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LES NOUVEAUX GROUPES DES SERVITEURS DU MONDE

LA FONDATION DE LA HIÉRARCHIE

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LA FONDATION DE LA HIÉRARCHIE

 

Les diverses énergies qui agissent sur l'être humain produisant son développement constituent son champ d'expérience. Ces deux mots, développement et expérience, devraient toujours être liés, car l'un réagit sur l'autre et inversement. Le fait d'être soumis à l'expérience dans le monde de la forme détermine parallèlement le développement de la conscience. Ce développement, qui produit des changements constants dans la réalisation et, par conséquent une réorientation constante vers un nouvel état de conscience, conduit nécessairement à de nouvelles expériences, à l'expérience de nouveaux phénomènes, de nouveaux états d'être et de conditions dimensionnelles jusqu'alors inconnues. D'où la réaction fréquente du disciple au fait que, pour lui, il n'y a pas de paix. La paix était l'objectif de l'aspirant de l'époque de l'Atlantide. La réalisation est l'objectif du disciple aryen. Il ne peut demeurer statique, ni s'arrêter ; constamment, il s'adapte à de nouvelles conditions, apprend à fonctionner en elles puis à les voir disparaître pour être remplacées par de nouvelles conditions. Tout cela continue jusqu'à ce que la conscience soit stabilisée dans le Soi, l'Un. L'initié sait alors qu'il est l'Unité, observant la fantasmagorie phénoménale de la vie dans la forme.

Il passe du sens de l'unité à celui de la dualité et, de là, à une unité supérieure. D'abord, le Soi s'identifie à l'aspect forme à un point tel que la dualité disparaît dans l'illusion que le Soi est la forme, ce qui constitue apparemment tout ce qui est. Puis vient le stade où le Soi intérieur commence à devenir conscient de Lui-même aussi bien que de la forme ; nous parlons du soi et de ses enveloppes, du soi et du non-soi. Ce stade de dualité est celui de l'aspirant ou du disciple jusqu'au moment de sa préparation pour la troisième initiation. Il commence par savoir qu'il est une entité spirituelle confinée dans la forme. Le changement de la conscience, qui s'identifie d'abord avec la forme et qui, ensuite, se reconnaît entité spirituelle, est lent et graduel, et l'aspirant apprend la leçon de l'endurance (au point d'endurer le non-soi) jusqu'à arriver à un point d'équilibre où ni l'un ni l'autre ne prédomine. Cela produit un état d'apparente négativité et d'inertie qui peut durer une vie ou même deux et il semble que peu de chose soit accompli dans l'une ou l'autre direction. C'est une indication précieuse pour ceux qui travaillent dans le champ spirituel quant à leurs relations avec autrui. Puis le point d'équilibre change et l'âme commence à élargir son influence et, graduellement, l'aspect de la conscience affirme sa domination. Toutefois, la dualité persiste, car l'homme s'identifie parfois à son âme, parfois à la forme. C'est le stade où se trouvent maintenant beaucoup de disciples très sérieux. Peu à peu, l'homme est "absorbé" par l'âme et, ainsi, se met en rapport avec tous les aspects de l'âme dans toutes les formes jusqu'au jour où il se rend compte qu'il n'est rien d'autre que l'âme ; alors, l'état d'unité supérieure l'emporte.

Ces points sont importants et demandent toute notre attention, car certaines écoles de pensée, comme le Védanta et d'autres écoles de mystiques, mettent l'accent sur l'aspect vie et semblent nier la dualité. D'autres écoles comme celle des théosophes enseignent le fait du soi et du non-soi, ce qui peut être interprété comme dualité. Toutes ont raison et toutes sont utiles les unes aux autres. Il faut se rappeler qu'au cours de la manifestation, nous travaillons d'une unité relative, par la dualité, à une autre unité, de la manière suivante :

1.
Unité de la forme, où le soi apparemment s'identifie à la forme et est absorbé par la vie de la forme.
2.
Dualité fluctuant entre le soi et la forme, la conscience se polarisant tantôt dans l'un, tantôt dans l'autre.
3.
Unité de l'âme où l'âme existe seule et où seulement le fait d'être est enregistré dans la conscience.
On voit ainsi que les deux écoles ont raison et que le concept de dualité n'est qu'un pas sur la voie qui conduit à l'union essentielle avec la Vie Une.

Il faut garder à 1'esprit que comme le champ de bataille (kurukshetra) pour l'aspirant est le plan astral, ainsi le champ de bataille pour le disciple est le plan mental. Là est son kurukshetra. L'aspirant doit apprendre à maîtriser sa nature psycho-affective par le moyen du mental. C'est ce que Krishna cherche à rendre évident quand il enseigne à Arjuna à diriger ses pas vers la juste vision. Le disciple doit intensifier son attention mentale et, par le juste usage du mental, parvenir à une plus haute réalisation, rendre actif un facteur supérieur, celui de l'intuition.

