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Fais-moi mal, envoie-moi au Ciel !

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Fais-moi mal, envoie-moi au Ciel !

Une note d'esprit

Bon ou mauvais, spirituel ou égoïste, un désir n’a pas de prix. On serait prêt à tout sacrifier pour le satisfaire, pourvu qu’on en soit libéré. Oscar Wilde a écrit :

 » Il y a deux tragédies dans la vie : l’une est de ne pas satisfaire son désir et l’autre de le satisfaire »

 

Et Oscar, dans le genre wild (« sauvage » en anglais, pour ceux qui ne sont pas  bilingues comme moi…) il en connaissait un rayon !

Dans les deux cas, la passion inassouvie ou rassasiée entraîne sa victime vers la souffrance promise. C’est inéluctable. Même après avoir obtenu ce que l’on voulait ardemment, on continue d’éprouver une attirance pour d’autres objets de désir. « J’en veux encore ! Encore plus ! » On se déchaîne pour obtenir ce que l’on veut, quitte à s’y enchaîner.

Tout avait si bien commencé entre nous…

Il y a d’abord le temps de la découverte, où nos sens découvrent les plaisirs inconnus et interdits… C’est nouveau, c’est bon, c’est fort ! On y goûte puis on y revient, mais toujours un cran au-dessus. L’extase! On croit avoir le dessus : on gère ! Il en va ainsi pour le sexe, l’alcool, les drogues, le jeu, mais aussi en sport, avec la nourriture, les sentiments et même en spiritualité…

Tout commence par un bien, un mieux-être accompagné de la certitude qu’on a la main.

La clope :  j’arrête quand je veux !

Le jeu : je tente ma chance !

La méditation: je fais monter la kundalini ! Les yogis en herbe « gèrent » les énergies, ils les font monter parce qu’ils veulent atteindre l’illumination à tout prix, selon leur désir, selon leur volonté. Le problème, c’est qu’ils jouent avec du feu qu’ils ne maitrisent pas et ils se brûlent.

On pense toujours avoir le dessus avec le désir, car le mal commence toujours en faisant du bien.

Puis arrive le temps des premières difficultés. La pression monte, la difficulté à gérer se fait sentir. On a du mal à contrôler son désir au quotidien qui s’intensifie. Chaque journée devient une sorte de course contre la montre, un véritable compte à rebours entre l’instant présent et la prochaine dose.

Savez-vous ce qu’est la bigorexie ? Un terme que vous avez peut-être entendu si vous êtes accro au jogging. La bigorexie (de l’anglais ‘big’ –gros et du suffixe –orexie : rapport avec l’appétit) désigne le besoin excessif d’une activité physique intense et procurant des résultats visibles (gros muscles, aucune graisse). Ceux qui se lèvent à 4h du matin pour aller courir 2h avant le boulot, en remettent une couche entre midi et deux et finissent leur journée par une bonne séance de décrassage ont développé une addiction aux endorphines. Le sport à outrance crée des junkies comme les autres…

Alors, tous boulimiques ?

La boulimie est l’excès en toute chose, le fait de « ne pas pouvoir se passer de »

C’est le jeu des 3 familles : physique, émotionnel, mental. Quelle est votre boulimie ?

Vous ne pouvez pas vous passer de courir ? de votre portable ? de fumer ? de faire l’amour ? de manger, de boire ?

Vous avez peur de rester seul ? vous avez besoin de prendre soin des autres en permanence ? de vous rendre indispensable ?

Vous êtes obnubilé par l’ambition ? le désir de tout comprendre, de tout maîtriser ? la volonté d’en imposer aux autres ?

Ce sont nos trois mondes, trois parties de nous qui, si elles ne sont pas gérées à l’équilibre, peuvent nous rendre esclaves. Le cercle vicieux, c’est de devenir l’esclave consentant de ses propres désirs, comme si le fait de « vivre ses désirs » était devenu synonyme de liberté et d’épanouissement. Mais c’est précisément l’inverse qui se produit.

Une note d'esprit

La victime consentante se présente à son bourreau, lui remet les chaines, les liens et le fouet et lui dis:  Fais moi mal, Johnny, Johnny, Johnny ! (cliquez sur le lien)

Je sais, c’est du masochisme, me direz-vous et tout le monde n’est pas maso ! Mais actuellement, notre monde a érigé au rang de qualité (voire de vertu) des mots tels « performance », « passion », « mentalisme » comme s’ils définissaient l’état de celui qui vit pleinement sa vie… Et ça, les outils de communication de masse l’ont très bien compris !

