elle vient en premier, car elle constitue, pour la grande majorité, le Gardien du Seuil et, en dernière analyse, le mal astral fondamental. Chaque être humain connaît la peur. L'intensité des vibrations de la peur va de celle des peurs instinctives du sauvage, fondées sur son ignorance des lois et des forces de la nature, sur sa terreur de l'obscurité et de l'inconnu jusqu'à la peur, que nous connaissons tous, de la perte des amis ou des êtres chers, de la santé, de l'argent, de la popularité, et à la peur qu'a l'aspirant, celle d'échouer, celle qui prend racine dans le doute, celle de la négation ou de l'annihilation, celle de la mort (commune à toute l'humanité), celle de la grande illusion du plan astral, de la fantasmagorie de la vie même, celle de la solitude sur le Sentier, celle de la peur elle-même.
On pourrait allonger cette liste indéfiniment ; mais il suffit de relever l'existence de peurs de toutes sortes. La peur domine beaucoup de situations et jette souvent son ombre sur les moments heureux de la vie. La peur réduit l'homme à un atome de vie sensible, timide et épouvanté devant l'énormité des problèmes de l'existence, conscient de son insuffisance, comme homme, à faire face à toutes les situations, incapable de transcender ses angoisses et ses doutes pour entrer en possession de son héritage de liberté et de vie. Souvent, il est si dominé par la peur qu'il craint pour sa raison. Le tableau de la peur n'est pas trop sombre, car la peur est l'énergie astrale dominante à notre époque et l'humanité sensible y succombe facilement.

Vous demandez : quelles sont les causes fondamentales de la peur.
Pour répondre à une telle demande, il faudrait se reporter à l'histoire ésotérique de notre système solaire ; il n'y a aucune réponse intelligible. Seul un initié avancé peut comprendre. La peur a ses racines dans la trame même de la matière. C'est, par excellence, l'expression ou l'effet du principe mental, le résultat de l'activité mentale. Le fait que tous les animaux connaissent la peur met le sujet sur un plan plus vaste que s'il s'agissait uniquement d'une faiblesse humaine ou d'un mauvais fonctionnement du mental humain. Elle ne dépend pas du fait que l'homme est doté de raisonnement. S'il se servait bien de son raisonnement, il pourrait éliminer la peur. La cause de la peur se trouve dans ce qui est appelé le "mal cosmique", un grand mot, sans grande signification  La peur est inhérente à la matière même et au jeu des paires d'opposés, âme et matière. L'âme sensible des animaux et des hommes est faiblement consciente des facteurs suivants :

a. L'immensité du Tout et le sentiment d'oppression qui en résulte.
b. La pression provenant de toutes les autres vies ou existences.
c. L'inflexibilité de la Loi.
d. Le sentiment d'être emprisonnés, limités et, par conséquent, inadéquats.

Dans ces facteurs, issus du processus même de la manifestation, qui persistent et croissent en puissance au cours des siècles, se trouvent les causes de la peur moderne et la base de toutes les angoisses, surtout celles qui sont purement psychologiques, très différentes de la peur instinctive de l'animal.

Donner des explications plus concrètes à ce sujet ne servirait à rien. A quoi servirait-il de savoir que la peur est une caractéristique du mal (ou de la matière) qui influence et caractérise fondamentalement le corps astral ou sensible de notre Logos planétaire ? Que gagneriez-vous si je vous décrivais le problème de cette Grande Vie en qui nous avons la vie, le mouvement et l'être alors que Lui, le Logos, sur le plan cosmique, cherche la libération et se trouve face à ses propres épreuves et propres expériences ? Comment trouver les termes adéquats pour faire comprendre la lutte cosmique entre des Vies aussi impersonnelles et sublimes ; les mots "son" ou "il" ou "épreuve" sont insuffisants à rendre la réalité. Les arguments du mal cosmique, de la progression cosmique, des problèmes cosmiques peuvent être laissés pour l'époque encore lointaine où les aspirants, ayant eu au moins la troisième initiation, auront perdu tout sentiment de séparativité. S'étant identifiés avec l'aspect Vie et non avec l'aspect forme, ils pourront, en quelque sorte, participer à l'état de conscience de notre Logos planétaire, être sensibles à son destin et avoir la vision, même fugitive, du miracle de la consommation.