L'aspirant répète en soi le développement de l'humanité et revit son drame.
Pour le comprendre, il faut connaître certains faits au sujet de ce drame et du travail de la Hiérarchie. Je les énumère :

1.
Le mouvement pour la diffusion de la Doctrine Secrète dure depuis dix-huit millions d'années.

2.
Quatre seulement des instigateurs originaux demeurent encore avec nous. L'œuvre d'impulsion et de direction est maintenant entre les mains de trois groupes d'êtres vivants, c'est-à-dire :
a.
Aux mains de ceux qui appartiennent à l'humanité terrestre et qui ont les qualités nécessaires pour ce service.
b.
Aux mains de certains Etres venus dans notre système d'évolution terrestre, mais provenant d'autres systèmes planétaires.
c.
Aux mains d'un grand nombre de dévas dont l'évolution est supra-humaine.
Ces trois groupes, dans leur ensemble, forment la Hiérarchie occulte de la planète ; ils travaillent en trois divisions principales et en sept groupes comme l'enseignent beaucoup de livres sur la théosophie et comme le résume Initiation humaine et solaire.

3.
Dans les premiers stades, cette Hiérarchie était appelée de divers noms, entre autres Temple d'Ibez.

4.
Parlons de la fondation du Temple d'Ibez. Pour ce faire, il faut étudier la période de l'arrivée de la Fraternité Blanche sur la terre et le problème qui la confrontait alors. Cela implique la reconnaissance de certains faits qui n'ont pas été pris en considération de manière adéquate. C'est, en occultisme, un fait avéré que la venue de la Hiérarchie occulte constitua pour l'humanité une date mémorable. Elle produisit deux faits :

1.
La cristallisation du groupe d'âmes appelé aujourd'hui le quatrième règne ou règne humain.

2.
L'éveil de manas ou mental dans l'homme-animal de trois manières :
a.
Par l'incarnation directe de certains membres de la Fraternité Blanche, introduisant ainsi des facteurs nouveaux et nécessaires de transmission à leurs enfants.
b.
Par l'implantation de ce que les Ecritures occultes appellent "l'étincelle de l'esprit" dans l'homme-animal. C'est là une manière pittoresque de décrire la création par l'intervention directe de l'unité mentale ou appareil de la pensée au sein du corps causal ou spirituel.
c.
Par la stimulation graduelle de la faculté mentale dans l'homme-animal et l'impulsion constante de vie donnée au germe latent du mental jusqu'à ce qu'il s'épanouisse en mental manifesté.
Tout ceci couvrit une vaste période et, bien que la Fraternité eût son centre à Shamballa et dirigeât de là ses activités, il fut jugé nécessaire, au cours de la première sous-race de la race-racine atlantéenne, de faire certains efforts afin que l'évolution procédât selon le Plan. Ceux qui étudient ces mystères doivent toujours se rappeler que, même si l'on parle de Shamballa comme d'un lieu existant sur le plan physique et occupant un point déterminé de l'espace, la matière physique est éthérique, et le Seigneur du Monde et ses assistants des degrés supérieurs occupent des corps formés de substance éthérique.

5.
Il y a environ dix-sept millions d'années (La venue sur terre de la Hiérarchie et la fondation de Shamballa remontent à environ dix-huit millions et demi d'années), il fut décidé d'établir sur le plan physique dense une organisation, un siège central des mystères, d'avoir un groupe d'adeptes et de chohans qui fonctionneraient dans des corps de matière dense pour subvenir aux besoins de l'humanité qui s'éveillait rapidement.

6.
Le premier avant-poste pour la Fraternité de Shamballa fut le Temple original d'Ibez situé au centre de l'Amérique du Sud. Une de ses branches fut trouvée beaucoup plus tard dans les anciennes institutions Mayas et dans l'adoration du Soleil comme source de vie dans le cœur de tous les hommes. Une deuxième branche fut, encore plus tard, établie en Asie. Ses adeptes dans l'Himalaya et l'Inde méridionale en sont les représentants, bien que leur travail ait changé. Plus tard, des découvertes révéleront la réalité des anciennes formes de travail de la Hiérarchie, des documents et des monuments anciens seront mis à jour, certains à la surface du sol, d'autres profondément cachés sous terre. Au fur et à mesure que seront révélés les mystères de l'Asie centrale dans la région qui s'étend de la Chaldée et de Babylone à travers du Turkestan à la Mandchourie, y compris le désert de Gobi, il est prévu qu'une grande partie de l'histoire primitive des disciples d'Ibez sera révélée.

Remarquons que le mot Ibez est littéralement un acrostiche qui cache le nom véritable du Logos planétaire de la terre dont l'un des principes est actif en Sanat Kumara, faisant de lui une incarnation directe du Logos planétaire et l'expression de sa conscience divine. Ces lettres sont les initiales des vrais noms des quatre Avatars des quatre globes de notre chaîne terrestre qui incorporent quatre des principes divins.
Les lettres I B E Z ne sont pas les vraies lettres Sensar (si une expression aussi peu adéquate peut être employée pour une écriture idéographique), elles n'en sont qu'une déformation européanisée. La véritable signification est communiquée lors de la quatrième initiation quand la nature du Logos est révélée et qu'Il a pris contact avec ses quatre Avatars grâce au travail de médiation de Sanat Kumara.