La pub : l’art de susciter le désir

Êtes-vous une bonne cible ? Retrouvez le produit qui se cache derrière ces slogans et gagnez un an d’abonnement à… Ça va aller, oui ?

  1. Un café nommé désir
  2. (…) : jouez avec vos émotions
  3. (…) la perfection au masculin
  4. (…) C’est plus fort que toi
  5. Parce que je le vaux bien
  6. Pour rugir de plaisir…
  7. (…) : des sensations pures

Telle une formule magique, un message a le pouvoir de déclencher en nous une réaction obsessionnelle, quasi incontrôlable.

« C’est plus fort que moi ! » Dans ces moments là, on serait capable de se jeter sur un burger bien juteux alors même qu’on sort de table ! d’avoir un orgasme à la seule vue d’une fille se lavant les cheveux… ou de croire à la guérison de nos intestins grâce un yaourt et sa bactérie miracle (scientifiquement prouvé !)

Pourquoi les médias ont-ils réussi à devenir si puissants ? Car les pubards et les conseillers en comm’ ont exploité la faille de l’être humain, qui est de confondre sa nature propre avec ses désirs illusoires. C’est le fait de s’identifier au non-soi (à tout ce qui est passager) par opposition au Soi, le noyau immuable en chacun de nous.

En usant du pouvoir des mots, les communicants ont brouillé les pistes et changé les codes d’accès à notre être intérieur. Aujourd’hui, le langage cru et les images choc ont pour but de faire exploser tous les tabous et tous les repères.

Ce qui compte, c’est de vous faire croire qu’avoir envie, c’est être en vie (sinon, c’est que vous êtes morts: cqfd !)

Pourquoi la pub continue-t-elle de marcher ?

Une note d'esprit

Le langage publicitaire est une incantation. Elle instrumentalise les émotions du public pour le persuader de la valeur d’un produit, ou d’un programme. Le problème est que ce travail de magie n’est pas vertueux. Il est vicieux, au sens où les « magiciens » du verbe et de l’image n’en font usage qu’à des fins égoïstes et ambitieuses. C’est bien connu : le sexe, la jouissance, l’envie font vendre. De même que la haine ou la peur sont d’excellents moteurs pour inciter le public à voter, s’assurer pour se protéger du…  » hasard  » (ouuuuh, ça fait peur…)

 L’Empire des sens

  • Notre corps physique constitue à lui seul un empire de besoins et d’appétits qui, si l’on n’y prend pas garde, peut nous transformer en bête ! « Une bête de sexe », « manger comme un cochon », être fort comme un bœuf », etc. L’homme vit à travers son instinct et ses besoins grégaires.
  • Le monde des émotions est celui des grandes marées intérieures ! Plus de 60% de notre corps est constitué d’eau ! Et symboliquement, cette eau représente nos émotions. On est envahi, transporté, submergé… On peut aller jusqu’à se noyer dans un verre d’eau ! Les émotions non maitrisées sont tous les désirs qui nous font souffrir, qui nous tordent les entrailles.

Le saviez-vous?

Concentrez-vous sur la dernière émotion que vous avez ressentie aujourd’hui. Sans la juger, essayez de la localiser dans votre corps. Très souvent, c’est la zone du plexus solaire qui est concernée.

Le plexus solaire est un centre nerveux en lien avec tous les organes de l’abdomen. C’est par exemple la boule au ventre, la sensation de poids ou de tension, les nausées, le fameux « nœud à l’estomac »… C’est aussi l’impression que cette zone « bat », comme si le cœur était descendu dans l’estomac. C’est la zone émotionnelle que les messages (publicitaires, politiques, de propagande) cherchent à viser en priorité pour vous faire réagir. Ne soyez plus l’esclave de vos émotions, mais à leur écoute.

  • Le mental. C’est notre sens de synthèse qui analyse toutes les données à longueur de journée. C’est l’intellect. Livré à lui-même, il tourne en rond comme un hamster en cage ! « Je cogite, je cogite ! Ça tourne en boucle dans ma tête » et pendant ce temps, il nous bétonne dans des certitudes. On appelle cela le mental concret.

Attention au mythe du mental : l’intellect n’est pas une fin en soi ! C’est une faculté de mémoire, rien de plus. Le mental est un outil de stockage d’informations, mais en aucun cas l’outil ne peut remplacer la raison pure, l’intuition qui est la capacité de saisir immédiatement les idées et de percevoir les vérités fondamentales.