Limitons-nous donc à porter notre attention à l'homme, spécialement à l'homme moyen, et voyons d'où viennent les vagues de la peur qui constamment l'assaillent et le dominent.

1.
La peur de la mort est fondée sur :
a. La terreur du processus de séparation finale dans l'acte même de mourir.

b. L'horreur de l'inconnu et de l'indéfinissable.

c. Le doute de l'immortalité.

d. La tristesse de laisser derrière soi les êtres chers ou d'être laissé derrière eux.
e. Les anciennes réactions à des morts violentes dans le passé, profondément ancrées dans le subconscient.

f. L'attachement à la vie de la forme avec laquelle la conscience s'était d'abord identifiée.
g. De faux enseignements sur le paradis et l'enfer, deux perspectives également déplaisantes pour certains types de personnes.

En tant que connaisseur du sujet de la mort par expérience, tant du point de vue du monde extérieur que de celui de l'expression de la vie intérieure, je vous dis : "Il n'y a pas de mort". Il n'y a qu'un passage à une vie plus pleine grâce à la libération des entraves du véhicule physique. Le processus de détachement n'existe pas sauf dans des cas de mort violente et soudaine ; même alors, il est très rapide, comparable au sens d'un péril imminent et destructeur, suivi comme d'un choc électrique. Pour les êtres peu ou pas évolués, la mort est littéralement sommeil et oubli, car le mental n'est pas suffisamment éveillé pour réagir à de nouvelles expériences et le réservoir de la mémoire est pratiquement vide.
Pour l'homme d'évolution moyenne, la mort est la continuation du processus de la vie dans sa conscience, la continuation des intérêts et des tendances habituels. Sa conscience reste la même. Il ne voit pas de différence d'un état à l'autre et souvent il n'est pas même conscient d'avoir vécu l'épisode de la mort. Pour les méchants, les égoïstes et les criminels, pour ceux qui vivent attachés à tout ce qui est matériel dans la vie, il y aura l'état que nous appelons "attachement à la terre". Les liens qu'ils ont forgés avec la terre et la nature terrestre de tous leurs désirs les forcent à demeurer proches de la terre et des lieux de leur dernière incarnation. Ils cherchent désespérément, et par tous les moyens, à reprendre contact avec tout ce qui est terrestre. Dans de rares cas, un grand amour personnel pour ceux qui sont demeurés ici-bas ou le fait de n'avoir pas accompli un devoir urgent retient aussi des individus plus évolués dans une telle condition. Pour l'aspirant, la mort est une entrée immédiate dans la sphère de service à laquelle il est déjà habitué, et qu'il reconnaît aussitôt comme familière, car, pendant son sommeil, il a développé un champ de service actif et d'étude. Maintenant il y travaille pendant vingt-quatre heures (pour employer les termes du plan physique) au lieu de n'y consacrer que les quelques heures de son sommeil terrestre.
Avec le temps, avant même la fin du prochain siècle, la mort sera considérée comme n'existant pas, au sens où on l'entend actuellement. La continuité de conscience sera si développée et un si grand nombre d'individus de type élevé fonctionneront simultanément dans les deux mondes, que l'antique peur disparaîtra. Le rapport entre le plan astral et le plan physique sera si fermement établi et si scientifiquement gouverné, que le travail des médiums en transe cessera, heureusement. La médiumnité avec transe et les matérialisations sous la direction de guides généralement indiens sont la perversion des rapports entre les deux plans comme le sont les perversions sexuelles par rapport aux relations normales entre les sexes. Il ne s'agit pas de l'activité des clairvoyants, si médiocre soit-elle, ni de la prise de possession d'un corps par des entités de haut niveau. Je parle des phénomènes de matérialisation, d'ectoplasme et de l'activité aveugle d'Atlantes dégénérés et d'âmes attachées à la terre que sont généralement les "guides indiens".
Il n'y a rien à apprendre d'eux et mieux vaut les éviter. Le règne de la peur de la mort est près de la fin et, bientôt, nous entrerons dans une période de connaissance et de certitude qui chassera toute peur. Pour éliminer la peur de la mort, il faut élever le sujet sur un plan plus scientifique et enseigner à mourir scientifiquement. Il y a une technique pour mourir comme il y en a une pour vivre, ignorée de presque tout l'Occident et en grande partie aussi de l'Orient, à l'exception de quelques centres de Connaisseurs. Nous reviendrons peut-être sur ce sujet, mais la pensée de l'attitude nécessaire à adopter en face de la mort doit être présente à l'esprit des lecteurs de ces lignes. Au cours de leurs études et de leurs réflexions, ils pourront recueillir du matériel intéressant et le publier.