7.
Disons un mot du travail des adeptes d'Ibez et de leurs mystères. Il convient de faire remarquer que toute la tendance de leur travail était différente de celle des adeptes actuels. Leur objectif était de stimuler le mysticisme et d'évoquer la reconnaissance du règne de Dieu dans l'atome humain. La nature de leur travail est très difficile à comprendre pour l'homme moyen d'aujourd'hui à cause du différent état de conscience atteint. Les adeptes d'Ibez avaient affaire à une humanité encore dans l'enfance dont la polarisation et la coordination étaient instables et imparfaites. Le mental était peu ou pas développé.
Les hommes fonctionnaient, dans la plupart des cas, plus consciemment sur le plan astral que sur le plan physique. Une partie du travail des premiers adeptes, qui agissaient sous la direction de Shamballa, était de développer les centres d'énergie de l'être humain, de stimuler son cerveau et de le rendre conscient de soi sur le plan physique. Leur objectif était la réalisation du royaume de Dieu à l'intérieur et peu d'attention était donnée, dans la formation des disciples, à la réalisation de Dieu dans la nature ou dans d'autres unités.
A cette époque, il était nécessaire d'employer des méthodes plus physiques que celles permises aujourd'hui. Les lois de l'énergie qui agissent par les divers centres furent enseignées jusqu'au moment où fut fait un autre grand changement dans les méthodes hiérarchiques ; la porte entre le règne animal et le règne humain fut close et celle de l'initiation s'ouvrit. Il fut décidé dès lors que l'homme était suffisamment individualisé et qu'il avait atteint un développement de conscience tel que pouvait s'opérer un changement radical dans les méthodes et la pratique. Une longue période fut nécessaire. Dans le culte phallique, dans les pratiques de la magie tantrique et dans celle des Hatha-Yogis qui sont parvenues jusqu'à nous, nous avons les restes des pratiques primitives du Temple sous forme d'enseignement phallique avili. L'humanité enfant de l'époque de la Lémurie et du début de l'époque de l'Atlantide dut recevoir un enseignement sous forme de symboles et par des méthodes qui, pour nous, seraient infantiles, primitives et que l'homme aurait dû transcender il y a des millions d'années.

8.
Au moment où s'ouvrit la porte de l'initiation, il y a des millions d'années, la Loge prit deux décisions. Elle décida :
Que l'individualisation devait cesser jusqu'à ce que l'homme ait non seulement coordonné son corps physique et son corps astral, et soit capable de penser consciemment, mais qu'il ait aussi transcendé le physique et l'astral.

Que le sentier du mysticisme devait finalement conduire au sentier de l'occultisme, que des plans devaient être prévus, pour donner l'enseignement, que des mystères devaient être organisés pour révéler la nature de Dieu en tout ce qui est visible et non seulement en l'homme. A l'homme, il doit être enseigné que, même étant un individu, il fait partie d'un grand tout et que ses intérêts doivent être subordonnés à ceux du groupe.

Graduellement, l'enseignement fut réorganisé et les programmes enrichis. Les mystères se développèrent au fur et à mesure que les hommes étaient prêts ; alors vinrent les merveilleuses Ecoles de Chaldée, d'Egypte, de Grèce, et bien d'autres.

9.
Mentionnons trois faits :

a.
Le point d'évolution relativement bas atteint par beaucoup de gens et leur polarisation sur le plan physique.

b.
Le travail des adeptes de la Loge noire et ceux qui suivent le sentier de gauche. Quand les adeptes d'Ibez (selon les instructions des Maîtres de Shamballa) commencèrent à se retirer dans les Temples pour rendre les mystères encore plus inaccessibles et pour éviter les abus et les déformations, un certain nombre d'anciens disciples, plusieurs ayant déjà pouvoir et connaissance, luttèrent contre eux déterminant ainsi l'une des causes de l'apparition de la magie noire et de la magie blanche et rendant nécessaire l'intervention du Déluge et ses eaux purificatrices.

c.
Les puissantes formes-pensées construites dans les mystères primitifs d'Ibez existent encore, surtout en Amérique. Ce gigantesque "Gardien du Seuil" de tous les vrais mystères doit être éliminé avant que l'aspirant ne puisse continuer.

10.
Le travail des adeptes d'Ibez et les mystères du Temple d'Ibez persistent et sont accomplis par des maîtres et des adeptes incarnés dans le monde entier. Ils enseignent la signification de la psyché, égo ou âme, et de l'être humain, afin que l'homme puisse être vraiment ce qu'il est, un Dieu marchant sur la terre, ayant soumis sa nature inférieure (physique, astrale et mentale) à la domination de l'âme, ou aspect Amour, non seulement en théorie, mais en fait et en vérité.
Alors, le corps physique n'aura plus d'attrait pour l'homme réel ; la nature affective et le corps du désir ne l'égareront plus et le mental n'exclura pas ce qui est vrai et spirituel. L'homme divin emploiera les trois véhicules au service de l'humanité. Le règne humain aura transcendé ses limites et l'homme passera dans le règne spirituel pour y apprendre de nouvelles leçons comme devait le faire l'humanité dans l'enfance, quand elle passa du règne animal au règne humain, instruite pour son travail par les Maîtres d'Ibez.