Avoir la grosse tête, c’est quoi en fait ? Ce que font beaucoup d’ « intellectuels », d’énarques et de technocrates : s’identifier à son  » über-mental «  et croire qu’il peut tout solutionner et sauver le monde. Quelle illusion !

Le mental concret n’a jamais défini un idéal ou trouvé de solutions à un problème. Il ne peut apporter de lumière, car c’est un outil, pas une source !

On ne résout pas un problème avec les modes de pensée qui l’ont engendré (Albert Einstein)

Ci-mer Albert ! En effet, le mental « con-crée » (notez la richesse de vocabulaire de l’auteur…) par l’éducation, le conditionnement, les pensées toutes faites, devient une prison dont il va falloir se libérer, c’est-à-dire :

  1. Se déprogrammer
  2. Laisser son mental au repos ; faire le vide pour y voir clair
  3. Réévaluer ce qu’on a appris

Pas facile ! D’abord, parce le mental va lutter pour ne pas mourir ! Ensuite, parce que le programme d’endoctrinement commence dès la naissance (vaccins, éducation, programmes scolaires, repas de famille, messe du dimanche…) et tout au long de la vie. Une société dite bien-pensante engendre des individus formatés, conformes aux normes en vigueur. À tel point qu’on ne fait plus la différence entre ce qui est Vrai et ce qu’on nous a appris à considérer comme vrai.

Une note d'esprit

Journal intime d’un bien-pensant :

  • L’argent : Il faut bien gagner sa vie et réussir dans la vie !
  • La vérité : Si c’était vrai, ça se saurait !
  • La famille : La famille avant tout : c’est sacré !
  • La réussite : Si à 50 ans on ne peut pas se payer une Rolex, c’est qu’on a raté sa vie !
  • Le travail : La meilleure façon de se payer un costard, c’est de travailler. De la même école : Il faut travailler plus pour gagner plus…
  • La santé : y’ pas de mal à se faire du bien !
  • La religion : Si Dieu existait vraiment, il n’y aurait pas de guerre !
  • La Vie, la mort : On ne vit qu’une fois, alors faut en profiter ! Live fast, die young!

De mots valises, des phrases toutes faites qu’on a entendues dire un jour puis qu’on a intégrées. Pourquoi ? Par peur d’être jugé, ou rejeté. C’est la motivation inhérente au désir de reconnaissance : il vaut mieux donner l’image qui sera conforme aux attentes de ma famille, d’un patron, de mon pays, etc. plutôt que d’être conforme au Soi intérieur. Or, adopter les idées d’une société bien-pensante, c’est satisfaire au désir du conformisme. Ah, le conformisme : c’est confortable !

Un Bien commence toujours par un mal

Il ne s’agit pas de prôner l’abolition des désirs simples (savoir reconnaître ses besoins, définir ses aspirations, identifier ses émotions et ses envies). Si après avoir lu cet article, vous vous dites que la seule issue, c’est la carrière monastique, c’est que je me suis mal fait comprendre ! Siddhartha Bouddha était là avant moi pour vous le dire:

Cessez le désir qui est la cause de toutes les souffrances

Pour ma part, ce que je vous invite à faire, c’est un bref état des lieux de vos besoins, de votre routine quotidienne et de vos objectifs dans la vie. Qu’est-ce qui me pousse à me lever le matin (en dehors du radio-réveil) ? Est-ce que je me sens obligé de faire telle ou telle chose? Qu’est-ce que je me promets d’arrêter/de commencer et que je n’arrive pas à démarrer/à couper net? Il serait sain d’identifier ses désirs et d’apprendre à s’en détacher pour ne plus les vivre comme une foule de tourments inutiles et asservissants. Briser les idoles faussement libres, faussement sauvages qui veulent nous faire croire que le bonheur, c’est ça:

Une note d'esprit

ps: sa sauvagerie me fait vraiment froid dans le dos, presque autant que son brushing et que sa joie de vivre contagieuse !

Se faire du bien, ça commence souvent par un mal

L’excès de cross-fit ne vous rendra pas plus fort : il va vous épuiser. L’excès de passion ne va pas vous rendre plus heureux : il va vous rendre dépendant. L’excès de pensées ne vous rendra pas plus performant : il va vous brûler les neurones. Ce qui compte, c’est de trouver l’état de quiétude intérieure que rien ne peut troubler : ni le burger juteux, ni la bière bien fraiche, ni la pin-up pulpeuse ou le beau mec aux cheveux d’ange

Une note d'esprit

 
		

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