2.
Peur de l'avenir. Cette peur tend à augmenter et sera la cause de beaucoup de détresse dans le monde avant d'être éliminée et vécue. Elle provient de trois possibilités de l'homme :
a.
D'habitudes mentales psychologiques instinctives profondément enracinées qui remontent à l'instinct primordial d'autodéfense. Les races sauvages ne les manifestent que peu.
Cet état d'esprit, tourné vers l'avenir et qui anticipe, est une caractéristique humaine et a en soi le germe de la faculté imaginative qui, liée aux processus mentaux, deviendra avec le temps méditation intuitive et visualisation qui est la vraie base de toute activité créatrice. A présent, pourtant, elle n'est qu'une menace et un obstacle. D'anciennes souffrances, des souvenirs affreux profondément ancrés dans le subconscient, remontent à la surface et causent une condition d'angoisse et de peur que nul raisonnement ne réussit à calmer. Les moyens de communication mettent toute personne au courant des tragédies et des souffrances de ses frères à des milliers de kilomètres. Les catastrophes en économie de notre époque provoquent des conditions de panique et d'angoisse et plus un individu est sensible, plus il réagit. La peur de l'avenir est donc un mélange de souvenirs instinctifs et d'imagination anticipative ; rares sont ceux qui y échappent. Soucis et anxiété sont le lot de tout homme ; il ne peut s'y soustraire que par l'intervention de l'âme.

b.
D'éclairs de prévision qui émanent de l'âme, laquelle demeure dans la conscience de l'Eternel Présent. Quand le contact avec l'âme est fermement établi et que la conscience du Connaisseur est stabilisée dans le cerveau, la prévision s'exerce sans terreur. La vision apparaît dans son ensemble et non comme un éclair, comme c'est le cas à présent. Le remède est le même : l'établissement de rapports si étroits entre l'âme et le cerveau, par le mental exercé et maîtrisé, que la cause et l'effet ne seront qu'un ; de justes mesures pourront être prises pour résoudre les problèmes correctement et au mieux. Les prévisions annoncent rarement des événements heureux ; la raison n'est pas difficile à trouver. L'humanité est au point où le Fils prodigue prend conscience de la futilité de la vie sur cette terre. Elle est prête à examiner avec attention le message du Bouddha car, depuis des siècles, elle est accablée par la guerre et la famine, par le désir, par les luttes relatives à la vie économique. La perspective se présente sombre à ses yeux, pleine de désastres et de cataclysmes. Pourtant, si l'homme appliquait le principe de la fraternité avec tout ce que cela implique dans la vie et le travail quotidien, dans toutes les relations, entre capital et travail, entre gouvernants et peuples, entre nations et nations, entre races et races, la paix s'établirait sur la terre et rien ne pourrait la troubler.
La règle est très simple et pourtant la majorité des hommes est encore bien loin de pouvoir l'actualiser.