A l'époque de l'Atlantide, le but que se proposait la Hiérarchie des Maîtres fut d'éveiller l'amour en l'homme comme premier pas vers l'éveil du centre du cœur. Pour cela, les Maîtres se concentrèrent délibérément dans le centre du cœur et travaillèrent entièrement par ce centre, lui subordonnant leurs possibilités mentales et leur énergie mentale. Ils tinrent leur force mentale en attente en instruisant les initiés jusqu'au moment où ces derniers seraient prêts pour la troisième initiation. Dans notre race, les conditions sont changées. La Hiérarchie travaille uniquement sur les niveaux mentaux basant tous ses efforts sur ce qui a été accompli en rapport avec le centre du cœur. Jusqu'à la troisième initiation, les disciples doivent travailler avec l'énergie mentale, s'efforçant de la diriger, de la maîtriser et de s'en servir. Leur effort se concentre sur la transmission, à partir du niveau égoïque, de l'aspect volonté de l'âme qui doit s'imposer à la personnalité jusqu'à ce qu'elle devienne l'exécutrice automatique de ce que l'âme impose. L'intuition alors gouverne et les énergies du plan de l'intuition, ou bouddhique, commencent à influencer la personnalité. Avant d'arriver au stade où l'intuition prédomine, plusieurs vies doivent être vécues pendant lesquelles l'intuition fait partiellement sentir son influence et pendant lesquelles l'aspirant apprend le sens de l'illumination. Jusqu'à la troisième initiation incluse, le facteur dominant est le mental illuminé et non la perception intuitive ou raison pure. Après cette initiation qui marque le passage hors de la conscience de la forme, l'initié peut fonctionner à volonté sur le plan de l'intuition et le mental concret est repoussé à l'arrière-plan jusqu'à ce qu'il fasse autant partie de l'appareil instinctif subconscient que la nature instinctive dont les psychologues matérialistes font tant de cas. Perception intuitive, vision pure, connaissance directe et capacité d'utiliser les énergies indifférenciées du Mental Universel sont les caractéristiques principales des adeptes de la race aryenne. J'emploie le mot "indifférencié" au sens de non-soumis à la multiplicité ; certaines distinctions existent néanmoins. La volonté de l'âme, du fait qu'elle se trouve sur l'un des sept rayons, est remplacée par la volonté du Tout.

Ces mots ne signifient pas grand-chose ou du moins n'ont-ils qu'une signification théorique pour les étudiants de ce groupe. En disant que la volonté transmise par le mental dominé s'incarne en sept types d'énergie auxquels correspondent autant de types d'hommes, on répondra sans doute que c'est clair et que cela n'offre pas de difficulté à la compréhension. Mais, comprenez-vous vraiment ? Sept types d'énergie, sept types de mentalité qui y réagissent et qui dépendent des sept types de rayon : dans cette énonciation, notons les différenciations de l'aspect âme comme le mental les comprend. Ce sont les différenciations qui remplacent la multiplicité des différences de l'aspect forme.
Ce sont pourtant des distinctions et des différenciations qui persistent en l'homme jusqu'à la troisième initiation. Elles l'entraînent à certaines activités et à des tendances de vie déterminées par son rayon particulier. Ce sont des distinctions mentales. Toutes les âmes sur le plan mental prennent la forme d'anges solaires ou de divins Fils du mental. Nous avons ainsi le groupement et la centralisation des énergies par lesquelles le Plan se réalise par le moyen de sept départements.

A un stade ultérieur, quand certaines transitions importantes ont lieu dans la conscience et que la forme a perdu son influence, ces divisions disparaissent et le plan apparaît dans son ensemble ; la Vie est connue dans son unité essentielle et le mot "monade" commence à prendre sa vraie signification.

Les aspirants doivent se souvenir que toutes les distinctions et toutes les catégories sont le produit du mental et qu'elles sont dues aux modifications du principe de la pensée et à la domination de la forme par l'énergie mentale. Le Penseur central de l'univers travaille par le pouvoir de la pensée, aussi le problème qui consiste à surmonter ces distinctions et ces différences est presque insoluble jusqu'au moment où l'aspirant arrive à se soumettre au deuxième aspect de la divinité et se soustrait à la domination du troisième, l'aspect matière. Toutefois, jusqu'à la troisième initiation, même le deuxième aspect implique la dualité inhérente à l'amour même, car il y a toujours celui qui aime et celui qui est aimé, celui qui désire et ce qui est désiré, celui qui cherche et ce qu'il cherche. Ce n'est que lorsque le premier aspect, qui est énergie unificatrice et Vie, qui entraîne toutes les formes et toutes les dualités en une grande synthèse, est perçu lors de la troisième initiation, que l'on peut comprendre et réaliser pratiquement ce que je viens de dire. Je chercherai encore à simplifier en donnant trois déclarations claires dans lesquelles je résumerai le travail que doit accomplir le disciple pour maîtriser les énergies du monde mental.

1.
Le travail sur le plan mental produit la réalisation de la dualité. Le disciple cherche à faire fusionner consciemment l'âme et son véhicule en une seule unité. Il vise à réaliser qu'ils sont Un. L'unification du soi et du non-soi est son objectif. Il a fait le premier pas dans cette voie quand il cesse de s'identifier à la forme et reconnaît, au cours de cette période de transition, sa dualité.

2.
Le mental bien utilisé enregistre donc deux types d'énergie ou deux aspects de la manifestation de la Vie Une. Il enregistre et interprète le monde des phénomènes et celui des âmes. Il est sensible aux trois mondes de l'évolution humaine. Il devient aussi sensible au royaume de l'âme. Il est le grand principe médiateur dans la période transitoire de la double reconnaissance.

3.
Plus tard, l'âme et son instrument deviennent si unis et harmonisés que la dualité disparaît ; l'âme sait d'être ce qu'elle est, a été et sera.
Il existe un ancien chant de l'époque de l'Atlantide qui n'est plus chanté aujourd'hui, mais qui, dans les temps anciens, était chanté par l'initié qui recevait la troisième initiation, l'initiation qui indiquait le point maximum de réalisation atteint à cette époque. La traduction des symboles dont il était composé entraîne la perte du rythme et de sa puissance :

"Me voici entre ciel et terre ! J'ai la vision de Dieu et j'en vois les formes. Toutes deux me sont détestables. Elles n'ont aucun sens pour moi, car l'une est hors de mon atteinte et l'autre, l'inférieure, ne m'inspire plus d'amour.

Je suis déchiré. L'espace et sa vie me sont impossibles à connaître, aussi je n'en veux point. Je ne connais que trop bien le temps et ses myriades de formes. Entre l'un et l'autre, sans désir, je suis suspendu.

Dieu parle du haut des cieux. Un changement survient. J'écoute d'une oreille attentive et, en écoutant, je tourne la tête. La vision qui apparaît, pourtant inaccessible, est plus proche de mon cœur.
Les anciens désirs reviennent, puis s'évanouissent ; de vieilles chaînes se rompent avec bruit. Je m'élance en avant.

Des myriades de voix s'élèvent et me retiennent sur la voie. Le grondement des sons de la terre couvre la voix de Dieu. Je me retourne et, une fois encore, j'ai la vision des joies et des plaisirs longtemps éprouvés sur la terre. Je perds la vision des choses éternelles et la voix de Dieu n'arrive plus à mon oreille.

Je suis de nouveau déchiré, mais pour un instant.
Mon petit moi, semblable à un oiseau instable, prend son essor vers le ciel, puis revient se poser sur un arbre. Mais Dieu, de son haut lieu, attend. Et maintenant je sais que Dieu sera victorieux et qu'il deviendra seigneur de mon mental et de moi-même.
Ecoutez mon joyeux péan ! L'œuvre est accomplie.
Mon oreille est sourde à tous les appels de la terre, excepté à la faible voix de toutes les âmes cachées dans les formes, car elles sont pareilles à moi ; je suis uni à elles.

La voix de Dieu sonne clairement et les faibles voix des petites formes s'évanouissent et disparaissent dans cette voix qui résonne. Je demeure dans un monde d'unité. Je sais que toutes les âmes sont Une.

Je suis emporté par la Vie universelle sur ma voie, la voie de Dieu et je vois toutes les énergies mineures mourir. Je suis le Un ; moi, Dieu. Je suis la forme où se fondent toutes les formes. Je suis l'âme dans laquelle toutes les âmes s'unissent. Je suis la Vie et, dans cette Vie, demeurent toutes les petites vies."

Ces mots chantés selon les antiques formules sur des notes choisies étaient très puissants et conduisaient à des résultats précis dans certaines cérémonies anciennes qui n'existent plus depuis longtemps.

A ces trois déclarations, nous pourrions en ajouter une quatrième :

4.
Quand la chitta ou substance mentale est mise en activité par des idées abstraites (pensées du mental divin chargées de l'énergie de leur créateur et donc cause d'effets phénoménaux dans les trois mondes), et quand s'y ajoute la divine et synthétique compréhension du dessein et de la volonté de Dieu, alors les trois aspects du mental sont unifiés.
Nous en avons parlé et les avons appelés :
1.
Substance mentale ou chitta.
2.
Mental abstrait.
3.
Intuition ou raison pure.

Tous trois doivent être unifiés dans la conscience de l'aspirant. Le disciple alors a construit un pont (antahkarana) qui relie :

1.
La triade spirituelle.
2.
Le corps causal.
3.
La personnalité.

Ceci fait, le corps égoïque a atteint son but, l'Ange solaire a accompli sa tâche et l'aspect forme de l'existence est inutile, car il ne servait que comme moyen d'expérience. L'homme entre dans la conscience de la monade, l'Un. Le corps causal se désintègre, la personnalité s'efface et l'illusion prend fin. Telle est la consommation du Grand Œuvre ; un autre fils de Dieu est entré dans la Maison du Père. Il est probable qu'il devra ressortir dans le monde des phénomènes afin de travailler au Plan, mais il ne sera plus soumis au processus de manifestations inévitable aux autres hommes. Il peut alors construire, pour son travail, son propre corps d'expression et il peut travailler par le moyen de l'énergie, selon le Plan. Notez ces mots, car ils renferment la clé de la manifestation.

L'étude des énergies sur lesquelles notre attention est attirée en étudiant la dixième règle nous a conduit à considérer :

L'énergie de la personnalité qui émane :

a.
de l'homme coordonné,
b.
des êtres humains dominants,
c.
des groupes tels que :
a.
La Hiérarchie des adeptes.
b.
Le groupe, en voie d'intégration, des mystiques de la nouvelle ère.
Ce groupe de mystiques gagne chaque année en importance.
Les énergies planétaires qui émanent :

a. des sept planètes,
b. de la terre,
c. de la lune.

On ne peut noter que peu de chose sur ces énergies et les suivantes, car il s'agit ici d'une série d'instructions pour les aspirants et non d'un traité sur les énergies.
Les énergies solaires qui émanent

a. du soleil physique,
b. de sources cosmiques.