c.
Une grande quantité d'angoisse et de peur peut être ressentie par un individu sans qu'elle ne le regarde en rien individuellement. Il est tout à fait possible qu'un homme adopte la peur d'autrui, alors que lui-même n'a rien à redouter.
Il peut s'identifier à tel point aux pressentiments de désastres qui menacent son prochain qu'il les interprète comme s'ils s'appliquaient à lui-même. Incapable de se dissocier des réactions des autres, il absorbe tant du poison présent dans leurs auras émotives et mentales, qu'il est entraîné dans un tourbillon d'angoisse et de peur. Pourtant, s'il le savait, l'avenir ne lui réserve aucune catastrophe. Il est simplement victime de l'illusion, mais l'effet sur son corps astral et son plexus solaire est réel. C'est un cas particulièrement fréquent aujourd'hui où il y a tant d'âmes sensibles et aspirant au bien, inexpérimentées quant au maniement du karma mondial, livrées aux souffrances des autres et incapables de distinguer leur destin du destin des autres.
Il est aussi possible à l'aspirant avancé et à ceux qui foulent le Sentier du Disciple d'entrer en contact avec d'anciennes vibrations de mal et de souffrance sur le plan astral, vibrations appartenant au passé. Il est aussi possible qu'ils réussissent à lire un certain fragment des archives akashiques au sujet d'un malheur qui concerne un individu ou un groupe d'individus qu'eux-mêmes ne verront peut-être jamais tout en ressentant la souffrance, conséquence des renseignements ainsi obtenus.

3.
Peur de la douleur physique. Cette peur est à la base de toutes les anxiétés de certaines gens bien qu'ils ne s'en rendent pas compte. Elle est le résultat des trois autres sortes de peurs, de la tension ainsi créée dans le corps astral, de la tension causée par l'emploi de la faculté imaginative et du raisonnement sur le système nerveux physique. Ce dernier devenu hypersensible est capable de provoquer des souffrances physiques aiguës. Les douleurs physiques qui sont de peu d'importance pour les types normaux ou peu sensibles deviennent pour eux insupportables.
Ceux qui soignent les malades doivent en tenir compte et prendre les mesures nécessaires pour diminuer la souffrance par l'usage de calmants et d'analgésiques. Chez un homme dont le contact avec l'âme est fermement établi, qui a développé la faculté de sortir de son corps physique et d'y rentrer à son gré, de telles aides sont superflues. Ce peut être des mesures d'urgence, rendues nécessaires par le karma mondial et le degré d'évolution de l'humanité. Il ne s'agit naturellement pas de l'usage de stupéfiants et de la drogue par des gens déséquilibrés, mais d'un usage judicieux de tranquillisants selon les sages ordonnances du médecin.

4.
Peur de l'échec. Elle est commune à beaucoup de gens et dans des domaines divers. La peur d'échouer, la peur de ne pas inspirer amour et admiration des êtres chers, d'être sous-estimé, de ne pas saisir une bonne occasion sont des aspects d'un complexe de peur ou complexe d'infériorité qui caractérisent la vie de beaucoup de braves gens. La cause en est à un milieu peu compréhensif, à un mauvais équipement pour les tâches qui se présentent, dans certains cas, il peut s'agir d'un disciple, une grande âme prête à fouler le sentier de Probation. Il a déjà eu un certain contact avec l'âme et la vision des possibilités qui s'offrent à lui.
Il compare sa personnalité à la tâche qu'il devrait accomplir et à la qualité de ceux avec qui le nouveau travail l'a mis en contact ; il se sent pris alors d'un complexe d'infériorité très puissant parce qu'il est alimenté par des courants de force venant d'en-haut.
Nous savons que l'énergie suit la pensée et qu'elle est colorée par la qualité de cette pensée. L'homme considère d'un œil critique et dégoûté sa personnalité et par-là même il alimente les déficiences qu'il déplore et se rend plus inapte encore à sa tâche. C'est un cercle vicieux qui doit être compensé par la compréhension de l'aphorisme : "Un homme est tel que sont ses pensées". S'il fixe son attention sur la nature de son âme omnisciente, il devient semblable à cette âme manifestée par la personnalité.

Ce bref résumé des principales peurs qui affligent l'humanité ne fait qu'effleurer le sujet pour avoir l'occasion de présenter quelques suggestions pratiques.