En réfléchissant à ces énergies, il faut garder présent à l'esprit qu'elles nous parviennent par certaines Vies, dont elles constituent le corps et qui sont appelées Dévas, subdivisées en groupes majeurs et mineurs. Par conséquent nous agissons constamment dans le corps de ces vies et nous les influençons. Ceux d'entre vous qui ont étudié le Traité sur le Feu Cosmique pourront juger utiles les informations suivantes :

1.
Les types de dévas inférieurs, constructeurs sur le sentier de l'évolution, sont des dévas violets ; viennent ensuite les dévas verts et, finalement, les dévas blancs. Ils sont tous dominés par un quatrième groupe ; ils gouvernent les processus exotériques de l'existence sur le plan physique.
2.
Toutefois, il ne faut pas oublier que, sur un échelon inférieur de l'échelle évolutive, il y a d'autres groupes de vies, appelés à tort dévas, qui agissent conformément à la loi et qui sont gouvernés par des entités supérieures. Il y a, par exemple, les formes plus denses de la vie gazeuse, appelées souvent salamandres ou élémentaux du feu.
Elles sont gouvernées par le Seigneur Agni, seigneur du plan mental ; dans cette ère mentale, l'élément feu entre dans le mécanisme nécessaire à la vie comme jamais auparavant. Si l'on éliminait les produits réalisés par la chaleur, notre civilisation serait paralysée. Ce serait la fin de tous les moyens de transport et d'éclairage : les usines cesseraient leur activité. Ces vies ignées se trouvent dans tout ce qui brûle et dans la chaleur qui entretient toute vie sur terre et cause la prospérité de tout être vivant.
3.
Selon la loi de Correspondance, le plan mental a une analogie avec le troisième sous-plan du plan physique, plan qui est la sphère de recherches de la science. Le mental s'exprime surtout dans le monde de la matière, ce que nous appelons la civilisation scientifique.
4.
Agni régit le plan mental et domine sur le troisième sous-plan des plans éthériques. Il est le seigneur du cinquième plan, comptant de haut en bas, employant ces mots symboliquement. Au cours de ce présent cycle mondial, Agni est l'influence dominante, bien que Indra, seigneur du plan bouddhique ou de l'intuition, exerce une domination subtile qui augmente régulièrement. Toute l'humanité s'achemine vers le quatrième plan, plan de l'union entre les trois niveaux inférieurs et les trois niveaux supérieurs, mais, pour le moment, le plan mental ou plan du feu est le plus important.
5.
De même que les hommes, dans certaines incarnations, sont polarisés dans des corps divers, parfois le mental, parfois l'astral, de même on pourrait en déduire que notre Logos planétaire est polarisé dans son corps mental et qu'il s'efforce d'atteindre à sa quatrième initiation cosmique, ce qui rendrait possible pour nous la quatrième initiation, car il nous entraîne avec lui et, à notre niveau particulier, nous progressons en tant que cellules de son corps.
6.
Avec le temps, Indra dominera et sera inaugurée l'époque de l'air, laquelle se développera à mesure que le principe bouddhique se manifestera et que se produira l'unification. On peut en voir une confirmation dans la maîtrise qu'exercent de plus en plus les hommes sur l'air. Au sens ésotérique, tout dans l'avenir deviendra plus léger, plus raréfié et plus éthéré. Je choisis mes mots avec soin.
7.
"Notre Dieu est un feu dévorant". Cette expression se réfère à Agni, facteur dominant de cette époque. Les dévas du feu joueront un rôle de plus en plus important dans les processus de la terre. C'est à eux qu'incombe l'inauguration du Nouvel Age, le nouveau monde et la nouvelle civilisation. La dernière transition fut dominée par Varouna, seigneur des eaux.
8.
Agni ne régit pas seulement les feux de la terre et le plan mental, mais il contribue pour beaucoup à l'éveil du feu sacré, Kundalini. Notez la correspondance. A peu près les trois cinquièmes de la cinquième race-racine sont proches du Sentier de Probation ; avec l'avènement de la nouvelle ère et la venue du Christ sur terre, en son temps et en son lieu (remarquez comme je m'exprime avec soin ; des affirmations dogmatiques en termes du mental concret sont inopportunes), nombreux seront ceux qui pourront faire l'effort nécessaire pour parvenir à la première grande initiation. Ils commenceront à passer du cinquième au quatrième plan. Le Seigneur du Feu accomplira son travail particulier pour ce cycle, éveillant le feu Kundalini chez tous ceux qui seront prêts, au cours de ce siècle déjà et au cours des prochains mille ans.
Plus tard, dans votre travail, il vous sera indiqué, selon vos aptitudes, des méthodes d'approche à ces forces dominantes ; cela viendra subjectivement et non par magie ou formules. La juste vibration sera atteinte automatiquement et produira les justes conditions et les justes rapports.

Nous n'avons pas de temps à perdre dans des complications d'ordre planétaire ou à parler du jeu réciproque des énergies solaires ; nous nous occuperons des lois de la vie spirituelle pratique. J'exprime seulement quelques pensées à propos de la nouvelle ère, qui permettront à l'homme de progresser vers l'obtention de son glorieux héritage. Ce dernier lui appartiendra en vertu de la bonne Loi et par l'expérience des renaissances. Par cette expérience, il apprendra à dominer et à utiliser correctement la forme.

Les formes en soi ne sont pas l'expression d'une personnalité. Pour justifier ce terme, trois types d'énergie doivent être présents, fondus, amalgamés et coordonnés en un seul organisme qui fonctionne. La personnalité est donc une fusion d'énergie mentale, d'énergie affective et de force vitale, les trois énergies étant cachées ou révélées (notez la terminologie) par une coquille extérieure, ou forme, de matière physique dense, chargée d'énergie négative. Le résultat de l'union de ces trois énergies en une forme objective est la conscience de soi. Leur fusion produit le sens de l'individualité qui justifie l'emploi du mot "Je" et qui se réfère à tout ce qui arrive à soi-même. Là où cette entité centrale consciente existe, qui utilise le mental, qui réagit avec sensibilité par le corps émotif et donne énergie au corps physique dense, via le corps vital, là est une personnalité. C'est l'existence de la conscience de soi dans la forme. C'est la prise de conscience de l'identité par rapport à d'autres identités, ce qui est vrai de Dieu comme de l'homme. C'est un sens d'identité qui persiste seulement pendant le processus créateur et pour autant que l'aspect matière et l'aspect conscience présentent l'éternelle dualité de la nature. Les formes du règne subhumain ne sont pas conscientes de cette identité ; seuls les êtres humains la possèdent ; les formes et les consciences du règne supra-humain la possèdent, mais la transcendent.

La personnalité est donc l'état de conscience dont le facteur conditionnant réside dans la matière mentale ; ce peut être transcendé quand la matière mentale n'est plus le facteur dominant. Comme la matière mentale individuelle est partie intégrante du Mental Universel et comme le principe mental est inhérent à toutes les formes, le sens de l'individualité et de la conscience de soi est toujours possible. Dans les états de conscience supérieurs, il est toutefois relégué et subordonné. Par exemple, Dieu peut éternellement être conscient de la réalité qui constitue le Soi et dont dépend l'intégrité du système solaire et des relations entre le système solaire et d'autres systèmes, mais la conscience de Dieu et celle de la divinité solaire ne s'occupent pas de leur soi. Il est inférieur au seuil de la conscience divine à la suite de périodes et d'expériences passées et il est devenu partie de la nature instinctive cosmique comme le sont toutes les autres caractéristiques instinctives humaines.

Le centre de l'Attention Eternelle (si je puis employer une expression aussi inhabituelle pour un argument où les mots sont presque sans valeur) est dans des domaines de conscience au-delà de notre compréhension. Ils en sont aussi éloignés que l'est la conscience d'un Maître de Sagesse de celle d'une fourmi ou d'une souris. Il est donc inutile de s'y arrêter. Pour nous, et avant tout, compte l'accomplissement de la personnalité, c'est-à-dire l'enregistrement ou la perception du soi intérieur ; ensuite vient l'utilisation de cette personnalité, puis son sacrifice pour le bien du groupe, avec la fusion qui en découle, celle du soi dans l'unique Soi et celle de l'âme individuelle consciente et consentante dans la sur-âme ou âme universelle.

"Je suis" est le cri de chaque être humain. "Je suis cela" est le cri de toute personnalité qui, ayant réalisé elle-même, exprime la volonté de l'entité qui l'habite, la vraie personne. "Je suis ce que je suis" est le cri de l'âme individuelle, perdue dans le Tout, qui est consciente de son unité avec le soi de tout.

Les caractéristiques de l'individu qui commence à fonctionner comme personnalité sont : simplicité, clarté, égoïsme. Il ne faut pas oublier que le premier pas sur la voie de la réalisation de soi est nécessairement l'égoïsme. Le premier obstacle que doit surmonter la personne très évoluée est précisément le sens du soi personnel, ce qui est le prolongement de l'attitude égoïste. Les caractéristiques sont donc les suivantes, dans l'ordre :

1.
La capacité de dire : Je suis, je désire, je veux.
2.
La conscience d'être le centre de son petit univers. "Autour de moi les cieux se meuvent et les étoiles tournent" est la devise de ce stade.
3.
Le sens du drame et la capacité de se voir soi-même comme le centre de son entourage.
4.
Le sens de la responsabilité et la tendance à considérer les membres de la famille humaine comme dépendant de soi.
5.
Le sens de sa propre importance, conséquence du stade précédent, ce qui se démontre comme pouvoir et influence quand il y a une entité réelle qui se développe derrière le masque (persona), et se traduit par la vantardise et la présomption quand il s'agit d'une créature mesquine et égoïste.
6.
Le pouvoir d'employer toutes ses ressources de manière à ce que le mental et le cerveau fonctionnent synchroniquement et que la nature émotive soit subordonnée, dominée, maîtrisée. Cela présuppose l'augmentation constante du pouvoir de se servir de la pensée.
7.
La capacité de vivre une vie coordonnée, afin que l'homme tout entier fonctionne, guidé par un clair dessein (exprimant l'énergie de la volonté), par le désir (exprimant l'énergie émotive ou psychique) et par la vitalité qui met le véhicule physique dans la ligne du dessein et du désir.
8.
Le pouvoir d'influencer, de guider et de maintenir les autres dans la direction du dessein et du désir individuels.

Quand ce stade a été atteint, les trois énergies qui constituent la personnalité ont été fondues avec succès et le mécanisme ou instrument du soi intérieur devient le centre d'un groupe, point focal pour d'autres vies ; c'est un individu influent et magnétique qui pousse les autres à former des groupes et des organisations. Il devient chef de parti, d'institutions religieuses ou politiques ou, dans certains cas, de nations. Ainsi naissent des personnalités dominantes. Elles connaissent la différence entre le centre de pouvoir, le soi, et ce qui lui est nécessaire ; finalement elles arrivent à la conscience de leur vocation, au sens véritable du mot.