II.
La dépression et son pôle opposé : l'euphorie. En abordant le sujet de la dépression, nous entrons dans un domaine très vaste ; rares sont ceux qui y échappent. La dépression est une sorte de miasme, un brouillard qui environne l'homme et l'empêche de voir clairement, d'avancer avec assurance et de connaître la réalité. Elle fait partie de la grande illusion astrale. Ceci compris, on verra pourquoi elle existe, car sa cause est astrale ou physique et dépend de la situation mondiale ou de circonstances personnelles. Nous pouvons donc étudier la dépression et en indiquer les causes.

1.
Le mirage mondial. Il entraîne l'individu, même celui dont les conditions personnelles ne le conduiraient pas à la dépression, dans les profondes sphères de la réaction mondiale. Le mirage mondial, avec ses résultats dévitalisants et déprimants, a ses racines dans divers facteurs que nous indiquerons brièvement.
a.
Les facteurs astrologiques qui influencent l'horoscope planétaire et donc les individus, et les facteurs raciaux. Ces deux facteurs sont souvent négligés.
b.
La course du soleil dans les cieux. La course vers le sud tend à exercer une influence vibratoire plus basse ; les aspirants devraient en tenir compte en automne et durant les mois d'hiver.
c.
La partie sombre de la lune. La période qui va de la lune décroissante à la nouvelle lune. Ceci, comme vous le savez, a de l'influence sur le travail de méditation.
d.
Les facteurs psychologiques et les inhibitions de masse. Ils sont dus, sans aucun doute, à des forces extérieures à la planète et aux plans dont les visées sont obscures au commun des mortels. Ces forces agissent sur l'humanité et influencent les êtres les plus sensibles. Ceux-ci, à leur tour, influencent leur milieu ; peu à peu s'établit un champ de force qui se propage à travers une nation ou une période, ou un cycle d'années et produit des conditions de profonde dépression et de méfiance réciproque. Cela crée un état d'auto-absorption et dégénère en panique et vagues d'inquiétude. Le fait que les conséquences en soient militaires, économiques, sociales ou politiques, qu'elles prennent la forme d'une inquisition religieuse, d'une crise financière ou de méfiance internationale, est secondaire. Les causes sont à rechercher dans le plan du processus évolutif et sont régies, même si on ne le comprend pas, par la bonne Loi.

2.
La polarisation astrale. Tant que l'homme s'identifie à son corps émotif, tant qu'il interprète la vie selon son humeur changeante et ses sentiments, tant qu'il réagit au désir, il aura des moments de désespoir, d'angoisse, de noir, de doute et de dépression. Ceux-ci sont dus au mirage du plan astral qui déforme, détourne et trompe.
Inutile d'insister sur cet argument. S'il y a un facteur dont les aspirants sont conscients, c'est bien la nécessité de se libérer de la Grande Illusion. Arjuna le savait et pourtant il succomba au désespoir. Cependant, au moment le plus difficile, Krishna ne l'abandonne pas, mais lui donne, dans la Gita, de simples règles pour surmonter la dépression et le doute. Ces règles peuvent être résumées de la façon suivante :

a.
Connais-toi comme Etre immortel.
b.
Maîtrise ton mental, car c'est par lui que l'Etre immortel peut être connu.
c.
Apprends que la forme n'est que le voile qui cache la splendeur de la Divinité.
d.
Réalise que la vie Une imprègne toutes les formes ; aussi il n'y a ni mort, ni angoisse, ni séparation.
e.
Détache-toi de l'aspect forme, viens à Moi et tu demeureras là où se trouvent Lumière et Vie. C'est ainsi que prend fin l'illusion.

La polarisation astrale rend l'homme ouvert à toutes les réactions émotives et le soumet aux divers sentiments de masse. Ainsi il est entraîné dans des tourbillons d'énergie non dominée et de force émotive mal dirigée qui conduisent à la guerre mondiale, à la panique dans le domaine de la finance, à un renouveau religieux ou au lynchage. C'est aussi ce qui porte l'individu à un état de grande euphorie et de bonheur éphémère où la "lumière trompeuse" du plan astral lui révèle de fausses sources de plaisir ou d'euphorie collective, ce qui se manifeste par l'hystérie – une gaieté sans retenue – qui est précisément l'opposé au fait de s'abandonner aux larmes qu'on ne saurait retenir. Je ne parle pas ici de la vraie gaieté ni de l'humour, mais d'accès d'hilarité assez fréquents, suivis de réaction de fatigue et de tristesse.

3.
Diminution de la vitalité physique, dont les causes peuvent être :
a.
Un corps éthérique épuisé.
b.
Une maladie physique, congénitale, ou apportée d'une vie antérieure, ou contractée accidentellement, ou due à des réactions émotives mauvaises, ou encore due à un karma de groupe, comme dans le cas d'épidémie.
c.
Les conditions atmosphériques, facteur souvent négligé. Mais la nature du climat : densité, humidité, sécheresse, chaleur, froid, a un effet marqué sur l'attitude psychologique.
Si vous étudiez toutes les causes, même secondaires ou temporaires, de la dépression et de son pôle opposé, vous trouverez qu'elles peuvent être classées dans l'une ou l'autre de ces subdivisions. La cause connue, il n'est pas difficile de trouver le traitement.

Je me suis arrêté assez longuement sur les deux premières manifestations de la force astrale, la peur – peur de la mort, de l'avenir, de la douleur, de l'échec et les nombreuses peurs mineures qui affectent l'humanité – et la dépression, parce que ces deux peurs constituent pour l'homme le Gardien du Seuil dans cette ère et ce cycle. Toutes deux indiquent la réaction sensible à des facteurs psychologiques et ne peuvent être soignées par le moyen d'un autre facteur tel que le courage. Elles doivent être envisagées par l'omniscience de l'âme, agissant par le mental, et non par son omnipotence. Ces mots ont un sens occulte. Je ne m'occuperai pas des autres facteurs déjà énumérés, comme le désir de bonheur, de satisfaction des appétits physiques et de libération, car ceux-ci ne constituent généralement pas un problème pour la majorité des hommes avancés. Il y aurait beaucoup à dire sur leur manifestation et leur cause, mais quand la peur et la dépression seront vaincues, l'humanité entrera en possession de son héritage de bonheur, de vraie satisfaction (dont les désirs énumérés plus haut ne sont que des symboles) et de libération. Occupons-nous tout d'abord des maux de base. Ceux-ci dominés, il ne reste qu'à s'orienter correctement et à se polariser sur l'âme.

Nous allons examiner comment corriger les vibrations erronées dans le corps astral et diriger l'énergie astrale dans la juste direction. Nous avons traité longuement du corps astral et examiné les diverses manières erronées dont il manifeste sa présence. L'humanité vibre de l'une ou de l'autre de ces manières ; le corps astral (émotif) de l'homme moyen n'est presque jamais libéré de tout sentiment, peur ou émotion, ce qui a produit le développement anormal du plexus solaire. Pour les masses, le plexus solaire et le centre solaire régissent l'existence ; c'est pourquoi le désir des biens matériels et celui des plaisirs sexuels sont si étroitement liés. Chez l'animal, le plexus solaire joue le rôle de cerveau et régit toutes les réactions instinctives, sans être autant lié à l'expression purement sexuelle que chez l'homme. Quand le cerveau devient sensible au réveil du mental et n'est plus occupé entièrement par le mécanisme qui enregistre les impressions sensorielles, nous aurons l'orientation qui, avec le temps, élèvera la conscience jusqu'aux centres situés au-dessus du diaphragme. Le plexus solaire, limité à son ancienne fonction, dirigera la vie purement instinctive. Pour l'étudiant avancé, le plexus solaire est encore l'organe de la sensibilité psychique et le restera jusqu'à ce que des pouvoirs psychiques supérieurs remplacent les pouvoirs psychiques inférieurs et que l'homme fonctionne comme âme. Alors la vie sensorielle passera au-dessous du seuil de la conscience.

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