Ce développement successif est accompagné parallèlement d'une croissance de la conscience de l'âme, bien que le mode d'expression de cette dernière dépende surtout du rayon où se trouve l'Entité intérieure spirituelle.

Il y a un point que l'aspirant doit noter avec soin. La signification des mots "croissance spirituelle" est généralement interprétée comme développement religieux. Un homme est jugé spirituel s'il s'intéresse aux Saintes Ecritures, s'il est membre d'une Eglise et s'il est dévot. Cette définition n'est pas exacte, elle n'est pas complète. Elle ressort de l'influence exercée sur la pensée et de la terminologie de l'ère des Poissons par l'effet du sixième rayon et de l'activité de l'Eglise chrétienne, toutes choses nécessaires et inhérentes au Plan, mais qui (en dehors de leur contexte) ont conduit à donner une importance exagérée à certaines expressions divines et à sous-estimer d'autres manifestations tout aussi vitales de la conscience divine.

La vraie signification des mots "croissance spirituelle" est plus large et embrasse d'autres manifestations en plus de l'étude du mysticisme et de la religion proprement dite, pour répandre la vérité métaphysique. La puissance, le dessein et la volonté sont trois qualités et expressions divines et peuvent être démontrées tant par un Mussolini que par un pape. Dans les deux cas, le mécanisme d'expression modifie et atténue les qualités et devient une entrave.
Une personnalité puissante peut fonctionner dans n'importe quel domaine de l'activité humaine et son œuvre peut être dite spirituelle dans la mesure où elle se fonde sur un idéalisme élevé, sur le plus grand bien pour le plus grand nombre et sur un effort désintéressé. Idéalisme, service de groupe et sacrifice sont les caractéristiques des personnalités qui deviennent toujours plus sensibles à l'aspect de l'âme dont les qualités sont : connaissance, amour et sacrifice.

C'est pourquoi, dans toutes les écoles vraiment ésotériques, l'accent est mis sur le motif. Les gens qui sont de fortes personnalités, chez qui se développe la conscience de groupe, s'orienteront inévitablement, dans une vie quelconque, vers une école ésotérique et seront guidés de telle manière que l'âme domine et utilise la personnalité.

Les caractéristiques marquantes des personnalités qui ne sont pas encore centrées sur l'âme, ou régies par elle, sont : domination, ambition, orgueil, manque d'amour pour le tout, même si fréquemment elles aiment ceux qui leur sont nécessaires, qui contribuent à leur bien-être.

Dans le développement de l'humanité, on observe les stades suivants :

1. Conscience animale.
2. Individu polarisé affectivement, égoïste et régi par le désir.
3. A ces deux stades, s'ajoute la compréhension intellectuelle des conditions de l'environnement.
4. Stade de responsabilité envers la famille et les amis.
5. Stade de l'ambition et du désir d'influence et de pouvoir dans quelque domaine de l'expression humaine ; d'où nouvelles initiatives.
6. Coordination des qualités de la personnalité sous l'effet de ces stimuli.
7. Stade de l'influence utilisée égoïstement, souvent avec des effets destructeurs, car les buts supérieurs ne sont pas encore vus et compris.
8. Stade de la conscience de groupe croissante qui apparaît :
a. comme un champ d'occasions,
b. comme une sphère de service,
c. comme un champ où le sacrifice pour le bien de tous devient glorieusement possible.
Ce dernier stade met l'homme sur le Sentier du Disciple qui inclut celui de la phase de la probation.

Le problème consiste à savoir sur quel échelon de l'échelle évolutive et dans quelle phase de développement on se trouve à un moment donné. Derrière chaque être humain, s'étend une longue série de vies ; certains se dirigent maintenant vers le stade où domine l'expression égoïste de la personnalité et ils deviennent des individus à pleine perception consciente. C'est pour eux un pas en avant comme l'est, pour vous, le Sentier du Disciple. D'autres individus sont déjà des personnalités et ils font des expériences avec l'énergie qui passe à travers eux, pour réunir autour d'eux, ceux qui vibrent à l'unisson avec leur note et pour qui ils ont un message. De là les myriades de petits groupes à travers le monde, qui travaillent dans chaque domaine de l'expression humaine. D'autres ont dépassé ce stade et sont en train de changer le centre de leur expression personnelle dans les trois mondes, poussés par une énergie qui est l'aspect supérieur de l'énergie de la personnalité. Ils ne travaillent, ni ne luttent, ni ne font des projets pour exprimer leur personnalité, pour augmenter leur influence dans le monde, ni pour attirer magnétiquement un groupe de personnes dont l'attention serait fixée sur eux, alimentant ainsi l'orgueil et l'ambition. Ils commencent à voir les choses dans une perspective nouvelle et plus juste. A la lumière du Tout, la lumière du petit soi pâlit, de même que la lumière des atomes du corps est oblitérée dans la lumière de l'âme quand celle-ci flamboie dans toute sa gloire.

Quand ce stade de désintéressement, de service, de subordination au Soi unique et de sacrifice pour le groupe devient l'unique objectif, l'homme a atteint le point où il peut être reçu dans le groupe mondial de mystiques, de ceux qui connaissent, de travailleurs de groupe, groupe qui est la réflexion, sur le plan physique, de la Hiérarchie spirituelle.

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